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Comme un Béréen

Paradigme du royaume selon Satan ou selon Dieu

23 Mai 2022 , Rédigé par Comme un Béréen Publié dans #religion-religiosité ?, #Alliance, #Confusion

Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Eph. 2.1-2

Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Eph. 2.1-2

Paradigme du royaume de Satan
vs 
Paradigme du royaume de Dieu
Comment fonctionne le monde selon l’idéologie de Satan ?
Pourquoi ce modèle n’est-il pas un chemin véritable pour la vie éternelle ?

 

(voir aussi Fiche « La magie Chrétienne » ) 

I /  Ce qu’il faut savoir pour aborder le « paradigme »

Pour entrer dans le sujet de cette fiche, nous allons déjà définir ce qu’on entend par « paradigme », puis nous lirons quelques textes bibliques parlant de Satan et nous permettant d’appréhender le paradigme de Satan concernant son idéologie de royaume, c’est-à-dire son idéologie concernant la gestion de l’ensemble des personnes qui veulent adhérer à ses principes.
La Bible n’est pas un écrit traitant de Satan, donc l’idéologie de Satan n’y est pas décrite directement, mais en recoupant quelques textes parlant de Satan et la vision générale qui se dégage de la Bible, concernant la gouvernance de l’humanité déchue (humanité qui préfère suivre la voie de la désobéissance à Dieu, celle que Satan a soufflée à Adam et Eve, celle que Satan lui-même a prise bien avant cela), nous pourrons voir se dessiner la manière dont Satan envisage la gestion du monde sur lequel il règne, l’idéologie qu’il prône pour la construction de son royaume.

 

1 ) Préambule :  le monde actuel est sous la direction de Satan

I Jn 5:19  Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin.

Depuis la chute originelle d’Adam et Eve, tous les hommes héritent de la nature pécheresse de l’Adam déchu, et c’est alors seulement ceux qui veulent sortir du royaume de ce monde déchu dans la désobéissance à Dieu, qui viennent à Dieu et quittent ainsi le royaume de Satan pour le royaume de Dieu, par le moyen de la foi en Jésus-Christ qui nous fait entrer dans la nouvelle alliance avec Dieu, par pure grâce de la part de Dieu.
En Jn 18:36, Jésus dit bien que son royaume n’est pas de ce monde, son royaume n’est point d’ici-bas et c’est d’ailleurs pour ça qu’il n’applique pas les principes de ce monde pour régner et qu’il ne fait pas appel à la force pour imposer son chemin. Jn 18:36 Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas.

Mais pour ceux qui restent dans le monde, sans revenir à Dieu et donc sans revenir dans le royaume de Dieu, c’est alors les principes de ce monde déchu qui fonctionnent dans leur vie, les principes du péché, de la désobéissance à Dieu et au final, cela signifie que ce sont les principes du règne de celui qui a entrainé Adam et Eve à suivre sa voie (et sa voix) plutôt que celle de Dieu : Satan.
Eph 2:1-2
Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois (= avant de vous être convertis à Christ), selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air (= Satan), de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion (= les hommes pécheurs qui ne sont pas revenus à l’obéissance à Dieu).

La Bible dit que le prince de ce monde est Satan. ( Jn 12:31 / Jn 14:30 / Jn 16:11 )
C’est Satan qui exerce sa gouvernance dans ce monde des hommes pécheurs qui préfèrent suivre le chemin de la désobéissance à Dieu plutôt que de revenir à Dieu.
Satan est ainsi aussi nommé le dieu de ce siècle, car c’est lui que les hommes veulent suivre, peut-être pas directement pour tous, mais c’est son chemin de non-obéissance et de non-soumission à Dieu, que les hommes décident d’emprunter pour mener leur existence. Ce sont les principes que Satan a pris pour lui (ne pas obéir à Dieu) que les hommes déchus s’approprient comme étant les chemins à suivre pour donner (à leurs yeux) de la valeur à leur existence, et c’est cette existence qui, ayant acquis de la valeur à leurs yeux, s’appelle alors : la vie au niveau de l’âme (= ce qui donne de la valeur à notre existence, selon ce qu’on pense être une valeur).

Et c’est alors exactement ça, un "dieu" : Satan est le dieu de ce siècle, car c’est vers ce qu’il est, vers ses principes, que les hommes se tournent pour y obéir, afin de diriger leur existence, en pensant ainsi arriver à une existence qui a de la valeur à leurs propres yeux (= la vie, où ce qu’ils pensent être la vie). Les hommes se soumettent à Satan (indirectement, c’est-à-dire en adoptant ses principes, ou parfois même directement) car ils croient dans les chemins que Satan déploie sous leurs yeux pour donner un semblant de valeur à leur existence. C’est ce qui s’est passé au jardin d’Eden, où Satan a fait croire à Eve et Adam que c’était dans le chemin de la désobéissance à Dieu qu’ils acquerraient une valeur supérieure pour leur existence (la connaissance du bien et du mal qui les emmènerait à être tels des dieux, comme si leur vie sans ça, n’avait pas une pleine valeur), alors que c’était le chemin de la chute, alors qu’ils étaient pourtant déjà à l’image de Dieu. Satan a mis un mensonge devant les yeux d’Adam et Eve, et leur a fait croire en ce mensonge plutôt de croire en ce que Dieu a dit, plutôt que de réaliser que l’état dans lequel ils étaient (=à l’image de Dieu) était déjà la vraie valeur… (voir Gen 3)
II Co 4:3-4
Si notre Evangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent; pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence, afin qu'ils ne vissent pas briller la splendeur de l'Evangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu.
Ici, l’image de Dieu que Christ est, est rapprochée de ce qu’est la vraie valeur brillante, de grand prix, que Satan veut cacher aux hommes qui manquent alors la vraie vie et qui périssent donc, ce qui est synonyme de manquer la vie : c’est ça le sens littéral du mot péché en hébreux et en grec = « manquer la cible, manquer le but » ; or cette cible, ce but, c’est la vraie vie, ce qui est véritablement la vie, la valeur à donner à notre existence pour qu’elle soit pleine, comblée, complète, entière, parfaite.
Or lorsqu’on manque ce but, cette cible,  dans notre existence, alors c’est la vraie vie qu’on manque, donc on se retrouve sur le chemin qui n’est pas véritablement la vie, donc un chemin sans la vie, donc un chemin de mort.

 

2 ) Explication du concept de « paradigme »

Définition du mot « Paradigme » : (cf wikipédia et autres)
Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent du monde qui repose sur un fondement défini (matrice disciplinaire, modèle théorique, courant de pensée).

En sociologie (l’étude des sociétés humaines, des faits sociaux humains), un paradigme est un ensemble d’hypothèses qui constitue un tout et qui offre au scientifique un point de vue sur les phénomènes qu’il étudie, une matrice qui conditionne son regard, une représentation du monde cohérente qui façonne sa manière de penser les phénomènes.
Dans les sciences sociales, le terme de « paradigme » est employé pour décrire l’ensemble d’expériences, de croyances et de valeurs qui influencent la façon dont un individu perçoit la réalité et réagit à cette perception. Ce système de représentation leur permet de définir l’environnement, de communiquer à propos de cet environnement, voire d’essayer de le comprendre ou de le prévoir.

 Exemples :
- Appréhender le phénomène des conflits de classes sociales selon le paradigme marxiste.
En effet, si on adopte un point de vue marxiste ou communiste (paradigme du marxisme), on ne verra pas et on n’expliquera pas les phénomènes de conflits des classes sociales de la même manière que si on aborde cela avec un point de vue capitaliste (paradigme du capitalisme).

- Expliquer l’apparition des hommes selon le paradigme Darwinien (l’Evolutionnisme) ou selon le paradigme du Créationnisme biblique.
Si on a adopté, en nous, le concept général de l’évolutionnisme qui nie déjà qu’un Dieu existe et ait créé l’homme directement, on expliquera alors l’apparition de l’homme selon les principes cohérents à la théorie de l’évolution et on n’arrivera alors pas à la même compréhension de l’apparition de l’homme sur terre, à la même explication, qu’une personne qui a accepté en elle le paradigme biblique qui conçoit l’existence du Dieu créateur qui a formé l’homme directement de la terre (et non pas d’une évolution depuis un animal).

En résumé et pour faire simple :
Un paradigme est une façon d’appréhender les choses, d’après un ensemble général de pensées de base, un ensemble idéologique ; et cela forme un tout cohérent entre notre façon d’aborder la compréhension des choses et l’idéologie qui en est la base.

 

Ainsi, lorsqu’on réfléchit selon un paradigme, on réfléchit "à l’intérieur de ce paradigme", en s’appuyant sur l’idéologie de base et le raisonnement de ce paradigme, ce qui peut avoir un inconvénient si c’est l’ensemble de ce paradigme (raisonnement et/ou idéologie de base) qui est faux, car alors tout semblera plausible à l’intérieur du paradigme (car il est cohérent) mais cela sera quand-même faux, car en fait, c’est la manière générale de penser ou l’idéologie de base qui sont fausses (ou les 2 en même temps, parfois).
Voir Fiche Raisonnements et Approche de Dieu.

Dans notre exemple sur l’explication de l’apparition de l’homme, si on adopte le modèle de pensée évolutionniste (le paradigme de l’évolutionnisme), alors on pourra trouver des explications qui sont cohérentes selon l’évolutionnisme (comme l’homme qui descendrait du poisson ou du singe ou autre) sans pour autant que ce soit la vérité, car c’est le modèle même de pensée qui est faux, qui n’est pas la vérité, car la Bible dit que c’est Dieu qui a créé directement l’homme à partir de la terre. (Et c’est alors selon le paradigme de la pensée biblique que j’affirme cela, ce qui posera alors des problèmes pour ceux qui n’y adhèrent pas par la foi et qui pensent que le paradigme biblique est faux dans sa globalité même. Mais c’est sûr que si on adhère au paradigme biblique, alors en raisonnant à l’intérieur de ce paradigme, cette affirmation que l’homme puisse avoir été créé par un Dieu tout puissant qui existe, est un raisonnement cohérent, vu sous l’angle de cette "idéologie" de l’existence de Dieu).

Mais un paradigme peut être mis en défaut dans sa globalité, lorsqu’on apporte une preuve que les raisonnements ou l’idéologie de base qui le constituent, ont une faille car une des idées ou un des raisonnements du paradigme est faux dans la réalité. Alors comme le paradigme est un tout cohérent, la faille sur 1 point va souvent faire s’écrouler l’ensemble de la construction de paradigme, par un effet de dominos trouvant justement sa cause dans ce qui faisait la force du paradigme tant qu’aucune faille n’avait été trouvée : sa cohérence !
En effet, si tout était cohérent dans le paradigme, c’est donc que les idées constituant le paradigme étaient imbriquées de façon logique et raisonnée, les unes par rapport aux autres (= la cohérence), donc si une des idées s’effondre, alors par la même logique de raisonnement, les autres idées qui émanaient de cette dernière, vont s’effondrer, à moins qu’on ne remplace cette idée défaillante par une autre idée cohérente tenant compte de la faille nouvellement découverte. Mais si rien ne vient corriger l’idée défaillante, alors c’est tout le paradigme qui doit être abandonné, sous peine de rester dans quelque chose d’incohérent au final et donc de stupide …

Ainsi depuis l’avancée des connaissances dans le domaine de l’ADN et de la génétique, c’est tout le paradigme de l’évolution darwinienne qui a été invalidé par le monde scientifique sérieux, car ce modèle, ce paradigme darwinien pour expliquer l’apparition de l’homme, ne colle pas avec les lois modernes de la génétique : tant que les connaissances modernes de la génétiques n’avaient pas été acquises, on pouvait se permettre d’expliquer l’apparition de l’homme selon le paradigme darwinien, mais maintenant, les connaissances modernes invalident ce paradigme comme étant plausible pour cette explication (RMQ : Mais on ne prône pas ce nouvel avancement à grande échelle, à l’école, etc … car on se retrouve alors avec une absence de réponse, ce que l’homme n’apprécie guère de reconnaître, car l’homme n’aime pas reconnaître que des choses puissent échapper à son intelligence ou qu’il ait pu se tromper !!! )

De même, si on considère le modèle religieux, la façon de penser des pharisiens à l’époque de Jésus (le paradigme pharisianique), alors ce paradigme ne permet pas de voir en Jésus le Messie, notamment parce que selon ce paradigme pharisianique, le Messie était compris comme un 2e roi David qui libèrerait les juifs de l’envahisseur romain. Ainsi, tout ce que Jésus faisait ou disait, était perçu, au travers du paradigme pharisianique, comme du mensonge, alors qu’avec le paradigme du christianisme, les paroles de Jésus sont la vérité, car ce modèle de pensées voit Jésus comme le Messie, le Fils de Dieu.
Et Jésus, dans ses discussions avec les pharisiens qui tentaient de démonter le système de pensées de Jésus (le paradigme de Jésus = l’Evangile), ne cessait de mettre, lui, en évidence les points défaillants, les idées erronées dans leur façon de penser, afin de montrer que leur paradigme pharisianique était faux et qu’il leur fallait l’abandonner pour accepter de rentrer dans le paradigme que Jésus annonçait, car Jésus sait, lui, que son paradigme est LA VERITE (et LA vérité est le paradigme inébranlable) !

