Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Comme un Béréen

Le 2e Adam et non pas seulement le 1er Adam

25 Avril 2022 , Rédigé par Comme un Béréen Publié dans #vie chrétienne, #Venir à Dieu

Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre; le second homme est du ciel. Tel est le terrestre, tels sont aussi les terrestres; et tel est le céleste, tels sont aussi les célestes. Et de même que nous avons porté l'image du terrestre, nous porterons aussi l'image du céleste. Ce que je dis, frères, c'est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n'hérite pas l'incorruptibilité. I Co 15:47-50

Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre; le second homme est du ciel. Tel est le terrestre, tels sont aussi les terrestres; et tel est le céleste, tels sont aussi les célestes. Et de même que nous avons porté l'image du terrestre, nous porterons aussi l'image du céleste. Ce que je dis, frères, c'est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n'hérite pas l'incorruptibilité. I Co 15:47-50

Le modèle complet est le 2e Adam mais pas seulement le 1er Adam

 

Comprendre qu’on entre dans la Nouvelle Alliance
en passant par l’étape du 1er Adam
mais qu’il s’agit d’aller jusqu’au but véritable de la Nouvelle Alliance
= Revêtir, sur notre être, ce que Jésus (le 2e et dernier Adam) est.

 

I Co 15:45-50
C'est pourquoi il est écrit: Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. Mais ce qui est spirituel n'est pas le premier, c'est ce qui est animal; ce qui est spirituel vient ensuite. Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre; le second homme est du ciel. Tel est le terrestre, tels sont aussi les terrestres; et tel est le céleste, tels sont aussi les célestes. Et de même que nous avons porté l'image du terrestre, nous porterons aussi l'image du céleste. Ce que je dis, frères, c'est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n'hérite pas l'incorruptibilité.

 

I /  Incorruptibilité et corruptibilité

Le 1er Adam, celui qu’on voit dans le livre de la Genèse est abordé en I Co 15:45-50, comme l’homme terrestre car effectivement, il a été créé de la terre, par Dieu ; tandis que le 2e et dernier Adam (=Jésus), lui, est l’homme céleste car Jésus est descendu du ciel pour venir sur la terre, il n’a pas été créé de la terre mais est venu sur terre, avec sa nature céleste, en "revêtant" un corps terrestre.

Le corps que Jésus a revêtu en venant sur terre, était pourtant tel que celui d’Adam avant sa chute, c’est-à-dire exempt de péché, entièrement pur et saint : c’est pour cela qu’il est qualifié de 2e Adam et de dernier Adam, car il n’y aura plus d’hommes sur terre qui auront un tel corps sans péché, sans la nature pécheresse incrustée dans son corps, sans ce qu’on appelle la chair, cette puissance qui dirige l’homme déchu dans la désobéissance à Dieu, et qui est maintenant incrustée dans le corps-même de tous les hommes qui ont donc tous hérité de cette nature pécheresse, depuis la chute du 1er Adam.

Rappel : Maintenant, pour tous les hommes qui descendent de l’Adam déchu, c’est parce que l’homme hérite de cette nature pécheresse en lui, qu’il commet des péchés ; ce n’est plus le contraire, c’est-à-dire que ce n’est pas quand l’homme commettra des péchés que l’homme deviendra pécheur, car cette succession-là entre la cause et la conséquence n’a été vraie que pour Adam qui était pur avant sa chute et qui est alors devenu pécheur quand il a commis le péché originel. Mais maintenant, c’est parce que nous héritons de la nature pécheresse de l’Adam déchu que nous sommes pécheurs par nature-même et donc nous commettons des péchés car c’est notre nature d’être pécheur et donc de pécher.
Un pommier donne des pommes parce qu’il est un pommier, ce n’est pas quand il donnera des pommes qu’il deviendra un pommier ; mais c’est quand il donnera des pommes qu’on comprendra quelle est la nature de l’arbre dont on n’arrivait peut-être pas encore à voir que c’était un pommier, tant que le fruit de l’arbre n’apparaissait pas.
Donc les péchés qu’on commet nous indique ce que nous sommes à l’intérieur, dans notre nature et nous montre alors que nous sommes des pécheurs, des hommes qui ont une nature de pécheur (nature qui pointe et nous dirige vers la désobéissance à Dieu), nature qui ne peut pas entrer en contact avec Dieu, donc qui ne pourra pas aller au ciel
.  - Ro 11:32 Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance,  pour faire miséricorde à tous.

Et si le 1er Adam, lorsqu’il était encore pur et sans péché (avant sa chute) était en communion parfaite avec Dieu, comme Dieu le voulait, et était donc dans la même possibilité  de communion que Jésus, le 2e Adam, avait avec son Père céleste, le passage de  I Co 15:45-50 nous fait sentir qu’il y avait quand-même une différence entre le 1er Adam terrestre et le 2e Adam céleste.
Et c’est ce que la Bible nous démontrera dans la finalité, l’aboutissement de la vie de ces 2 Adams, pourtant tout aussi purs, au début, l’un que l’autre. L’aboutissement de la vie de ces 2 Adams a été à l’opposé l’une de l’autre et a alors entrainé des conséquences inéluctables pour la lignée de chacun : le 1er Adam, par sa chute, a entraîné toute sa descendance dans le péché car sa descendance a hérité la nature pécheresse en elle, la descendance du 1er Adam a donc été entraînée dans la désobéissance à Dieu et donc dans la séparation d’avec Dieu (ce qui est la mort spirituelle et emmène à la mort physique, car c’est Dieu la source de vie), tandis que le 2e Adam (Jésus) par son obéissance totale et parfaite à Dieu, justifie, devant Dieu, tous ceux qui croit en l’œuvre de justice de Jésus à la croix qui nous rachète de nos péchés (nous rend purs) et nous fait entrer dans la Nouvelle Alliance avec Dieu, par pure grâce, par la foi et nous reconnecte à la source de la vraie vie (=Dieu) et donc à la vie véritable éternelle.

Ro 5:12
C'est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,...

Ro 5:15-21
Mais il n'en est pas du don gratuit comme de l'offense; car, si par l'offense d'un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d'un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup. Et il n'en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché; car c'est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses. Si par l'offense d'un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul.

Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes. Car, comme par la désobéissance d'un seul homme, beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l'obéissance d'un seul, beaucoup seront rendus justes. Or, la loi est intervenue pour que l'offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur.
 

On peut alors se demander en quoi réside la différence, dès l’origine, si profonde entre le 1er Adam terrestre et le 2e Adam céleste, comme ils avaient quand-même des similitudes ?

Est-ce que la différence d’origine réside seulement dans le fait que l’un a chuté et l’autre n’a jamais chuté ou y avait-il une différence avant même cette chute du péché originel ?

Pour répondre à cela, il faut considérer que la chute du 1er Adam et l’obéissance du 2e Adam doivent plutôt être vues comme l’aboutissement de la différence qui existe de nature entre le 1er et le 2e Adam.

En effet, le 1er Adam peut être déclaré comme terrestre dès sa création (c’est sa nature) et le 2e Adam est céleste de par sa nature céleste, et c’est ensuite l’expression de ces 2 natures différentes qui ont abouti aux 2 résultats diamétralement opposés de chute et d’obéissance parfaite. C’est pour cela que I Co 15:45-50 met en opposition la nature d’origine (terrestre et céleste) des 2 Adams et non pas tout de suite la finalité de la vie de ces 2 Adams. Ce que I Co 15:45-50 souligne, c’est la nature d’origine des 2 Adams.

Est-ce à dire, alors que le 1er Adam, de nature terrestre, ne pouvait qu’aboutir à la chute dans la désobéissance ?
Est-ce à dire, alors que le 2e Adam, de nature céleste, ne pouvait que réussir une obéissance totale et n’avait le choix que de prendre forcément le chemin de l’obéissance ?
= Non ! 
Les 2 Adams avaient le choix, avaient la liberté de choisir, de par eux-mêmes le chemin qu’ils voulaient. Il n’y avait pas d’inéluctabilité pour eux deux quant au chemin à prendre ; mais leur nature différente (terrestre et céleste) a joué sur le chemin que chacun a choisi quand la bifurcation entre le chemin de Dieu (l’obéissance à Dieu) et le chemin de "pas Dieu" (la désobéissance à Dieu) s’est présentée devant eux (avec Satan qui a proposé aussi son explication à lui, quant au choix à prendre).

