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Comme un Béréen

La prière et son intérêt du point de vue de Dieu

26 Juin 2022 , Rédigé par Comme un Béréen Publié dans #Alliance, #Dieu - Jésus, #Venir à Dieu, #vie chrétienne

Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.  Mt 6.9-10

Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Mt 6.9-10

 

La Prière et son intérêt du point de vue de Dieu

Pourquoi Dieu veut-il qu’on le prie ?

 

I / Préambule :  La prière est adressée au Père

Mt 6:9-13
Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien; pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen! 
Lorsqu’on lit ce passage où Jésus apprend à ses disciples comment prier, on voit déjà que Jésus demande à ce qu’on prie le Père.

RMQ : Jésus dit « notre Père » et non pas « mon Père », afin qu’on comprenne qu’il n’est pas que mon Père : cette exemple de prière tient compte du fait qu’on doit voir le Père comme le Père d’une famille et non pas seulement comme mon Père individuel, afin qu’on comprenne que nous sommes considérés comme un membre de la famille, avec les autres fils et filles de Dieu. Peut-être que Jésus a voulu montré qu’il fallait prier ainsi, parce que comme on accepte Jésus comme notre sauveur personnel et qu’on reçoit le Saint-Esprit en nous personnellement, alors dans des prières adressées à Jésus ou au Saint-Esprit, on aura alors plus de mal à considérer la relation avec Dieu comme une relation au sein d’une famille dont on fait partie, alors qu’avec notre Père qui est aux cieux, on aura moins tendance à ne voir la relation que dans son aspect individuel mais on considèrera davantage le fait que Dieu est Père d’un "nous, ses enfants qui formons 1 famille" et non pas seulement de "moi, personnellement". – Voir fiche « Vous serez mon peuple ». Dieu veut un peuple, une famille et non pas des individus séparés les uns des autres, sans lien entre eux.

Et d'autre part, lorsqu’on considère cet exemple de prière donné par Jésus, il est alors surprenant qu’on mette tant de réticence à prier Dieu le Père et qu’on persiste à vouloir prier Jésus ou voire même le Saint-Esprit, alors que Jésus nous a montré comment prier avec cet exemple qui valide bien que c’est Dieu le Père que nous devons prier.

Et dans tous les évangiles et le Nouveau Testament, on constatera que Jésus veut qu’on se tourne vers le Père, certes au nom de Jésus (car c’est son sacrifice qui a permis que notre séparation d’avec Dieu ne soit plus) et par le Saint-Esprit qui nous guide dans nos prières (= prier en esprit).
Jn 16:23-27
En ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. Je vous ai dit ces choses en paraboles. L'heure vient où je ne vous parlerai plus en parabole.

Jésus est venu pour que la séparation de l’homme d’avec Dieu le Père soit supprimée, afin que nous ayons accès direct au Père, comme lui avait accès direct au Père et comme cela était son bien précieux qu’il a voulu nous offrir.
Jn 4:23-24 Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent en esprit et en vérité.
Comprenons bien qu’ici, pour l’adoration de Dieu, il est bien écrit que c’est le Père qui est considéré pour l’adoration en esprit. Jésus est venu nous révéler le Père et c’est par le Saint-Esprit que cette révélation du Père au travers ce que Jésus est, est possible. La Trinité est présente mais elle a un certain ordre : le Saint-Esprit nous révèle Jésus afin que le Père soit adoré par cette révélation du Fils. Le Saint-Esprit nous conduit à Jésus et Jésus veut nous conduire au Père.
Jésus est venu montrer le chemin, l’exemple et on voit qu’il a reçu le Saint-Esprit mais ne l’a jamais prié et qu’il n’a jamais fait sa propre volonté (il n’adressait pas ses prières à lui-même) : donc pourquoi voudrions-nous ouvrir un autre chemin que celui que Jésus a montré ?

Et pourquoi maintenant, voudrions-nous ne pas prendre pleinement ce cadeau d’avoir un accès spirituel direct au Père, alors que le peuple d’Israël n’a pas pu avoir cela, comme ils tremblaient devant la montagne de Dieu au Sinaï et avaient demandé un intermédiaire en la personne de Moïse ?
Jésus a payé le prix pour que nous ne soyons plus sous l’approche de Dieu comme dans l’Ancienne Alliance où un voile séparait et fermait l’accès au lieu très saint, lieu de la présence de Dieu et où l’approche de Dieu se faisait dans les tremblements.
Héb 12:18-21 Vous ne vous êtes pas approchés d'une montagne qu'on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu, ni de la nuée, ni des ténèbres, ni de la tempête, ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles, tel que ceux qui l'entendirent demandèrent qu'il ne leur en fût adressé aucune de plus, car ils ne supportaient pas cette déclaration: Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée. Et ce spectacle était si terrible que Moïse dit: Je suis épouvanté et tout tremblant! 
Ce passage parle de Exo 19 et Ex 20:18-21 Tout le peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette; il voyait les flammes de la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait, et se tenait dans l'éloignement. Ils dirent à Moïse: Parle-nous toi-même, et nous écouterons; mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourions. Moïse dit au peuple: Ne vous effrayez pas; car c'est pour vous mettre à l'épreuve que Dieu est venu, et c'est pour que vous ayez sa crainte devant les yeux, afin que vous ne péchiez point. Le peuple restait dans l'éloignement; mais Moïse s'approcha de la nuée où était Dieu.

Mais Jésus est venu nous acquérir ce bien suprême qu’est la réconciliation avec Dieu et qui n’était pas possible tant que le voile séparant le lieu très saint d’avec les hommes pécheurs n’avait pas été déchiré de haut en bas (= par Dieu lui-même), tant que le camps de Dieu était dressé hors du camps des hommes pécheurs (voir fiche :  Mahanaïm, les 2 camps) pour ne pas que la sainteté de Dieu ne soit en jugement contre l’homme pécheur.
Eph 3 :10-12 afin que les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd'hui par l'Eglise la sagesse infiniment variée de Dieu, selon le dessein éternel qu'il a mis à exécution par Jésus-Christ notre Seigneur, en qui nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. 

Donc maintenant que Jésus nous a acquis cette grâce que nous ne pouvions pas acquérir par nos moyens humains, ne faisons pas comme le peuple d’Israël qui refusa de prendre possession du pays promis lorsque Dieu le leur avait donné. Oui, si Dieu a voulu nous offrir ce rapprochement d’avec lui, en pouvant nous adresser directement à Dieu notre Père, au nom de Jésus et par le Saint-Esprit, pourquoi voulons-nous faire autrement et voulons-nous expérimenter une autre façon de prier que celle que Jésus lui-même nous a enseignée ?

 

Maintenant que ce premier point est posé, nous pouvons donc nous retourner vers la question centrale de cet article, en gardant déjà en mémoire cet acquis (= « Dieu a voulu nous offrir ce rapprochement d’avec lui ») :
Pourquoi Dieu (donc Dieu notre Père) veut-il, lui, qu’on le prie ?