 

En résumé :
On voit donc qu’un paradigme, lorsqu’il est accepté en nous comme modèle de pensée acceptable, nous permet d’appréhender les choses, d’expliquer les choses, car nous avons un besoin de comprendre et expliquer de façon cohérente les phénomènes, les choses qui nous entourent, afin qu’elles soient assimilées en nous comme quelque chose de cohérent et non pas comme une folie, une incohérence, comme quelque chose d’insensé qui ne pourrait alors pas être accepté en nous, si nous voulons garder notre équilibre rationnel, notre raisonnement sain.
Mais lorsque c’est tout le paradigme qui est faux, lorsque c’est la façon générale de penser, dans sa globalité, qui est fausse, il est très difficile de s’extraire de ce paradigme si nous l’avons accepté en nous, car tout semble cohérent à l’intérieur de ce système de penser, puisqu’il s’agit justement d’un système de pensée qui devait être cohérent pour s’imposer comme un paradigme.
Et pour s’extraire de ce paradigme qu’on avait accepté en nous volontairement, il faudra passer par la case « repentance » (= réaliser et admettre qu’on est sur le mauvais chemin, qu’on a accepté en nous un paradigme faux) et cela impliquera alors l’humilité de reconnaître qu’on a tort, ce qui n’est pas aussi évident que ça pour ceux qui ne sont pas amoureux de la vérité avant tout mais qui veulent avoir raison (ex. : les pharisiens).
Et c’est justement pour ça, pour essayer de sortir les pharisiens de leur modèle religieux général de penser qui était faux, que Jésus contrecarrait souvent les raisonnements des pharisiens pour les emmener à comprendre que c’est leur façon générale de penser (leur paradigme) qui était faux dans son ensemble. En mettant l’accent sur les incohérences de leur paradigme, Jésus essayait d’ouvrir les yeux des pharisiens pour qu’ils comprennent que c’est leur paradigme entier du pharisianisme qui était faux et qui ne les emmenait donc pas à la vérité, à la "vraie vérité", le paradigme qui est La Vérité (= celle de Dieu, car elle seule est la vérité absolue qui est le paradigme inébranlable absolu).

 

3 ) Pourquoi s’intéresser au paradigme du royaume de Satan (sans pour autant entrer dans le détail, bien-entendu) ?

Qu’avons-nous vu en Eph 2:1-2 et en II Co 4:3-4 ?  
Eph 2:1-2
Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.
II Co 4:3-4 
Si notre Evangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent; pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence, afin qu'ils ne vissent pas briller la splendeur de l'Evangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu.
Satan a insufflé son paradigme (voire même ses paradigmes, car il n’est pas contre la pluralité de paradigmes, du moment que ce ne soit pas celui de Dieu) à l’humanité entière, ne permettant plus à l’homme de s’extraire de ce mensonge, tellement ce paradigme est admis comme cohérent, humainement parlant, car il repose justement sur la nature pécheresse de l’homme, sur ce que l’homme ne veut pas obéir à Dieu et ne veut donc pas reconnaître l’idéologie de Dieu à suivre, mais veut rester dans son indépendance vis-à-vis de l’obéissance à la volonté de Dieu (= la rébellion, refuser de se soumettre à une autorité) et ne voudra donc pas croire ce que Dieu dit (ou pas entièrement, selon ce qui l’arrange lui).

Exemple 1: En cosmologie, la science de lois physiques de l’Univers et de sa formation, pour qu’un modèle théorique (un paradigme) expliquant la formation de l’Univers soit accepté, il faut qu’il réponde à des exigences pour ne pas que des explications farfelues ne soient déclarées comme scientifiquement plausibles  (= un paradigme doit être cohérent par rapport à nos connaissances actuelles). Par exemple, actuellement, le modèle le plus retenu est celui du « Big Bang ».
Or la première des exigences à laquelle un modèle théorique doit répondre, est que le modèle doit être « réaliste du point de vue des connaissances actuelles en physique », ce qui veut dire, pour les scientifiques, que le Créationnisme (un Dieu qui créa l’Univers) est d’emblée exclu.
Par conséquent, lorsqu’on croit en Dieu et en sa Parole, on se dit que la cosmologie servira, au plus, à trouver tous les modèles scientifiquement plausibles et cohérents qui ne sont pas la vérité, puisque la cosmologie élimine d’emblée LA Vérité !
Voilà comment on s’aveugle soi-même pour ne pas accepter Dieu et LA Vérité qui vient de Dieu.

Exemple 2: Si lorsqu’on se fait vacciner avec un vaccin encore expérimental et que des complications surviennent juste après la vaccination mais que les médecins et scientifiques repoussent d’emblée le fait que ce pourrait être le vaccin qui soit la cause et ne veulent pas faire de recherches pouvant incriminer le vaccin, comment la vérité pourra-t-elle être trouvée sur l’origine de ces complications, si la vraie cause était effectivement le vaccin ?
Jn 3:19(b)-20
la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient dévoilées;

 

De même, la Loi de Dieu, les commandements de Dieu vont servir à éprouver les paradigmes voulant expliquer la vie véritable et éternelle pour les individus et pour les sociétés humaines : ils vont servir à montrer que le paradigme de la désobéissance à Dieu, de la non-soumission à la volonté de Dieu, n’est pas selon la justice pure, justice qui est un élément central de la cohésion dans une société humaine et que nous reconnaissons bien dans les commandements de Dieu, ce qui invalidera alors ces paradigmes qui ne permettent pas d’établir la vie véritable et éternelle pour l’humanité, qui comprend notamment la justice sociale au sein du peuple humain.
Lorsque nous transgressons la Loi de Dieu qui nous apparaît juste et droite, c’est notre paradigme, notre modèle de pensée pour concevoir une vie de valeur, qui devrait être remis en cause, car alors on constatera que notre paradigme n’est pas digne d’être accepté, car il ne nous mène pas à la vraie vie pour tous, pour le peuple mais il mène aux cris, aux pleurs, au jugement, à la condamnation, à la honte, à la mort (et cela est vrai pour nous-mêmes quand nous  subissons les conséquences de notre péché et surtout pour les autres autour de nous, qui subissent aussi notre façon de penser pécheresse, centrée sur le MOI, MOI, MOI…).  
C’est souvent dans la transgression du 2eme commandement de la Loi résumée (= « aime ton prochain comme toi-même »), qu’est mis en défaut le paradigme qui prône la non-soumission à Dieu, la désobéissance à Dieu, c’est-à-dire le paradigme du royaume du péché (donc le paradigme du royaume selon Satan). C’est en constatant que le chemin de la voie humaine naturelle (donc du péché) que nous suivons nous-mêmes, conduit à la mort autour de nous, sur les autres qui sont les dégâts collatéraux de ce chemin que nous suivons mais dégâts que nous nous empresserons de justifier en notre faveur pour pouvoir continuer sur notre propre chemin, que nous pourrions nous questionner sur la viabilité de notre paradigme de "vie véritable pour un peuple" :
« Est-ce qu’avec mon idéologie, ma façon de concevoir ce qu’est la vie véritable et le chemin pour l’acquérir, cette "vie véritable" est possible pour tous ceux qui habitent dans le royaume dirigé selon ce paradigme, selon cette idéologie ? 
Et est-ce que cette "vie véritable" est alors aussi pérenne, stable pour tous, pour l’éternité, afin que cette "vie véritable" soit aussi éternelle pour tous ?
».
Ou est-ce que le chemin que je suis pour atteindre mon modèle de vie véritable, selon ma conception, n’est viable que pour moi et parce que je m’accorde à moi des autojustifications que je n’accorderais pas aux autres ?

Alors si un paradigme n’est pas défaillant, n’a pas de faille par rapport à la justice au sein du peuple et à la qualité de vie durable et pour tous, il pourrait être considéré comme la vérité pour trouver un système éternellement stable de vie de valeur (et non pas seulement d’existence sans valeur) pour un peuple, c’est-à-dire pour un ensemble de personnes liées par cette alliance entre elles toutes = comme une sorte de "paradis" pour un peuple entier !  (voir fiche – Le paradis pour un peuple entier )
Mais si ce paradigme a une faille quelque part qui montre qu’on ne peut pas arriver à la vraie vie durable pour tout le peuple qui entrerait dans cette idéologie, alors ce paradigme ne sera pas digne d’être suivi et ne sera donc pas vrai pour conduire à la vie véritable et éternelle pour un peuple.

Or ce but de créer un paradis pour un peuple entier, une zone où l’existence n’est pas insipide ou malheureuse mais où l’existence a une véritable saveur, une véritable valeur de choix et qui reste éternellement stable dans cet état, pour tout un peuple d’êtres humains qui ne sont pas des cailloux inertes ou des arbres sans volonté mais qui sont des êtres libres ayant des interactions entre eux, c’est ce que Dieu veut construire pour son peuple qui voudra venir dans cette zone. Et cette zone de qualité paradisiaque éternelle, La Bible affirme que c’est le royaume de Dieu, la zone où c’est la volonté et les principes de Dieu qui s’exercent, car Dieu affirme que ce n’est que dans sa zone, dirigée selon sa volonté, que cela peut être ainsi.

Voir fiche : La Vie Eternelle et en Jésus seul
Jésus est alors le modèle qui démontre la stabilité du système de pensées de Dieu, le modèle qui démontre que c’est déjà possible pour un homme ayant accepté à fond, en lui, le paradigme de Dieu tout entier et rien que ce paradigme, de rester stable, envers et contre tout, dans cette qualité de vie qui était aussi une qualité de vie pour les autres autour de lui, pour ses prochains.
Alors, si tous les "habitants" de la zone de Dieu (le royaume de Dieu) sont tels que Jésus qui ne voulait que la volonté de Dieu et toute la volonté de Dieu : ce sera la qualité de vie pour tous ceux qui sont dans ce royaume !
Une qualité de vie car tous les membres de ce royaume seraient comme Jésus, qui donnait autour de lui, à son prochain, l’amour divin, la patience divine, la douceur divine, l’humilité divine, la compassion divine, le pardon divin, la tempérance divine, la justice divine, la sincérité divine, etc …
Mais pour cela, il faut que tous les "habitants" du royaume de Dieu soient tels que Jésus, ce qui revient à = accepter volontairement de revêtir Christ sur soi, pour tout membre du peuple (voir fiche : Le 2e Adam et non pas seulement le 1er Adam), afin qu’il n’y ait pas 1 membre qui vienne rompre la perfection de ce paradis pour un peuple entier.


Mais Satan, lui, a voulu un autre paradigme pour la vie éternelle d’un royaume.
Et c’est ce paradigme que Satan a élaboré à l’opposé de ce que Jésus est, en le basant sur une idée fondatrice étant à l’opposé de l’idée centrale du paradigme de Jésus (= la croix). Et c’est ce paradigme qu’il a proposé aux anges qui, pour certains (un tiers), s’étant mis à y croire, ont suivi la pensée de Satan et sont alors entrés dans le paradigme de Satan (car les anges déchus n’ont pas été obligés par Satan de le suivre mais ils ont décidé eux-mêmes, de leur propre volonté, de suivre l’idéologie de Satan car ils ont été séduits par cette idéologie, tout comme Adam et Eve n’ont pas été obligés de suivre Satan mais ont décidé, par eux-mêmes, de leur propre volonté, de suivre la voie, le chemin de Satan.)
Or quel est ce paradigme et l’idée de base que Satan a élaborés pour séduire un tiers des anges de Dieu et qu’on retrouve comme idée sous-jacente dans la tentation d’Adam et Eve, idée qui a donc réussi à séduire des êtres célestes et des êtres humains qui étaient initialement purs de tout péché, innocents, saints et au contact de Dieu ?

Et c’est parce que cette idée de base du paradigme issu de Satan concerne la gestion sociétale de notre monde actuel, qu’il peut être utile de cerner, de percevoir ce paradigme dans sa forme générale (et non pas délayé dans tout un tas de variantes issues de la forme générale), afin d’en voir les failles qui prouvent qu’il n’est pas acceptable pour y trouver la vie véritable et absolue d’une société, c’est-à-dire l’essence de la vie ayant une valeur parfaite (voire même simplement acceptable) pour un monde entier, pour une société entière où les personnes ont forcément des interactions entre elles, et pour une durée éternelle.
Ainsi si on voit les failles qui prouvent que le paradigme de ce faux "dieu" ne mène pas à la vraie vie, à la vie véritable et éternelle mais mène donc à la mort (car là où il n’y a pas la vie, c’est la mort), alors pourquoi resterions-nous à accepter ce paradigme, à suivre le chemin de ce "dieu",  à obéir et admirer ce "dieu" et son idéologie qui ne nous conduit pas vers une vie de valeur élevée qui reste stable, mais qui nous conduit au contraire vers la chute, la mort, la faillite de la qualité de vie, au bout d’un moment ?

Le paradigme d’un "dieu" concernant la vie véritable (= ce que la vraie vie est, et le chemin pour y accéder) pour les êtres qui ont accepté de s’y placer et pour l’ensemble de la société composée de ces êtres, va donner à ce "dieu" sa valeur, sa crédibilité et donc la foi et l’obéissance qu’on peut mettre en lui pour nous conduire à la vraie vie, pour nous conduire à une valeur élevée pour notre existence (afin que notre existence ne soit pas sans saveur, ne soit pas juste de respirer ).

Mais on comprendra très vite que le paradigme de ce "dieu" concernant la vie véritable que ce "dieu" nous propose, doit garantir une universalité mais aussi une stabilité éternelle, car sinon, si c’est juste pour que seulement quelques-uns y aient accès (et sait-on si ce sera nous ?) ou si c’est juste pour avoir quelques instants de bonheur suivis de malheurs sans pouvoir revenir à l’état du bonheur initial, alors ce paradigme ne sera pas acceptable pour un peuple entier, ni pour l’éternité.
Le pouvoir de garantir une vie véritable et éternelle, pour un peuple entier : c’est sur ce critère-là que se fera la différence de qualité de l’idéologie, du paradigme d’un être qu’on suivra en tant que "dieu" d’un peuple et aussi en tant que "dieu" de notre vie qui s’inscrit dans ce peuple (car il n’est pas bon que l’homme soit seulGe 2:18).
Et au final, c’est sur ce critère-là qu’on reconnaîtra qui est le vrai Dieu, qui est le Dieu de la vie véritable et éternelle pour son royaume, pour l’ensemble de ceux qui se sont placés dans ses principes, qui ont accepté sa façon de gérer son royaume, car il a le pouvoir et l’idéologie qui permettent la vie véritable et éternelle pour tous ses sujets.   