Les 2 Adams étaient aussi purs l’un que l’autre, exempts de péchés, n’ayant pas la puissance de la chair dans leur corps pour les pousser à la désobéissance mais l’Adam terrestre va se laisser séduire indirectement, via Eve, par l’explication de Satan sur la bifurcation possible du chemin à suivre (Ge 3).

Il n’y avait qu’un seul commandement dans la "Loi" que Dieu avait donnée à Adam et donc 1 seul péché possible (manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal), mais quand Satan va donner son explication sur la bifurcation possible entre le chemin de l’obéissance Dieu et le chemin de la désobéissance à Dieu, alors le 1er Adam pur et sans péché, va choisir le chemin de la désobéissance à Dieu. (Et nous verrons certainement plus en détail, dans une fiche suivante, la vision, l’explication que Satan a avancée au 1er Adam pour susciter, dans le cœur de ce dernier, la volonté de choisir le chemin de la désobéissance, car Satan a tiré l’essence de sa tentation dans sa propre façon de penser, de concevoir son modèle de "vie" et de "société").
Adam avait la liberté de choisir et aurait pu choisir le bon chemin de l’obéissance mais il y avait une caractéristique en lui qui pouvait l’emmener à la chute et c’est cela qui montre la corruptibilité de l’Adam terrestre. Adam était pur, saint, n’avait pas la nature de péché en lui, il n’était donc pas corrompu mais il avait, dans sa nature, une possibilité de chuter vers la corruption, c’est pour ça qu’Adam n’était pas encore corrompu mais il était corruptible. Car c’est sa nature terrestre et non pas céleste, non pas spirituelle, qui était cette "fragilité de l’armure" : elle pouvait rompre, elle pouvait céder dans ses choix.
Et là, je vais faire juste une hypothèse qui n’est pas une doctrine, car on ne peut pas baser une doctrine sur ce qui n’est pas écrit, mais juste pour qu’on comprenne que la corruptibilité est une faille qui peut ne pas se manifester mais qui laisse alors toujours planer la question « Chutera, chutera pas ? » :
Et si à la 1ere tentation énoncée dans la Bible, Adam n’avait pas chuté, est-ce que cela aurait garanti que si Satan avait attaqué de nouveau, plus tard, avec une autre approche dans sa tentation, Adam n’aurait pas pu chuter alors, ensuite ?
Car n’oublions pas que Jésus, lui, n’a pas subi qu’une seule attaque de la part de Satan pour l’inciter à chuter, à désobéir au Père, mais Satan attendait toutes les occasions favorables pour essayer (après déjà 3 tentations dans le désert contre Jésus, il est écrit que le diable n’allait pas en rester là : Mt 4:13 Après l'avoir tenté de toutes ces manières, le diable s'éloigna de lui jusqu'à un moment favorable. Exemple : et on voit notamment les attaques indirectes de Satan pour faire chuter Jésus, chaque fois que Jésus a été tenté, par quelqu’un ou par une situation, de renoncer à la croix… )

Tandis que pour Jésus, le 2e Adam, il y avait bien plus de commandements à respecter, bien plus d’occasion de chute sur de nombreux points (Jésus devait même respecter toutes les paroles de prophéties qui avaient été énoncées sur lui, comme par exemple le simple fait d’entrer dans Jérusalem sur un ânon et non pas sur un cheval, par exemple); pourtant Jésus va choisir de toujours prendre le chemin de l’obéissance, pour chaque choix possibles, sans ne jamais sortir de la volonté du Père.
Et au final, avec tout ce que le diable a employé comme ruses, stratagèmes, pressions, tortures, etc… il s’est avéré que Jésus n’a jamais chuté, afin de faire la démonstration que la nature de Jésus, la nature céleste, la nature spirituelle, lorsqu’elle est entièrement et totalement dans un corps d’Adam (un corps pur et sans péché, tel que Jésus l’avait avant qu’il ne soit chargé de tous nos péchés) mais aussi lorsqu’elle est dans un corps d’homme chargé de tous les péchés de l’humanité (car Jésus a été condamné par la justice de Dieu parce qu’il a porté tous nos péchés dans son corps à la croix), ne chute pas dans la désobéissance lui-même.
Jésus a fait la démonstration que sa nature à lui, la nature céleste, ne chutera jamais, ne défaillira jamais.
C’est pour ça qu’il fallait que Jésus vive tout ce qu’il a vécu et dans un corps d’homme : pour montrer que sa nature, dans un corps d’Adam est stable dans la pureté, la sainteté de son état, sans aucune chute possible (malgré toutes les oppositions et toute l’opposition du diable lui-même).
Jésus aurait très bien pu être mis à mort dès sa naissance, alors le sang de l’agneau pur aurait aussi été versé mais Jésus n’est pas mort étant bébé car il fallait que la démonstration soit faite de son infaillibilité, pour montrer que la nature de Jésus, la nature céleste, dans un corps d’Adam, est incorruptible, afin que nous, chrétiens, nous ayons alors foi que lorsque nous revêtirons parfaitement la nature de Jésus, au ciel, nous ne défaillirons jamais de notre état de sainteté en Dieu, afin que ne plane pas l’idée qu’on pourrait refaire, un jour, dans l’éternité, ce que Satan et les anges déchus ont fait : quitter la sainteté en Dieu, quitter l’obéissance à Dieu, connaître la chute à nouveau.

Cela rappelle alors un peu le concept de physique d'équilibre stable / équilibre instable , abordé dans la fiche : La vie éternelle est en Jésus seul.

- En Sciences Physiques : on parle aussi de stabilité dans les notions d’équilibre stable et d’équilibre instable.

On comprend bien, dans ces 2 dessins, que la boule jaune, dans la cuvette, va finalement revenir à sa position d'équilibre de départ, si elle subissait une perturbation de son équilibre (= il s'agit donc d'un équilibre stable).
En revanche, si au départ, la boule rouge tient en équilibre sur le dôme, la moindre perturbation sur la boule qui va lui faire perdre son équilibre, va alors entraîner une perte irrémédiable de cette équilibre : la boule ne reviendra pas à sa position d'équilibre de départ (= la boule était bien en équilibre au départ, mais cet équilibre était instable).



Alors qu’est-ce qui a bien pu faire une telle différence, puisque ça n’était pas la pureté, puisque tous deux étaient également purs (tant que le 1er Adam n’avait pas chuté) ?

Et c’est là que I Co 15:45-50 nous aide à répondre à cette question : si la pureté d’origine était la même, la nature d’origine, elle, n’était pas la même pour les  Adams. Et ce qui a été révélé ainsi dans toute la Bible, c’est que la nature de la création, de la créature, même la plus pure à l’origine, n’en demeure pas moins corruptible, même si elle n’était pas obligée, au départ, de choisir la voie de la corruption, elle n’en demeure pas moins corruptible c’est-à-dire susceptible de chuter, même si elle est pure et à l’image de Dieu au début.
Tandis que la nature céleste, spirituelle, ce qu’il faut comprendre par « nature de Dieu » car on parle de Jésus qui a la nature de Dieu lorsqu’on parle du 2e Adam, est une nature incorruptible. La nature de Dieu n’est pas corruptible. Dieu est fidèle à lui-même et ne peut pas se corrompre en chutant de ce qu’il est, même si cette nature est dans le corps d’un Adam. Dieu est éternellement stable en lui-même, même dans le corps d’un Adam, alors qu’un Adam terrestre, qui n’a pas la nature-même de Jésus, totalement, c’est-à-dire l’essence, le cœur de Dieu, est corruptible (ce qui ne veut pas dire qu’il est déjà corrompu mais qu’il a cette possibilité de se corrompre, si une tentation adéquate, au moment opportun, venait à lui).