 

 

II / Le pourquoi de cette question - Bien comprendre la question
  1. Prier Dieu seulement, bien-entendu…

Cette question : « Pourquoi Dieu le Père veut-il qu’on le prie ? » peut sembler étrange tellement c’est un acte normal pour les chrétiens, mais c’est parce qu’il faut bien comprendre le sens de la question en elle-même.

En effet, après mon questionnement sur le jeûne et la raison pour laquelle le jeûne est une méthode employée par Dieu (voir fiche : Le symbolisme du jeûne ), une autre question me trottait dans la tête sur cet autre pilier de la religion (dans le bon sens du mot « religion ») qu’est la prière. Et cette question n’est pas « Pourquoi devons-nous, nous, prier Dieu ? » mais « Pourquoi Dieu veut-il, lui, qu’on le prie ? ».
La problématique n’est donc pas au niveau de l’homme qui a besoin de prier Dieu car l’homme ayant des besoins peut alors être emmené à se tourner vers celui en qui il croit comme étant le Tout-Puissant pour exaucer sa demande. Mais la problématique, pour moi, réside au niveau de la prière par rapport à l’angle de vue de Dieu : « Pourquoi Dieu veut-il qu’on le prie ? », car c’est Dieu qui veut et qui demande à ce qu’on le prie. I Thes 5:17 Priez sans cesse.

 

Au sens spirituel du terme, la prière est définie comme un « mouvement de l’âme tendant à une communication spirituelle avec Dieu ». Mais au sens général et plus large, « prier quelqu’un » signifie demander avec instance quelque chose à cette personne  (exemple : «Je vous prie de bien vous essuyer les pieds avant d’entrer.»)

Par conséquent, au sens large et spirituel, la prière (dans son aspect de demande) est une demande instante que nous adressons à celui qui a le pouvoir de répondre à notre demande, c’est-à-dire au "dieu", à l’être qu’on considère comme étant le puissant, le possesseur du pouvoir adéquate pour répondre à notre demande.

C’est pour ça que dans les religions polythéistes comme celles de l’antiquité, les hommes adressaient leurs prières au "dieu" qui correspondait à leur demande : au "dieu" de la guerre pour les besoins relatifs à la guerre, au "dieu" de la mer pour les besoins de navigation ou de pêche, à la "déesse" de la fertilité quand on voulait un enfant, etc … On adressait sa demande à l’être puissant, au "dieu" qu’on croyait être celui qui possédait le pouvoir, la maîtrise par rapport au besoin qu’on avait.
Et si la religion est monothéiste, comme il n’y a alors qu’un seul "dieu" unique qui soit puissant, qui ait le pouvoir, les prières des adeptes de cette religion monothéiste vont donc s’adresser à ce seul "dieu".

Tout cela n’est dit que pour prendre en considération le mécanisme qui pousse les hommes à s’adresser à tel ou tel être, dans leur prière, car pour les chrétiens, seul le Dieu de la Bible est Dieu et tous les autres "dieux" ne sont que de faux dieux qui n’ont pas le pouvoir suprême. Les idoles et les faux dieux, derrière lesquels agissent, en fait, des démons (I Co 10:19-20), ont peut-être quelques pouvoirs mais ils ne sont pas ceux qui ont la décision finale et donc le pouvoir final d’exaucer nos prières, comme ils sont sous la domination du Seigneur des seigneurs, du Dieu au-dessus des autres "dieux". (Dt 10:17(a) Car l'Eternel, votre Dieu, est le Dieu des dieux, le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, fort et terrible…). Ces faux dieux n’ayant pas la décision finale, ils ne sont donc pas dignes d’être appelés véritablement « Dieu » avec un grand D.
Et c’est pour cela qu’en tant que chrétien, il n’y a déjà aucun intérêt à adresser nos prières à quelqu’un d’autre (comme à Marie ou un saint qui sont morts et attendent la résurrection et ne peuvent donc pas agir pour nous) car c’est Dieu seul qui a le pouvoir et la décision finale et on a accès directement à lui, depuis que Jésus a payé le prix à la croix pour nous ouvrir cet accès direct !

Es 8:19 Si l'on vous dit: Consultez ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l'avenir, Qui poussent des sifflements et des soupirs, Répondez: Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu? S'adressera-t-il aux morts en faveur des vivants?

Alors pourquoi Dieu voudrait-il qu’on s’adresse à quelqu’un d’autre qu’à lui, alors que Jésus s’est battu pour qu’on ait accès directement à Dieu, le décisionnaire final et définitif, celui qui a le dernier mot et que personne ne peut contredire ?

Et d’autre part, la Bible (en ce qui concerne la Nouvelle Alliance en Jésus) n’enseigne nulle part la prière à un autre qu’à Dieu, car la Bible, dans le Nouveau Testament, n’enseigne pas à mettre des intermédiaires entre Dieu et nous, bien au contraire !
Il n’y a qu’un seul médiateur qui soit mentionné entre Dieu et les hommes et c’est Jésus-Christ qui n’est pas le médiateur pour nos prières mais le médiateur de la Nouvelle Alliance (
I Tim 2:5-6 / Héb 8:6 / Héb 9:15 / Héb 12:24), c’est-à-dire celui qui a permis la jonction entre l’homme et Dieu, par la Nouvelle Alliance qu’il a inaugurée par son sacrifice à la croix (voir fiche Mahanaïm, les 2 camps) et c'est en vertu de cela que nous pouvons nous adresser directement au Père.
Mais maintenant, la jonction dans la Nouvelle Alliance, par le moyen de Jésus (il est le moyen, le médiateur de cette jonction) est établie, donc il n’y a plus besoin d’un média entre Dieu et les hommes pour la prière, puisque la jonction est rétablie et que c’est pour ça que Jésus est venu faire le médiateur = rétablir la jonction à Dieu, rétablir la jonction entre les 2 camps de Dieu et de l’homme, permettre que le voile qui séparait le lieu de la présence de Dieu d’avec les hommes soit déchiré !!!

Ainsi, la première réponse à la question « Pourquoi Dieu veut-il qu’on le prie ? » pourrait alors être que Dieu veut qu’on le prie lui et qu’on ne s’adresse pas à des faux dieux, aux idoles ou aux morts ou même aux saints qui sont morts mais qu’on s’adresse à lui, le seul vrai Dieu car c’est lui notre Dieu, c’est lui seul l’être suprême qui a le pouvoir ultime et la décision finale et définitive sur tout.

 

Mais ce n’est pas encore sous cet angle-là que je me pose la question « Pourquoi Dieu veut-il qu’on le prie ? », ce n’est pas sous l’angle de pourquoi il faut le prier lui et non pas un autre, mais c’est sous l’angle :
 « Pourquoi Dieu exprime-t-il une volonté, comme une sorte de besoin, à ce qu’on vienne le prier ? ». 

 

  1. Comment Dieu veut qu’on le prie ?

Après tout ce qui a été dit précédemment, nous allons nous intéresser déjà à la manière dont Dieu veut qu’on le prie, car cela va permettre de comprendre encore mieux où est la réelle problématique, pour moi, dans ma question : « Pourquoi Dieu exprime-t-il une volonté, comme une sorte de besoin, à ce qu’on vienne le prier ? ». 