 

II /  Le paradigme du royaume selon Satan
 

1 ) L’idée de base du paradigme du royaume selon Satan

En premier lieu, il serait peut-être bon de rappeler que dans la Bible, Satan n’est pas juste une idée générale du mal mais est un être (une "personne") qui est esprit, au même titre que les anges ou les démons qui sont aussi des esprits (respectivement bons ou mauvais).
Dans la Bible, Satan n’est appelé sous le terme pouvant s’apparenté à la traduction « Lucifer », qu’une seule fois en Es 14:12 ( « astre brillant » qui est traduit par Lucifer = litt . porteur de lumière, dans la version Vulgate de la Bible ), car ce terme de Lucifer qui veut donc dire « porteur de lumière », peut porter confusion, comme Satan n’est pas un porteur de vraie lumière mais d’une fausse lumière qui veut remplacer la vraie lumière qui est Jésus (Jn 1:1-14). C’est pour cela qu’il est aussi dit de Satan qu’il se déguise en ange de lumière (c’est donc un déguisement car ce n’est pas un vrai ange de lumière) : II Co 11:14.
Mais si Satan arrive à se déguiser en ange de lumière, c’est parce qu’il s’enveloppe d’une fausse lumière qui est sa pensée luciférienne (c’est là qu’il est peut-être commode d’employer le terme de Lucifer), cette pensée qui voudrait passer pour la vérité mais qui ne l’est pas, cette pensée qui voudrait faire croire qu’elle emmènerait vers la vie éternelle tous ceux qui y croiraient et accepteraient de s’y soumettre (alors que ce n’est pas vrai).
C’est donc cette pensée qu’on pourrait qualifiée de luciférienne, car elle veut se prévaloir d’être une autre lumière possible que celle de Jésus la Parole de Dieu qui éclaire tout homme, que nous pourrons extraire de certains passages de la Bible, non pas pour la mettre en valeur mais pour voir ses failles, puisqu’elle n’est pas La Vérité mais un mensonge subtile.

N’ayons pas peur, comme s’il s’agissait d’une incantation de sorcellerie, d’aborder cette pensée luciférienne dans son aspect général  car malheureusement, comme le texte ci-dessous l’indique, c’est déjà cette pensée qui dirige notre monde déchu, qui est le centre de la pensée de l’homme pécheur et donc de notre monde !!!

Eph 2:1-3
Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres...
Ce texte est intéressant pour comprendre la mentalité de Satan, car la Bible n’est pas là pour exposer l’idéologie satanique mais pour exposer la pensée de Dieu en Jésus. Mais avec ce texte, on comprend que l’idéologie satanique est celle qui est la base de la construction de notre monde actuel et la base de la construction des hommes pécheurs qui gisent dans cette  mentalité issue de la mentalité du prince de la puissance de l’air = Satan.
Et ce passage montre alors l’idée de base du paradigme du royaume selon Satan, de l’idéologie de Satan, idée qui a séduit des anges purs et saints qui étaient auprès de Dieu et qui a aussi permis la tentation d’Adam et Eve qui, eux aussi étaient purs et saints et en relation directe avec Dieu :

« nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées »

Voilà donc l’idée de base que Satan a en lui-même et qu’il étale comme étant sa "lumière de vie" selon sa mentalité déchue, pour séduire les êtres que Dieu avait créés libres de leur choix, purs du péché, innocents et saints, à l’image de Dieu (car ils étaient, au départ dans la présence de Dieu) et cette fausse lumière luciférienne pourrait donc aussi se résumer ainsi :

«  La vraie vie qui vaut la peine d’être choisie, c’est de faire chacun notre propre volonté, indépendamment de soumettre notre volonté à la volonté de Dieu. »

c'est-à-dire que l'idée luciférienne est très exactement à l'opposée du principe de la croix de Jésus ("Non pas ma volonté, mais ta volonté Seigneur"), car cette idée luciférienne dit  : "Non pas ta volonté Seigneur, mais MA volonté !"

ou en d’autres termes :
«  La vraie vie qui vaut la peine d’être vécue, c’est de pouvoir faire ce que chacun veut par soi-même, c’est de combler notre propre volonté à nous, indépendamment de ce que Dieu dit, car chacun doit pouvoir choisir ce qu’est sa bonne voie, le chemin et le but que lui-même estime comme son bon chemin et son bon but, d’après lui-même, en toute indépendance par rapport à la volonté de Dieu. »

Ou encore :
«  Ce n’est pas Dieu qui fixe forcément pour chacun ce qui est le bon chemin, le bon but, mais c’est chacun de nous qui doit pouvoir choisir ce qu’est son bon chemin, car pour chacun, le bon chemin, c’est ce qu’il veut lui, par lui-même et non pas ce que Dieu veut pour nous, forcément. »

Ou encore :
«  Emancipe-toi de Dieu et Do what YOU like !, Fais ce qu’il te plaît ! »

« Ta volonté, c’est ça qui est le bon chemin à accomplir ! Si tu ne fais pas ta volonté à toi mais que tu te soumettes à la volonté de Dieu, tu n’es pas libre donc tu ne vis pas véritablement… »

Es 53:6(b)nous suivions chacun son propre chemin

Voilà quelle était l’idée sous-jacente à la tentation d’Adam et Eve dans le jardin d’Eden, où le seul péché possible était de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, afin d’être comme des dieux (d’après les dires de Satan), sachant et décidant par soi-même, pour chacun, quel est le bon chemin pour soi-même, indépendamment de Dieu.
Faire la volonté de nos pensées et de notre chair, de notre MOI ; assouvir (au maximum de notre pouvoir) la volonté et les désirs qui sont en nous et qui naissent aussi, maintenant que nous sommes déchus, par la puissance (notre chair)  qui nous pousse à nous accomplir nous-mêmes et à assouvir les désirs que notre chair a.

« Accomplir et assouvir notre MOI qui vient de notre MOI, voilà la nourriture qui va nous faire vivre ! », c’est cette mentalité qui dirige notre monde, qui dirige les hommes pécheurs, car cette mentalité satanique a aveuglé les hommes pécheurs, déchus, centrés sur leur MOI, qui ne veulent pas de la volonté de Dieu pour les diriger et qui comblent donc ce que leur MOI décide, pour assouvir leur MOI.
Etre propice à son MOI, voilà ce qu’est la propitiation pour le "dieu" que l’homme déchu et pécheur pense servir = son MOI ! 
Pour que leur MOI et leur chair soient propices à eux-mêmes, les hommes pécheurs servent donc leur MOI, afin que leur MOI soit comblé et que cela leur apporte une satisfaction, un comblement, un apaisement, un "bonheur".

Exemple :
D’où le refus grandissant d’être même soumis à ce que Dieu impose à la naissance (notre identité sexuelle d’homme ou de femme) pour qu’on accomplisse les plans qu’il a prévu pour nous en tant qu’homme ou femme, selon le rôle que chacun a dans la société, notamment comme la Bible l’enseigne : la femme donne la vie physiquement car c’est à la femme que Dieu a réservé ce rôle et l’homme donne la vie spirituellement car c’est à l’homme que Dieu révèle l’enseignement spirituel par le Saint-Esprit afin qu’il la transmette à sa famille par le Saint-Esprit (voir fiche : La femme peut-elle enseigner la Parole ?).


 

2 ) La faille de l’esclavage au péché dans le paradigme de Satan

Un premier problème peut déjà être soulevé dans la Bible, par rapport à cet aspect de l’idéologie satanique : c’est la longévité toute relative et succincte de ce comblement issu de la satisfaction de notre volonté, de la satisfaction des désirs de notre chair.

En Jn 4 , Jésus a dit à la femme samaritaine qui venait puiser quotidiennement de l’eau du puits, symbole de venir chercher un comblement dans les choses du monde (voire même dans la religion sans l’Esprit), et il dit donc aussi à ceux qui voudront le suivre dans sa mentalité, dans son chemin : Jn 4:13-14 Jésus lui répondit: Quiconque boit de cette eau aura encore soif; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

Jésus parle donc, dans son paradigme, d’une pérennité de comblement de la soif et de la faim de vie de l’homme, qui dure jusque dans la vie éternelle, et dans Es. 55:1-3, il avait déjà été parlé de ce comblement éternel et de qualité exceptionnelle:
Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n'a pas d'argent!
Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer!
Pourquoi pesez-vous de l'argent pour ce qui ne nourrit pas?
Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas?
Ecoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, Et votre âme se délectera de mets succulents. Prêtez l'oreille, et venez à moi, Ecoutez, et votre âme vivra: Je traiterai avec vous une alliance éternelle, Pour rendre durables mes faveurs envers David.

Mais lorsque le comblement n’est pas pérenne mais s’évanouit au bout d’un moment, lorsque la soif de vie n’est pas comblée durablement mais seulement de façon temporaire, voire même succincte, alors on en viendra à faire comme cette femme samaritaine qui venait puiser de l’eau du puits régulièrement, indéfiniment, ce qui symbolisait son existence qui était faite de nombreux mariages successifs qui ne l’avaient pas comblée, comme elle cherchait le comblement de sa soif de vie pour son existence, dans un mariage, dans un homme qui la comblerait dans sa soif de vie (voir fiche : Alors la Samaritaine ayant laissé sa cruche… )

Ainsi apparaît l’esclavage à ce maître qui exige d’être comblé de façon répétitive, sans arrêt, pour nous laisser un peu vivoter : le péché au sens large (dans le comblement du MOI), c’est-à-dire tout ce qui n’est pas la volonté de Dieu.
Le péché ne comble pas durablement, car par sa définition-même, il est justement ce qui fait manquer la cible, manquer le vrai but ce qui signifie manquer la cible que l’homme voudrait atteindre : la vraie vie qui, seule, comble de façon pérenne (Or notre créateur, Dieu, celui qui sait ce qu’il faut à la créature qu’il a formée lui-même, dit que cette vie véritable et éternelle c’est Jésus, c’est avoir Jésus en soi et c’est être tel que Jésus qui, lui, ne voulait faire que la volonté de Dieu et non pas sa propre volonté).

Cependant comme l’homme recherche de la vie pour son âme et comme l’accès aux choses de Dieu est inaccessible à l’homme naturel qui n’a pas l’Esprit de Dieu en lui, il va aller chercher cette "vie" dans ce que le monde propose, ce monde qui est sous la direction de Satan et qui ne va certainement pas proposer d’aller obéir à la volonté de Dieu.
Par conséquent, trouvant un semblant de vie même éphémère dans le péché (le comblement de sa propre volonté) et ne pouvant trouver un semblant de vie rien que là, l’homme va aller vers ce péché qui semble pouvoir lui apporter un plus de vie, un peu de "plus" par rapport à son existence actuelle (et c’est tout l’attrait que Satan a voulu donner initialement au fruit défendu, aux yeux d’Eve : avoir un plus qui lui manquerait pour être pleinement comblée dans son existence, dans son accomplissement), car l’homme va décider de croire dans cette fausse promesse de plus de vie, promesse "bien emballée dans un emballage tape à l’oeil" de comblement de notre MOI, plutôt que de croire en ce que Dieu notre créateur a dit par rapport à ce chemin de péché et en ce que Dieu dit de la vrai vie qui est ce que Jésus disait : « non pas ma volonté mais ta volonté Seigneur ! ». C’est donc dans le comblement de son MOI que l’homme naturel va puiser son "eau de la vie" éphémère, son eau de puits stagnante, pour essayer de combler son besoin de vie.

Or quand ce péché nous a vaincu, c’est-à-dire lorsqu’il a été consommé, lorsqu’il a réussi à faire plier notre volonté à son exigence pour y répondre, alors nous devenons esclave de ce péché, car nous avons décidé d’y obéir plutôt que d’obéir au chemin de Dieu, car nous avons cru en ce qu’il disait, en son idée.
Ro 6:16 Ne savez-vous pas qu'en vous livrant à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice?

Et s’il est une idée en laquelle l’homme naturel qui n’a pas l’Esprit de Dieu pour voir les choses avec la sagesse de Dieu, va vouloir croire, c’est bien dans l’idée de Satan que la vraie vie se trouverait dans le comblement de notre volonté à nous et non pas dans le renoncement à notre volonté pour faire la volonté de Dieu. Et l’homme naturel veut croire en ce chemin de mensonge plutôt que dans le chemin de Dieu, car sa nature pécheresse égocentrée (avec la puissance de sa chair qui le pousse à vouloir combler son MOI) pousse l’homme à ne pas vouloir de la volonté de Dieu sur sa vie mais à vouloir faire sa propre volonté. C’est donc un réel emprisonnement dans son choix de croyance, à cause de la nature pécheresse-même de l’homme déchu.
Ainsi l’homme naturel se construit et construit toute son existence en s’appuyant sur cette idée mensongère de Satan, si difficile à mettre en défaut par la sagesse humaine non-renouvelée par l’Esprit de Dieu ; et l’homme va s’emprisonner alors lui-même dans le paradigme de Satan qui semble si cohérent pour l’homme qui ne perçoit les choses qu’avec son intelligence humaine, ne pouvant pas accéder au raisonnement de Dieu sans faire déjà le choix d’y croire …
I Co 2:14 Mais l'homme animal ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement (= par le Saint Esprit) qu'on en juge.
I Co 1:18-21 Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. Aussi est-il écrit: Je détruirai la sagesse des sages, Et j'anéantirai l'intelligence des intelligents. Où est le sage? où est le scribe? où est le disputeur de ce siècle? Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde? Car puisque le monde, avec sa sagesse, n'a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication
(la prédication de l’Evangile, le seul vrai paradigme du royaume qui amène à la vraie vie, par la foi en Jésus-Christ et en ce qu’il est, par la foi en la croix et son principe de base : « non pas ma volonté à moi, mais ta volonté Seigneur, voilà ce que je veux … »).