 

Conclusion de ce premier paragraphe :
ATTENTION, l'innocence, la pureté seules, si elles sont associées à la liberté de choisir (=donc la vraie liberté) ne garantissent pas de la chute.
Le 1er Adam était pur, saint, à l’image de Dieu et en relation, en union avec Dieu, mais cela n’a pas été suffisant pour ne pas chuter : la pureté, l’innocence, la sainteté ne sont pas suffisantes pour garantir un caractère incorruptible. Il existait une corruptibilité possible dans le 1er Adam et cela a été effectivement révélé par sa chute.

Mais gloire soit rendue à Dieu qui a donné la solution ayant démontré son incorruptibilité envers et contre tout = Jésus, le 2e Adam, l’homme céleste (venant du ciel), l’homme spirituel parfait.
Jésus a révélé son incorruptibilité qui lui a permis de rester stable dans son état d’origine c’est-à-dire pur et saint, sans péché et il est resté ainsi envers et contre tout, envers et contre toutes les ruses et sollicitations des situations, des hommes et du diable. (Voir fiche : La vie éternelle est en Jésus seul ).

II /  Ce qui est nécessaire et suffisant pour l’incorruptibilité ?

Pour répondre d’emblée à cette question, on a donc compris que c’est la nature de Jésus, donc être tel que Jésus, dans notre essence.
Alors si on est au départ comme le 1er Adam avant sa chute, c’est-à-dire pur, exempt d’une nature pécheresse, on restera ainsi pur pour l’éternité, envers et contre tout, en étant assuré de ne jamais chuter, si et seulement si la nature de Jésus, l’Adam céleste, l’homme spirituel, est sur nous.
Par conséquent, comme cela sera justement le cas à notre résurrection (si nous sommes disciples de Jésus, nés de nouveau), nous aurons un corps glorifié, pur, qui n’est pas un corps d’homme pécheur tel que sur terre, nous pourrons rester éternellement dans cet état si et seulement si nous avons la nature de Jésus sur nous, c’est-à-dire si nous avons revêtu aussi sur notre âme, la nature de Jésus, ce que Jésus est dans son essence.

Mais on peut aller plus dans le détail pour chercher quand-même, quel est le point précis qui faisait la différence entre le 1er Adam et Jésus, le 2e Adam, car eux deux étaient purs ?
Donc quel est le point précis qui est si différent entre la nature terrestre du 1er Adam et la nature céleste de Jésus ?

 

  1. Et d’abord, pourquoi vouloir chercher et trouver ce qui a fait la différence entre Jésus et Adam ?

En effet, quel est notre intérêt à chercher cette différence puisqu’on nous dit, à l’église, que si nous sommes nés de nouveaux, alors nous sommes sauvés. Alors pourquoi vouloir se triturer la tête à rechercher des différences qui ne seraient peut-être que d’un intérêt purement intellectuel et ne feraient alors qu’accroître seulement notre orgueil intellectuel ?  

Mais c’est là qu’il faudrait justement nous comparer, nous les chrétiens nés de nouveau, par rapport à ce 1er Adam et par rapport à ce que nous appelons « être sauvé »…

Dans les églises évangéliques traditionnelles, nous disons qu’être sauvé, c’est lorsque nous avons accepté Jésus comme notre sauveur : ce qui est vrai, mais seulement si nous comprenons véritablement le mot « sauveur », c’est-à-dire :
De quoi Jésus nous a sauvé ?

Et c’est là qu’il ne faudrait pas être approximatif, car là peut se trouver l’erreur de penser qu’avec une nature telle que celle du 1er Adam, nous aurions la garantie d’être "sauvé".
Or quelle était la nature du 1er Adam = il était pur et saint et sans péché, à l’origine.
Mais est-ce que cela lui garantissait l’incorruptibilité ?
Est-ce que cela lui a octroyé l’impossibilité d’être corruptible et l’impossibilité de défaillir et de chuter un jour ou l’autre ?
= NON !!!
Nous avons vu que non : ce n’est peut-être pas obligatoire mais il peut y avoir un risque de défaillance, comme cette nature est potentiellement corruptible.
Certes, c’est juste potentiel et non pas forcément inéluctable, mais comment quelque chose de juste "potentiel" traversera-t-il l’épreuve d’un temps éternel et cela, non pas pour une seule personne mais pour de très nombreuses personnes ?
Dieu a promis qu’il n’y aurait plus d’anathème dans le ciel, pour l’éternité, pour tous les sauvés, qui seront libres, car Dieu ne conçoit pas notre éternité comme devant être une vie de robots téléguidés. Donc comment garantir que pendant toute l’éternité, pour tous les sauvés, il n’y aura pas 1 seul sauvé qui fera 1 seul faux pas de désobéissance, alors que cela est déjà arrivé pour des êtres purs, saints qui étaient auprès de lui, dans un univers parfait ou dans la jardin d’Eden ? ( cf Satan, les anges déchus, Adam et Eve ….)

Ce n’est pas d’avoir été lavés de nos péchés et même d’avoir renoué notre communion avec Dieu qui nous garantira de la chute, même dans notre corps ressuscité qui sera sans péché, qui sera pur, mais c’est le fait d’avoir la nature de Jésus sur nous, sur notre être qui nous garantira alors à jamais de la corruption pour l’éternité : nous ne pourrons alors plus chuter, pour toute l’éternité, car nous serons tel que Jésus et non pas tel que le 1er Adam qui était, certes, pur et en relation avec Dieu mais à qui il manquait cette nature céleste de Jésus qui est notre garantie que nous resterons purs pour l’éternité, sans n’avoir aucune possibilité de corruptibilité en nous.

Ainsi, si on comprend et qu’on accepte que le salut que Jésus nous offre, ce n’est pas seulement d’être lavés de nos péchés et de retrouver la communion avec Dieu (ce qu’avait le 1er Adam) mais c’est de pouvoir aussi revêtir la nature de Jésus-Christ sur nous, sur notre âme, sur ce que nous sommes en essence (chose qui nous était impossible puisque nous étions terrestres), alors oui, accepter Jésus comme un tel sauveur, qui nous donne tout ça, nous garantit la vraie vie (celle qu’avait Adam avant sa chute) mais surtout, cela nous garantit que nous resterons éternellement dans cette vraie vie sans en déchoir, sans chuter jamais, pour toute l’éternité = la vraie vie qui reste éternellement dans cet état de vraie vie, sans chute possible = la vie éternelle.
C’est ainsi qu’il faut comprendre l’expression « vie éternelle » : il s’agit d’une qualité de vie (une vie de valeur parfaite) mais qui restera dans cet état pour l’éternité, car cela est garanti par Dieu, dans la nature de Jésus sur nous !

Mais si nous ne voulons que le "salut" qui est malheureusement de plus en plus le salut sous-entendu dans de nombreuses d’églises, à savoir : juste être lavés de nos péchés et avoir donc une communion rétablie avec Dieu, alors cela correspond à juste vouloir le stade du 1er Adam mais il faut comprendre alors que cet état n’est pas exempt de risque de défaillance, un jour ou l’autre (et l’éternité, c’est long !!!).

Et comme cet état du 1er Adam est possiblement corruptible, il ne peut hériter du royaume de Dieu, car Dieu a donné sa promesse qu’il n’y aura plus d’anathème, plus de cris, plus de douleur, plus de péché, plus de chute dans le ciel (Apo 22:3, Apo 21:4) , donc Dieu n’ouvrira pas le ciel à des 1ers Adams seulement mais il n’acceptera que des 2e Adams, c’est-à-dire ceux qui auront accepté de revêtir Christ sur eux, car pour garantir sa promesse, Dieu prend les dispositions permettant cette garantie et cela repose sur : être tel que Jésus est, revêtir Christ sur notre âme.
(Voir fiche : La vie éternelle est en Jésus seul).