Nous n’aborderons pas, ici, tout ce qui concerne les enseignements sur les dispositions du cœur à avoir devant Dieu quand nous nous adressons à lui  : par la foi, en vérité, en langue par l’esprit ou avec l’intelligence (voir I Co 14:15), en humilité, avec reconnaissance de la grâce que nous avons de pouvoir nous adresser ainsi directement à celui qui est tout-puissant et qui est le décisionnaire final et définitif….

Mais nous allons nous intéresser à la caractéristique qui correspond à la question générale de cet article, caractéristique qui est : « prier par l’Esprit »
Eph 6:18 Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints (RMQ : les saints = les rachetés qui œuvrent et sont vivants au moment où l’on prie, bien-sûr il ne s’agit pas des apôtres ou autres saints qui sont déjà morts à ce jour).
Jud 1:20 Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint-Esprit,

Cette caractéristique nous ramène à la fiche « Mahanaïm, les 2 camps », qui montrait que nous devons faire la jonction de notre âme avec notre esprit où réside le Saint-Esprit de Dieu, et ne plus garder la jonction à notre chair, à notre MOI charnel, qui était notre ancienne façon de nous diriger avant que nous ne puissions nous connecter à notre esprit, quand nous n’étions pas nés de nouveau.
Ainsi, c’est selon cette nouvelle jonction à l’esprit et non plus à la chair, qu’on doit aussi parvenir pour pratiquer la prière de façon spirituelle et non plus de façon charnelle. Alors cette nouvelle jonction au spirituel va nous emmener à prier de façon spirituelle (=par l’esprit, selon le Saint-Esprit) et cela nous conduira alors à ce qui a été écrit par Jacques et Paul :
Jacq 4:3-5 Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions (= ancienne jonction charnelle). Adultères que vous êtes! ne savez-vous pas que l'amour du monde est inimitié contre Dieu? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu. Croyez-vous que l'Ecriture parle en vain? C'est avec jalousie que Dieu chérit l'esprit qu'il a fait habiter en nous.

Ro 8:26-27 De même aussi l'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; et celui qui sonde les coeurs connaît quelle est la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints.

Si nous voulons être construits selon la jonction de l’esprit, au Saint-Esprit et arrêter d’être construits selon l’ancienne jonction à notre chair, alors il nous faut commencer à adopter cette nouvelle jonction au niveau de l’acte le plus basique, le plus universel chez tous les disciples de Christ = la prière. Il nous faut nous détourner de notre jonction à notre chair, pour nous tourner vers la jonction à l’esprit, lors de nos prières devant Dieu. Il adviendra alors que nos prières seront donc tournées selon la mentalité spirituelle de Jésus qui reflète la croix = « Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. » (Lc 22 :42(b)). Car si pour l’acte le plus basique qu’est la prière, donc l’acte qui est la base, le socle de notre vie en Dieu, nous n’adoptons pas la jonction spirituelle, alors comment pourrons-nous espérer être entièrement selon Dieu, selon la jonction spirituelle à l’esprit, dans notre construction et ensuite dans nos actes ? Comment pourrons-nous espérer être spirituels dans notre être intérieur, si la base de notre construction, la prière, n’est pas tournée selon la jonction spirituelle ?

Ainsi, à partir de là, on comprend que nos prières ne doivent plus rester tournées vers la volonté de notre MOI, vers la volonté de notre chair mais vers la volonté de Dieu, afin que ce soit la volonté de Dieu qui soit établie sur la terre comme au ciel et notamment sur l’élément le plus accessible pour nous sur la terre = notre propre volonté (Mt 6:9-10 Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.)

I Jn 5:14-15 Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu'il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée.
C’est premièrement dans la prière-même que nous devons arriver à la croix, que nous devons nous tourner au « non pas ma volonté mais ta volonté Seigneur », car c’est là que se joue la base de notre sanctification qui nous emmène de plus en plus à ressembler à Jésus. L’homme spirituel sera de plus en plus selon ce que Jésus est, lui qui est venu pour faire non pas sa volonté mais la volonté du Père, parce que ce sont déjà ses prières qui tendent à être des prières selon l’esprit de Jésus, selon le Saint-Esprit, donc des prières tournées non pas vers les désirs de l’homme pour satisfaire sa propre volonté mais vers la volonté du Père, pour satisfaire le Père (car c’est la nature intérieure de l’homme spirituel qui est déjà elle-même tournée vers le spirituel et non plus vers le charnel).

 

Or après avoir saisi vers quoi l’esprit de prière des disciples doit tendre pour arriver à la vraie prière spirituelle par le Saint-Esprit, on en arrive très exactement à la compréhension complète de la question de cet article :

« Pourquoi Dieu veut-il alors qu’on le prie selon des prières spirituelles, puisque ces prières spirituelles seront pour que sa volonté à lui s’accomplisse, lui qui est le Tout-Puissant à qui rien ne peut s’opposer à ce que sa volonté s’accomplisse ? »

 

  1. Développement de la problématique abordée dans cette question

Si Dieu veut qu’on arrive à ce que ce soit l’accomplissement de sa volonté qui anime nos prières, quand on devient de plus en plus spirituel (et donc de moins en mois charnel, de moins en moins tourné vers notre MOI ), alors pourquoi devrions-nous lui demander, par nos prières, que sa volonté s’accomplisse ?

Qui n’en est jamais arrivé à se demander à quoi cela peut bien servir de prier Dieu, pour que sa volonté à lui s’accomplisse puisque Ps 115:3 nous dit : « Notre Dieu est au ciel, Il fait tout ce qu’il veut. » ?

Ps 33:9 Car il dit, et la chose arrive; Il ordonne, et elle existe.

Ps 135:6 Tout ce que l'Eternel veut, il le fait, Dans les cieux et sur la terre, Dans les mers et dans tous les abîmes.

Da 4:35 Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant: il agit comme il lui plaît avec l'armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n'y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise: Que fais-tu?

Nb 23:19 Dieu n'est point un homme pour mentir, Ni fils d'un homme pour se repentir. Ce qu'il a dit, ne le fera-t-il pas? Ce qu'il a déclaré, ne l'exécutera-t il pas?

Es 14:27 L'Eternel des armées a pris cette résolution: qui s'y opposera? Sa main est étendue: qui la détournera?

Es 55:11
Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Job 42:2 Je reconnais que tu peux tout, Et que rien ne s'oppose à tes pensées.

II Chr 20:6 Et il dit: Eternel, Dieu de nos pères, n'es-tu pas Dieu dans les cieux, et n'est-ce pas toi qui domines sur tous les royaumes des nations? N'est-ce pas toi qui as en main la force et la puissance, et à qui nul ne peut résister?


Et d’autre part, on a aussi les versets suivants :
Jér 10:23 Je le sais, ô Eternel! La voie de l'homme n'est pas en son pouvoir; Ce n'est pas à l'homme, quand il marche, A diriger ses pas.
Prov 16:9 Le coeur de l'homme médite sa voie, Mais c'est l'Eternel qui dirige ses pas.
Prov 19:21 Il y a dans le coeur de l'homme beaucoup de projets, Mais c'est le dessein de l'Eternel qui s'accomplit
Comme on l’a dit dans le paragraphe précédent, Dieu veut qu’on parvienne à ce que ce soit sa volonté qui soit notre but dans nos vies, car c’est sa volonté qui est la vraie vie pour nous.