Ainsi, dans ce paradigme de Satan, au lieu de trouver la vie qui comble véritablement, on tombe alors dans un esclavage pour une eau qui ne nourrit pas vraiment, qui n’étanche pas de façon durable la soif de vie. Mais on doit revenir continuellement à cette eau qui n’a pourtant pas un effet durable, car on est prisonnier de notre schéma de penser, puisqu’on s’est décidé à y croire plutôt que de venir croire ce que Dieu dit (à cause de notre nature pécheresse égocentrée), et on a intégré cette façon de penser comme une sorte de vérité dans notre construction.
Au lieu de se dire qu’il faudrait sortir de cette façon de penser, comme on ne conçoit même pas qu’il puisse exister un autre paradigme, car notre intelligence ne nous permet pas d’accéder à la façon de penser de Dieu, alors on se maintient et on s’enfoncera de plus en plus dans notre façon de penser, en se disant toujours que, comme c’est le comblement de tous nos besoins qui fera notre bonheur, il nous faut constamment courir après ce qui semble les combler, mais comme le comblement par ce que le monde propose est temporaire, alors on court, on court, on court, pour combler mais on n’est jamais rassasié ! Alors on se dit qu’il nous faudrait plus, que c’est parce qu’on n’a pas assez de réserve qu’on n’est pas comblé durablement et on court après plus, toujours plus …. L’autre mensonge que Satan ne manquera pas de rajouter sur sa première idée de base, si on s’aperçoit qu’on n’est pas comblé pour de vrai, ce sera de nous dire que c’est parce qu’il nous faudrait encore un autre truc, une autre chose qu’on n’a pas encore… alors on se remet à courir après ce qu’on n’a pas, pour l’avoir et même si on arrivait à l’acquérir, comme cela ne nous comblera pas car seul la vraie vie (=Jésus) peut nous combler car notre créateur nous a ainsi conçu, alors un autre mensonge de comblement viendra encore prendre la place et tout ça est sans fin et tout ça ne comble pas notre faim de vie véritable ….

Et pour nous, le bonheur serait donc d’avoir assez de pouvoir, de réserves de pouvoir et/ou de richesses (matérielles et/ou intellectuelle, émotionnelles…)  pour être en mesure de combler tous nos besoins, tous les besoins de notre MOI à chaque fois que l’effet de comblement disparaît.

Alors le paradis qu’on s’imagine, selon cette mentalité, reposera sur l’idée de l’église de Laodicée qui a atteint son but à elle, sa cible à elle : Apoc 3:17(a)Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien… Ainsi cette église de Laodicée dit qu’elle a atteint son but et donc elle n’a même plus besoin de Jésus (car dans cette église, Jésus est dehors et il frappe pour rentrer). C’est l’église qui n’aura pas besoin de Dieu ou de Jésus au paradis, car le comblement de tous ses besoins suffira, car c’est son bonheur ; c’est l’église pour laquelle le but de Dieu, dans l’église, c’est d’accomplir, de combler les besoins des "chrétiens" car c’est ce qu’ils pensent être la vie que Dieu dit vouloir nous offrir…

Et c’est pour ça que lorsqu’on parvient à atteindre ce stade de l’église de Laodicée = être assez riche, avoir assez de pouvoir et de réserves pour combler tous nos propres besoins de façon durable, il est alors très difficile de sortir de ce faux paradigme, de cette mauvaise mentalité qui n’est pas la vraie éternelle, car il n’y a pas de raison évidente pour nous-mêmes que nous ne soyons pas sur le bon chemin de la vraie vie, selon ce que notre idéologie a établi comme vraie vie.
Tant qu’on souffre nous-mêmes d’un manque (matériel, affectif, religieux, sécuritaire, sanitaire, etc…), on peut être emmené à se dire qu’il faudrait peut-être un autre chemin que celui sur lequel on est et qui ne nous comble pas. Mais si on est comblé et qu’on a assez de richesses pour faire durer ce comblement (on pense avoir atteint le but du paradigme mensonger de Satan), comment penser que ce chemin n’est pourtant pas celui de la vraie vie et qu’il nous faudrait , alors qu’on a atteint notre cible, le quitter pour aller dans le royaume de Dieu où c’est la volonté de Dieu qui nous mènera peut-être sur un chemin où il faudra quitter notre but atteint, comme pour le jeune homme riche de Lc 18:18-30 à qui Jésus va dire de vendre tous ses biens, justement pour qu’il puisse sortir de son faux paradigme ?
Lc 18:24-25
Jésus, voyant qu'il était devenu tout triste, dit: Qu'il est difficile à ceux qui ont des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu!  Car il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu.

Mais nous verrons que dans le paragraphe  « 4) La faille dans la vie en société », qu’il y a un moyen, quand-même, de voir que ce chemin du paradigme du royaume selon Satan est faux, même lorsqu’on est riche et qu’on a donc le pouvoir de combler nos besoins de façon plus pérenne, lorsqu’on regarde si ce chemin mène à une vie de valeur pas seulement pour moi mais aussi pour les autres autour de moi ?


Mais lorsque le plus souvent l’homme pécheur n’est pas assez riche pour atteindre son comblement mais est plutôt comme cette femme samaritaine de Jn 4 qui n’arrivait pas au comblement mais ne voyait pas d’autre chemin possible, dans sa façon de penser, dans son paradigme, il faudra quand-même qu’un autre paradigme se présente à l’homme pécheur, pour lui proposer un autre chemin possible ayant assez de cohérence et de puissance de conviction pour qu’il y croit, pour qu’il puisse se décider à y croire et qu’il puisse ainsi sortir de son paradigme charnel, par la foi en ce nouveau paradigme. Et c’est ce que Jésus a fait pour cette femme samaritaine : il est venu lui proposer cet autre paradigme qui est La Vérité, le vrai chemin vers la vraie vie, pour l’éternité.
Mais il faudra donc que cet autre paradigme soit vrai, c’est-à-dire qu’il apporte véritablement ce qu’on ne trouvait pas dans notre ancien paradigme : la vraie vie qui soit pérenne, sinon on reviendra à notre ancien paradigme ou on ne fera qu’adopter un autre paradigme qui lui non-plus n’apporte pas la vie pérenne et on sera de nouveau esclave dans ce nouveau paradigme, de la même manière que dans l’ancien.

Or 1 seul paradigme nous permet de sortir du paradigme de l’obéissance à notre MOI et à notre chair, du paradigme de Satan qui est d’obéir à notre propre volonté esclave du péché et de la chair, mais qui ne donne pas la vraie vie, la vie véritable qui dure et qui est stable éternellement :  Le paradigme de Jésus, c’est-à-dire l’Evangile basé sur l’idée essentielle du principe de la croix, qui s’oppose au paradigme du royaume selon Satan.
Et ce principe de la croix, c’est celui que Jésus a montré en le suivant lui-même de façon parfaite : « Non pas ma volonté mais ta volonté Seigneur ! ». C’est la croix, le principe de la croix qui n’est atteignable que par la foi en Jésus, c’est-à-dire la foi qu’en étant tel que Jésus dont la vie était de faire toute la volonté du Père et rien que la volonté du Père, alors on sera dans ce qui est la vraie vie. C’est donc un changement complet de mentalité, un changement de paradigme pour comprendre ce qu’est la vraie vie.

La croix, ce n’est pas un sacrifice qu’on donne à Dieu pour que Dieu nous permette d’atteindre le but de notre paradigme mensonger issu de celui de Satan, mais c’est un changement total de paradigme, de façon de penser, de mentalité, qui nous fait alors comprendre le but de notre existence comme autre chose que ce que nous pensions avant : la vie véritable, ce n’est pas d’être comblé dans toute notre volonté propre, dans tous nos propres besoins de l’âme et du corps, dans tous ce que notre MOI et notre chair nous demande pour atteindre notre complétude telle que nous la concevons de façon erronée, mais c’est d’être tel que Jésus qui, lui, veut que ce soit la volonté du Père qui soit accomplie.

RMQ :
Pour sortir du paradigme mensonger de Satan, pour sortir de la désobéissance à Dieu et ne plus être dans le « faire ma volonté à MOI », il ne suffit pas de se dire qu’on va alors obéir à un autre, comme ça on ne fera plus notre volonté à nous, car il ne s’agit pas seulement de sortir du « faire ma propre volonté » mais il s’agit d’aller jusqu’à entrer dans le « faire la volonté de Dieu ».
C’est ce qu’Adam et Eve avaient voulu trouver comme échappatoire au jugement de Dieu contre leur désobéissance à la volonté de Dieu. En effet, Adam et Eve vont essayer de justifier leur nouvelle position de désobéissance à l’ordre de Dieu, en prônant le fait qu’ils étaient quand-même encore, pour chacun, dans une attitude d’obéissance mais à un autre que Dieu. Adam va mettre en avant le fait qu’il était encore obéissant (mais à Eve) et Eve va mettre en avant le fait qu’elle était encore  obéissante (mais au serpent), comme pour dire qu’ils n’ont pas exercé leur propre volonté mais qu’ils étaient encore dans la mentalité d’obéissance.

Mais comme nous l’avons vu dans les fiches « Suivre celui qui suit ce que je veux » et « Foi, Obéissance et Responsabilité », ce n’est pas l’attitude d’obéissance qui compte seulement mais l’attitude d’obéissance à Dieu, car Dieu n’est pas dupe et il sait très bien qu’on cherchera alors à obéir à quelqu’un qui va dans la direction que nous voulions nous-mêmes prendre. Personne n’obéit volontairement (sans y être forcé) à une personne qui va à l’opposé que ce qu’on voudrait nous… On se cherche une foule de docteurs mais toujours selon nos propres désirs (II Ti 4:3), afin qu’ils nous conduisent quand-même là où on voudrait aller, tout en pouvant prétexter qu’on ne fait pas notre volonté à nous mais qu’on était encore dans une attitude d’obéissance, ce qui nous semble être mieux que de dire que c’est de nous-mêmes, de notre propre volonté qu’on est venu sur un autre chemin(afin de ne pas supporter les conséquences nous-mêmes puisqu’on pourra prétexter que c’était la volonté de l’autre et qu’on est donc victime du mauvais guidage de l’autre).
De plus, si on obéit à quelqu’un qui ne va pas dans la direction de Dieu, notre obéissance ne nous conduira pas plus dans la volonté de Dieu (la vraie vie) que si nous désobéissions sans obéir à personne. Donc l’obéissance à un autre pécheur n’est pas la solution pour sortir du « faire ma propre volonté » par le bon chemin, puisque cela nous conduira juste sur un autre chemin de péché, sur un autre chemin du « manquer le but » et non pas dans le « faire la volonté de Dieu ».  

 

 

3 ) La faille de l’arrêt du mouvement de vie

Nous avons abordé dans le chapitre précédent qu’il est difficile pour un riche qui pense donc avoir atteint le but du paradigme mensonger voyant la vrai vie comme le comblement des tous les besoins de son âme et de sa chair, de vouloir sortir de ce paradigme pour embrasser le paradigme du royaume selon Dieu. Et c’est le problème aussi de l’église de Laodicée qui proclame : Apoc 3:17(a)Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et qui ne voit donc plus la présence de Jésus comme une nécessité, comme on constate que Jésus est en dehors de cette église et que cela ne gêne pas pour autant l’église de Laodicée.

Pourtant, dans la fiche Circulation et diffusion de la vie, nous avions déjà abordé le fait que pour qu’il y ait mouvement  spontané, il faut le besoin, pour qu’il existe un appel à ce mouvement  de vie car la vie est un mouvement…
Donc si tous les besoins naturels et charnels sont comblés de façon absolue et qu’il n’y a plus non plus de besoin spirituel (pas de besoin de Jésus), alors où est le besoin qui appellera du mouvement ?
Par conséquent, cette façon de penser que le royaume de Dieu serait un endroit où il n’y aura plus de besoin afin d’être comblé définitivement, apparaît comme peu probable.
Mais le royaume de Dieu sera l’endroit où il y aura encore le besoin qui est celui que Jésus avait sur terre et qu’il comblait : le besoin de faire la volonté de Dieu, de servir Dieu pour que sa volonté soit accomplie.
Jn 4:34  Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d'accomplir son oeuvre.

Au paradis, dans le royaume de Dieu, tous nos autres besoins seront comblés car ces autres besoins n’existeront plus (Apo 13 :16(a) ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif ),  mais le besoin spirituel suprême de vouloir assouvir la volonté de Dieu, sera celui qui entraînera le mouvement de vie éternelle, et Dieu permettra qu’on puisse le servir (car quand notre mentalité est changée pour entrer dans la mentalité spirituelle de Dieu, servir Dieu pour que sa volonté soit assouvie, n’est plus vu comme une corvée pour obtenir ensuite une bénédiction pour nous, mais est vu comme étant la bénédiction en elle-même, la bénédiction que Dieu nous accorde de pouvoir faire sa volonté pour que lui, notre Père si bon pour nous, soit heureux aussi en nous, en ses enfants qui veulent faire du bien à leur Père si bon, c’est-à-dire faire la volonté de leur Père qui, lui, a volonté de faire du bien à tous ses enfants : voir fiche - le 2e commandement est semblable au 1er commandement).
C’est pour ça qu’en Apo 7:13-17, les martyrs qui auront traversé la grande tribulation, seront récompensés par le fait de pouvoir servir Dieu jour et nuit dans son temple !!!
Apo 7:13-17
Et l'un des vieillards prit la parole et me dit: Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d'où sont-ils venus? Je lui dis: Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit: Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l'agneau. C'est pour cela qu'ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux; ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l'agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux.