Alors non pas qu’il existerait 2 types de salut, car Dieu n’offre qu’un seul salut et c’est celui qui est pour ceux qui, nés de nouveau, ont aussi compris que Dieu nous lave de nos péchés et nous purifie afin de nous permettre de revêtir Christ sur notre être, car c’est cette nature-là, ce vêtement-là sur notre âme, qui nous était inaccessible car son prix était inaccessible à l’homme (être tel que Jésus est = voilà le trésor inaccessible à l’homme et inestimable), et Dieu nous offre ça par pure grâce. Ce qu’aucun juif, dans l’Ancienne Alliance, n’a jamais pu revêtir sur son essence sans jamais en chuter (= respecter déjà ce que Dieu demandait dans sa Loi et y rester fidèle), Dieu nous le donnera par pure grâce (=revêtir parfaitement la nature de Christ sur nous), mais seulement si c’est ce que nous désirons véritablement comme choix pour notre éternité, car la nature de Jésus se retrouve exprimée dans toute sa vie et son œuvre à la croix = « Non pas ma volonté à moi, mais uniquement ta volonté Seigneur, car j’ai la foi que seule ta volonté, ô mon Dieu, est la vraie vie véritable et éternelle pour ton peuple qui l’aura voulue !»

C’est cela la Nouvelle Alliance :
Par le sang de Christ versé à la croix, nous sommes purifiés et lavés de nos péchés, mais cela ne s’arrête pas là, mais nous permet l’accès aux bénédictions de la Nouvelle Alliance qui est notamment de mettre en nos cœurs, le cœur de Jésus pour ainsi pouvoir être tel que lui qui pouvait répondre à ce que les juifs ne pouvaient pas atteindre = être parfait comme notre Père céleste est parfait (et le rester pour l’éternité). Les juifs, par leurs efforts humains, n’arrivaient déjà pas à garder la Loi des 10 commandements de Dieu, ce qui n’était même pas encore « être parfait comme notre Père céleste est parfait », alors Dieu, dans sa grâce, par la Nouvelle Alliance, nous offre de pouvoir revêtir sur nous, sur notre âme, ce que Jésus, lui, est. Et cela n’est donc plus la condition à respecter pour être propice à Dieu et entrer dans son royaume béni mais c’est LA bénédiction inestimable (car inaccessible à aucun homme) de la Nouvelle Alliance : ce qu’aucun être humain ne pouvait atteindre, Dieu nous l’offre, par pure grâce. C’est Jésus, par son sacrifice, qui nous permet cela et c’est encore Jésus (ce qu’il est) qui est la bénédiction inestimable pour notre âme, afin qu’on puisse rester dans la vie véritable éternellement.
(Voir fiches  Les bénédictions de la Nouvelle Alliance - partie1, Les bénédictions de la Nouvelle Alliance – partie2 )
 

Mais il existe peut-être et certainement des chrétiens qui, nés de nouveaux (purifiés de leurs péchés et qui ont donc retrouvé la relation avec Dieu), veulent envisager le salut comme devant s’arrêter là et refusent ensuite d’avancer dans la sanctification, c’est-à-dire ne voulant pas suivre le chemin de la volonté de Dieu pour eux, qui se trouve dans l’obéissance au Saint-Esprit.
Et c’est alors qu’il y a le risque de corruptibilité, lorsqu’un chrétien né de nouveau ne suit pas le chemin de l’obéissance au Saint-Esprit (il est dans l’état du 1er Adam mais pas dans l’état de Jésus qui, lui, obéissait au Père et suivait donc l’Esprit).
Ro 8:5-9
Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s'affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l'esprit s'affectionnent aux choses de l'esprit. Et l'affection de la chair, c'est la mort, tandis que l'affection de l'esprit, c'est la vie et la paix; car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l'esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

Puis, si l’obstination à résister au Saint-Esprit, dans la désobéissance, persiste malgré les sollicitations du Saint-Esprit, puis malgré les corrections du Père pour nous ramener dans le seul bon chemin qui est celui de sa volonté, le risque de chute et de résistance définitive contre l’Esprit (le péché contre le Saint-Esprit) pourrait être l’étape finale dont on ne revient pas (car on connait alors le chemin de Dieu mais on n’en veut pas et on l’a repoussé de tout son être pour rester sur le chemin de la désobéissance, en endurcissant de plus en plus son cœur contre Dieu et contre la foi en son seul chemin, jusqu’à ce que Dieu ne puisse plus nous atteindre pour nous faire revenir en lui, malgré toute sa patience et son amour). Jn 15:6 Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent.
On peut toujours revenir pour être à nouveau greffé sur le cep (être en Jésus) mais ne pensons pas qu’il existerait un autre chemin que celui que Jésus a ouvert pour nous (pouvoir être tel que lui qui voulait faire uniquement la volonté du Père)
Mt 7:21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

Ainsi mettre sa foi dans un faux salut, un salut pas entier mais à moitié vrai seulement (donc à moitié faux aussi), un salut qui ne serait que celui d’être comme le 1er Adam et non pas comme Jésus, est un pari très risqué, car n’oublions pas que ceux qui n’auront pas revêtu Christ (revêtu l’habit de noce) sur leur être, qui n’auront pas voulu de la nature de Christ sur ce qu’ils sont mais auront préféré un autre habit, pensant que cela ferait l’affaire, risqueront gros quant à leur acceptation dans le royaume des cieux :
Ro 13:14 Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n'ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises

Eph 4:19-24. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d'impureté jointe à la cupidité. Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l'avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c'est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence, et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

 

Mt 22:11-14 Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n'avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit: Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces? Cet homme eut la bouche fermée. Alors le roi dit aux serviteurs: Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.
Dans cette parabole qui commence à Mt 22:1, il y a des gens qui n’ont carrément pas voulu venir aux noces car cela ne les intéressait pas et ils préféraient les choses de la terre plutôt que de venir à ces noces.
Mais à la fin de cette parabole, on voit donc cet homme qui, lui, a bien voulu venir aux noces, contrairement aux autres, mais qui n’a pas voulu mettre l’habit de noce.
Chacun est libre d’interpréter à quoi correspond cet homme, mais rappelons-nous qu’il y a eu aussi des anges purs qui étaient auprès de Dieu et qui ont chuté, parce qu’ils n’ont pas voulu rester dans l’obéissance à Dieu mais qu’ils ont voulu choisir un autre chemin que le chemin de Jésus qui est celui du « non pas ma volonté mais ta volonté Seigneur », et ces anges ont alors été déchus et sont destinés au jugement, car ils connaissaient parfaitement mais ont décidé de faire le choix de la désobéissance à Dieu, le choix d’un autre chemin possible que celui de faire uniquement et toute la volonté de Dieu.

Jude 1:4-7
Car il s'est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ.
Je veux vous rappeler, à vous qui savez fort bien toutes ces choses, que le Seigneur, après avoir sauvé le peuple et l'avoir tiré du pays d'Egypte, fit ensuite périr les incrédules; qu'il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n'ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure;
que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l'impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d'un feu éternel.
Voir Note de la Bible Esprit et Vie sur Jude 1:4
Jude dénonce ceux qui enseignent que, parce qu’ils ont été sauvés par grâce, ils peuvent alors s’adonner à de terribles péchés sans être condamnés par Dieu. Peut-être enseignaient-ils que Dieu pardonne généreusement ceux qui pratiquent la luxure sexuelle, ou que ceux qui vivent dans l’immoralité hériteront le paradis si tant est qu’ils aient cru en Christ à un moment ou à un autre de leur vie (cf Ro 5:20 ; 6:1-2). Ils prêchaient le pardon des péchés et non l’impératif de la sainteté.

Effectivement, le peuple juif a été sauvé de l’esclavage de Pharaon et est sorti d’Egypte, au jour de l’agneau de la Pâque dont le sang était leur salut face au jugement de l’Eternel, puis le peuple a traversé la Mer Rouge et ils ont tous mangé la manne du ciel. Et tout cela est l’image de ceux qui sont sauvés, qui sortent du monde par le sang de l’agneau Jésus, qui sortent du royaume de Satan qui les tenait en esclavage (esclavage du péché, esclavage par peur de la mort), pour être libres en suivant Dieu qui les guide ; puis la Mer Rouge est l’image du baptême et la manne du ciel est l’image de la Parole de Dieu qui nous nourrit spirituellement. Pourtant, il est dit que parmi ceux-là, tous ne sont pas entrés dans le repos de Dieu car ils furent rebelles et incrédules et refusèrent, après tout cela, de continuer à suivre Dieu, pensant qu’il pouvait trouver un autre chemin, un autre choix que de suivre Dieu.
I Co 10:1-12
Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils ont tous passé au travers de la mer, qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, qu'ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu'ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. Mais la plupart d'entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu'ils périrent dans le désert.
Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d'exemples, afin que nous n'ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu. Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns d'eux, selon qu'il est écrit: Le peuple s'assit pour manger et pour boire; puis ils se levèrent pour se divertir. Ne nous livrons point à l'impudicité, comme quelques-uns d'eux s'y livrèrent, de sorte qu'il en tomba vingt-trois mille en un seul jour. Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d'eux, qui périrent par les serpents. Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d'eux, qui périrent par l'exterminateur. Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber!