Alors au final, qui n’en est jamais arrivé à dire à Dieu : «  Et bien, Dieu, fais comme tu veux, puisque c’est toi qui décides et que c’est ta volonté qui se fera, de toute façon …Puisque c’est ta volonté qui est le seul bon chemin pour moi… Alors pourquoi m’évertuer à te prier, puisque tu feras comme tu le veux, de toute façon ?»   ???

Si c’est la volonté de Dieu qui est le seul chemin de la vraie vie pour nous, si Dieu fait ce qu’il veut et que c’est sa volonté qui s’accomplira de toute façon, alors pourquoi devrait-on le prier pour que sa volonté s’accomplisse, pourquoi devrait-on lui demander avec instance que sa volonté s’accomplisse ?

Du point de vue de Dieu, dans la prière, on peut se demander :
Mais il recherche quoi Dieu, dans le fait qu’on le prie en esprit, donc selon des prières qui veulent que ce soit sa volonté à lui s’accomplisse ?

Est-ce que Dieu ne peut pas agir si on ne le prie pas pour qu’il fasse sa volonté ?
= NON : relire les versets ci-dessus qui affirment bien que c’est la volonté de Dieu qui s’accomplira et que rien ne pourra s’y opposer !

Est-ce que Dieu aurait alors besoin qu’on lui confirme qu’il devrait accomplir sa propre volonté ?
Est-ce que Dieu aurait besoin de nos prières pour qu’il se décide à accomplir sa propre volonté, qu’il sait être la seule bonne volonté, le seul bon chemin parfait en justice, en sainteté, en amour, etc … ?
= NON, car la Bible dit que c’est Dieu qui sait et non pas nous ; la Bible dit que nous ne sommes pas les instructeurs de Dieu.  Job 38:1-4 , Job 40:1-9, Job 42:1-6
Eph 1:11(b) …
suivant la résolution de celui (Dieu) qui opère toutes choses d'après le conseil de sa volontéAlors la question demeure :
Pourquoi Dieu veut-il qu’on le prie pour que ce soit sa volonté à lui qui s’accomplisse, alors que Dieu par sa parole, accomplit sa volonté et qu’il décide seul, par lui-même ?
Pourquoi faudrait-il que nous le prions alors qu’en réalité, nous ne sommes même pas aptes à le conseiller sur sa volonté à accomplir, puisque c’est lui qui veut nous emmener à sa volonté, par le Saint-Esprit ?
Ro 8:26-27 De même aussi l'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; et celui qui sonde les coeurs connaît quelle est la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints.
Phil 2:13 car c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

 

III / Le but de la prière, en sachant que Dieu est saint, que Dieu n’a pas la même nature que nous !

  1. Le but que Dieu recherche dans notre prière

Es 55:8-9 Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies, Dit l'Eternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, Et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Si Dieu n’a pas besoin de nous pour décider de ce qu’il devrait faire, si Dieu veut qu’on le prie selon sa volonté et que c’est sa volonté qui s’accomplira immanquablement, mais si Dieu veut quand-même qu’on le prie, est-ce que ce serait alors parce que Dieu aurait besoin d’un parterre d’êtres qui le supplient, parce que cela le grandirait en étant un Dieu qui se fait bien supplié ?
= NON !

Nous avons vu dans la fiche « Le 2e commandement est semblable au 1er » que même au niveau de l’adoration qu’on lui adresse, les motivations de Dieu ne sont pas tournées vers sa personne mais c’est avec des motivations tournées vers nous, que Dieu attend notre adoration et veut que cette adoration soit envers lui seul.
Dieu n’est pas un être construit tel que nous pécheurs qui sommes tournés vers nous-mêmes. Alors même dans l’adoration que Dieu nous demande et qui pourrait être envisagée comme l’exigence qui a forcément son but tourné vers celui qui la demande à ses sujets, nous devons croire que Dieu est saint, Dieu est à part et n’a pas du tout la même mentalité égocentrique que nous. Et on comprendra, par le Saint-Esprit, que même l’adoration que Dieu veut qu’on lui voue (et à lui seul), est une bénédiction que Dieu veut pour nous, afin qu’on veuille lui ressembler de tout notre cœur et qu’ainsi Dieu puisse nous donner ce qui remplira alors notre cœur = le connaître et le comprendre en vivant ce qu’il est (ce qu’il est au niveau de Jésus, l’essence de cœur de Dieu), lui ressembler pour être plus proche de lui et ainsi être en communion intime avec lui, dans ce que nous sommes.

Alors si pour l’adoration Dieu n’est pas tourné vers lui-même, pensons bien que pour la prière aussi, Dieu est saint, Dieu est à part et n’est pas comme nous. Dieu ne recherche donc pas un parterre de sujets qui soient à ses pieds, pour qu’il s’enorgueillisse alors d’avoir une cour de courtisans en dessous de lui, qui lui lèchent les bottes !

Pourtant, si nous les hommes, nous avions une volonté que nous considérerions comme étant la bonne voie à suivre et si nous avions alors aussi le pouvoir de l’accomplir sans que personne ne puisse venir nous faire barrage : Pourquoi demanderions-nous qu’on vienne nous prier d’accomplir notre volonté, si nous n’avions pas non-plus besoin qu’on nous conseille ?
Si j’étais un être tout puissant, omniscient, qui ne se trompe jamais tellement je serais sage et si j’étais convaincu de la décision que je dois prendre : Quelle pourrait être la raison de demander alors à mes sujets qu’ils me supplient et d’attendre d’eux qu’ils me demandent que j’accomplisse ma volonté, si ce n’est pour me complaire à voir des gens s’abaisser sous moi pour me supplier et pour m’élever alors au-dessus d’eux, dans un sentiment de supériorité ?

Pourtant, c’est là qu’il faut comprendre et croire que Dieu n’est pas selon l’homme pécheur, ni selon Satan qui aime à ce qu’on l’adore pour lui, à ce qu’on l’élève en s’abaissant sous lui, afin que cela le magnifie. Car c’est justement dans ce besoin d’être élevé au-dessus des autres, que Satan est inférieur à Dieu et n’est pas Dieu, mais est un être inférieur qui a encore besoin d’être élevé, parce qu’il n’est justement pas au sommet !
Dieu, lui, est au sommet et n’a pas besoin, pour lui-même, d’être élevé, puisqu’il est déjà au sommet mais il veut qu’on en arrive à l’adorer au niveau de ce qui est le plus grand chez lui (=ce que Jésus est), afin qu’étant parvenu à comprendre et voir où est la vraie beauté, la vraie magnificence, on en arrive à vouloir être tel que lui (si on admire véritablement ce qu’il est), afin qu’on veuille être selon ce qu’il est, car c’est cela la vraie bénédiction pour l’homme, la vraie vie.

De même, Dieu veut alors qu’on le prie pour que sa volonté à lui s’accomplisse, non pas pour nous emmener à un état de courtisan qui le flatterait, afin de nous abaisser vilement devant lui, mais pour nous emmener, là aussi, plus près de lui, en manifestant, en exprimant notre volonté qui serait que sa volonté à lui s’accomplisse.