 

4 ) La faille de la vie en société pour un peuple entier

Mais outre ces premières incohérences dans l’idée de rechercher la vie véritable uniquement dans le fait de ne plus avoir de besoins non-assouvis, il existe une autre faille bien plus visible, dès ici-bas, dans le paradigme du royaume de Satan qui est basé sur l’idée de faire notre propre volonté à nous et non plus la volonté de Dieu.
Et cette faille se trouve dans le chemin à suivre pour arriver au but du paradigme du royaume selon Satan, car dans une société d’êtres vivants qui ont des relations entre eux, ce chemin sera tracé forcément en impliquant les rapports que nous entretiendrons avec nos prochains !

Oui, si Jésus dit que le 2eme commandement est semblable au premier commandement, c’est parce qu’il y a une vérité à voir dans ce 2eme commandement, qui expose la grandeur du paradigme de Dieu par rapport à la petitesse du paradigme de Satan, en ce qui concerne la gestion du royaume, la gestion du peuple qui est géré par les principes du "dieu" de ce royaume.

Mt 22:37-40
Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.

Ainsi, dans le passage ci-dessous, nous pouvons constater l’échec du paradigme de Satan et de son but de comblement de tous nos propres besoins, lorsqu’on considère que cette philosophie de vie laisse place et même induit un individualisme justifiable et admissible par cette mentalité, et que cela n’est donc pas le chemin qui prendra en compte le 2eme commandement ou qui sera une base pour garantir l’unité et l’universalité de cette "vie" pour tous.
Lc 16:19-25
Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d'ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères. Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s'écria: Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme. Abraham répondit: Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres.
Ce passage n’est pas là pour dire que la pauvreté sauve et la richesse condamne, mais il permet de voir que le paradigme de Satan n’est pas là pour garantir une universalité et une unité entre tous ceux qui vivent au sein du royaume géré selon le paradigme de Satan.
L’homme riche avait atteint le but du paradigme de Satan (= tous ces besoins étaient comblés et il a eu aussi assez de richesses pour lui permettre de renouveler ce comblement pendant toute sa vie) et Lazare, un prochain de cet homme riche car il devait le voir tous les jours, était bien loin, lui, d’avoir atteint ce même but.
Or d’après le paradigme du royaume selon la pensée de Satan, quelle est la façon de gérer cette inégalité criante et malheureuse entre le riche et le pauvre Lazare qui vivent tous deux dans le monde géré par Satan ?
= RIEN !
Selon la mentalité du royaume de Satan, il n’y a rien à faire de la part du riche en faveur de Lazare, car le riche aurait déjà atteint la "vraie vie" pour lui, qu’importe ce qu’il y a autour de lui, qu’importe ce pauvre Lazare qu’il voyait à l’entrée de sa porte. De plus, pourquoi le riche devrait-il risquer de diminuer sa garantie de vraie vie, c’est-à-dire diminuer ses réserves de richesses ?
Lorsqu’on a trouvé la vraie vie, il n’est pas sage du tout de risquer de la perdre même pour satisfaire les autres. Et si cela est vrai dans le paradigme de Dieu où il ne faut pas risquer de perdre notre vie éternelle pour faire plaisir aux autres, cela est aussi vrai dans le paradigme de Satan où il ne faudrait pas diminuer nos réserves permettant de nous maintenir dans le comblement de nos besoins (ce qui est le but de ce paradigme, la vraie vie selon ce paradigme), pour faire plaisir ou faire du bien à un autre, surtout que la pensée de base du paradigme de Satan est « fais ce qu’il te plaît, sans te soucier des commandements de Dieu ».
Ainsi, le riche est complètement cohérent avec sa façon de penser selon le paradigme du royaume de Satan (« Fais ce qu’il te plaît, sans te soucier de ce que Dieu dit dans ses commandements ») , il est même cohérent au maximum, donc pourquoi choisirait-il d’enfreindre son système de pensées ?

Mais on voit qu’à la fin, le jugement sur la vérité de son système de pensées est tombé : son système de pensées s’est révélé être faux, puisque ce système de pensées n’était que temporaire quand on considère l’ensemble de l’existence de l’âme qui ne se limite pas à notre existence sur terre.
Le système de pensées du riche ne permet pas de garantir la pérennité du comblement au-delà de son existence sur terre, or l’âme continue d’exister après la mort physique. Ainsi, après sa mort, le riche s’est retrouvé dans un non-comblement qui contredisait donc l’assurance qu’il avait mis en ses richesses pour se garantir du besoin. Dans l'au-delà, le riche aurait voulu au moins un tout petit peu d'eau ( = de vie) que Lazare avait là où lui était, car cette eau-là, cette vraie vie-là, dans l'éternité de l'âme, ne se trouve pas dans le paradigme de Satan, car elle y est ignorée pour ne considérer que l'eau non-éternelle du comblement du MOI.

Une alerte aurait dû avertir le riche que sa façon de penser était fausse, qu’il n’avait pas atteint le vrai but de l’existence, qu’il n’avait pas atteint la vraie vie et qu’il devait chercher un autre chemin, comme ce riche était juif et qu’il connaissait donc les commandements de Dieu : c’était que le 2eme commandement « tu aimeras ton prochain comme toi-même » n’était pas inclus dans le paradigme qu’il avait accepté en lui, en ce qui concerne la vraie vie.
Les juifs avaient l’habitude de considérer que si on suivait Dieu, alors on était béni par Dieu et notamment au niveau matériel, donc entre le riche matériellement pourvu et le pauvre, il semblait plus évident au riche qu’il était sur le bon chemin de la vrai vie, d’autant qu’au niveau de la vie sur terre, cela colle bien avec l’idée du paradis qu’on se fait selon la mentalité du « que tous mes besoins soient comblés, que je sois comblé au niveau de mon MOI ».

Mais le seul problème qui aurait dû alerter le riche et tous les riches, concernant cette façon de comprendre ce qu’est la vraie vie et le chemin pour y accéder, c’est le fait qu’en ouvrant les yeux sur ceux qui les entouraient, sur certains de leurs prochains, notamment les pauvres, dont ce Lazare, alors ils auraient pu comprendre que ce paradigme avec cet unique but, n’était pas une mentalité qui fonctionnait pour un peuple tout entier, n’était pas la vie digne d’être regardée comme valable pour tout un peuple.
Or Dieu, le Dieu du peuple d’Israël, ne visait pas que quelques individus isolés qui auraient pu avoir la vraie vie, mais voulait une vie véritable pour un peuple entier, le peuple d’Israël ! Ce qui est bien plus difficile et compliqué à viser que de simplement viser le bonheur individuel de quelques membres du royaume, car il s’agit de gérer aussi les relations entre les individus (notamment la justice, l'équité, l'amour, la compassions...)  et non pas seulement des individus isolés les uns des autres.
Jér 7:22-23
Car je n'ai point parlé avec vos pères et je ne leur ai donné aucun ordre, Le jour où je les ai fait sortir du pays d'Egypte, Au sujet des holocaustes et des sacrifices. Mais voici l'ordre que je leur ai donné: Ecoutez ma voix, Et je serai votre Dieu, Et vous serez mon peuple; Marchez dans toutes les voies que je vous prescris, Afin que vous soyez heureux (en tant que peuple aussi, car le vrai bonheur n'est pas total si notre prochain souffre à nos côtés).

Et on voit bien, à la fin du livre des Juges, cette faillite de la mentalité du « la vraie vie, c’est que ma propre volonté à moi soit comblée, indépendamment de faire la volonté de Dieu qui me demande de suivre ce fameux 2e commandement qui va souvent à l’encontre du comblement de mon MOI », lorsqu’on voit que parmi le peuple juif qui ne voulait pas suivre le chemin de Dieu mais voulait faire selon le principe du « chacun faisait ce qui lui semblait bon », certaines tribus étaient arrivées à la même déchéance de la morale divine, que le peuple de Sodome et Gomorrhe de Gen 19.
En effet, de Jug 17 à Jug 21, il est décrit des pratiques d’idolâtrie, de confusion religieuse, de relations sexuelles contre nature, de viol en bande allant jusqu’à la mort de la victime, d’enlèvements de femmes, de jugement et gestion des problèmes (la politique) se basant sur l’hypocrisie et l’injustice, etc … Et tout cela sous le leitmotiv évoquant la cause de ces égarements par rapport au chemin de Dieu: « Chacun faisait ce qui lui semblait bon », ce qui rappelle donc l’idée du base du paradigme du royaume selon Satan.
Ro 1:28-31
Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu (or c'est ça la vraie vie éternelle selon Jn 17:3), Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes, étant remplis de toute espèce d'injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice; pleins d'envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d'intelligence, de loyauté, d'affection naturelle, de miséricorde.
(Peut-on construire un paradis avec des êtres tels que ça, avec des êtres qui sont livrés à leur mentalité pécheresse ?)


  

III /  Réflexion générale sur le paradigme du royaume selon Satan

Dans ce chapitre, comme Satan n’a pas le monopole de la mise à l’épreuve, nous allons mettre un peu à l’épreuve de la réflexion, le paradigme du royaume de Satan selon la mentalité du « chacun faisait ce qui lui semblait bon ». Nous allons essayer de réfléchir un peu sur l’idée d’un paradis où les hommes seraient dans un endroit d’abondance où tous leurs besoins humains seraient comblés et où les hommes pourraient vivre éternellement mais en gardant leur mentalité pécheresse égocentrée et indépendante vis-à-vis de la volonté de Dieu, donc où chacun pourrait accomplir sa propre volonté.
C’est le paradis que s’imagine la plupart des hommes, selon la mentalité pécheresse non-renouvelée par le Saint-Esprit et qui n’a pas forcément été souvent mis à l’épreuve d’une réflexion poussée, comme cette conception du paradis semble être inévitablement le vrai paradis pour les hommes pécheurs ( = « J’aurai tout ce que je veux, sans ne plus avoir aucun soucis, aucun problème. On vivra éternellement dans un endroit idyllique où tout le monde pourra faire et avoir tout ce qu’il veut, sans maladie, sans problème d’aucune sorte …. »)

Mais j’ai déjà une petite expérience scientifique de laboratoire qui me revient en mémoire et qui pourrait emmener une première approche à cette réflexion.

 

  1. Expérience sur des rats de laboratoire : « Univers 25 »

a) Tiré de DayNewsFr       (mais mon lien vers la page exacte n’est plus valide comme la page a dû changé d’URL)

Expérience Univers 25
Les scientifiques ont utilisé des rats pour prédire l'avenir de l'humanité, et les résultats ont été terribles.


John B. Calhoun a réalisé des expériences avec des rats pour simuler l'avenir de la société humaine.

Nous avons toujours envisagé une vie céleste sans guerre, maladie et stress pour l'avenir. Si la société humaine se développait dans un tel environnement, pendant des centaines d'années et des milliers d'années, que deviendrait-elle finalement ?

Afin de vérifier l'avenir de l'humanité, en 1968, un comportementaliste animal américain nommé John B. Calhoun a réalisé des expériences avec des rats pour simuler l'avenir de la société humaine.
L'expérience N°25 a complètement dépassé les attentes des scientifiques et nous a donné un grand éclairage.

Cette expérience N°25 se présentait comme ceci :
Le professeur Karl Hong a loué un immense entrepôt, puis a construit une boîte géante de 2,5 m X 1,5 m dans l'entrepôt, puis a divisé la boîte en 16 zones en forme d'éventail avec abreuvoirs, distributeurs automatiques de nourriture et nids de souris, créant un environnement extrêmement confortable pour les rats.  (Contrairement à d’autres expériences avant la N°25 où l’espace, par exemple, n’était pas forcément aussi vaste et idyllique)
Dans ces 16 zones en forme d'éventail, 256 nids de rats sont placés. Chaque nid de rats peut accueillir 15 spécimens, donc théoriquement cette boîte peut permettre à 4000 rats d'y vivre en même temps, et c'est aussi très confortable, car le distributeur d'eau peut alimenter 6000 rats en même temps, et la mangeoire peut alimenter 9000 rats en même temps. Les scientifiques ont déjà calculé l'approvisionnement à l'avance. Ils pensent que selon la super fécondité initiale des rats, cette box sera bientôt incapable d'accueillir plus de rats.
Ils ont également installé des équipements de climatisation pour l'entrepôt, ajusté la température à la température la plus appropriée pour les rats et les ont strictement surveillés pour empêcher les ennemis naturels des rats d'entrer dans l'entrepôt et de menacer leur survie. En bref, ils ont fourni le meilleur environnement auquel les rats peuvent penser, en faisant aussi attention à la veille sanitaire pour qu’aucune maladie ne puisse se propager.
Puis ils ont sélectionné 4 rats mâles sains et 4 rats femelles, comme "Adam et Eve" des rats, et les ont mis dans cette boîte qui représente une existence céleste pour les rats. Ils ont nommé ce paradis " Universe 25" (ou « Univers 25 », en Français).

Le professeur Karl Hong voulait juste voir ce que les rats peuvent développer dans cet environnement sans aucun inconvénient externe.

A l’introduction des 8 rats dans l'Univers 25, ils ont vécu une vie paradisiaque. Il y a de la nourriture et de l'eau sans fin sur un bel environnement et un immense espace de vie.
Peu de temps après le début de l'expérience, la première portée de rats voit le jour. Juste après la naissance, les petits rats ont de la nourriture et de l'eau sans fin, et ils grandissent en bonne santé et heureux.
Au début, le nombre de rats augmente de façon exponentielle chaque mois comme les rats n’ont aucun autre besoin (nourriture, sécurité, environnement) à combler.