 

Alors, bien-sûr, Dieu n’est pas un tyran et sait combien nous sommes faibles et il sait nous emmener à le suivre, en utilisant des cordages d’amour, de pardon, de patience, avec des parcours individualisés et conçus spécialement pour chacun, selon le degré que chacun pourra supporter ; et ce n’est pas nous qui nous sanctifierons nous-mêmes par nos efforts, mais c’est Dieu qui le fera, selon sa volonté à lui et selon ce que lui veut pour nous (et non pas selon ce que les autres et même les autres chrétiens voudraient pour nous) , car lui seul est bon.
Alors ne soyons pas inquiets mais restons dans la foi que Dieu saura s’y prendre avec nous, même si cela peut parfois être long : le tout est de vouloir le suivre et de regarder dans sa direction, avec foi en lui, pour aller vers lui, parce qu’on veut lui ressembler et de garder alors la foi que c’est lui, Dieu, qui le fera en nous, car nous n’en avons pas, nous, la capacité (c’est une question de position de foi en Dieu et non pas en nous-mêmes, ni une question d’efforts de notre part pour essayer de devenir).
Mais pour autant, ne cherchons pas à trouver un autre chemin que le chemin de la croix, c’est-à-dire que le chemin de « renoncer à notre volonté », pour suivre la volonté de Dieu, par le Saint-Esprit qui nous guide ; car il y a une différence entre chuter parce qu’on n’y arrive pas encore, parce qu’on n’a pas compris, et ne pas vouloir suivre le Saint-Esprit mais vouloir suivre seulement notre propre volonté, alors qu’on a bien compris, par le Saint-Esprit, où était la volonté de Dieu mais qu’on veut persister ainsi ; car cela, c’est de la rébellion et c’est ne pas avoir foi que seul le chemin de l’obéissance à Dieu est la vraie vie; c’est croire qu’il existerait un autre chemin possible que celui de Dieu pour avoir la vraie vie : et c’est là l’idôlatrie = croire qu’un autre chemin (et donc un autre dirigeant sur notre vie, car Dieu ne nous dirigera jamais en dehors de sa volonté) est possible pour avoir la vie, la vie de valeur pour nous, que d’être tel que Jésus.

Alors je le répète, c’est Dieu qui nous aidera à le suivre (s’il n’y avait que nous, personne ne pourrait) mais ne nous rebellons pas dans la désobéissance en refusant de le suivre parce que nous ne croyons pas en son chemin (ou pas entièrement) et que nous pensons alors qu’un autre chemin est tout autant possible.
Et si nous avons désobéi, revenons sincèrement à lui, au plus vite, pour reprendre le seul chemin qui soit le vrai chemin de la vie véritable (celui que le Saint-Esprit nous montre, dans notre cœur, et qui nous mène à devenir de plus en plus tel que Jésus).

 

Comme nous l’avons vu dans la fiche « Démystifier la foi » : la véritable foi en Dieu, c’est quand on place notre confiance dans ce que Dieu dit et non pas lorsqu’on place notre confiance en des "fausses vérités pseudo-évangéliques".
Donc appliquons notre foi sur la véritable définition du salut et non pas sur une demi-vérité, laissant place à un mensonge caché qui voudrait nous faire croire qu’on puisse accepter Jésus seulement comme un sauveur qui nous épargne d’aller en enfer, sans l’accepter aussi comme son Seigneur, comme celui qui nous dirige (car nous avons la foi que lui seul sait nous diriger selon la vraie vie, vie véritable que nous croyons aussi être de le connaître lui, d’être avec lui et tel que lui).

Non, le véritable et seul salut, c’est celui que Dieu propose. La véritable et seule vie éternelle, c’est celle que Dieu propose (Jn 17:3 Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.) ; or tout cela passe par l’acceptation de la véritable bénédiction offerte dans la Nouvelle Alliance = pouvoir entrer dans l’obéissance à Dieu, par pure grâce, en suivant non plus la Loi de Dieu en elle-même mais le chemin que le Saint-Esprit nous montre et nous aide à suivre, et qui nous conduira de plus en plus dans la sanctification, dans le « être de plus en plus tel que Jésus », donc à être alors de plus en plus comme la Loi le demandait ….

Il n’y a donc pas plus de salut sans sanctification qu’il n’y aurait de recto sans verso sur une feuille.
La vie éternelle, c’est de connaître en nous Jésus en vivant Jésus sur nous, en étant tel que Jésus et en étant avec Jésus, donc comment pouvoir envisager d’être sauvé de la mort éternelle sans vouloir être tel que Jésus ?

Constatons donc alors quelle version, quelle conception du salut nous emmènera, si nous y appliquons notre foi, à porter plus du fruit de l’Esprit, qui n’est pas seulement de faire pleins d’adeptes dans notre église ou d’avoir une activité dans une église, mais qui est d’avoir de plus en plus la nature de Jésus qui s’exprime en nous et donc dans l’Eglise ?

En conclusion,
on peut dire que ceux qui ne recherchent que le salut à la façon « revenir à l’état du 1er Adam » (être lavé de nos péchés mais sans vouloir rechercher la sanctification) ne sont pas sur le bon chemin du salut car ils n’ont pas compris que le salut c’est être purifié mais aussi c’est de pouvoir rester dans cet état, c’est tout cela qui sauve. Et cela passe donc par être purifié mais aussi revêtir Christ sur notre âme (se sanctifier), afin de saisir l’incorruptibilité sur nous. C'est un peu comme si viser seulement le 1er Adam nous emmenait seulement au mot "la vie" dans l'expression "la vie éternelle " , ne nous emmenait qu'à la qualité de vie véritable mais ne nous garantissait pas le mot "éternelle" car cette caractéristique de stabilité parfaite garantie, elle, ne se trouve que dans le 2e Adam, le céleste, le spirituel (Jésus). Comprenons donc bien que Dieu veut nous offrir la garantie de la vie éternelle, de la vie véritable, c'est sûr, mais qui restera éternellement dans le même état de vie véritable pour toute l'éternité avec la garantie divine qu'il n'y aura plus de chute possible alors.

 

  1. La différence dans la nature de Jésus, par rapport à la nature du 1er Adam

Dans I Co 15:45-50, on comprend que la différence entre Jésus, le 2e Adam et le 1er Adam repose sur leur origine céleste ou terrestre, non pas tant pour le côté géographique ou orientation spatiale, mais parce que Jésus vient d’en haut, Jésus est descendu de là où est Dieu, alors que le 1er Adam est de la terre et n’était donc pas en continu, là où était Dieu.

En effet, en Ge 3, on comprend, au verset 8, que Dieu n’était pas en permanence auprès d’Adam et Eve, car c’est seulement vers le soir de leur chute qu’Adam et Eve ont entendu la voix de Dieu qui parcourait le jardin (et c’est là qu’ils ont eu peur et se sont cachés). Bien que Dieu savait très bien ce qui était, on comprend qu’Adam et Eve, eux, ne gardaient pas en permanence le contact avec Dieu.
Tandis que Jésus, lui, est la Parole de Dieu faite chair et en Jn 1:1 , il est dit que la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

Et cela pose donc 2 spécificités qu’avait Jésus par rapport à Adam car :
- la Parole était avec Dieu (en permanence, au ciel)
- la Parole était Dieu

 

2.1 ) La Parole était avec Dieu, au ciel, donc en permanence et depuis l’éternité

Si on rapproche cette première constatation que Jésus vient d’auprès de Dieu, que Jésus était avec le Père depuis l’éternité et non pas de façon sporadique mais en permanence, avec ce qui est énoncé comme façon d’emmener les hommes à l’obéissance à Christ, donc à Dieu, en II Co 10:5, nous comprendrons sur quoi repose le fait que la nature céleste de Jésus l’a emmené à rester dans l’obéissance à Dieu envers et contre tout, tandis que le 1er Adam n’est pas resté sur le chemin de l’obéissance à Dieu.
 II Co 10:5 Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ. Nous sommes prêts aussi à punir toute désobéissance, lorsque votre obéissance sera complète.
Emmener à l’obéissance de Christ, donc à l’obéissance de Dieu, est rapproché, ici, à la connaissance de Dieu (connaissance par révélation par l’Esprit et non pas par pure connaissance intellectuelle, c’est-à-dire, qu’on parle d’une connaissance vécue en soi, par le Saint-Esprit qui façonne notre être, notre « ce que je suis », et non pas juste apprise intellectuellement).