La prière spirituelle vers laquelle Dieu veut nous emmener et qui est que nous voulions que sa volonté à lui s’accomplisse, n’est pas demandée par Dieu comme une sorte de désir d’être courtisé (comme un "Vas-y, supplie-moi ! ") mais est le moyen par lequel Dieu passe pour nous emmener plus près de lui, en exprimant, en extériorisant notre volonté qui est que sa volonté s’accomplisse !
Il s’agira donc d’une union de volonté qui s’extériorisera par notre parole, afin que soit manifestée notre union véritable de volonté avec celle de Dieu.
Comme lors d’un mariage, lors de l’alliance d’un homme et d’une femme, il doit y avoir la manifestation extérieure de leur 2 volontés unies de faire un, lorsque les mariés disent « Oui, je le veux », Dieu veut aussi que nos paroles (qui devraient être, si elles sont vraies et sincères, selon ce que nous sommes déjà à l’intérieur, en nous) soient l’extériorisées en vérité, du fait que nous voulons, de tout cœur, que ce soit la volonté de Dieu qui s’accomplisse, c’est-à-dire que ce soit ce que le Saint-Esprit nous propose, dans notre esprit, comme chemin, qui s’accomplisse.

 

Comme 1er exemple de preuve que Dieu vise un but pour nous dans nos prières, regardons le passage qui parle de la prière en langue : I Co 14:4(a)Celui qui parle en langue s'édifie lui-même. (Or la prière en langue est faite par notre esprit et non pas par notre intelligence)
Ainsi, quel est l’intérêt donné ici, de cette prière en langue que Dieu a voulu nous donner, pour qu’on le prie par le Saint-Esprit ? Est-ce un intérêt pour Dieu ou un intérêt que Dieu a voulu pour nous ?

 

Ainsi dans sa demande d’être prié selon sa volonté à lui, afin qu’elle s’accomplisse, Dieu recherche non pas un intérêt pour lui mais une véritable bénédiction profonde pour nous, en nous faisant participer à l’accomplissement de sa volonté, pour nous emmener plus près de lui, car nous emmener de plus en plus dans la communion avec lui, voilà ce que le Père recherche pour ses enfants.
Dieu ne partage pas sa gloire car il n’associe personne à l’élaboration de sa volonté mais Dieu veut nous associer quand-même à l’accomplissement de sa volonté, selon le plan que Dieu a prévu pour chacun, afin que cela nous emmène plus près de lui, selon ce que Jésus a fait sur la terre lorsqu’il accomplissait la volonté du Père et priait uniquement pour cela.

RMQ :
Attention, il ne faudrait pas non plus aller dans l’excès et croire que notre prière n’a aucun intérêt pour Dieu lui-même, bien au contraire, puisqu’un Père aime que ses enfants lui parlent ; mais tout ceci est mis en avant pour ne pas croire que Dieu aurait un quelconque désir un peu mal placé d’être supplié comme un esprit tel que Satan qui aime à l’être pour se sentir placé au-dessus des autres.
C’est pour notre propre bénédiction spirituelle profonde que Dieu voudrait nous emmener à ce qu’on en vienne à extérioriser, par notre parole, notre volonté que ce soit la volonté de Dieu qui s’accomplisse, afin que nous proclamions notre union de volonté avec celle de Dieu, ce qui se manifeste alors dans la prière-même, cet acte le plus basique (car acte de base) des disciples de  Christ. Dieu voudrait donc nous voir arriver à ce stade de manifestation extérieure, par notre parole, de l’union qui s’établit de plus en plus entre lui et nous, par le fait que nous voulons la volonté de Dieu par-dessus tout (même par-dessus notre propre volonté).
Faire un en paroles qui soient vraies et sincères, avec Dieu lui-même : voilà ce qui manifeste que nous sommes intérieurement un de cœur avec Dieu, quand notre véritable volonté est une avec la volonté de Dieu. Rappelons-nous ce qui avait été remarqué dans la fiche sur le Cantique de Cantiques, où la Sulamithe, lorsqu'elle exprime un véritable amour tourné vers son bien-aimé (et non plus seulement vers ce que son bien-aimé lui apportait)  et qu'elle en vient à finir la phrase que le bien-aimé a commencée = union des 2 coeurs qui s'extériorise jusque dans leurs paroles (justement quand le bien-aimé parle de la bouche de la Sulamithe et que celle-ci réplique que sa bouche coule pour son bien-aimé) !!!
Ca des Ca 7:10

(Le bien-aimé) Et ta bouche comme un vin excellent ...
(La Sulamithe) Qui coule aisément pour mon bien-aimé, Et glisse sur les lèvres de ceux qui s'endorment !


Mais pour cela, comprenons bien qu’il faut que ce soit quelque chose de vrai et non pas de l’hypocrisie, juste pour paraître spirituel. Il est alors bon de demander à Dieu de nous emmener à cette véritable union profonde de coeur , si on constate que de notre bouche ne sort pas véritablement et sincèrement l’union de notre volonté avec la volonté de Dieu, car alors le seul fait de vouloir arriver à ce résultat est un premier pas vers cette union.
Mt 12 :34(b) … Car c'est de l'abondance du coeur que la bouche parle.
Par conséquent plutôt que de faire semblant, si on voit que nos paroles ne sortent pas de notre bouche selon la volonté de Dieu, alors tournons-nous vers Dieu pour qu’il agisse premièrement sur nous, pour changer notre cœur (et il le fera par le Saint-Esprit et avec les situations qu’il nous emmènera à vivre pour briser notre attachement à nos raisonnements charnels, à notre mentalité charnelle opposée au spirituel de Dieu).
Lc 6:45 L'homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son coeur, et le méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor; car c'est de l'abondance du coeur que la bouche parle.