Au fur et à mesure que le nombre de rats augmentait, les scientifiques ont découvert un phénomène intéressant : dans les 16 régions séparées dans l'Univers 25, les rats vont préempter ces régions et vivre dans des zones fixes selon différentes habitudes. Le nombre de rats dans chaque région sera différent avec le temps. C'est exactement ce que pense le professeur Karl Hong : les rats ont une conscience territoriale .
Mais ce à quoi ils ne s'attendaient pas, c'est qu'il y a plus de 100 rats vivant dans des zones avec un grand nombre de rats, alors qu'il n'y a que quelques dizaines de rats dans des zones avec un petit nombre.
Bien que tout le monde ne se soucie pas de manger et de boire (car tout est à profusion), les rats forment toujours une hiérarchie sociale.
Les familles nombreuses continueront à étendre leur territoire et leur nombre de rats, pour arracher les rats femelles aux petites familles ; et les rats femelles sont également disposées à s'associer avec des rats mâles des familles nombreuses. Après cela, les rats mâles des grandes familles deviendront de plus en plus puissants, et les petites familles déclineront de plus en plus jusqu'à disparaître complètement.
A cette époque, c'est l'émergence d'une classe .

L'expérience continue. Le nombre de rats est en constante augmentation.
Après 10 mois d'expérience, le nombre de rats atteint 620, soit le double du nombre normal escompté, issu de quatre mâles et quatre femelles. Les changements entre les grandes et les petites familles de rats se poursuivent.

Mais ils ont constaté que la vitesse de reproduction des rats a commencé à ralentir après 10 mois, et les rats ont commencé à présenter des comportements anormaux à ce moment. Par exemple, les rats femelles abandonnent les petits avant le sevrage, les rats mâles adultes blessent les jeunes rats, et il y a un phénomène plus exagéré des comportements indescriptibles qui se produisent entre les rats du même sexe (comportements sexuels entre rats du même sexe), comportements qui ne se produiraient pas dans le monde normal des rats.

Au 600e jour de l'expérience, le nombre de rats dans l'Univers 25 a atteint son apogée à cette époque, atteignant 2 200, mais il reste encore beaucoup de place pour le développement dans l'espace qui pourra à terme en accueillir 4000 rats.

Le nombre de rats a commencé à diminuer le 600ème jour et les scientifiques ont trouvé des comportements extrêmement anormaux. À ce moment-là, les rats ont commencé à montrer collectivement des phénomènes anormaux, comme un rat mâle avec une position de leader dans une famille. Les rats femelles et les jeunes rats du territoire ne sont plus protégés, et le comportement agressif des rats femelles augmente ; et les petits rats mâles de la famille avec des positions non-dirigeantes commencent à éviter passivement le monde et se cachent dans le coin.

A cette époque, il y avait un sérieux problème de reproduction. Les rats n'ont plus mis bas. Le nombre de rats n'a pas augmenté après le 600ème jour. Le comportement des rats est devenu de plus en plus incompréhensible. En ce temps, les rats ne vont plus seuls pour trouver de la nourriture, mais en grands groupes pour manger et boire ensemble. Ils ont très peur d'agir seuls, c'est-à-dire que ces rats sont très " désireux de socialiser" à ce moment-là.
Ceci est également très similaire à la société humaine. Si une personne n'a pas de soucis pour la nourriture, les vêtements et la pression pour gagner de l'argent, alors elle sera très seule et aura un désir extrême d'interaction sociale.

A cette époque, les rats sont également divisés en quatre catégories.
[La première catégorie] : Les rats mâles communs, dans une position de non-leadership, sont le type de rats le plus nombreux. Ce sont les gens du commun dans la société humaine. Ils se rassembleront au centre de la zone en forme d'éventail, qui est le centre du champ expérimental. Les frontières des territoires sont particulièrement sujettes aux disputes. Habituellement les rats ne sont pas dans cette zone, mais ces rats mâles courent maintenant à cet endroit et ne font rien, juste y dormir, se lécher la fourrure, et se rendent très propres. Le professeur Carl Hong a appelé ces rats " belles personnes ", mais ce beaux rat, une fois qu'un autre rat les dérange, attaquera l’autre frénétiquement et ils pourront même aller jusqu’à s'entretuer, pleins de violence invisible.

[Deuxième catégorie] : Rats femelles qui ne se nourrissent plus. Elles ressemblent beaucoup à la première catégorie de rats. Elles n'ont aucune passion pour la vie. Elles lèchent leur fourrure et dorment toute la journée, mais elles ne seront pas dans le centre comme ces rats mâles mais se cachent dans le nid. Mais une fois qu'un rat mâle s'approche d'elles, les rats s'attaquent les uns les autres et ne veulent pas du tout se reproduire.

[La troisième catégorie] :  Les rats mâles de la classe dirigeante ont également commencé à se désintéresser de la vie et à perdre progressivement leur conscience territoriale. Ils ne protègent plus le territoire de la famille. Au lieu de cela, ils dorment toute la journée et lèchent leur fourrure comme d'ordinaire souris, la différence est qu'ils dormiront dans le nid.

[La quatrième Catégorie] :  Rats femelles en phase de croissance. Elles étaient à l'origine un groupe de rats très fertiles et étaient protégés par les principaux rats mâles. Cependant, en raison de l'inaction des rats mâles à ce moment-là, elles ont porté le fardeau en raison de leur responsabilité de protéger leurs territoires et leur agressivité est devenue de plus en plus forte. Même leurs petits seront tués ou elles les abandonneront .

Certains rats mâles ne mangent pas la nourriture de la mangeoire, mais commencent à manger les petits rats (= cannibalisme).  
Au final, il y a de moins en moins de rats, car ils ont tous été mangés les uns par les autres.

Lorsque le test approche des 1500 jours, la plupart des rats sont devenus des rats asexuées.
Ils courtisent des rats de tout âge et de tout sexe, pendant la période d'oestrus.
Une fois la parade nuptiale infructueuse, ils se mordent frénétiquement et deviennent extrêmement violents.

L'expérience a duré 1500 jours, avec la mort du dernier rat mâle. Toute l'expérience de l'Univers 25 était complètement terminée, et ce paradis du rat a été complètement détruit.

Alors, pourquoi cette expérience a-t-elle eu un tel résultat ?
(RMQ : les conclusion sont juste à prendre d’un point de vue informatif et ne sont pas forcément des conclusions à reconnaître comme LA vérité.)

Le professeur Karl Hong pense qu'il s'agit d'une sorte de " comportement naufrage " chez les rats.  Ils ont découvert le phénomène de naufrage irréversible dans cette expérience, c'est-à-dire que tout le monde deviendrait collectivement négatif et las du monde, et une fois que ce phénomène commence, il ne peut pas être modifié tant qu'il n'est pas détruit (même les femelles survivantes à l’expérience ne se sont pas réadaptées dans un environnement normal et sain où elles avaient été réintroduites, mais elles ont gardé leurs comportements anormaux).

Il y a deux raisons à ce comportement de naufrage : l'un est «  la densité sociale  » et l'autre est « l’environnement céleste  ».

Tout d'abord la densité sociale : lorsque la densité sociale dans un environnement est trop élevée, les rats ne peuvent pas contrôler leur temps et leur espace social, ce qui conduit à un naufrage. En d'autres termes, la socialisation sur-dense rendra les souris non-sociales.

Le second est un environnement paradisiaque, c'est-à-dire cet univers bien nourri n°25.
Ici, les rats n'ont aucune pression pour survivre, ce qui fait qu'ils n'ont plus besoin d'affection familiale, d'amitié, pas besoin de protéger la progéniture, et pas besoin de s'inquiéter de l'avenir. Au fil du temps, leur existence deviendra terne, mais en même temps extrêmement violente.
Et ces rats sont devenus très " narcissiques ", cela signifie que tout le monde ne se soucie plus des autres, ne se soucie que d'eux-mêmes (et donc égocentrisme = « MOI, MOI, MOI »), juste pour leur beauté, et en même temps ne respecte plus la vie, c'est le moment où tout le groupe périt.

L'expérience de cinq ans du professeur Karl Hong a beaucoup éclairé l'humanité, non loin de la disparition de l'humanité. L'humanité ne peut se développer sainement et durablement que dans une société stressante, avec des besoins.
Pour une espèce, une pression due aux besoins à combler est une nécessité. Une fois qu'il n'y a plus de pression pour manger, s'abriter , se sécuriser, etc... les humains ressentiront la vie comme ennuyeuse, et s'ils sont confus quant à l'avenir, le résultat de la 25e expérience aura lieu = "Comportement d’effondrement social"

Alors ce petit univers n°25 est-il une véritable répétition d'un certain futur de l'humanité ?
Si on le reconnaît, on peut comprendre beaucoup de choses.

 

b) autres conclusions à propos de l’expérience Univers 25

https://www.vice.com/fr/article/j5zm4k/des-utopies-pour-souris-ont-predit-leffondrement-de-notre-societe
La tentation anthropomorphique est presque irrésistible…
Mais l’être humain n’est pas, et ne sera jamais, une souris. En situation de promiscuité, il sait gérer.
En 1975, déjà, le psychologue Jonathan Freedman avait organisé une expérience similaire avec des étudiants… Sans observer le moindre effet négatif. 

RMQ de commeunbéréen : Mais comment réaliser une telle expérience, en vraies conditions identiques, avec des étudiants, tout en restant éthique = ??? Car les rats n’ayant pas la capacité d’analyse et de réflexion sur le fait que ce soit une expérience dont ils pourront sortir, ne vivaient pas l’expérience comme une simulation :  pour eux, c’était leur vraie vie.
En 2008, l’historien médical Edmund Ramsen offrait une analyse bien plus nuancée des résultats de Calhoun, expliquant que tous les rats n’étaient pas devenus dingues. La clé, selon lui, réside dans la gestion de l’espace individuel : ce qui rend fou, ce sont les interactions sociales subies en permanence. L’enfer, c’est parfois donc bien les autres, mais c’est aussi et surtout l’inégalité de distribution des ressources (injustice sociale, un peu comme dans la parabole du riche et de Lazare), qu’on soit un rat de laboratoire ou un esclave du capitalisme.

 

https://www.profession-gendarme.com/des-images-montrent-linfame-experience-univers-25-qui-sest-transformee-en-une-apocalypse-de-souris/
Alors que tout le monde s’inquiète d’un manque de ressources, un chercheur en comportement des années 1970 a cherché à répondre à une autre question :  
Qu’arrive-t-il à la société si tous nos appétits sont satisfaits et tous nos besoins satisfaits ?

La réponse – selon son étude – était un énorme cannibalisme, suivi de peu par une apocalypse.

L’expérience a commencé et, comme on pouvait s’y attendre, les souris (= rats) ont utilisé le temps qu’elles auraient normalement perdu à chercher de la nourriture et un abri, pour avoir des rapports sexuels excessifs. Tous les 55 jours environ, la population doublait, les souris occupant l’espace le plus convoité de l’enclos, où l’accès aux tunnels de nourriture était aisé.

Lorsque la population a atteint 620 individus, elle a ralenti pour doubler tous les 145 jours environ, car la société des souris commençait à avoir des problèmes. Les souris se sont séparées en groupes, et celles qui ne pouvaient pas trouver un rôle dans ces groupes se sont retrouvées sans endroit où aller.

« Dans le cours normal des événements dans un cadre écologique naturel, un peu plus de jeunes survivent jusqu’à la maturité que ce qui est nécessaire pour remplacer leurs associés établis mourants ou sénescents », écrivait Calhoun en 1972. « Alors, en situation naturelle, l’excès d’individus qui ne trouve pas de niche sociale émigre. »
Ici, l’« excès » ne pouvait pas émigrer, car il n’y avait nulle part où aller. Les souris qui se sont retrouvées sans rôle social à remplir – il n’y a qu’un nombre limité de rôles de souris de tête – se sont isolées.
« Les mâles qui ont échoué se sont retirés physiquement et psychologiquement ; ils sont devenus très inactifs et se sont regroupés près du centre du plancher de l’univers. À partir de ce moment, ils n’ont plus initié d’interaction avec leurs associés établis, et leur comportement n’a pas suscité d’attaque de la part des mâles territoriaux », peut-on lire dans le document. « Malgré cela, ils se sont caractérisés par de nombreuses blessures et beaucoup de tissu cicatriciel suite aux attaques d’autres mâles retirés. » Les mâles retirés ne réagissaient pas pendant les attaques, restant immobiles. Plus tard, ils en attaquaient d’autres selon le même schéma.
Les femelles de ces mâles isolés se retiraient également. Certaines souris passaient leurs journées à se pomponner, à éviter l’accouplement et à ne jamais se battre. C’est pourquoi elles avaient d’excellents manteaux de fourrure et étaient surnommées, de manière quelque peu déconcertante, les « belles ».

La rupture du comportement habituel des souris n’était pas seulement limitée aux souris communes. Les souris « mâles alpha » sont devenues extrêmement agressives, attaquant les autres sans motivation ni profit pour elles-mêmes, et violant régulièrement les mâles et les femelles. Les rencontres violentes se terminaient parfois par du cannibalisme entre souris.

Malgré – ou peut-être parce que – tous leurs besoins étaient satisfaits, les mères abandonnaient leurs petits ou les oubliaient tout simplement, les laissant se débrouiller seuls. Les mères souris sont également devenues agressives envers les intrus dans leurs nids, les mâles qui auraient normalement dû remplir ce rôle étant bannis vers d’autres parties de l’utopie. Cette agressivité a débordé, et les mères ont régulièrement tué leurs petits. La mortalité infantile dans certains territoires de l’utopie atteignait 90 %.

« Les 1 000 derniers animaux nés, n’ont jamais appris à développer les comportements sociaux », explique Calourn dans des séquences postées sur YouTube. « Ils n’ont jamais appris à être agressifs, ce qui est nécessaire. Ils n’ont jamais appris à se courtiser : il n’y avait pas d’accouplement. Comme il n’y avait pas d’accouplement, il n’y avait pas de progéniture. »

Tout cela s’est déroulé pendant la première phase de la chute de l’« utopie ». Dans la phase que Calhoun a appelé la « seconde mort », les jeunes souris qui ont survécu aux attaques de leur mère et des autres ont grandi autour de ces comportements inhabituels de souris. En conséquence, elles n’ont jamais appris les comportements habituels des souris et beaucoup d’entre elles n’ont manifesté que peu ou pas d’intérêt pour l’accouplement, préférant manger et se prélasser, seules. « Nous les appelions les ‘belles’ parce qu’elles ne s’adonnaient à aucune activité stressante et ne s’occupaient que d’elles-mêmes », a déclaré Mme Calhoun dans une vidéo postée sur YouTube, « elles ressemblaient à de très beaux spécimens ».