Par conséquent, en tant qu’un Adam, c’est-à-dire avec les capacités d’un homme :
Qui était le plus susceptible de connaître Dieu de façon profonde et vécue, et de façon la plus complète possible pour un homme ?
= C’est Jésus, car lui venait du ciel, venait d’auprès du Père et le connaissait de façon profonde, par l’Esprit de Dieu qui était en lui.

Jn 3:31-34
Celui qui vient d'en haut (=Jésus) est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est de la terre, et il parle comme étant de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai; car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l'Esprit avec mesure.
Or à quoi sert l’Esprit de Dieu ?
= I Co 2:10-11
Dieu nous les a révélées par l'Esprit. Car l'Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l'homme, si ce n'est l'esprit de l'homme qui est en lui? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n'est l'Esprit de Dieu.
L’Esprit que Jésus n’avait pas avec parcimonie mais avec largesse, lui permettait donc d’être dans la connaissance profonde de Dieu le Père ; et Jésus qui venait d’en haut ne parlait pas comme quelqu’un qui comprend un peu le Père parce qu’il a eu une révélation lui permettant d’un peu mieux cerné Dieu, mais Jésus parlait comme ayant vu et entendu, en tant que témoin de ces choses célestes, spirituelles.
C’est toujours plus facile de dire ce qu’on a vu et entendu nous-mêmes en tant que témoin de ces choses, que si on nous avait juste raconté ces choses. En tant que témoin, on peut détailler ou cerner la chose dont on est témoin ou donner une description avec d’autres mots, et avec une constance dans la description, etc, etc… car on a été témoin nous-mêmes.

Voilà donc une différence fondamentale dans l’origine des 2 Adams qui a joué de façon évidente sur le chemin que Jésus, le 2e Adam, a suivi : le chemin de la volonté d’obéir à Dieu plutôt que de choisir de désobéir à Dieu pour suivre sa propre voie.
Jn 6:38 (version Bible du Semeur)
Car si je (Jésus) suis descendu du ciel, ce n’est pas pour faire ce qui me plaît, mais pour accomplir la volonté de celui qui m’a envoyé (le Père).

Es 11:2
 L'Esprit de l'Eternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Eternel.
Or voici ce que la Bible dit de cette sagesse, de cette intelligence, de cette connaissance et crainte de l’Eternel et des conseils provenant pour eux tous de l’Esprit de Dieu (et non pas du terrestre) :
Prov 2:1-12
Mon fils, si tu reçois mes paroles, Et si tu gardes avec toi mes préceptes,
Si tu rends ton oreille attentive à la sagesse, Et si tu inclines ton coeur à l'intelligence;
Oui, si tu appelles la sagesse, Et si tu élèves ta voix vers l'intelligence,
Si tu la cherches comme l'argent, Si tu la poursuis comme un trésor,
Alors tu comprendras la crainte de l'Eternel, Et tu trouveras la connaissance de Dieu.
Car l'Eternel donne la sagesse; De sa bouche sortent la connaissance et l'intelligence;
Il tient en réserve le salut pour les hommes droits, Un bouclier pour ceux qui marchent dans l'intégrité,
En protégeant les sentiers de la justice Et en gardant la voie de ses fidèles.
Alors tu comprendras la justice, l'équité, La droiture, toutes les routes qui mènent au bien.
Car la sagesse viendra dans ton coeur, Et la connaissance fera les délices de ton âme;
La réflexion veillera sur toi, L'intelligence te gardera,
Pour te délivrer de la voie du mal, De l'homme qui tient des discours pervers,

Donc si on comprend « voie du mal » et « homme qui tient des discours pervers », comme étant le chemin de la désobéissance à Dieu (le péché) et le diable, on comprendra que toutes ces facultés provenant de l’Esprit de Dieu, ait pu jouer, comme cet Esprit de Dieu était en Jésus, avec abondance, pour l’emmener à ne pas chuter comme le premier Adam qui, avant sa chute était pourtant pur comme Jésus, mais qui était terrestre et non céleste.

Si un fils reste auprès de son père de façon constante, à recevoir son instruction, pendant l’éternité et si ce fils est sage et intelligent, ne sera-t-il pas plus apte qu’un autre pour comprendre la mentalité de son père, pour connaître son père ? Alors qui plus que le Fils de Dieu, venu du ciel, d’auprès de son Père depuis l’éternité, peut mieux comprendre le Père, peut mieux connaître le Père de façon profonde ?

L’intelligence, c’est la faculté de connaître, de comprendre les choses.
Donc si l’Esprit de Dieu donne au Fils, l’intelligence de Dieu pour faire connaître les profondeurs du Père, est-ce que le Fils ne sera pas celui qui est le mieux placé pour comprendre le Père ?

Or quelle définition est donnée à « comprendre une personne » ?
= Appréhender, incorporer dans notre propre système de pensées, la vraie nature de cette personne, par une communion d’âmes, affective (voire complice), en allant jusqu’à reconnaître le bien-fondé de ses motivations particulières.

Voilà déjà où Jésus avait une différence des plus remarquables par rapport au 1er Adam : Jésus comprenait de façon profonde les vrais motivations du Père dans tous ses choix, dans toute sa volonté. Et ayant la sagesse de l’Esprit de Dieu (la sagesse étant la faculté de faire les bons choix), Jésus prenait alors le bon choix, selon la vraie sagesse, de toujours vouloir faire la volonté du Père, car il comprenait les motivations et la volonté du Père et comprenait que la volonté du Père est toujours le bon choix et le seul choix qui soit parfait, juste et bon.

Ainsi on comprend pourquoi Jésus n’a pas seulement dit « Qui va me pousser à pécher ?» mais il a dit en Jn 8:46 : « Qui de vous me convaincra de péché ? », c’est-à-dire qui va arriver à me persuader qu’il existerait un autre choix plus sage et plus intelligent que de faire la seule volonté du Père ?

Et c’est déjà vers ce point-là de comprendre la volonté, la motivation du Père (Eph 4:23 à être renouvelé dans l’esprit de notre intelligence), que l’Esprit de Dieu voudrait nous emmener, si seulement on voulait bien, à un moment, poser nos raisonnements humains et charnels, notre mentalité terrestre, basés sur notre intelligence terrestre, pour accepter d’entrer dans la compréhension que Dieu a sur les choses, d’entrer dans la connaissance de cette personne qu’est notre Dieu et de ses motivations qui guident sa volonté, par le renouvellement de notre  l’intelligence par l’Esprit de Dieu.
Ro 12:2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Eph 1:7-9 En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d'intelligence, nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu'il avait formé en lui-même,

Col 1:9 C'est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle,

Le 1er Adam a chuté et a désobéi à Dieu, car Satan a réussi à faire naître en lui que Dieu le privait de cette capacité à connaître la différence entre le bien et le mal, parce que Dieu voulait le brider, le restreindre et l’empêcher d’être comme des dieux (alors que Dieu avait créé l’homme à son image, à sa ressemblance).
Adam n’a pas compris les vraies motivations du cœur de Dieu qui voulait les préserver d’une capacité dangereuse pour l’homme, tout comme un père interdirait à un jeune enfant d’utiliser les couteaux à dépecer la viande (voir fiche Scandale et Honte). Et cela était donc une faille dans la connaissance de Dieu lui-même, de ce que Dieu est, un Père plein d’amour et d’attention pour ses enfants, faille que Jésus, lui, n’avait pas, car il connaissait le cœur du Père et les motivations qui l’ont emmené à livrer son Fils pour le salut des âmes : c’est pour cela que Jésus a dit qu’il voulait faire la volonté du Père en venant même mourir à la croix = Jésus comprenait le cœur de son Père qui voulait que les hommes soient sauvés et Jésus a voulu répondre à ce désir d’amour et de souffrance de son Père, car Jésus comprenait le Père mais aussi car Jésus était tout autant amour que le Père, et c’est ce que nous verrons dans la paragraphe suivant : Jésus, la Parole n’était pas seulement avec Dieu mais était Dieu.