Exemple :
C’est à cela que Dieu a voulu emmené Moïse, lorsque Moïse a demandé grâce pour le peuple d’Israël, face à la justice de Dieu en Ex 32:9-14, après que le peuple ait péché par le veau d’or et que Dieu disait son intention de détruire le peuple. Dieu voulait que Moïse se mette à exprimer, par ses paroles, la grâce qui était dans le cœur profond de Dieu qui veut faire grâce aux pécheurs, afin que ce ne soit pas sa justice qui s’abatte mais qu’il puisse plutôt manifester son amour, son désir de sauver les pécheurs face à sa justice.
Mais pour cela, il faut que quelqu’un fasse comme Moïse a osé faire en risquant de demander à Dieu qu’il ne soit pas écrit sur le livre de Dieu, pour sauver le peuple d’Israël Ex 32:30-33, ou comme la reine Esther qui a risqué sa vie et sa place de reine pour demander grâce au roi Assuérus pour son peuple condamné par l’édit du roi, ou comme Abraham a fait en risquant de déplaire à son Dieu auquel il ne voulait pas déplaire, pour demander grâce pour les habitants de Sodome et Gomorrhe (Ge 18:16-33).
Ainsi c’est la volonté profonde de Dieu qui est extériorisée par la parole de celui que Dieu a mandaté pour exprimer sa propre volonté. Dieu est esprit et s’il veut que sa parole se concrétise dans la sphère audible de notre monde, alors il va choisir son moyen, son média, son médiateur (son serviteur qui sera sa bouche pour exprimer ce qu’il y a en Dieu qui est invisible), pour que sa parole devienne audible ici-bas, afin que le monde entende et connaisse ce qu’il y a en Dieu.
Et alors ces prières faites ainsi selon la volonté de Dieu, parce que notre cœur veut faire la volonté de Dieu et se laisse conduire par la volonté du Saint-Esprit qui parle dans notre esprit, ne sont plus des prières faites selon nous-mêmes mais sont des prières faites au nom de Dieu, ou plus exactement au nom de Jésus qui est le "coeur" de Dieu, la volonté profonde du coeur de Dieu pour l'homme.
C’est cela « une prière au nom de Jésus » ; il ne s’agit pas de simplement rajouter l’expression « au nom de Jésus » à la fin de notre demande pour que la prière soit réellement faite au nom de Dieu, au nom de Jésus mais c’est quand notre prière provient de la volonté-même profonde de Dieu qui s’exprime au travers de ce que nous demandons, comme notre cœur est en accord avec le cœur de Dieu, comme notre volonté est en accord avec la volonté profonde de Dieu que nous voulons voir s’accomplir, volonté de Dieu que nous exprimons alors  d’après notre volonté unie véritablement  à la sienne.

Ez 22:30 Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne à la brèche devant moi en faveur du pays, afin que je ne le détruise pas; mais je n'en trouve point. 
C’est ce que Jésus a fait, lui parfaitement, pour les hommes pécheurs : il a demandé grâce selon le cœur de Dieu, pour que l’amour du Père puisse être manifestée face à la justice du Père. Mais pour cela, il ne faut pas seulement demander la grâce par des mots mais il faut aussi être réellement selon le cœur de Dieu qui veut ça, car toutes ces personnes n’ont pas fait que demander mais ont demandé en risquant gros pour elles-mêmes tellement elles voulaient elles-mêmes ce que Dieu voulaient.
En effet, de même que la foi sans les œuvres est morte (Jacq 2:20), les paroles sans être prêt à passer à l’action selon ses paroles si cela est nécessaire, ne sont que du vent. Ainsi, demander grâce pour le peuple, doit être vrai en nous pour répondre aussi à la question qui peut suivre et à laquelle Jésus a répondu : Es 6:8 J'entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi.

Voilà donc où Dieu veut nous emmener dans notre prière qu’il voudrait voir arriver à ce stade de prière selon le Saint-Esprit : Dieu voudrait voir une expression par notre bouche, par nos paroles, de l’union réelle et sincère de notre volonté à sa volonté, de l’union réelle et sincère de notre cœur au cœur de Dieu (= à Jésus).
Dieu veut donc nous emmener à être de plus en plus tel que Jésus qui était la Parole de Dieu faite chair, c’est-à-dire l’extériorisation de ce que Dieu est, afin que ce que Dieu est, nous soit manifesté concrètement, à nous qui entendons ces paroles.
Col 1:15 Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.
Ro 8:29 Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

Voilà donc où Dieu veut nous emmener par l’Esprit : à être à la ressemblance de Jésus qui est l’image du Dieu vivant mais invisible, et Dieu voudra alors nous emmener jusqu’à la phase finale de la ressemblance = l’extériorisation de cette ressemblance, de cette union, au travers de notre corps, de notre bouche, de notre parole qui doit être l’expression de notre intérieure selon Dieu, si notre parole est fidèle à ce que nous sommes.(RMQ : cette parole pouvant être une expression audible ou une expression par l’action qui parle aussi bien et parfois plus que les mots).

Or comme Jésus est la Parole faite chair, la Parole de Dieu, c’est-à-dire l’extériorisation de ce que Dieu est, Dieu veut donc nous emmener à devenir tel que son fils, afin de connaître Jésus jusqu’à ce stade, non pas de façon intellectuelle seulement, mais en vivant Jésus en nous, dans ce qu’il est, et cela jusqu’au stade extérieur, jusqu’au stade qui va se manifester aux autres = dans nos paroles, jusqu’à nos demandes à Dieu, qui expriment notre volonté, volonté qui manifeste alors la volonté-même de Dieu.

Ainsi il ne faut pas voir la prière spirituelle, celle qui veut que la volonté de Dieu s’accomplisse, comme quelque chose d’inutile puisque de toute façon c’est la volonté de Dieu qui s’accomplira, mais il faut la considérer comme la manifestation de l’union de volonté entre nous et Dieu. Cette prière est à considérer bien plus comme un résultat qui se manifeste que comme une demande qui attend une réponse ultérieure (car cette prière s’accomplira alors par la foi car I Jn 5:14-15 Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu'il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée. )
Et c’est ce que Jésus témoignait lorsqu’il pria pour la résurrection de Lazare mais qu’il dit que cela est pour le bénéfice de ceux qui entendent cette prière et non pas parce que Jésus attendrait comme un retour à une demande en suspens:
Jn 11:41-42 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m'as exaucé. Pour moi, je savais que tu m'exauces toujours; mais j'ai parlé à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé.
Car Jésus, lui, savait qu’il était pleinement à l’unisson avec la volonté de Dieu et par conséquent tout ce qui était dans son cœur, tout ce qu’il voulait était selon la volonté de Dieu, ce qui emmène alors :
I Jn 3:22 Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable.
On comprend donc que cela est le résultat d’une union de cœur avec le cœur de Dieu et que cela passera donc déjà par le brisement de notre ancienne jonction à nos désirs charnels pour être construit selon la jonction spirituelle au Saint-Esprit et de vouloir la volonté de Dieu dans nos vies et non plus notre volonté selon les anciens principes charnels, selon la mentalité charnelle.

 

 

  1.  Dieu veut des fils mâtures

La prière spirituelle peut donc être comprise comme résultant d’abord d’un changement intérieur qui se manifestera alors jusque dans nos prières, jusque dans nos demandes à Dieu. Il s’agit donc de l’expression d’une maturité spirituelle d’abord.

 

I Jn 3:22 Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable.
Comprenons ce que ce verset veut véritablement nous dire en le rapprochant de Ps 37:4

Ps 37:4   Fais de l'Eternel tes délices, Et il te donnera ce que ton coeur désire.
On lit souvent ce passage en ne considérant que la fin du verset car c’est ce qu’on recherche : que Dieu fasse ce qu’on désire. Mais ce verset ne doit pas être amputé de son début, car c’est là que repose toute la condition pour que Dieu fasse ce que nos cœurs désirent, et ce début est loin d’être anodin.

Moi, je n’aime pas trop les choux de Bruxelles. Alors si je veux faire des choux de Bruxelles un délice pour moi, cela va plus loin que le simple fait de me forcer à manger des choux de Bruxelles : il faut que les choux de Bruxelles deviennent véritablement un délice pour moi, quelque chose que j’aime véritablement. Or comment faire pour que quelque chose que je n’aime pas devienne véritablement un délice pour moi, sans faire semblant ?
Cela m’est impossible à moi, car il s’agit d’un changement de ma nature-même et non pas d’un effort à fournir. Je peux faire l’effort de manger des choux de Bruxelles mais je n’arriverai jamais à en faire un délice pour moi, si mes goûts eux-mêmes ne changent pas. Or cela est impossible à l’homme par sa propre volonté et il en est de même pour l’homme pécheur qui, de par sa nature pécheresse, n’aime pas obéir à Dieu et ne peut pas faire la volonté de Dieu avec un amour sincère pour cette volonté si cela ne correspond pas déjà à sa propre volonté.
Jér 13:23 Un Ethiopien peut-il changer sa peau, Et un léopard ses taches ? De même, pourriez-vous faire le bien, Vous qui êtes accoutumés à faire le mal ?
 
Comprenons bien que faire de Dieu nos délices, cela va plus loin que de simplement dire « c’est un délice » ou même d’obéir à Dieu parce qu’il le faudrait pour obtenir ensuite ce que nos cœurs désirent. Car si on fait ça avec ce genre de raisonnement, on est sûr qu’il s’agit d’une œuvre charnelle issue d’une mentalité calculatrice qui veut parvenir à ses propres fins et non pas parce qu’on aime sincèrement faire la volonté de Dieu.
Il faut un changement dans notre nature afin que la volonté de Dieu soit un délice pour nous, au-delà même de notre propre volonté. C’est lorsque notre cœur sera selon le cœur de Dieu, lorsque notre volonté sera alors sincèrement de vouloir faire la volonté de Dieu, que ces versets de I Jn 3:22 et Ps 37:4 seront compatibles avec les versets parlant de prier selon la volonté de Dieu et non pas selon notre volonté charnelle :
I Jn 5:14-15 Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu'il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée.
Jacq 4:3-5 Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que
vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. Adultères que vous êtes! ne savez-vous pas que l'amour du monde est inimitié contre Dieu? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu. Croyez-vous que l'Ecriture parle en vain ? C'est avec jalousie que Dieu chérit l'esprit qu'il a fait habiter en nous.
Lorsque Dieu change notre cœur pour qu’il soit selon sa nature à lui, alors ce que nous aimons correspondra à ce que Dieu aime, alors nous voudrons comme Dieu veut et prierons naturellement selon sa volonté, parce que c’est ce que nous aimerons véritablement ; alors nous verrons nos prières être exaucées car elles seront selon sa volonté.

Le point de départ, ce n’est pas de s’efforcer à suivre les commandements de Dieu et lui obéir par des efforts, afin d’être exaucé dans nos désirs charnels (car ça, c’est une mentalité calculatrice qui voudrait se servir de Dieu plutôt que de servir Dieu) mais c’est de vouloir lui ressembler (et d’abandonner donc notre façon de voir les choses). Et ça, c’est impossible à l’homme mais Jésus est venu pour nous acquérir ça, à la croix : la Nouvelle Alliance.
Ez 36:25-27
Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.

(voir fiche : « Ma chair est vraiment une nourriture »).

La Nouvelle Alliance de Dieu avec l’Eglise, ce n’est pas seulement de nous avoir purifiés de nos péchés par le sang de Christ mais c’est de nous avoir purifiés de nos péchés pour accéder à la vie de l’Esprit, à la présence de Dieu directe en nous par le Saint-Esprit afin de pouvoir nous mener vers ce que le peuple d’Israël ne pouvait et n’a plus voulu acquérir : ressembler à Dieu dans notre être. C’est la vie en suivant le Saint-Esprit qui nous mène à la ressemblance de plus en plus à Jésus, l’image de Dieu (et ce processus c’est la sanctification). voir fiches Les bénédictions de la Nouvelle alliance – partie 1 , Les bénédictions de la Nouvelle alliance – partie 2.
Le sens complet du salut offert par Dieu, ce n’est pas seulement de nous faire échapper à l’enfer ou même d’échapper au péché (ça, c’est ce que le salut nous évite, comme il nous apporte autre chose que ça), mais c’est de nous donner la vie véritable et éternelle qui est de connaître Christ en étant en communion avec lui, en étant avec lui, en étant tel que lui. Le salut que Dieu offre c’est d’échapper à notre incapacité d’être tel que Christ, en nous emmenant à être tel que Christ : alors nous avons la vraie vie éternelle car Christ est (= verbe : « être »)  la véritable vie éternelle (I Jn 5:20).

I Thes 4:1-3(a) Au reste, frères, puisque vous avez appris de nous comment vous devez vous conduire et plaire à Dieu, et que c'est là ce que vous faites, nous vous prions et nous vous conjurons au nom du Seigneur Jésus de marcher à cet égard de progrès en progrès. Vous savez, en effet, quels préceptes nous vous avons donnés de la part du Seigneur Jésus. Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification ;

Ce qui plaît à Dieu, c’est de voir ses enfants marcher de progrès en progrès dans la sanctification = pour lui ressembler, pour ressembler à Christ. Voilà ce qui plaît à notre Père pour nous : nous voir lui ressembler de plus en plus (au travers de Christ, par l’action du Saint-Esprit qui nous conduit dans cette sanctification, si nous décidons de le suivre par la foi).
Notre Père a pour but que nous lui ressemblions car il sait que c’est cet état qui est la vie véritable et éternelle, et car c’est cet état qui est glorieux pour ses enfants. Même dans l’adoration qu’’il veut qu’on ait pour ce qu’il est, afin de vouloir lui ressembler de tout notre cœur, même dans notre prière qu’il voudra voir aller jusqu’à la prière spirituelle (en esprit) selon le Saint-Esprit et qui exprimera l’union de notre volonté à sa volonté, même dans ses commandements qu’il voudrait nous voir suivre parce que notre nature sera telle que sa nature…. : dans tout, notre Dieu veut nous ramener à lui, pas seulement pour être à côté de lui et bénéficier de ce qu’il est, mais pour nous ramener aussi à lui ressembler dans ce qui est le plus admirable : Jésus.

N’est-ce pas un but grandiose que Dieu a pour nous ?
Et surtout n’est-ce pas un but pour nous que Dieu vise ?

Oui, Dieu est saint, Dieu est à part, il n’est pas comme nous qui sommes centrés sur nous-mêmes ; et on comprend alors que la volonté de notre Père est vraiment tournée vers nous, ses enfants, même dans ce qu’il exige de nous !!! Et c’est en ça qu’il devient alors, à nos yeux, un être admirable, digne d’être admiré en ce qu’il est !

Un homme, avec sa femme, va donner sa génétique à son fils (ou à sa fille). Mais selon la Bible, un père n’est pas seulement un géniteur mais il doit aussi être celui qui enseignera ses enfants afin qu’il n’y ait pas seulement une transmission génétique de ce qu’il est physiquement mais aussi une transmission morale et spirituelle de ce qu’il est. C’est au père (avec l’assistance de la mère, pour les enfants) que Dieu donne la responsabilité de donner la vie de l’âme par l’enseignement spirituel à sa famille et donc à ses enfants (comme la mère, elle, a donné la vie physique à ses enfants). C’est donc au père de veiller à l’enseignement spirituel de la famille, comme nous avons vu, dans la fiche « La femme peut-elle enseigner la Parole ?», que c’est à l’homme que Dieu donne cette responsabilité et donc l’enseignement spirituel qui va avec, si l’homme veut prendre cette responsabilité. La femme va bien-sûr être une aide pour la transmission aux enfants, mais Dieu a prévu le rôle de l’homme ainsi, en tant que responsable spirituel de la famille. Et c’est dès la création d’Adam et Eve que cela a été ainsi prévu : il n’y a donc aucune raison de penser que cette manière de voir l’ordre des choses soit due à la société patriarcale des temps bibliques, puisqu’Adam et Eve sont apparus avant toute société humaine et toute tradition humaine.
Ps 78:1-8
Cantique d'Asaph. Mon peuple, écoute mes instructions ! Prêtez l'oreille aux paroles de ma bouche !
J'ouvre la bouche par des sentences, Je publie la sagesse des temps anciens.
Ce que nous avons entendu, ce que nous savons, Ce que nos pères nous ont raconté, Nous ne le cacherons point à leurs enfants; Nous dirons à la génération future les louanges de l'Eternel, Et sa puissance, et les prodiges qu'il a opérés.
Il a établi un témoignage en Jacob, Il a mis une loi en Israël, Et il a ordonné à nos pères de l'enseigner à leurs enfants, Pour qu'elle fût connue de la génération future, Des enfants qui naîtraient, Et que, devenus grands, ils en parlassent à leurs enfants, Afin qu'ils missent en Dieu leur confiance, Qu'ils n'oubliassent pas les oeuvres de Dieu, Et qu'ils observassent ses commandements, Afin qu'ils ne fussent pas, comme leurs pères, Une race indocile et rebelle, Une race dont le coeur n'était pas ferme, Et dont l'esprit n'était pas fidèle à Dieu.

Ce passage nous montre la responsabilité des pères pour la transmission de la vie de l’âme aux enfants, par l’enseignement, afin que les enfants deviennent mâtures spirituellement. Le père doit donc veiller sur le développement spirituel, en Dieu, des enfants.

Gal 4:4-7 mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi, afin qu'il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l'adoption.  Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l'Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!  Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.
Or nous qui avons été rachetés par le sang de Christ, nous sommes maintenant fils de Dieu par adoption et nous sommes donc héritiers de la promesse de la Nouvelle Alliance qui nous parle de devenir tel que Dieu en Christ (c’est-à-dire d’être tel que Christ) : d’avoir la nature christique de Dieu sur nous, par l’Esprit. Et Dieu notre Père va alors veiller à notre développement spirituel selon sa nature, selon la nature de Christ, par le chemin où il va nous conduire, par le Saint-Esprit, avec parfois les corrections qui devront alors nous être enseignées pour nous emmener à changer (même si ça ne fait pas plaisir à notre chair).
Héb 12:5-11
Et vous avez oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils: Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu'il te reprend; Car le Seigneur châtie celui qu'il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils.
Supportez le châtiment: c'est comme des fils que Dieu vous traite; car quel est le fils qu'un père ne châtie pas?
Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.
D'ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie ?
Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté.
Il est vrai que tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.

Mais il est à noter d’urgence, dans les églises, que notre Père, pour nous enseigner, a prévu une méthode qui ne peut plus se satisfaire d’églises où 1 seul ministère soit là pour gérer tout le développement, toute la maturation des disciples et cette méthode passe par la pluralité des ministères (5 ministères et ceux qui ont des dons charismatiques pour l’église) et non pas par 1 roi qui contrôle tout pour rester avec un système pyramidal comme dans tous les systèmes de gouvernement humains. Et si Dieu a prévu cette méthode, croyons que notre Père sait pourquoi il veut ça pour aboutir au développement des disciples jusqu’à la stature parfaite de Christ.
Voir Fiche « Ils ont voulu un roi ».
 

Eph 4:11-16
Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'oeuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. C'est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s'édifie lui-même dans la charité.

 

 

IV/ Conclusion :

Même la prière, cet acte si basique dans la vie d’un chrétien, devrait changer au cours de notre chemin de sanctification, pour passer de l’état charnel (là d’où l’on commence tous notre chemin de sanctification) à l’état spirituel où c’est la nature de Christ qui s’exprimera même dans nos demandes.
Oui, c’est dans cet acte si basique que se joue l’œuvre de la croix dans nos vies, lorsque nous décidons d’accepter de demander, par nos paroles et parce qu’on se met à le vouloir véritablement déjà dans nos cœurs, que ce soit la volonté de Dieu qui s’applique et s’accomplisse dans nos vies et non plus notre volonté issue de notre mentalité charnelle.

Est-ce qu’on arrivera, un jour, à demander à Dieu, dans nos prières, non plus ce que nous, nous voulons mais ce que lui veut pour nous, parce que nous commencerons à croire que sa volonté est le bon et le seul bon chemin pour nos vies (et non pas notre vie à nous, mais la vie de la famille de Dieu, parce que notre vision aura changé pour voir comme notre Père voit, lui qui gère l’ensemble de la famille) ?

Jésus a été le Fils ainé qui comprenait que pour que le Père ait ses enfants qui puissent revenir à lui, afin d’avoir la vraie vie, il fallait faire la volonté de Dieu et seulement sa volonté, parce que seul le Père sait bien gérer tout son royaume. C’est la foi en cela et la volonté de voir s’accomplir la volonté du Père, qu’on croit être le seul bon chemin, que Jésus a accepté d’aller jusqu’où bout pour nous, en faisant la volonté du Père (et non pas en faisant seulement du bien aux gens).

Mais Jésus avait la même nature que le Père et la même volonté que le Père, c’est pour ça qu’il a décidé de prendre ce chemin d’obéissance à Dieu, de plein cœur et non pas parce qu’il y était obligé.
Est-ce que cela nous intéresse, nous chrétiens, maintenant, de revêtir cette nature de Jésus sur notre âme, nature qui a été exaltée à Gethsémané, par la décision de Jésus de faire la volonté du Père et non pas la sienne, malgré le chemin difficile que cela voulait dire ?
Est-ce que nous désirons arriver au « Père, toutefois que ta volonté soit faite et non pas la mienne », parce que nous serons dans la position de cœur de vouloir que ce soit la volonté du Père qui soit faite seule, parce que nous croirons que le Père sait ce qu’il fait et qu’il est le seul bon (et non pas nous, avec notre façon de voir les choses qui n’est pas exempt de souillure charnelle) ?

= Seul Dieu, par le chemin de sanctification (par le Saint-Esprit) qu’il veut nous voir suivre, peut nous emmener à cette position de cœur et c’est seulement par la foi en lui, en sa volonté qui est la seule bonne, que nous pourrons suivre ce chemin. Mais Dieu est fidèle et sage et puissant pour nous mener là où nous ne pouvons pas aller par nous-même.

I Jn 2:17(b)celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.
Et rappelons-nous aussi que c’est ça la vraie vie éternelle que Dieu propose : être ainsi, tel que Jésus (Jn 17:3).

 

Ro 12:2
Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

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