La population a atteint un pic de 2 200 souris, soit moins que la capacité réelle de l’« univers », qui en compte 3 000 à 4000, et le déclin s’est amorcé. Beaucoup de souris n’étaient pas intéressées par la reproduction et se sont retirées dans les étages supérieurs de l’enclos, tandis que les autres se sont regroupées en bandes violentes en bas, qui attaquaient et cannibalisaient régulièrement les autres groupes ainsi que les leurs. Le faible taux de natalité et la mortalité infantile élevée se sont combinés à la violence, et bientôt la colonie entière s’est éteinte.
Pendant l’apocalypse des souris, la nourriture est restée abondante, et tous leurs besoins ont été satisfaits.
« À partir de ce moment-là, la reproduction a totalement cessé, et les animaux ont simplement vieilli et sont morts », a déclaré M. Calhoun. Il a qualifié de « puits comportemental » ce qu’il considère comme la cause de cet effondrement.

« Pour un animal aussi simple que la souris, les comportements les plus complexes impliquent l’ensemble interdépendant de la parade nuptiale, des soins maternels, de la défense territoriale et de l’organisation sociale hiérarchique intragroupe et intergroupe », conclut-il dans son étude.
« Lorsque les comportements liés à ces fonctions ne parviennent pas à maturité, il n’y a pas de développement de l’organisation sociale et pas de reproduction. Comme dans le cas de mon étude rapportée ci-dessus, tous les membres de la population vieilliront et finiront par mourir. L’espèce s’éteindra. »

Il pense que l’expérience sur les souris peut également s’appliquer aux humains, et met en garde contre le jour où – Dieu nous en préserve – tous nos besoins seront satisfaits.
« Pour un animal aussi complexe que l’homme, il n’y a aucune raison logique pour qu’une séquence d’événements comparable ne conduise pas également à l’extinction de l’espèce. Si les possibilités de remplir les rôles sont bien inférieures à la demande de ceux qui sont capables de les remplir et qui ont des attentes à cet égard, seules la violence et la perturbation de l’organisation sociale peuvent s’ensuivre. »

La fin de l’utopie des souris pourrait être due « non pas à la densité, mais à une interaction sociale excessive », a déclaré l’historien de la médecine Edmund Ramsden en 2008. « Tous les rats de Calhoun n’étaient pas devenus fous furieux. Ceux qui parvenaient à contrôler l’espace menaient une vie relativement normale. »

En plus de cela, la conception de l’expérience a été critiquée pour avoir créé non pas un problème de surpopulation, mais plutôt un scénario où les souris les plus agressives ont pu contrôler le territoire et isoler toutes les autres. Comme pour la production alimentaire dans le monde réel, il est possible que le problème ne soit pas lié à des ressources inadéquates, mais à la manière dont ces ressources sont contrôlées.
 

  1. Univers N°25 face à la Bible

Après avoir lu cette expérience scientifique de l’Univers 25, on pourrait bien-sûr avancer l’argument que l’homme n’est pas un animal et qu’il est doué de raison et d’intelligence plus avancées que de vulgaires rats ayant pourtant quand-même, il est vrai, une intelligence animale et une sociabilité pas anodines, mais limitées par rapport à l’homme.

Mais lorsqu’on examine la Bible, à partir de la Genèse, avec Adam et Eve qui étaient dans un paradis sur terre, on constatera que dès que le péché est entré dans ce début d’humanité (lorsque Adam et Eve ont voulu choisir par eux-mêmes leur chemin qu’ils considèreraient comme bon ou mauvais selon eux-mêmes), la première des réactions dans ce 1er couple, a été de se cacher de l’interaction avec Dieu et d’adopter un comportement égocentré et sans compassion pour l’autre: Adam s’est retourné contre Eve, face à l’accusation d’avoir désobéi. De plus, leur descendance a tout de suite sombré dans le meurtre fratricide (Caïn a tué son frère Abel).

Après la chute d’Adam et Eve, Dieu a dû faire quelque chose qu’on pourrait voir alors comme sage, après avoir lu les conclusions de Univers N°25 et avoir peut-être compris que le comblement automatique de tous les besoins n’était pas forcément le chemin pour une vie meilleure, pour la création corrompue :
- il a chassé Adam et Eve du jardin d’Eden, du paradis sur terre et il a imposé à Adam d’avoir à travailler dur pour subvenir à sa nourriture, à ses besoins.
- Ensuite, Dieu a suscité aussi dans la femme, la nécessité de se tourner vers son mari pour rechercher le comblement de ses désirs, de ses besoins de vie (car il ne faut pas entendre le mot « désirs » uniquement dans le sens de « désirs sexuels »), afin de maintenir un lien social qui respecte aussi le fait que c’est l’homme qui devait guider la femme sur le bon chemin, comme c’est à Adam, à l’homme, que Dieu avait révélé le bon chemin à suivre. Eve avait pourtant accepté de suivre une autre personne qu’Adam, en suivant le chemin du serpent qui allait à l’encontre de ce qu’Adam avait dit à Eve. Dieu a donc instauré un lien et un sens de construction sociale dans le couple, selon la façon dont Dieu a réparti les rôles dans le couple qui forme la base de la société selon Dieu : Dieu donne l’enseignement spirituel de ses voies à l’homme, donc ça devrait être à l’homme enseigné par Dieu de diriger le couple vers la vie (lorsque tout est fait spirituellement) et à la femme de recevoir ensuite cet enseignement de Dieu, donné par l’homme qui reçoit de Dieu (et non pas l’inverse, car d’où pourrait alors venir un enseignement spirituel qui ne suit pas le process que Dieu a instauré ?  = voir fiche « La femme peut-elle enseigner la Parole ? »).

Ensuite, toujours dans la Genèse, on constatera que les hommes qui vivaient extrêmement longtemps (plusieurs centaines d’années, voire jusqu’à plus de 900 ans pour certains) du temps de Noé, ne se sont pas tournés de plus en plus vers le bien mais vers le mal.
Ge 6:1(a) et Ge 6:5 et Ge 6:11
Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre 
L’Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal.
La terre était corrompue devant Dieu, la terre était pleine de violence.

Est-ce que cette longueur d’existence avec une mentalité pécheresse qui ne veut faire que selon le « chacun faisait ce qui lui semblait bon », emmène alors inévitablement vers un effondrement de la société humaine ?
En tout cas, Dieu a alors pris une décision qui peut aussi être vue comme sage, d’après les conclusions de Univers 25, pour permettre que les générations puissent se renouveler dans un environnement régulièrement assaini de la corruption qui gangrènerait trop les générations antérieures si elles vivaient des centaines d’années avec une mentalité corrompue qui ne revient rarement au stade meilleur d’avant, (comme l’hiver froid permet un renouvellement plus sain de la nature au cycle suivant) : Dieu a limité l’existence des hommes à 120 ans.
Ge 6:3  Alors l'Eternel dit: Mon esprit ne restera pas à toujours dans l'homme, car l'homme n'est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans.  

Ensuite, lorsqu’après le renouvellement de la civilisation humaine (= après le déluge qui a anéanti la société humaine corrompue du temps de Noé), les hommes se sont de nouveau multipliés, ils ont voulu rester groupés au même endroit, alors que Dieu leur avait dit de se disperser sur la terre (voir l’épisode de la Tour de Babel  -  Ge 11:1-9).
Au vue des conclusions de Univers N°25, est-ce que Dieu n’avait pas raison de vouloir que les hommes ne restent pas groupés au même endroit mais se dispersent sur l’étendue de la terre ?

L’expérience de Univers N°25, en bousculant certains de nos aprioris sur la façon idéale de construire une société viable, nous emmène alors peut-être à mieux comprendre Dieu et à nous questionner sur le fait que c’est sans doute Dieu qui a raison quant au chemin à suivre pour qu’une société humaine soit viable à long terme (et surtout si les hommes se tournent vers une mentalité égocentrée pécheresse) et pas seulement pour les plus nantis des individus de cette société.

D’ailleurs, quand Dieu va se choisir un peuple, Israël, pour le diriger en tant que peuple, Dieu va alors donner des commandements à ce peuple pour qu’il subsiste en tant qu’un peuple et ne s’entredéchire pas entre eux, pour finir en petit nombre et en étant dispersés parmi d’autres peuples.
C’est à ça que servaient toute la Loi de Moïse : donner des commandements allant contre le chemin qui mène à la ruine d’une société. Et dans Univers N°25, c’est ce qui manquait aux rats qui sont des êtres ne pouvant pas obéir à des commandements mais qui n’en font qu’à leur tête, pour que leur "société" puisse subsister en suivant ces règles.
Et ces commandements laissés par Dieu, Jésus les a résumés par le 1er commandement qui est d’aimer Dieu et le 2e commandement qui est semblable au 1er commandement et qui fixe justement une directive de vie en société, pour que les membres de cette société établissent des interactions sociales allant contre l’égoïsme et l’égocentrisme, afin de préserver la cohésion du peuple, de la société : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».
Et Dieu a donné ce 2e commandement semblable au 1er, car ce 2e commandement est la base du cœur de Dieu (l’amour pour l’autre) et c’est la base pour qu’une société, pour qu’un peuple puisse subsister en tant que peuple et non pas comme des individus isolés les uns des autres, sans interactions entre eux (car il n’est pas bon non-plus pour l’homme de vivre éternellement seul - Ge 2:18).

En effet, qui peut mieux savoir que Dieu qui est éternel, ce qu’il faut pour que juste 2 ou 3 personnes traversent un temps très long (comme l’éternité, par exemple) sans que ces personnes n’en viennent à s’entredéchirer pour l’éternité ?
Et c’est là que la Trinité de Dieu entre en jeu : Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit sont trois personnes mais sont unies en une et c’est ce qui leur permet de traverser l’éternité sans ne jamais qu’il y ait de défaillance dans cette unité !
Et c’est à cette unité selon l’unité du Père et du Fils, que Jésus veut emmener son peuple, son Eglise, pour traverser l’éternité dans la vie véritable et éternelle : Jn 17.

Puis au paradis, quand tous les besoins des rachetés seront comblés, Dieu a prévu de laisser le besoin spirituel qui va être le moteur de la vie éternelle : le besoin de lui, le besoin de le servir, le besoin de faire sa volonté (comme Jésus a montré que c’est faire la volonté du Père qui est la vraie éternelle), afin que nous ne devenions pas comme les souris de Univers N°25, qui n’avaient plus de sens dans leur existence et ont mal fini en tant qu’un "peuple de souris".

C’est déjà pour tout ça qu’il est primordial de pouvoir se demander s’il ne faudrait pas remettre en cause la vision charnelle et naturelle que l’homme pécheur se fait du paradis, de son paradis et qui ne conçoit pas que le paradis serait selon la mentalité de Jésus de faire la volonté de Dieu et non pas d’assouvir la volonté de chacun.


 

  1. Réflexion sur la viabilité du paradigme du royaume selon Satan

Revenons à Juges 17 et 18, une période de la Bible où « chacun faisait ce qui lui semblait bon » - Jg 17:6(b), selon l’idée motrice du paradigme de gestion du royaume selon Satan.

Dans ce passage, un certain Mica de la montagne d’Ephraïm en Israël, décide de se faire sa petite religion à sa sauce, indépendamment des commandements laissés par Dieu ou plutôt en ne prenant que certains aspects des commandements laissés par Dieu et pas les autres et en rajoutant notamment des choses extérieures à ce que Dieu dit, tout en y retranchant certaines autres choses, selon la convenance qui plaisait le mieux à Mica.
Mica faisait juste selon ce qui lui semble bon : il prend bien quelques éléments se rapportant à ce que Dieu avait dit mais il se permet d’arranger le tout comme lui le veut et non pas comme Dieu l’avait dit exactement. Il se fait une idole taillée et une idole en fonte, des théraphims (petites idoles domestiques)  et se fabrique aussi un éphod tel que les souverains sacrificateurs avaient, dont il revêt son fils qui n’est absolument pas Lévite, pour le faire prêtre de sa religion. Et quand arrive un vrai Lévite, il l’enrôle comme prêtre pour son idole, afin d’être ainsi plus proche de certains commandements de Dieu qui dit que les prêtres sont issus de la tribu de Lévi (Jg 17:13  Et Mica dit: Maintenant, je sais que l'Eternel me fera du bien, puisque j'ai ce Lévite pour prêtre).

Mais un jour, un groupe d’hommes de la tribu israélite de Dan, passe devant chez Mica et considère ce prêtre qui officie pour Mica, devant ses idoles. Alors ces hommes vont demander à ce prêtre qui officie pour Mica, selon la religion de Mica, de venir faire le prêtre pour eux et vont prendre les idoles et tout ce qui sert pour cette religion idolâtre, pensant ainsi être quand-même dans de meilleures conditions spirituelles devant Dieu, avec ce prêtre-là dans leur camps (= du grand n’importe quoi au niveau spirituel !!!).
Et lorsque Mica va les rattraper pour reprendre son prêtre et ses idoles, c’est par un rapport de force que le groupe de la tribu de Dan va imposer à Mica leur volonté quant à qui gardera le prêtre et les idoles (car ils étaient 600 hommes).

Voilà comment se résolvent les conflits de 2 volontés qui ne sont pas en accord dans un royaume où « chacun faisait ce qui lui semblait bon » : le plus fort impose sa volonté à celui qui est moins fort, car le plus fort a le pouvoir de se garantir son paradis à sa sauce « la vraie vie, c’est quand toute ma volonté est comblée ».
Le plus fort sera donc celui qui a le plus de pouvoir (physique, mental, ruse, persuasion, intimidation, manipulation, nombre de partisans …), pour que ce soit sa volonté qui s’accomplisse.  

Et c’est là, dans le chemin induit par la définition de ce que serait la vraie vie, celle qui vaudrait la peine d’exister, celle qui aurait une valeur supérieure pour notre âme, que se trouve le caractère le plus visiblement défaillant du paradigme du royaume selon la mentalité de Satan.

Quand Jésus dit que c’est ce qu’il est, qui est la vie véritable et qu’il est aussi le chemin pour aller et rester dans cette vie véritable, cela signifie que ce chemin c’est le principe de la croix de faire volontairement la volonté de Dieu et non pas la nôtre, pour pourvoir répondre ainsi à ce que Dieu est, à ce que Jésus est (=Amour), et qui permettra alors de répondre au 2e commandement (« tu aimeras ton prochain comme toi-même »).

De plus, comme Dieu est 1 et n’a donc qu’une seule volonté, le conflit de 2 volontés différentes, s’il se présentait, va vite se résoudre pour adopter la seule volonté de Dieu qui est une.

Mais lorsqu’on a comme principe de base pour établir son royaume = « Que chacun fasse comme il lui semble bon à lui », le chemin va alors emmener inexorablement, lorsqu’on n’est pas seul mais qu’il y a d’autres membres dans ce royaume qui auront donc la mentalité de ce royaume, à la rencontre de 2 volontés qui ne sont pas forcément d’accord l’une avec l’autre.
Tant que Mica était seul (ou seulement avec d’autres qui étaient d’accord pour adopter sa façon de faire), il n’y avait pas tellement de problème, mais lorsque sont arrivés les Danites qui avaient une autre façon de voir les choses que Mica, alors il a fallu que se résolve le conflit de 2 volontés différentes qui tiraient toutes deux dans une direction opposée qui correspondait pour chacun des 2 partis à « je fais ce qui me semble bien à moi » !!!

Alors comment se résout un conflit de 2 volontés différentes qui veulent chacune faire selon ce qui lui semble bien à chacune d’elles?
= Celle qui aura le pouvoir d’imposer sa façon de voir, va faire régner sa volonté.
C’est le règne du pouvoir supérieur !
Et ce pouvoir est donc physique, mental, spirituel, etc … et selon toutes les modalités possibles pour arriver à sa fin = persuasion, mensonge, manipulation, intimidation, force, pression, ruse, hypocrisie, séduction , etc …

Parfois cela pourra se résoudre de façon amicale, mais alors cela signifiera qu’il y a  eu accord et donc qu’il y avait possibilité de s’accorder, mais c’est quand les 2 volontés ne veulent pas s’accorder qu’arrivera tous les autres stratagèmes bien moins amicaux et qui se voient dans les principes de notre monde.
Jn 18:36
Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas.

Mt 20:25-27
Jésus les appela, et dit: Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave.

Dans le monde, avec son principe de faire ce qui nous semble bon, lorsqu’il n’y a pas entente, c’est celui qui a le plus de pouvoir sur l’autre qui va donc réaliser son principe de vie pour lui-même et donc faire ce qui lui semble bon à lui (que cela soit juste ou pas, d’ailleurs).
Alors qu’on voit que Jésus, lui, ne prônait pas du tout cette attitude d’imposer son point de vue, sa façon de voir mais qu’il a, lui, plutôt accepté d’être capturé, insulté, bafoué, mis à mort (tout en gardant son point de vue, c’est vrai) plutôt que d’adopter la façon du monde en imposant son point de vue par la force, par le pouvoir !
Voilà donc la façon de faire de Jésus, par rapport à Satan, car c’est ainsi qu’on gagne les cœurs. Jésus n’est pas venu pour imposer son point de vue mais pour gagner des cœurs qui désirent la vérité, le vrai amour, le vrai chemin de la vraie vie possible pour un peuple entier. Le chemin de la croix est d’accepter de mourir à soi-même, de mourir à accomplir notre volonté plutôt que d’imposer notre propre volonté, car c’est ce chemin que Dieu propose pour aller à lui = il ne veut pas imposer mais il veut convaincre les cœurs par amour et acceptera même d’être rejeté, lui, le grand Dieu !

On comprendra donc quel est le chemin que doivent emprunter les chrétiens pour être selon la mentalité du royaume de Dieu et non pas selon la mentalité de ce monde et les chemins que ce monde prend, lui, pour atteindre son but d’imposer sa volonté.
Lc 9:51-56
Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais on ne le reçut pas, parce qu'il se dirigeait sur Jérusalem. Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume? Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda, disant: Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés. Car le Fils de l'homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver. Et ils allèrent dans un autre bourg.

Ainsi dans ce système de « chacun fait ce qui lui semble bon », pour arriver à atteindre le but de cette mentalité (= que ma volonté soit accomplie) qui est le "saint  Graal", ce qui nous semble être ce qui donne de la valeur à notre existence, il faut parvenir à atteindre les sommets du pouvoir pour que ce soit effectivement notre volonté à nous qui soit comblée et non pas la volonté d’un autre qui serait au-dessus de moi et qui n’irait pas dans le même sens que moi.

Cette mentalité du royaume de Satan, implique donc nécessairement la course au pouvoir, la course à la position la plus élevée, pour atteindre ce que cette mentalité, ce que ce paradigme indique comme vraie valeur pour notre existence. Et cela est donc à l’opposé de ce que Jésus enseignait : quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur.
Et même Satan qui a cette mentalité a voulu atteindre le sommet et être au-dessus de Dieu lui-même, afin que ce soit sa volonté à lui qui soit faite et qu’il ne soit plus placé sous la volonté de Dieu qui est au sommet.
Es 14:12-14
Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l'aurore! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations!
Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; Je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, A l'extrémité du septentrion; Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.


Ainsi cette mentalité sur le but à atteindre, par le moyen de l’élévation au-dessus des autres, emmène alors un autre corolaire sur la nature du chemin que nous emprunterons et qui ne ressemblera pas à la mentalité que Dieu prône (= « Faites attention à la manière de construire » - voir fiche Les autels bâtis ), mais qui sera plutôt du genre : « Qu’importe la manière, du moment qu’on arrive au but » ou encore « La fin justifie les moyens »…

Or cette mentalité n’emmène pas la justice, la vraie justice dans un peuple et c’est donc cette mentalité de gestion d’un royaume qui nuira finalement à ceux qui sont en dessous, aux moins nantis du royaume car ils n’ont pas pu se glisser jusqu’en haut, car les places son forcément moins nombreuses en haut (tout le monde ne peut pas être le maître, il faut bien qu’il y ait des serviteurs pour qu’il y ait un maître, sinon qui ferait toute la volonté du maître ?).

Mais alors, est-ce qu’un tel royaume bâti sur le pouvoir et l’asservissement des moins forts, des moins nantis, pourrait subsister si un ordre s’installait à la longue, avec des êtres plus forts qui domineraient sur les êtres moins forts ?
Est-ce qu’un tel royaume restera éternellement dans la paix sans s’entredéchirer au bout d’un moment, lorsque les faibles tenteraient de reprendre leur propre chemin parce qu’ils ne craindront plus les forts et voudront eux-aussi acquérir ce qu’ils pensent être la vie (= que leur volonté à eux soit accomplie) ?
Mais surtout, voudrions-nous faire partie de ce royaume, dirigé selon ces principes, pour l’éternité, en pensant que c’est ainsi qu’on puisse être au paradis qui durera toujours ?

Voilà la question à laquelle Dieu, lui, a déjà répondu en affirmant que ce n’est pas ainsi qu’on construit un paradis pour tout un peuple en même temps, qui durera éternellement dans une état de vie de valeur parfaite, où il n’y a aura plus ni pleur, ni cri !
Dieu affirme, lui, que ce n’est pas ainsi qu’on peut envisager un paradis parfait et éternel, mais que c’est plutôt selon ses principes à lui et qui se résument à être tel que Jésus qui au lieu de vouloir accomplir sa propre volonté, voulait plutôt que ce soit la volonté seule du Père qui soit accomplie, car Jésus était dans la foi que seule la volonté du Père est parfaitement juste pour tous, seule la volonté du Père est parfaitement bonne pour tous, car Dieu voit tout, Dieu connaît tout et Dieu est déjà au-dessus de tous pour aimer tous ceux qui sont en-dessous de lui, selon le 2e commandement qui reflète sa personnalité « Aime ton prochain comme toi-même ».

 

En effet, on a vu qu’en Israël, dans les temps où « chacun faisait ce qui lui semblait bon », quand 2 volontés divergentes et non-conciliables se faisaient face, c’est la volonté de celui qui avait le plus de pouvoir qui s’appliquait, car il n’y avait pas une autorité au-dessus pour trancher de façon juste entre les 2 volontés opposées. Et c’est d’ailleurs la constatation qui est avancée, dans le livre des Juges : lorsqu’il est écrit, à cause des défaillances sociales dans le peuple d’Israël, que « chacun faisait ce qui lui semblait bon », il est aussi écrit, juste avant : « En ce temps-là, il n’y avait point de roi en Israël »

(Voir par exemple : Jug 21:25  En ce temps-là, il n'y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon.)

Lorsqu’il y a une autorité supérieure pour trancher de façon juste entre 2 volontés opposées parmi le peuple, alors les 2 volontés opposées ne rentreront pas dans le conflit, car elles devront adopter toutes les 2 la volonté de l’autorité supérieure.
Et c’est à cela que devrait normalement s’apparenter l’autorité de Dieu sur son peuple : c’est sa volonté à lui qui devrait être appliquée dans les décisions de son peuple, pour chacun, comme la volonté de Dieu est juste, parfaite et bonne.
Mais le peuple d’Israël n’a pas voulu cette façon de faire mais il a voulu un roi qui ne soit pas Dieu, pour avoir un roi visible, un homme qu’on peut voir, pour juger le peuple.
I Sam 8:4-9
Tous les anciens d'Israël s'assemblèrent, et vinrent auprès de Samuel à Rama. Ils lui dirent: Voici, tu es vieux, et tes fils ne marchent point sur tes traces; maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme il y en a chez toutes les nations. Samuel vit avec déplaisir qu'ils disaient: Donne-nous un roi pour nous juger. Et Samuel pria l'Eternel. L'Eternel dit à Samuel: Ecoute la voix du peuple dans tout ce qu'il te dira; car ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux. Ils agissent à ton égard comme ils ont toujours agi depuis que je les ai fait monter d'Egypte jusqu'à ce jour; ils m'ont abandonné, pour servir d'autres dieux. Ecoute donc leur voix; mais donne-leur des avertissements, et fais-leur connaître le droit du roi qui régnera sur eux.
Tout comme le peuple Israël avait voulu un dieu visible lorsqu’il avait représenté Dieu sous la forme d’un veau d’or dans le désert, le peuple a voulu un roi sur eux qui soit un homme visible, qui soit un homme qui les dirigerait comme cela se faisait dans les autres peuples et non plus que Dieu les dirige à sa façon à lui. Obéir à un homme visible plutôt qu’à Dieu directement…Certainement que le peuple pensait que ce serait plus facile ainsi, comme le roi allait être un homme, comme eux, visible et non pas invisible, avec des jugements et des directives peut-être moins omniprésentes que les exigences de Dieu sur la vie de chacun.

Mais si Dieu est parfaitement juste et bon (et tous ses commandements à respecter étaient là pour garantir la bonne vie du peuple), si Dieu ne peut  jamais conduire dans un mauvais chemin qui ne mène pas à la vraie vie, un homme roi, lui, peut très bien conduire sur le mauvais chemin, car il est tout autant pécheur que ceux qu’ils dirigent. Et c’est d’ailleurs ce qu’on constate dans les récits des rois de Juda et d’Israël : les mauvais rois entraînaient la majorité du peuple dans la mauvaise direction.

Le système de l’autorité humaine à qui on obéit pour éviter les conflits, ne gardera le peuple contre l’autodestruction et la destruction que si l’autorité est elle-même soumise au chemin qui mène à la vraie vie (= le chemin de Dieu, c’est-à-dire Jésus)  et évite ainsi tous les autres chemins qui mènent à la mort.
Par conséquent, le système d’autorité à qui on obéit, le système d’un roi pour juger entre le peuple afin que chacun ne fasse pas ce qui lui semble bon mais ce qui est bon pour le peuple entier, ne mènera et ne gardera le peuple entier sur la vie véritable pour un peuple entier que si le roi est lui-même selon le cœur de Dieu. Voilà pourquoi, c’est David qui a bien mené le peuple d’Israël, car il était selon le cœur de Dieu, et voilà pourquoi l’idéal de ce système est avec le roi parfait qui a parfaitement le cœur de Dieu = Jésus, lui qui n’est pas selon les principes égocentrés de ce monde mais selon les principes d’amour véritable de Dieu !

Et voilà pourquoi Satan qui n'a pas le coeur de Dieu mais qui a un coeur qui n'aime pas les autres (et cela se voit dans son idéologie-même), ne sera jamais un grand dieu pour conduire un peuple vers la vie véritable et éternelle, car le paradigme du royaume selon Satan est voué à l'échec pour le peuple qui se placera sous ses principes en espérant pouvoir traverser ainsi l'éternité....

 



Prov 29:14  Un roi qui juge fidèlement les pauvres aura son trône affermi pour toujours.

Ps 99:4  Qu'on célèbre la force du roi qui aime la justice! Tu affermis la droiture, Tu exerces en Jacob la justice et l'équité.

Mt 21:5  Dites à la fille de Sion: Voici, ton roi vient à toi, Plein de douceur, et monté sur un âne, Sur un ânon, le petit d'une ânesse.

Mt 11:28-30  Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

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