 

2.2 ) La Parole était Dieu

En plus de comprendre parfaitement le Père (par l’Esprit qui sonde les profondeurs de Dieu et par l’intelligence de l’Esprit qui permet de comprendre Dieu), Jésus avait encore un point capital qui le différenciait du 1er Adam, c’est que Jésus est Dieu. Cela signifie que par rapport au 1er Adam, Jésus, lui, avait la même essence de cœur, d’âme, que Dieu.

Et cette différence est nécessaire pour garantir la stabilité de Jésus dans la sainteté, la pureté, pour garantir son incorruptibilité.
En effet, comprendre parfaitement une personne, comprendre sa façon de penser, ses motivations, ses raisonnements, etc par l’intelligence parfaite de l’Esprit de Dieu…ne va pas garantir que nous allons forcément, alors, prendre les mêmes décisions que cette personne.
Il n’y a qu’à se souvenir de Jonas qui comprenait bien les intentions profondes de Dieu envers le peuple de Ninives, au-delà du jugement que Dieu avait prononcé sur ce peuple ; mais qui ne voulait pas, lui, le même but que Dieu, car la volonté de Jonas n’était pas que le peuple de Ninives soit sauvé du jugement de Dieu. (voir fiche Comment se termine l’histoire de Jonas ?).

Mais c’est si je suis parfaitement tel qu’une personne que je prendrai les mêmes décisions, les mêmes choix que cette personne face aux situations rencontrées.
Voilà donc pourquoi Jésus, la Parole n’était pas seulement avec Dieu mais qu’il est aussi écrit que la Parole était Dieu, c’est-à-dire que la Parole et Dieu sont 1 : il n’y a aucune différence de coeur entre le Fils et le Père, donc si le Père veut sauver les hommes car son cœur de Père pleure de voir ses enfants se perdre loin de lui, le Fils sera exactement dans la même disposition de cœur que le Père, car le Fils est complètement 1 de cœur avec le Père.

Autant l’expression « la Parole était avec Dieu » nous parle de compréhension du Fils vis-à-vis du Père et donc de communion entre les 2  (car le Fils et le Père ne sont pas la même personne, contrairement à ce que disent les unitaristes : voir fiche Mahanaïm, les 2 camps ).
Autant l’expression « la Parole était Dieu » nous parle d’être parfaitement pareil, d’être parfaitement de la même essence pour le Fils et pour le Père. La Parole, Jésus est parfaitement Dieu comme le Père est Dieu.

RMQ :
Mais le fait d’être identique d’essence à un être, ne garantit pas non plus à lui seul d’avoir la même volonté que cet être, si on ne perçoit pas ce que cet autre être perçoit, si on ne voit pas ce que l’autre regarde.
Il fallait donc bien que la Parole soit aussi avec Dieu, car si 2 personnes de même essence n’ont pas de communion, de contact, de communication entre elles, alors elles pourraient ne pas avoir la même volonté si l’une d’entre elles ne comprenait pas ce que l’autre vit.

(NB : et comprenons donc bien que tout ce que j’explique ici, n’a aucune valeur si on croit en la fausse doctrine de l’unitarisme qui dit que le Fils c’est le Père qui se présenterait sous une autre forme, sous une autre fonction. Oui, si on nie l’existence du Fils comme étant une personne en lui-même, alors cet article que j’écris, ne rime strictement à rien )

C’est le serviteur qui est le plus proche de son maître, le plus souvent possible, qui saisira plus inéluctablement et plus rapidement ce que son maître veut aujourd’hui, car ce serviteur connaît son maître, s’il est intelligent pour comprendre son maître et car il est souvent à son contact pour "cerner" son maître ; et car ce serviteur est en relation avec son maître aujourd’hui. Si un serviteur qui comprend son maître, ne vient pas au contact du maître aujourd’hui, alors comment connaîtrait-il la volonté d'aujourd'hui de son maître pour l’accomplir ?
On comprendra donc pourquoi Jésus se retirait souvent pour prier son Père, bien que lui-même ait la même nature que Dieu : c’était pour entrer en relation intime avec son Père, pour entrer dans la volonté du Père pour aujourd’hui (= la croix de chaque jour, la manne de chaque jour, la volonté du Père pour chaque jour, etc ….)

Le Fils était de la même nature que Père mais c’est parce que le Fils était aussi en parfaite relation avec le Père, que le Fils a pu comprendre (par l’Esprit qui sonde tout, même les profondeurs de Dieu) ce que le Père voulait, la volonté du Père "pour aujourd’hui". Alors cela a abouti à ce que la volonté du Fils soit de faire la volonté du Père.
Il fallait les 2 spécificités pour aboutir à la même parfaite volonté dans le Fils et dans le Père, en comprenant bien que la volonté dans le Fils était de la même profondeur, de la même ampleur, avec la même véracité, car ils sont de la même essence tous deux : Pour Jésus, ce n’est pas juste le fait de s’obliger à faire la volonté du Père mais c’est véritablement d’avoir le même profond degré de vérité dans la volonté de l’un et de l’autre (Jésus voulait avec la même profondeur de vérité en lui, ce que le Père voulait).


C’est donc la réunion des 3 personnes de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, qui permet que l’union soit parfaite (voir fiche "Mahanaïm, les 2 camps" concernant l'union parfaite), car ayant la même essence, ils sont aussi en parfaitement compréhension l’un de l’autre par l’intelligence parfaite et, ayant la sagesse parfaite, ils ont donc alors la même volonté parfaitement une, mais chacun étant dans son rôle pour accomplir cette volonté qui est parfaitement une, tant au niveau du but à accomplir mais aussi, et c’est là que c’est plus compliqué, au niveau de la sincérité et la vérité de cette volonté en eux tous.

 

III /   Ce que cela signifie pour nous

A l’époque où Jésus est venu sur la Terre, les religieux qui avaient les écrits de Dieu (la Loi et les prophètes) n’avaient pas compris ce que Dieu entendait par « le Messie, le Sauveur », car ils comprenaient le salut comme était un salut purement politique et s’attendaient donc à un sauveur du même type que le roi David, un sauveur qui les sauverait de l’envahisseur romain et les ferait dominer d’un point de vue politique et géopolitique.
Mais Dieu avait un plan bien plus grand que de simplement sauver les juifs de l’envahisseur romain et Dieu envoya son propre Fils pour sauver l’humanité toute entière d’un ennemi bien plus asservissant que les romains : le péché, la nature pécheresse des hommes qui empêchait les hommes d’être libres dans leur propre existence et les empêchait aussi de pouvoir entrer et rester dans la vie véritable et éternelle que Dieu voulait pour les hommes.

Aujourd’hui, il ne faudrait pas que la même erreur se produise avec ceux qui ont les écrits de Dieu complétés par la révélation du Nouveau Testament, c’est-à-dire les chrétiens. Il ne faudrait pas que nous, chrétiens de la Bible, fassions la même erreur que les juifs de la Torah ont fait en ne comprenant pas ce que Dieu entend par « le salut » ou par « être sauvé », afin que ne se répète pas la même mise à l’écart du plan de Dieu où les juifs se sont eux-mêmes égarés parce qu’ils lisaient l’Ancien Testament (La Torah et les prophètes) avec leur propre interprétation humaine et terrestre mais n’ont pas voulu être enseignés du ciel, c’est-à-dire spirituellement, par l’Esprit de Dieu.

Autant le sauveur que Dieu a voulu envoyé n’était pas un simple sauveur politique pour seulement délivrer de l’envahisseur romain et faire seulement du peuple juif des hommes politiquement libres ; autant le sauveur que Dieu a envoyé n’est pas non plus un sauveur qui nous purifie seulement de nos péchés pour faire des chrétiens des hommes libres seulement tels que le 1er Adam.

Non, Dieu a une vision encore plus grande que de nous ramené seulement dans l’état du 1er Adam qui était pur de tout péché et était en communion avec lui. Dieu veut nous emmené plus loin que le 1er Adam qui était terrestre : il veut nous emmené à l’état du 2e et dernier Adam, l’Adam céleste, spirituel, c’est-à-dire à ce que Jésus est, afin qu’ayant revêtu sur notre être, ce que Jésus est, nous soyons alors dans l’état de l’Adam spirituel qui est incorruptible pour l’éternité.
Selon ce que Jésus a montré comme modèle spirituel d’homme parfait, Dieu veut nous emmener à une compréhension spirituelle de sa volonté en étant avec lui, comme Jésus-Christ était avec le Père, et Dieu veut nous emmener aussi à revêtir sur notre être la nature de Jésus afin que nous soyons en union parfaite de cœur avec la volonté de Dieu, sans être obligés de faire la volonté de Dieu mais en étant nous-mêmes dans le « vouloir nous-mêmes véritablement ce que Dieu veut ».
La grande différence du 2e et dernier Adam, par rapport au 1er Adam, était que Jésus était un avec la volonté du Père, non pas seulement comme étant obligé de faire la volonté de Dieu mais comme voulant sincèrement et profondément de lui-même accomplir ce qu’était la volonté de son Père.

Héb 10:5-7
C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m'as formé un corps; Tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit: Voici, je viens -Dans le rouleau du livre il est question de moi- Pour faire, ô Dieu, ta volonté.
Dans ces versets, on comprend que le but-même de la venue sur terre de Jésus, dans un corps, est d’accomplir la volonté de Dieu : la raison-même de l’existence sur terre de Jésus était d’accomplir la volonté de Dieu, et pour cela, il a fallu que Christ ait un corps.

Maintenant que Jésus est ressuscité et qu’il est retourné vers le Père, la Bible dit que le corps de Christ c’est l’Eglise.(I Co 12:27 Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. ).
Par conséquent quelle devrait être la raison d’exister de ce corps mystique de Christ ?
= faire la volonté du Père.

Par conséquent, ne considérer le salut qu’en tant que être purifié de nos péchés et avoir accès à Dieu, sans comprendre que le but de tout ça, c’est de pouvoir faire la volonté du Père, comme Jésus a voulu le faire dans son corps physique et veut maintenant le faire dans son corps mystique (=son Eglise), c’est comme accepter d’avoir des jambes mais sans s’en servir pour marcher (= la raison-même, l’intérêt-même d’avoir des jambes, c’est de s’en servir pour marcher, sinon c’est juste de longs trucs encombrants). Ainsi, la raison-même du salut, c’est de pouvoir alors entrer dans l’accomplissement de la volonté de Dieu que nous ne pouvions pas faire sans cela : et c’est ça le cadeau inestimable de la Nouvelle Alliance, cadeau que l’homme ne pourra jamais acquérir par lui-même = pouvoir faire la volonté du Père (parce que nous l’aimons et voulons que sa volonté soit accomplie, comme Jésus voulait voir la volonté de son Père assouvie, car comprenant le cœur du Père face à ses enfants qui se perdent loin de lui ).

Ainsi, bien que cela revienne au même à la fin, le but de l’Eglise n’est pas exactement que les hommes soient sauvés de la perdition mais c’est de faire la volonté du Père qui veut que les hommes soient sauvés.
De ce fait, nos yeux doivent donc être tournés vers l’accomplissement de la volonté du Père (qui lui veut le salut des âmes) mais nos regards ne devraient pas être tournés directement vers le « sauver les âmes », car on pourrait alors ne penser qu’au salut des âmes, en oubliant même qu’en fait, il s’agit de faire la volonté de Dieu ; et alors on ne penserait qu’à nos missions, nos programmes, nos moyens de parvenir à sauver des âmes et on oublierait de venir vers Dieu pour connaître sa volonté, car ça ne serait plus trop notre but que de savoir quelle est la volonté de Dieu aujourd’hui, pour nous.
En oubliant le réel but de notre vie de racheté, on ne pratiquerait même plus l’acte qui est au centre du but réel de la vie du racheté = venir et rester aux pieds de Dieu pour lui demander et attendre la réponse à cette question : « Que veux-tu Seigneur ? ». 
Comme le but de Dieu est le salut des hommes, alors on aboutira forcément au but de sauver des âmes, mais si on fixe nos regards sur la volonté de Dieu à accomplir, alors on n’oubliera pas Dieu, au passage, dans nos missions d’évangélisation ou autres, mais ce sera Dieu qui sera le centre de nos actions, car tout dépendra de ce que nous avons reçu comme sa volonté.

Ne zappons pas Dieu dans la mission qu’il a prévue pour l’Eglise, car rappelons-nous de la fiche « Comment se termine l’histoire de Jonas ? » : la mission que Dieu nous donne à nous, c’est le moyen que Dieu a choisi pour que nous nous rapprochions de lui en accomplissant cette mission. Donc si nous ne visons que d’accomplir la mission en oubliant même Dieu, alors le but véritable et profond que Dieu avait pour nous dans cette mission, sera manqué. Dieu pourra même agir au cours de notre mission que nous essayons d’accomplir sans lui (car il fait grâce) mais le but réel pour nous-mêmes, la volonté profonde de Dieu pour nous-mêmes (que nous nous rapprochions davantage de lui) sera manquée, à sa grande tristesse.

Dieu veut donc plus pour nous qu’un simple retour à l’état du 1er Adam qui était pur et était en relation avec lui, mais il veut que notre nature, notre essence soit telle que celle de Jésus, le 2e Adam, qui avait la "mentalité" spirituelle qui a comme véritable besoin à assouvir pour vivre :
Jn 4:34 Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.
(Voir Fiche Ma chair est vraiment une nourriture )

Et c’est seulement si nous avons cette nature parfaite de serviteur de Dieu pour accomplir sa volonté, que nous pourrons rester incorruptibles et inébranlables dans la pureté et la sainteté, pour l’éternité, car Jésus, ce que Jésus est, en a fait la démonstration totale.
Mais Dieu a besoin de notre accord vrai et sincère (naissant de conviction et de foi) pour nous revêtir de cette nature de Jésus, pour nous sanctifier, car c’est lui seul, par le Saint-Esprit, qui peut le faire en nous (nos efforts ne peuvent y parvenir) et c’est seulement par la foi en Dieu que nous accepterons de revêtir ainsi cette nature de « non pas ma volonté, mais ta volonté Seigneur » qui se concrétisera alors quotidiennement dans nos choix.

 

II Co 10:4-5
Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ.
Voici à quoi sert l’Evangile par l’action du Saint-Esprit qui nous révèle la connaissance de Dieu (or la connaissance de Dieu, c’est la vie éternelle = Jn 17:3) : nous amener à être captif à l’obéissance de Christ, tellement nous sommes en véritable union profonde avec la volonté de Christ, comme nous la comprenons par l’Esprit et comme notre nature est changé selon sa nature….
Mais Dieu ne veut pas nous emmener à cette captivité sans que ce soit de notre propre volonté que nous l’acceptions (sinon il nous forcerait) : ainsi nous serons tel l’esclave qui veut librement rester esclave de son bon maître, pour l'éternité.
Ex 21:1-6
 
Voici les lois que tu leur présenteras.
Si tu achètes un esclave hébreu, il servira six années; mais la septième, il sortira libre, sans rien payer. S'il est entré seul, il sortira seul; s'il avait une femme, sa femme sortira avec lui. Si c'est son maître qui lui a donné une femme, et qu'il en ait eu des fils ou des filles, la femme et ses enfants seront à son maître, et il sortira seul. Si l'esclave dit: J'aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre, - alors son maître le conduira devant Dieu, et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l'oreille avec un poinçon, et l'esclave sera pour toujours à son service.

Partager cet article
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :