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Comme un Béréen

Mahanaïm (Les 2 camps)

8 Mars 2022 , Rédigé par Comme un Béréen Publié dans #Alliance, #vie chrétienne

Jacob poursuivit son chemin; et des anges de Dieu le rencontrèrent. En les voyant, Jacob dit: C'est le camp de Dieu ! Et il donna à ce lieu le nom de Mahanaïm (litt = les deux camps). - Ge 32:1-2

Jacob poursuivit son chemin; et des anges de Dieu le rencontrèrent. En les voyant, Jacob dit: C'est le camp de Dieu ! Et il donna à ce lieu le nom de Mahanaïm (litt = les deux camps). - Ge 32:1-2

Mahanaïm ( Les 2 camps )

Les 2 types de jonctions dans l’homme intérieur

 

Gn 32
Jacob poursuivit son chemin; et des anges de Dieu le rencontrèrent. En les voyant, Jacob dit: C'est le camp de Dieu ! Et il donna à ce lieu le nom de Mahanaïm (litt = deux camps).

Jacob envoya devant lui des messagers à Esaü, son frère, au pays de Séir, dans le territoire d'Edom. Il leur donna cet ordre: Voici ce que vous direz à mon seigneur Esaü: Ainsi parle ton serviteur Jacob: J'ai séjourné chez Laban, et j'y suis resté jusqu'à présent; j'ai des boeufs, des ânes, des brebis, des serviteurs et des servantes, et j'envoie l'annoncer à mon seigneur, pour trouver grâce à tes yeux.
Les messagers revinrent auprès de Jacob, en disant: Nous sommes allés vers ton frère Esaü; et il marche à ta rencontre, avec quatre cents hommes. Jacob fut très effrayé, et saisi d'angoisse. Il partagea en deux camps les gens qui étaient avec lui, les brebis, les boeufs et les chameaux; et il dit: Si Esaü vient contre l'un des camps et le bat, le camp qui restera pourra se sauver.
Jacob dit: Dieu de mon père Abraham, Dieu de mon père Isaac, Eternel, qui m'as dit: Retourne dans ton pays et dans ton lieu de naissance, et je te ferai du bien! Je suis trop petit pour toutes les grâces et pour toute la fidélité dont tu as usé envers ton serviteur; car j'ai passé ce Jourdain avec mon bâton, et maintenant je forme deux camps. Délivre-moi, je te prie, de la main de mon frère, de la main d'Esaü! car je crains qu'il ne vienne, et qu'il ne me frappe, avec la mère et les enfants. Et toi, tu as dit: Je te ferai du bien, et je rendrai ta postérité comme le sable de la mer, si abondant qu'on ne saurait le compter.

C'est dans ce lieu-là que Jacob passa la nuit. Il prit de ce qu'il avait sous la main, pour faire un présent à Esaü, son frère: deux cents chèvres et vingt boucs, deux cents brebis et vingt béliers, trente femelles de chameaux avec leurs petits qu'elles allaitaient, quarante vaches et dix taureaux, vingt ânesses et dix ânes. Il les remit à ses serviteurs, troupeau par troupeau séparément, et il dit à ses serviteurs: Passez devant moi, et mettez un intervalle entre chaque troupeau. Il donna cet ordre au premier: Quand Esaü, mon frère, te rencontrera, et te demandera: A qui es-tu? où vas-tu? et à qui appartient ce troupeau devant toi? tu répondras: A ton serviteur Jacob; c'est un présent envoyé à mon seigneur Esaü; et voici, il vient lui-même derrière nous. Il donna le même ordre au second, au troisième, et à tous ceux qui suivaient les troupeaux: C'est ainsi que vous parlerez à mon seigneur Esaü, quand vous le rencontrerez. Vous direz: Voici, ton serviteur Jacob vient aussi derrière nous. Car il se disait: Je l'apaiserai par ce présent qui va devant moi; ensuite je le verrai en face, et peut-être m'accueillera-t-il favorablement. Le présent passa devant lui; et il resta cette nuit-là dans le camp.
Il se leva la même nuit, prit ses deux femmes, ses deux servantes, et ses onze enfants, et passa le gué de Jabbok. Il les prit, leur fit passer le torrent, et le fit passer à tout ce qui lui appartenait.

Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore. Voyant qu'il ne pouvait le vaincre, cet homme le frappa à l'emboîture de la hanche; et l'emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu'il luttait avec lui. Il dit: Laisse-moi aller, car l'aurore se lève. Et Jacob répondit: Je ne te laisserai point aller, que tu ne m'aies béni. Il lui dit: Quel est ton nom? Et il répondit: Jacob. Il dit encore: ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur. Jacob l'interrogea, en disant: Fais-moi je te prie, connaître ton nom. Il répondit: Pourquoi demandes-tu mon nom? Et il le bénit là. Jacob appela ce lieu du nom de Peniel: car, dit-il, j'ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée. Le soleil se levait, lorsqu'il passa Peniel. Jacob boitait de la hanche. C'est pourquoi jusqu'à ce jour, les enfants d'Israël ne mangent point le tendon qui est à l'emboîture de la hanche; car Dieu frappa Jacob à l'emboîture de la hanche, au tendon.

 

I /   Le principe de l’unité
  1. Le pluriel de doublement

« Mahanaïm » ou « Machanayim » est le pluriel double de « Machaneh » (=camp)

Le mot « Mahanaïm » que Jacob donna à ce lieu où les anges de Dieu le rencontrèrent, est un pluriel de doublement, un pluriel dans la langue hébraïque que nous n’avons pas dans notre langue française, qui est utilisé pour dire qu’il y a 2 choses mais pour les choses qui vont par paire : par exemple, les 2 oreilles, les 2 jambes, les 2 bras, les 2 chaussures car cela existe par 2, par paire, donc on les nomme en employant le pluriel de doublement, pour exprimer ces 2 choses qui font une paire.

Non pas que je parle l’Hébreux pour connaître ainsi l’existence de ce pluriel double, mais c’est parce que j’ai appris l’existence de ce pluriel de doublement avec un mot dont on ne sait pas souvent qu’il s’agit d’un mot au pluriel double = « Jérusalem ».
En effet, le mot « Jérusalem » dont on dit qu’il signifie "possession ou habitation de la paix" ou "ville de la paix", est en fait, en hébreux, le mot « Yeruwshalaim » qui est le pluriel double de « Yeruwshalem ». Ainsi, la vraie signification de « Jérusalem », si on veut être pointilleux, devrait être "les 2 habitations de la paix", "les 2 villes de la paix", et dans le sens d’un pluriel de doublement, c’est-à-dire un pluriel qui va par 2, pour des choses qui vont par paire, qui existent par paire comme pour les 2 bras (en comprenant la paire : bras gauche- bras droit qui forment l’ensemble des 2 bras du corps qui existent ainsi selon cette paire).
Et cette particularité du pluriel double, pour le mot « Jérusalem », n’est pas sans intérêt lorsqu’on lit le passage de Gal 4:22-26, qui redonne alors une profondeur de plus à ce passage.
Gal 4:22-26
Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. Mais celui de l'esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L'une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c'est Agar, - car Agar, c'est le mont Sinaï en Arabie, -et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c'est notre mère;
On comprend alors, dans ce passage, tout l’intérêt de savoir que le mot « Jérusalem » lui-même veut dire "la paire des 2 villes de la paix", car « Jérusalem »  fait donc référence à la ville terrestre, naturelle et à la ville céleste, spirituelle. On parle des choses terrestres et donc visibles mais qui sont l’ombre des choses spirituelles, car la chose qui a une valeur éternelle véritable, pour Dieu, c’est le spirituelle ; mais c’est par les choses terrestres, qui sont visibles humainement, que Dieu veut nous enseigner les choses spirituelles.
Et c’est ce qui est expliqué aussi en Héb 8,  à propos de l’ancienne alliance qui était l’ombre de la nouvelle alliance, l’alliance spirituelle, qui est la vraie alliance finale, complète et finalisée que Dieu visait depuis toujours. Mais Dieu a dû commencer par donner les choses terrestres (et donc plus visibles, plus concrètes) de l’ancienne alliance, afin que ces choses puissent servir de base pour faire comprendre les choses invisibles, car spirituelles, de la nouvelle alliance, la véritable alliance éternelle.
Par les choses terrestres et donc visibles par nous, Dieu veut nous enseigner des vérités spirituelles qui sont difficiles à comprendre humainement  (exemple : naissance naturelle / nouvelle naissance ; relation mari-femme / relation Christ-Eglise ; temple terrestre / temple céleste …)

Par ce pluriel double compris dans le mot « Jérusalem », on a donc, dans 1 mot, le rapprochement des 2 versants d’une idée : la chose terrestre qui est l’ombre de la chose spirituelle ; un peu comme on a déjà vu dans la fiche sur  La nécessité d’enseigner, pour le principe du « symbole » qui est l’association = « symbolant + symbolé », le symbolant étant la représentation concrète et succincte (exemple : le dessin d’un cœur  ) du symbolé qui est le concept abstrait sous-entendu, évoqué via le symbolant (exemple : l’amour, le concept abstrait évoqué dans le dessin du cœur ).

 

Or dans le passage de Gen 32, comme on a le mot « Mahanaïm » qui est aussi un pluriel de doublement, qui veut donc dire « 2 camps », on comprendra qu’il y a un enseignement spirituel par rapport à cette idée de 2 camps, surtout qu’on remarque bien que Jacob nomme le lieu avec un pluriel de doublement, lorsque des anges spirituels viennent à la rencontre du camps terrestre de Jacob.
Ainsi, le fait qu’on retrouve l’idée de « 2 camps » qui revient 3 fois dans ce passage, nous incite donc à nous concentrer sur cet aspect terrestre/spirituel, dans ce passage, afin d’en sortir un enseignement spirituel, guidé par le Saint-Esprit, en nous aidant des choses terrestres qui se passent et qui sont l’ombre des choses spirituelles.

 

 

  1. L’unité ou le principe de « 2 forment 1 »

Ce pluriel de doublement de la langue hébraïque qui est ainsi parfois utilisé pour l’association terrestre/spirituel, me rappelle une citation dont je ne me souviens plus l’origine et qui concerne un tout petit mot qui, lui, est bien utilisé dans la langue française : le mot « et »

Citation : «  Ce mot "et" qui, chaque fois qu’il veut lier 2 choses, les séparent.  »

Et c’est vrai que le petit mot « et » est utilisé pour associer 2 choses ensemble, afin d’exprimer comme une unité par cette adverbe de coordination qui est une liaison, une jonction entre ces 2 choses mais alors, ce mot « et » qui veut faire cette jonction, se place entre les 2 choses et bien qu’il veuille lier ces 2 choses, il rappelle alors, aussi, que ces 2 choses sont, en fait, 2 choses distinctes puisqu’il est là pour les lier.
On a donc une jonction qui marque une unité, tout en marquant aussi le fait qu’il y a bien 2 choses distinctes qu’on lie dans cette unité.

Exemple :  Gn1:27 Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme.
On voit donc ici, justement, cette utilisation du mot « et » qui lie l’homme et la femme en une unité, car il est écrit, au début du verset, que Dieu créa l’homme à son image et on finit par le fait qu’il créa ainsi l’homme et la femme. Ce verset ne veut nullement dire que seul l’homme (le mâle) a été crée à l’image de Dieu  mais que c’est "l’unité homme" qui a été créée à l’image de Dieu, c’est-à-dire l’unité « homme et femme ».
Cela nous rappelle donc la "jonction" du mariage entre un homme et sa femme qui forment 1 seul corps et qui est l’ombre d’une chose encore plus spirituelle et qui est l’unité de Christ et de son Eglise:
Eph 5:31-32
C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l'Eglise. 
Il y a donc une unité mais de 2 entités distinctes et ce mystère est grand, car il rejoint un peu ce qu’on appelle communément la Trinité : Dieu est un, Dieu est unique, tout en ayant le Père, le Fils et le Saint-Esprit qui sont Dieu sans pour autant être la même personne, n’en déplaise aux adeptes de la fausse doctrine de l’unitarisme qui prétendent que le Père, le Fils et le Saint-Esprit seraient la même personne qui se manifesterait simplement sous des formes différentes ; ce qui est une hérésie issue d’un raisonnement humain qui tente de conceptualiser Dieu avec un concept que l’homme peut comprendre humainement. Or Dieu est au-delà de nos raisonnements humains. Ne nous faisons pas un veau d’or "créé par la main de l’homme", c’est-à-dire par les raisonnements humains, comme Aaron l’avait fait pour le peuple qui voulait pouvoir se représenter Dieu avec leurs facultés humaines.
L’unité de Dieu qui est Père, Fils et Saint-Esprit, est encore bien plus un mystère que l’unité de l’homme et de sa femme qui ne forment qu’un seul corps, spirituellement, pour Dieu et qui rappelle aussi l’unité de Christ et de l’Eglise.

Et c’est encore ce même mystère de "faire parfaitement 1, avec 2 entités distinctes" ou même avec encore plus d’entités distinctes, qui se retrouve dans
Jn 17:20-23
Jn 17:20-23
Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé.
Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un, - moi en eux, et toi en moi, -afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé

Ici, Jésus prie le Père que ses disciples soient parfaitement un (et il n’est pas écrit « parfaitement uns » au pluriel mais bien « un » au singulier), comme lui et le Père sont un. Or c’est précisément
là qu’est tout un mystère et toute une puissance qui va au-delà de l’humain : comment faire « parfaitement un » avec des entités distinctes ? Comment faire pour que des entités distinctes soient parfaitement un, comme le Fils et le Père sont parfaitement un ?
C’est ce que les hommes ne peuvent pas faire mais que Dieu, lui peut faire et veut faire dans la Nouvelle Alliance, par le Saint-Esprit : voir la fiche Tour de Babel, l’Alliance Humaine où on voit la différence entre l’alliance humaine qui essaie de créer l’unité par les moyens humains et la nouvelle alliance de Dieu qui crée l’unité par le Saint-Esprit et qui se manifesta concrètement à la Pentecôte.

Et pour rebondir sur l’unitarisme qui prétend que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont juste la même personne mais sous une manifestation différente, je dirais alors : Mais où serait le mystère et la puissance divine dans le fait qu’une personne unique soit une ? Où serait la puissance de Dieu dans le fait de créer une unité avec une seule personne qui se manifesterait juste sous des formes différentes ?, même Satan sait se manifester sous des formes différentes (anges de lumière, par exemple)….
Le mystère de l’unité et la puissance de la prière de Jésus pour ses disciples, réside dans le fait de créer une unité parfaite entre des personnes distinctes et c’est cette unité qui est directement comparée, par Jésus, à l’unité qu’il forme lui et le Père. Donc comment dire, maintenant, que le Fils et le Père seraient la même personne qui se manifesterait sous des formes différentes ?
Est-ce que nous serons une seule personne lorsque nous serons parfaitement un comme le Fils et le Père sont un ?  
= NON !
L’unitarisme enlève tout mystère et toute profondeur de vérité et de puissance dans cette prière de Jésus de Jn 17:20-23 et surtout, l’unitarisme nie l’existence-même du Fils en tant qu’existant lui-même, pour ne dire alors que seul le Père existerait. Or cela n’est pas sans conséquence sur l’origine de cette fausse doctrine :
I Jn 2:22(b)-24Celui-là est l'antéchrist, qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils n'a pas non plus le Père; quiconque confesse le Fils a aussi le Père. Que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous. Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous demeurerez aussi dans le Fils et dans le Père.
Ce mot "et" qui, chaque fois qu’il veut lier 2 choses, les séparent. 
Oui, considérons bien, ici, l’utilisation du mot « et », qui tout en unifiant 2 choses, marque aussi le fait que ces 2 choses sont distinctes, car il n’y a pas besoin d’unifier ce qui est déjà la même chose, il n’y a pas besoin du mot « et » pour "unir 1 seul mot". Alors face à l’origine antéchristique de ce qui nie le Père et le Fils (donc qui nie qu’il y ait besoin du mot « et »), il serait bon de bien de réexaminer si on veut toujours rester dans la doctrine de l’unitarisme, et de demander à la 3eme personne du Dieu unique (= le Saint-Esprit), de nous éclairer sur ce mystère, en acceptant d’avoir à abandonner une représentation certes accessible aux raisonnements humains, mais n’allant pas plus loin que le veau en or d’Aaron pour contenter les besoins du peuple de pouvoir comprendre Dieu, de pouvoir saisir Dieu humainement.

 

Ainsi quand on a une seule chose, on qualifie cette chose d’être une, d’être une unité, de par le fait qu’elle soit elle seule, c’est vrai.
Mais il existe aussi l’unité par l’union qui unit en un, tout en étant la réunion de choses distinctes et cela est plus compliqué à réaliser, car la qualité de l’unité ainsi créée, réside alors dans la qualité de l’union, de ce qui fait l’union : la " jonction", le lien entre les parties distinctes qui sont unies entre elles.

Définition :
Union = Relation qui existe entre deux ou plusieurs personnes ou choses considérées comme formant un tout.
 
Ainsi, une unité par union est nécessairement la réunion de 2 choses distinctes, par une relation, par une jonction qui permet cette formation en unité des 2 choses (ou plus de 2).
Par exemple, dans le langage français, on utilise le mot « et » qui marque cette jonction entre 2 mots distincts qu’on veut unir en une entité liée. Il s’agit donc d’un lien, d’une jonction qui permet cette liaison, cette réunion en 1, cette union entre 2 choses pour faire 1.


Or un système peut notamment permettre d’établir cette union :  une alliance.
Définition :     

Alliance = Union contractée par engagement mutuel

Et donc, pour faire 1 avec 2 ou plusieurs entités distinctes, on peut utiliser  le principe de l’alliance pour créer cette union en une unité, c’est-à-dire faire une unité entre des personnes distinctes qui s’engagent mutuellement les unes vis-à-vis des autres, dans cette volonté de faire l'unité.
Donc si on veut établir une union par le principe d’une alliance, l’alliance fera donc le lien, la jonction entre les entités.

Et si on veut une unité parfaite, il faudra donc une jonction, un lien parfait et si on fait ce lien par une alliance, il faudra donc une alliance parfaite.

(voir les fiches sur La Nouvelle Alliance : Les 2 Alliances, Les bénédictions de la Nouvelle Alliance, La vie de résurrection,  Le Sang et la Nouvelle Alliance, Tour de Babel, l’Alliance Humaine, Vous serez mon Peuple, Le Paradis pour un peuple entier, Circulation et diffusion de la vie ).


 

II /   Le cheminement vers l’alliance faisant la bonne jonction pour l’union
 
  1. Le besoin d’une nouvelle jonction entre les 2 camps : camp de l’homme et camp de Dieu

Au tout début du passage de Ge 32, il est écrit que Jacob poursuivit son chemin . On est donc dans un cheminement qui va nous mener justement vers une union qui, au départ, n’était pas parfaitement établie, tant au niveau spirituel (relation verticale avec Dieu) qu’au niveau de la manifestation dans le concret de la vie de Jacob (relation horizontale avec Esaü) .

Il est aussi écrit, dès le début du passage de Ge 32, que Jacob va percevoir la rencontre avec les anges de Dieu, la rencontre avec le monde spirituel de Dieu, comme formant alors 2 camps : il y a le camp de Dieu et le camp de Jacob. Mais Jacob va alors employer le pluriel de doublement pour nommer ces 2 camps. Or on a vu que le pluriel de doublement est certes un pluriel qui veut dire 2 mais aussi un pluriel qui veut dire 1 paire, qui marque le fait que ces 2 choses sont une paire, sont une association de 2 choses qui sont une unité, une paire allant ensemble, comme l’œil droit et l’œil gauche forme la paire des yeux dans le corps pour que le corps voit correctement, comme la jambe gauche et la jambe droite forment la paire des jambes pour que le corps marche correctement.
On verra donc, dans la suite du texte, que cette rencontre de 2 camps (terrestre et spirituel) qui vont former un pluriel de doublement, une unité de 2 choses pourtant distinctes, va alors être aussi illustrée dans le concret, par la rencontre du camp de Jacob et du camp d’Esaü; 2 camps qui pourtant semblent bien distincts au début (selon la façon de voir de Jacob, au début). Et c’est le cheminement vers la réunion en un qui est racontée dans ce récit, le versant terrestre de l’histoire se présentant comme une illustration du versant spirituel de l’histoire.

Et c’est normal que Jacob perçoive, au premier abord, une certaine incompatibilité entre le rassemblement de son camp et du camp de son frère Esaü, au début de ce chapitre 32, comme Jacob avait trompé son frère. Et cela est aussi l’ombre de la chose spirituelle, l’ombre de l’incompatibilité initiale au niveau de la relation verticale avec Dieu, entre la réunion de l’homme et du camp de Dieu, car il n’y a pas de réunion possible, humainement, entre le spirituel de Dieu et le terrestre, le naturel, le charnel, car l’homme pécheur est en désobéissance envers Dieu et son péché le coupe de Dieu, et son péché appelle un jugement de la part de Dieu et l’homme pécheur se sent condamné face à la justice que Dieu devrait exercer sur lui.
II Co 6:14 nous dit : Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? pour nous parler de l’impossibilité de rapprochement entre le spirituel de Dieu et l’homme naturel. Dieu est saint, ce qui signifie « Dieu est à part », Dieu est à part de l’homme naturel et sans l’intervention de Dieu, il ne peut y avoir de rapprochement entre le charnel et le spirituel divin.

Ex 33:1-7 - Le Tabernacle était situé hors du camp d’Israël car Dieu est à part de tout ce qui est de l’homme naturel. Dieu est saint (littéralement = « à part »).
Et c’est justement après l’épisode où le peuple d’Israël s’était fait (par l’intermédiaire d’Aaron) un veau en or, pour se créer soi-même une représentation de Dieu qui soit perceptible par l’homme, que Dieu dit à Moïse qu’il ne monterait pas au milieu du peuple, de peur qu’il ne consume ce peuple en chemin (jugement de Dieu). Alors  Moïse dressa la tente de la rencontre (le Tabernacle) hors du camp d’Israël, hors du charnel : HORS DE (= à cause de la sainteté de Dieu, car Dieu n’est pas selon le charnel et n’a rien à voir avec le charnel et ne peut pas être réuni au charnel). Donc la rencontre était hors du camp, la rencontre du camp de Dieu et du camp du peuple terrestre n'était donc pas concrète puisqu’elle ne se faisait pas réellement, en fait, comme la tente de la rencontre était hors du camp : il y avait 2 camps ( = étrange rencontre de 2 camps qu'était "cette rencontre hors du camps...") !

Et cette distinction entre les 2 camps (Charnel / Spirituel) se matérialise ainsi dans le concret, dans la relation avec son semblable, avec Esaü son propre frère, que Jacob l’usurpateur avait trompé pour acquérir la bénédiction de son père Isaac.
Quand Jacob apprend que son frère arrive avec 400 hommes, Jacob prend peur car Jacob est avec sa façon de voir, issue de ce qu’il est (il interprète cette information selon sa compréhension, son historique de trompeur). Or Jacob étant ce qu’il est, avait donc posé des actes issus de ce qu’il est : il avait trompé son père Isaac et avait ainsi usurpé la bénédiction d’Esaü par un stratagème de tromperie, sans attendre que Dieu ne réalise la promesse qui reposait sur Jacob et sans attendre que ne se concrétise par l‘action de Dieu, son acquisition du droit d’ainesse qu’Esaü lui avait donné en échange d’un plat de lentille. On peut donc rapprocher cette action charnelle de Jacob, à l’action charnelle de son grand-père Abraham qui voulut réaliser lui-même la promesse de Dieu d’avoir une descendance, en faisant un fils (Ismaël) à sa servante, au lieu d’attendre que Dieu ne lui donne un fils par Sara, par son action divine.
Et on peut aussi rapprocher cela, au niveau spirituel, au niveau de la relation verticale vis-à-vis de Dieu, à Adam qui a eu peur de rencontrer Dieu après avoir péché contre Dieu, car son état de pécheur et la conséquence de son acte de désobéissance laissait maintenant place à la peur du jugement Dieu : il n’y avait plus une unité parfaite mais une division avait été faite en 2 camps distincts. Voulant atteindre le divin par la connaissance du bien et du mal par lui-même, l’homme fut déchu de l’unité avec Dieu, alors que l’homme était déjà dans l’unité avec Dieu ; tout comme Abraham était déjà dans la promesse de Dieu avant d’agir charnellement en essayant d’atteindre la promesse par lui-même, tout comme Jacob était déjà dans la promesse du droit d’aînesse avant de vouloir l’acquérir par la tromperie (car il avait déjà acquis le droit d’aînesse auprès de son frère et car la prophétie sur lui avait déjà été donnée à sa naissance - Ge 25:23).
Croyant atteindre le spirituel par des œuvres charnelles, il y a eu séparation au lieu de l’unification qui était déjà là dans le spirituel, car les actions charnelles ne permettent pas d’atteindre le divin, le spirituel divin et créent, au contraire, des situations délicates qui séparent et que Dieu ne voulait pas pour nous. Et ensuite, la rencontre des 2 camps issus de cette séparation laissera place à la crainte, à cause de la culpabilité de l’acte charnel qui laisse une œuvre de péché, avec un résultat qui n’est pas dans le véritable bien selon Dieu.

Voilà donc Jacob qui prend peur face à la venue de son frère car, forcément, ce que Jacob avait posé comme actes, fait penser à Jacob, que son frère vient avec des intentions de vengeance, de jugement. Et c’est forcément ce que Jacob le trompeur ne peut que penser, comme il perçoit la situation en fonction de sa façon de considérer la situation : il a dupé Esaü et ce dernier voulait se venger à son départ (le jugement face au péché), donc Jacob voit la situation actuelle selon ce point de vue qu’il a en lui, lui qui a commis l’acte condamnable, que même Jacob reconnaît donc comme un acte condamnable, par l’attitude-même qu’il adopte face à la nouvelle. En effet, Jacob a interprété la nouvelle qui lui est rapportée, car les envoyés de Jacob ont juste dit qu’Esaü arrivait avec 400 hommes, ils n’ont nullement exprimé les intentions d’Esaü…

Ainsi, la façon de Jacob d’appréhender la rencontre avec son frère qui vient à lui, mène Jacob à voir non pas une unité possible qui arrive, une union qui se présenterait mais il y voit encore une désunion qui arrive, car un jugement contre l’acte condamnable posé est ce qui est juste, ce qui est normalement envisageable comme conclusion : il voit donc 2 camps séparés qui vont se rencontrer.

Et Jacob va encore vouloir régler la situation à sa façon et selon un modèle que l’homme charnel peut adopter pour sa survie. Dieu ne va pas l’en empêcher ou l’avertir qu’il n’y a pas besoin de tout ça (car son frère Esaü venait avec de bonnes intentions). Non, Dieu va laisser Jacob faire encore à sa façon, car il faut que Jacob comprenne qu’il doit renoncer à ce qu’il est, à ses façons de voir et de faire charnelles, à ses raisonnements charnels, à ses réactions charnelles.

Jacob va alors agir selon ce qu’il est et selon sa façon de voir et d’agir face à la situation : il va mettre en action sa façon de voir qui repose sur la séparation en 2 camps distincts quand il y a un risque dans la réunion de ces 2 camps.
Quand Jacob voit 2 états différents qui ne sont pas compatibles, alors pour Jacob, il est bien de ne pas réunir  mais de séparer en 2 ce qui est distinct.
Et c’est notamment ce qu’on voit dans les groupes de cadeaux que Jacob envoie à son frère pour l’amadouer : chaque groupe de cadeau est séparé en troupeaux distincts, selon l’espèce différente des animaux offerts en cadeau.

Or souvenons-nous de comment Jacob avait fait grandir son troupeau parmi le troupeau de Laban en Ge 30:25-43 : il avait séparé systématiquement les moutons noirs et rayés d’avec les moutons blancs qui étaient pour Laban et ne les avait pas réunis ( ce qui est, naturellement et génétiquement parlant, une bonne façon de faire). Et s’il y avait des brebis chétives, il ne les prenait pas non-plus dans son troupeau mais les laissait dans le troupeau de Laban, pour ne pas que son troupeau soit déprécié par un mauvais croisement entre les bonnes brebis  et les chétives.
L’historique de Jacob lui a laissé ainsi des traces dans sa construction mentale, puisque cette méthode fonctionnait dans le naturel, pour son troupeau de brebis : il semblerait que Jacob se soit mis à suivre sa même façon de considérer la situation, pour son propre camp (son "troupeau humain"), par anticipation.

Par conséquent, face à la peur de perdre tout son camp, Jacob anticipe l’éventuelle survenue du problème au sein de son camp et prévoit donc qu’il faudrait déjà préparer une séparation en 2 de son camp, ce qui permettrait d’anticiper le moment où une partie du camp ne serait pas dans un bon état de marche et mettrait en péril le reste du camp. Par conséquent,  Jacob anticipe déjà la séparation entre le camp qui serait indemne et le camp qui serait attaqué et ne pourrait plus être en bon état de marche et mettrait alors en péril la survie du reste sain qui pourrait s’enfuir. C’est donc une séparation par anticipation entre les brebis saines et les brebis qui deviendraient moins aptes à survivre du fait de l’attaque.

Jacob voit la situation selon son historique et Jacob réagit, face à sa façon de considérer la situation, selon sa façon de réagir qu’il a assimilée en lui, dans la construction de sa personne, puisque cela s’était révélée être naturellement bénéfique pour son troupeau de brebis, pour son "camp" de brebis.

Ainsi le commandement que Dieu donne à Jacob de retourner dans son pays natal, pose un réel problème pour Jacob : Dieu, en lui demandant de retourner dans son pays natal, impose alors à Jacob la réunion des 2 camps que Jacob considèrent comme incompatibles, comme Jacob pense qu’Esaü vient pour se venger.
Et c’est une demande tragique pour Jacob qui doit alors envisager même le pire (la mort) et se décider à y faire face, s’il veut obéir à Dieu. Mais Jacob va néanmoins décider de quand-même obéir à Dieu, par la foi, jusqu’au bout, même si cela peut être perçu comme aller à la rencontre de la mort.
Et forcément, tout cela nous parle de l’œuvre de la croix de Jésus qui, lui, est allé à la rencontre de la mort, par obéissance à son Père, par la foi que Dieu le ressusciterait, tout comme Jacob allait à la rencontre d’Esaü en s’appuyant sur la promesse de Dieu de lui faire du bien et de lui donner une postérité abondante.


Mais Jacob va encore aller à cette rencontre en usant encore de stratagèmes charnels. Face à la peur et pour envisager la survie de son camp, la survie de son nom, Jacob voit donc que la solution se trouve dans la séparation en 2 camps, comme c’est sa façon d’envisager la situation = pour la survie du camp, opérons une distanciation sécuritaire. (cf distanciations sanitaires face à l’épidémie du COVID …)
Face à la peur de la mort et pour la survie d’au moins une partie camp, pour la "survie de son espèce", Jacob va opérer en séparant, en isolant les membres du camp les uns des autres, jusqu’à ce qu’il se retrouve seul, car c’était lui le coupable, le plus digne de jugement (mais il sera à remarquer que Jacob se présentera quand-même le premier face à Esaü, il ne mettra pas sa famille en avant, comme Jésus a été celui qui a fait face, pour nous, au jugement de Dieu).

Et c’est vrai que même au temps de Moïse, pour ne pas que Dieu ne consume le peuple d’Israël charnel, Moïse va séparer le camp spirituel de Dieu (le Tabernacle) et le camp charnel du peuple = il en va de la survie du peuple. Si le peuple d’Israël ne devient pas spirituel, alors il est mieux d’opérer une séparation entre les 2 camps, pour la survie du camp charnel. En Ex 33, tout de suite après l’épisode du veau d’or, après que Dieu ait prévenu qu’il ne monterait pas au milieu du camp d’Israël, de peur qu’il ne consume ce peuple porté à la désobéissance, Moïse va installer hors du camp, le tabernacle, la tente d’assignation où Dieu se rencontrait.
De même, au niveau sanitaire, Dieu avait aussi prévu des directives d’isolement en quarantaine, isolement purement sanitaire, laissées au peuple d’Israël, en cas de lèpre et autres maladies contagieuses, etc (exemple : Lév. 13), pour parer à ces situations de façon sanitaire et purement médicale et épidémiologique. (Dieu n’est pas que dans le miraculeux, il donne aussi des directives de sagesse et de bon sens, qui ont été d’ailleurs reprises dans le médical. On voit notamment que Dieu avait donné des dons d’intelligence, de sagesse et de savoir pour l’artisanat à certains de son peuple, pour construire le tabernacle : le tabernacle et tous les ustensiles du culte n’ont pas été créés par un miracle de la part de Dieu mais bien par des ouvriers humains qui ont reçu de l’intelligence pour les ouvrages manuels. Ex 35:30-35 )

Mais cette façon de voir et de procéder, est la façon depuis le terrain du terrestre, depuis le camp terrestre, depuis l’analyse et le raisonnement encore accessibles par l’humain, selon des moyens humains et qui ne permettent de concevoir alors que les possibilités humaines :
- humainement parlant, on isole les cas contaminés, pour ne pas qu’un contact avec eux, contamine le reste du camp qui n’est pas malade.
- le peuple d’Israël était charnel, donc la seule solution disponible du côté humain, était la séparation d’avec le camp de Dieu, pour préserver le peuple charnel.

Car c’est ce qui est disponible au niveau humain comme solution à adopter, sans être péjoratif mais en toute bonne foi.
Mais si on se tourne ensuite au niveau de Dieu, alors une autre façon de voir la situation et une autre façon d’agir face à ces mêmes situations peut être prise, sous la direction de Dieu et ses façons de faire peuvent même aller à l’encontre de la façon humaine, normale et logique :
- Il faut isoler les malades de la lèpre et ne pas avoir de contact avec eux, à moins que le lépreux ne puisse être guéri miraculeusement par l’imposition des mains, comme Jésus l’a fait au lépreux de Mt 8:1-4 , certainement pour mettre en évidence cette nouvelle option (= l’intervention de Dieu) face à la mise en quarantaine, car Jésus aurait très bien pu le guérir sans le toucher …
- Il faut isoler le peuple pécheur de la rencontre avec la sainteté de Dieu, à moins que le peuple d’Israël ne puisse quitter son état charnel pour aller vers l’état spirituel de Moïse qui lui pouvait se rendre vers Dieu, dans le Tabernacle.  Mais ce changement-là n’était pas encore ouvert au peuple charnel car c’est Dieu qui allait opérer la fin de la séparation entre l’homme pécheur et le divin, lorsque le voile du temple qui séparait le peuple charnel d’avec Dieu, a été déchiré de haut en bas (= par Dieu), au sacrifice de Jésus à la croix, qui purifie l’homme de ses péchés et de son état de pécheur.
Héb 10:19-22
Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu'il a inaugurée pour nous au travers du voile, c'est-à-dire, de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un coeur sincère, dans la plénitude de la foi, les coeurs purifiés d'une mauvaise conscience, et le corps lavé d'une eau pure. 
Car voilà où la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ, veut emmener le peuple de Dieu : là où le peuple ne pouvait pas aller par lui-même = dans l’état spirituel qui nous emmène à être selon ce que Dieu est.
Ez 11:19-20 Je leur donnerai un même coeur, Et je mettrai en vous un esprit nouveau; J'ôterai de leur corps le coeur de pierre, Et je leur donnerai un coeur de chair, Afin qu'ils suivent mes ordonnances, Et qu'ils observent et pratiquent mes lois; Et ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu.
Ainsi il fallait une nouvelle alliance, un nouveau lien, une nouvelle jonction pour que ce ne soit pas la séparation qui soit systématiquement adoptée comme solution au problème d’irréconciliation entre les 2 camps, entre les 2 camps de l’homme pécheur et de Dieu.

Et c’est le cheminement vers cette nouvelle jonction à laquelle nous assistons dans ce récit de Jacob qui va devenir Israël.
 

  1. Comment s’opère personnellement la nouvelle jonction pour ne former qu’un seul camp ?

Jacob va vouloir mettre en place ses stratagèmes pour préserver son camp et essayer de trouver un moyen de détourner la colère qu’il pense que son frère a envers lui.
Jacob pense donc à la préservation de son camp ou plutôt d’une partie de son camp, en acceptant donc qu’une partie puisse être perdue et puisse laisser alors à l’autre partie la possibilité d’être sauvée.

Or ceci est un raisonnement humain et charnel que Dieu n’a pas prévu comme sa solution, puisque que Dieu veut sauver le monde et voudrait que tous les hommes soient sauvés.( I Tim 2:3-4 Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. ).
Et cette façon de concevoir le salut d’une partie du camp en sacrifiant certains, n’est pas étrangère à la vision charnelle de l’homme et même des hommes religieux qui calculèrent le salut du peuple en sacrifiant Jésus et, plus tard, en sacrifiant les chrétiens, pour préserver le peuple juif et la religion juive.

Jn 11:47-53
Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin, et dirent: Que ferons-nous? Car cet homme fait beaucoup de miracles. Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation. L'un d'eux, Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit: Vous n'y entendez rien; vous ne réfléchissez pas qu'il est dans votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. Or, il ne dit pas cela de lui-même; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation. Et ce n'était pas pour la nation seulement; c'était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés. Dès ce jour, ils résolurent de le faire mourir.
(voir aussi
Act 4:13-17 et Act 5:16-18, pour la persécution des 1ers chrétiens par les pharisiens, pour sauvegarder la religion traditionnelle issue de l’Ancienne Alliance qui n’était alors plus d’actualité selon le plan de Dieu).

Pour le salut du peuple, les pharisiens voulaient bien sacrifier Jésus (et non pas eux-mêmes, contrairement à Jésus qui s’est sacrifié pour nous, contrairement à Jacob qui est allant devant  à la rencontre d’Esaü).
Mais si on pense un peu plus en profondeur, est-ce que ces pharisiens ne voulaient pas aussi se sauver eux-mêmes du danger des Romains, car eux-mêmes faisaient partie du peuple juif, donc risquaient leur vie si les Romains se retournaient contre leur nation, d’autant qu’ils étaient les responsables du peuple juif ?
Et si tout le peuple allait vers Jésus et que les Romains ne faisaient rien car Jésus n’était pas un faiseur de révolution, alors qui risquait de disparaître avec leur religion qui avait pris fin et qui n’attirerait plus le peuple ?  = les pharisiens eux-mêmes.
Oui, on peut très bien mettre en avant, charnellement, le fait de vouloir sauver le peuple pour obliger des autres à faire notre volonté et cacher, dans le tas, le fait de vouloir se sauver soi-même et le fait de vouloir préserver le modèle de vie que nous ne voulons pas lâcher nous-mêmes.
(
exemple : voir ce qui se passe avec la vaccination COVID, soi-disant pour sauver les autres et qu’on veut imposer aux autres autres qui refusent, et qu’on veut aussi administrer aux enfants qui ne craignent rien mais pour épargner les autres : est-ce que parmi ces autres à sauver, on ne calculerait pas qu’il y a aussi nous-mêmes et est-ce qu’il y a aussi le fait de préserver notre vie normale d’avant avec les voyages, les sorties au restaurant, théâtre, ciné, etc… qui rentrerait aussi en compte ???)

D'autre part, Jacob va aussi vouloir utiliser un stratagème de chocs par vagues successives (ici, il s’agit de chocs positifs, avec des vagues successives de cadeaux), ce que nous avons vu, dans la vidéo Psychose des Masses, comme étant un stratagème psychologique humain de manipulation des gens mais avec des chocs négatifs par vagues de peurs (voir dans la fiche Psychologie des masses ) …

Jacob le trompeur essaie donc encore de mettre en place ses techniques humaines, pour s’en sortir sur ce chemin vers la rencontre des conséquences / jugements de ses actes.

Mais il faut quand-même reconnaître que Jacob est tout-de-même sur le chemin de vouloir répondre à ce que Dieu lui demande. Jacob est sur le chemin de vouloir faire la volonté de Dieu, d’obéir à la volonté de Dieu. Jacob est revenu dans le pays de Canaan, par la foi en la promesse de Dieu de le garder, comme Dieu le lui a demandé et il accepte donc d’affronter les conséquences causées par ces actes issus de ce qu’il est.
Et c’est là le chemin, dans l’obéissance à Dieu et dans la foi en ce que Dieu lui a dit, qui va le mener vers le changement de ce qu’il est, que Jacob va recevoir la vraie bénédiction de Dieu = Jacob va devenir Israël, ce qui est le symbole d’un changement d’être, d’essence de sa personne. Il s’agit d’une allégorie de la nouvelle jonction au spirituel de Dieu au lieu de notre ancienne jonction au charnel humain, qui est le revêtement sur notre essence, sur notre personnalité, de ce que nous sommes en Christ (comme le nom, dans la Bible, correspond à l’essence de la personne, à ce que la personne est ). Jacob avait rencontré Dieu dans les bénédictions de Dieu pour lui, mais ici, Jacob va rencontrer Dieu pour la bénédiction spirituelle (celle que Dieu vise) : la nouvelle jonction qui va s'établir en Jacob et changer l'essence de Jacob en l'essence d'Israël.

Et c’est lorsqu’à la suite de tous ses stratagèmes que Dieu laisse faire, que Jacob va se retrouver seul (et c’est pour ça que Dieu l’a laissé faire tous ses stratagèmes : pour arriver dans cette situation) et qu’alors Dieu va le retrouver pour lutter avec lui, afin de pouvoir donner la vraie bénédiction à Jacob = le revêtement de sa nouvelle personne sur lui, le changement de son nom. C’est la lutte pour que Jacob puisse changer l'essence de ce qu'il est, en changeant de jonction, depuis la source charnelle humaine vers la source spirituelle divine. Or Jacob lutte, car il résiste à vouloir lâcher ce qu’il est, il résiste à lâcher ses conceptions, ses raisonnements, sa façon de voir les choses et d’agir, etc …

Et c’est notre lutte avec Dieu, pour que nous acceptions d’avoir son essence, sa "personnalité" à lui mais qui nous emmène donc à abandonner tout ce que nous avions forgé en nous, comme construction, sous notre nature charnelle.
Et il s’avère que nous ne lâchons pas si facilement ces constructions en nous et que Dieu doit lutter avec notre volonté et briser notre construction intérieure, notre façon de marcher "ancienne et charnelle", ce qui est symbolisé par la rupture que Dieu a dû opérer sur le tendon de la hanche de Jacob. (voir fiche L’Ecole du Brisement).

En effet, le tendon à l’emboiture d’une articulation est un lien, une jonction entre 2 parties du corps. Le mot « articulation » en anglais se dit : « joint » et cela nous ramène alors bien au passage de Héb. 4:12 Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du coeur.
La parole de Dieu, rendue vivante par le Saint-Esprit, nous emmène donc la séparation de la jointure qui est défectueuse du point de vue de Dieu, même si c’est cette jointure qui nous avait toujours fait avancer dans notre existence, auparavant.
Le changement de la jointure charnelle, afin que Dieu établisse sa nouvelle jointure, est difficile et est un brisement de notre essence charnelle première (brisement de notre orgueil à vouloir diriger nos pas selon notre volonté, car nous avons confiance en nous).
Auparavant nous décidions selon le principe de la nature charnelle (= je fais ma volonté à moi, indépendamment de Dieu, selon ce que je ressens dans ma chair, selon mes sentiments, mes sensations, mes besoins naturels et psychologiques à combler, selon ma façon de faire et ma façon de voir les choses, ma façon de raisonner, dans le but d’arriver là où moi je veux aller).
Mais Dieu va briser toutes ces caractéristiques charnelles de nous diriger nous-mêmes, afin que sa façon de diriger nos pas soit en nous : Faire sa volonté, selon sa façon de faire, en dépendant de lui, pour arriver au but de lui ressembler dans notre personnalité, en ne nous dirigeant plus selon toutes les sollicitations de la chaire mais en nous dirigeant selon les directives venant de notre esprit où réside le Saint-Esprit de Dieu et qui, lui, nous mène sur le chemin de l’obéissance à Dieu par la foi, pour devenir de plus en plus tel que Jésus, celui qui est la jonction parfaite entre l’homme et Dieu.
Et c’est sur le chemin de l’obéissance volontaire à Dieu et par la foi dans ce qui Dieu dit (la parole  de Dieu), que ce changement va s’opérer pour Jacob, et s’opère aussi pour nous.

 

III / Explication spirituelle des 2 jonctions : jonction charnelle / jonction spirituelle
  1. Le nouvel homme intérieur

La rupture de la jointure de la hanche de Jacob, représente la rupture de l’ancienne jonction, pour avoir la nouvelle jonction spirituelle.

Résumé de la fiche La vie de Résurrection :

a)    Avant la nouvelle naissance :

Notre âme est la partie de notre personne qui nous permet d’exister dans le monde de la pensée, la psyché (volonté, raisonnements, intelligence, sentiments, mémoire, etc …).

Mais dans notre corps, il existe aussi quelque chose dont la psychologie ne parle pas car elle ne prend pas en compte le péché :  la chair qui est une puissance en nous, qui est égocentrée : notre chair ne pense qu’à se satisfaire elle, qu’à satisfaire notre MOI et nous dirige donc à l’opposé de ce que Dieu est.

Or à l’état d’homme naturel non-régénéré, non-né de nouveau, notre âme ne pouvait être liée qu’à la chair, car notre esprit, la partie de notre être qui nous permet d’exister au monde spirituel, c’est-à-dire au monde des esprits selon Dieu, est mort , c’est-à-dire coupé de Dieu, la vraie vie, car c’est cela la vraie définition de la mort, selon Dieu.
Ainsi notre âme ne pouvait décider que de suivre les désirs de la chair égocentrée, les sollicitations du MOI, car il n’y avait pas d’autre source d’influx pour nous envoyer des directives d’une pseudo-vie possible : Nous n’étions pas réellement libre de faire un choix, puisqu’il n’y avait qu’un seul choix possible de source de vie (seule la manière de répondre à cette source différait mais aucune autre source de vie n’était réellement disponible).

Alors nous nous dirigions naturellement selon les désirs de la chair centrées sur le MOI, nous nous portions naturellement vers le comblement des besoins de notre chair qui emmène une impression de comblement mais passager, pas éternel, car elle n’est pas la vraie vie qui reste éternellement vie.
Nous ne pouvions donc que nous abreuver à la source du comblement des besoins et alors dictats de la chair : besoins de contenter notre orgueil dans la vie, besoin de réussite du moi, besoins physiques pour moi, besoins psychologiques pour moi, besoins affectifs pour moi, besoins d’être vu ou aimé par les autres, besoin de sécurité centré autour de moi, besoin de se préserver soi-même, le besoin de religion pour sauver notre moi d’un jugement divin, besoin de mériter pour se valoriser soi-même, etc …, car il n’y avait pas d’autre choix possible d’autre source apportant une certaine valeur à notre existence ici-bas, nous n’avions que ce choix possible pour transformer notre existence ici-bas en une existence qui ait un peu plus de valeur que le simple fait de respirer  (la simple vie physique): ce que nous voyions alors comme la "vie" pour notre âme, ce qui donne de la valeur à cette existence ici-bas, s’avérait être le comblement de la chair car rien d’autre n’était disponible comme autre source de vie.

Et les besoins de la chair ne sont pas seulement les besoins physiques du corps, mais tous les besoins du comblement du MOI = le développement personnel c’est-à-dire de notre MOI, se réaliser soi, le comblement de notre MOI tant au niveau professionnel, matériel, social, sportif, physique, intellectuel, artistique, amoureux, familial, religieux, etc … La valeur pour notre vie reposait donc sur le comblement de notre MOI, suivant ce que notre Moi nous indiquait comme comblement à atteindre pour arriver à être dans ce qu’on pensait être la vraie vie.

Définition de la vie en psychologie, c’est-à-dire au-delà de la vie biologique = Ensemble des éléments qui donnent de la valeur à l'existence humaine.

Et c’est ainsi que nous nous sommes construits selon la jonction naturelle, la jonction charnelle, la jonction à notre chair pour essayer de donner une illusion de "vie" à notre existence, une certaine valeur à notre existence sous le Soleil (comme le disait l’Ecclésiaste, dans la Bible).

L’homme Naturel et la jonction à la chair  ( jonction charnelle )

- La chair, selon Ro 7, est autre chose que la chair physique (que la "viande" qui compose notre corps). C’est une puissance qui est dans notre corps et qui a ses besoins propres qui sont tournés vers le MOI.
Et cette puissance est opposée à Dieu et ne peut même pas parvenir à répondre aux exigences de Dieu, car elle est diamétralement opposée à Dieu et entraîne donc loin de Dieu, donc à la mort (qui est, selon le sens spirituel, la séparation d’avec Dieu) - Ro 7:25(c)…je suis par la chair esclave de la loi du péché.
Même quand elle voudrait faire le bien selon Dieu (la religion que l’homme essaie de pratiquer pour être agréable à Dieu), la chair est contaminée par le MOI (il y a toujours une contamination par un intérêt pour nourrir le MOI, la chair, même dans la religion que l’homme veut faire pour Dieu -  exemple : même si nous essayons de nous rendre propices aux yeux de Dieu par nos propres efforts, alors on nourrira notre égo d’être ainsi capables de faire ce que Dieu dit et on s’emmagasinera comme une sorte de réserve de propre justice qui flattera notre MOI, nous élèvera par rapport aux autres qui eux ne sont pas aussi aptes ou ne se forcent pas à faire les efforts que nous, nous faisons: moralité = on nourrira encore notre MOI au niveau de l’orgueil. Ou encore, si on essaie de se rendre propice aux yeux de Dieu, que vise-t-on alors réellement comme but : Que MOI je sois bien vu !   = Donc en voulant plaire à Dieu, on nourrit encore le MOI et on fait ce qu'on ne voulait pas faire : même si on veut effacer le MOI et faire disparaître le MOI, alors c'est pour que MOI je sois bien vu de la part de Dieu = donc c'est encore un échec de sortir du MOI !!! ).

Ainsi, l’homme naturel est esclave de cette chair, de cette puissance de péché qui est en lui et dont il ne peut même pas s’échapper, car on voit qu’il n’y a pas d’autre choix de jonction possible pour établir une autre façon de trouver de la vie dans notre existence.

Et c’est ce qu’on avait abordé avec la Samaritaine de Jn 4, qui n’avait pas d’autre choix possible que cette existence qu’elle menait pour trouver un peu de semblant "vie" dans son existence (dans une relation avec un homme), jusqu’à ce qu’elle rencontre Jésus qui offrait un choix possible grâce à une autre source d’eau de vie qui est la vie véritable : le choix de la vraie vie, de la véritable source d’eau vive et éternelle et non plus d’une eau stagnante d’un puits.(voir fiche Alors la Samaritaine ayant laissé sa cruche …).

Ainsi, avant la nouvelle naissance et avant que n’apparaisse un choix possible grâce à l’apparition d’une autre source, on finissait toujours par prendre un chemin parmi les chemins différents que nous offrait seulement la chair : qu’importe le type de chemin, il ne pouvait s’agir que d’un chemin de la chair, en dehors de la l’obéissance à Dieu, car la chair ne permet jamais de prendre le seul chemin selon Dieu, celui de la volonté parfaite de Dieu. Gal 5:17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez

On finissait donc systématiquement dans un chemin de la chair et la chair finissait alors forcément par produire ses œuvres manifestes et reconnaissables :
Gal 5:19-21 Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu.

- chez l’homme naturel, l’esprit qui, dans la Bible, est un mot qui exprime, le plus souvent, non pas l’intelligence mais cette partie de l’homme qui lui permet d’exister dans le monde spirituel, dans le monde des esprits (Dieu est esprit, Satan est un esprit, les anges et les démons sont des esprits), est mort, c’est-à-dire est coupé de Dieu et ne peut entrer en contact avec Dieu qui est esprit et qui est saint (or être coupé spirituellement de Dieu, est le sens spirituel de la mort, la mort spirituelle qui entraîne alors le fait que notre corps mourra physiquement, car coupé de Dieu à cause du péché qui est en lui par la chair : Adam et Eve ne sont pas morts physiquement tout de suite après le péché mais ont été coupés spirituellement de Dieu, immédiatement après le péché ).
Alors cet esprit mort de l’homme naturel ne pourra entrer en contact qu’avec les esprits du monde des ténèbres qui ont perdu leur sainteté (Satan et ses démons), ce qu’on retrouve dans la magie, le spiritisme, etc …. (sauf exception si Dieu décide de parler directement à un homme). Et comme l’homme naturel n’a rien pour le protéger des pièges, ruses et mensonges du diable qui pourra contraindre alors la volonté de l’homme dupé et séduit, Dieu ne veut pas que l’homme s’aventure dans ce monde des esprits ténébreux qui est dangereux pour l’homme, malgré que l’homme orgueilleux pense toujours être plus malin que le Malin et pense qu’il pourra contrôler des êtres plus puissants que lui et qui ne veulent que le détruire et le rendre esclave.
D’autant que ne nous trompons pas sur le chemin offert par ses esprit des ténèbres : il est calqué sur le chemin que la chair de l’homme pécheur veut suivre, puisque le péché est venu par la tentation de l’homme par Satan. La chair est donc contaminée par la même "personnalité", la même essence que Satan qui a voulu un autre chemin que celui de l’obéissance à Dieu, que de suivre la volonté de Dieu (d’ailleurs, les anges déchus qui ont suivi Satan, n’ont-ils pas fini avec la même essence que Satan qu’ils ont suivi ?). Ainsi, suivre les esprits des démons, sataniques, nous entraînera dans les mêmes chemins que la chair et même de façon plus violentes...

 

b)  après la nouvelle naissance :

L’homme régénéré et le choix entre 2 jonctions : 
jonction charnelle / jonction spirituelle

A la nouvelle naissance, lorsque nous naissons d’esprit et d’eau, à notre conversion, notre esprit est ressuscité par la puissance de résurrection qui est dans le sang de Christ versé à la croix et il est ressuscité parfait selon la justice de Dieu, permettant ainsi de recevoir le Saint-Esprit en lui.
 Ainsi notre esprit se reconnecte à Dieu, par le Saint-Esprit et un nouvel "influx" apparaît dans notre existence = la vie spirituelle, la vie par l’Esprit de Dieu qui envoie ses directives et ses besoins selon Dieu. Et c’est de là que provient le véritable influx de la vraie vie, car en fait, ce n’est pas dans l’influx que la chair nous envoie que se trouve la véritable source de la vraie vie, celle qui perdure éternellement dans son état de vraie vie.

Après notre nouvelle naissance et donc notre nouvelle construction intérieure où est apparu l’esprit ressuscité, notre âme où siège donc notre volonté et étant le siège de la construction de notre personne psychologique, peut décider de choisir d’où aller tirer sa vie, son influx de vie, sa source de vie, au niveau de l’esprit (où siège Dieu le Saint-Esprit ) ou au niveau de la chair, pour répondre aux demandes de l’un ou de l’autre, car la chair est malheureusement toujours là, puisqu’elle réside dans notre corps qui a été contaminé par le péché, c’est pour ça que c’est notre construction-même qui est selon le modèle « homme pécheur » = à cause de cette chair et de sa puissance qui est en nous, dans notre corps.
Par exemple, savons-nous que dans notre corps, nous avons des récepteurs moléculaires sensibles à certaines hormones (Dopamine, Sérotonine, Endorphine) libérées lorsque nous faisons certaines actions ou lorsque nous éprouvons certains sentiments ou sensations (sentiments amoureux, actes sexuels, manger après avoir eu faim, la réussite dans sa vie, l’approbation sociale…) et ces récepteurs, lorsqu’ils sont stimulés par ces hormones du "bonheur", nous procurent un sentiment de satisfaction, de bonheur, de comblement, etc…. ?
Là, on commence à comprendre que le corps et la chair sont liés : la satisfaction, le bonheur qu’on pense n’être que psychologiques, se révèlent alors avoir une composante bien inscrite dans le corps physique lui-même !
De plus, ces hormones peuvent entraîner une addiction nous rendant alors prisonniers aussi par des processus biologiques et chimiques dans le corps (venant s'ajouter à des processus psychologiques ainsi qu'à des processus spirituels de liens avec les démons). Donc il y a bien, notamment dans ces explications de la médecine, une liaison entre le corps et la puissance de la chair qui nous pousse à la satisfaction, au comblement des besoins du Moi, qui sont aussi physiquement exprimés dans la chimie du corps. Intéressant !!! 

 

Et c’est là, au niveau de la source d’où nous voulons tirer notre vie, que doit se faire le changement de connexion, de jonction : si nous croyons que la vraie vie provient de "l’influx" de l’esprit (dirigé par le Saint-Esprit), alors notre âme pourra choisir cette nouvelle connexion, cette nouvelle jonction (= la jonction spirituelle) à la nouvelle source de vie, de la vraie vie, plutôt que de continuer à se connecter selon le seul lien d’avant, la jonction ancienne du vieil homme non-régénéré, le lien à la chair, le lien à notre MOI indépendant de Dieu.

Auparavant, à l’état naturel, nous n’étions donc pas libres de pouvoir choisir, comme seul le choix de la connexion à la chair (notre MOI), par la jonction charnelle, était disponible ; tandis qu’avec Dieu dans notre vie, un nouveau choix apparaît via la jonction à l’esprit et donc au SAINT-ESPRIT qui y habite désormais, la jonction spirituelle : pouvoir choisir entre obéir à Dieu (à l’Esprit et par l’Esprit) ou à notre chair qui n’obéit pas à Dieu (chair qui est centrée sur notre moi, et correspond à tous les chemins autres que celui de Dieu, du moment que ce ne soit pas l’obéissance à Dieu).

Mais pour que notre âme choisisse d’obéir à Dieu (selon ce que le Saint-Esprit nous dit, maintenant que nous avons contact avec lui par notre esprit) plutôt que d’emprunter le chemin charnel ancien, il est nécessaire et indispensable d’avoir la foi en ce que Dieu dit, afin de pouvoir lui obéir, en décidant de lui obéir par la foi et alors c’est la loi de l’esprit de vie (Ro 8), qui nous donnera le pouvoir de suivre ce chemin selon la jonction spirituelle, car l’homme n’a pas en lui le pouvoir de suivre ce chemin par ses propres capacités.
C’est donc par la foi seule que nous pouvons décider d’obéir volontairement à Dieu et décider de suivre le chemin de l’Esprit, le chemin spirituel et que l’Esprit nous donnera alors la puissance de suivre ce chemin. Et c’est sur ce chemin que nous nous construirons alors de plus en plus selon Dieu, car notre âme revêtira alors de plus en plus la nature de Jésus (revêtir Christ, Revêtir l’homme nouveau)  qui est déjà entièrement dans notre esprit ressuscité parfaitement selon la justice parfaite de Jésus-Christ.
Eph 4:20-24
Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l'avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c'est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence, et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

RMQ : il faut bien comprendre que c’est le Saint-Esprit de Dieu qui nous donne la puissance nous permettant de suivre le chemin de Dieu, car notre volonté seule est inefficace pour ça (voir Ro 7 et 8). C’est donc grâce au sacrifice de Jésus qui nous a fait entrer dans cette Nouvelle Alliance basée sur le Saint-Esprit qui nous communique la puissance de la vie de l’Esprit, que nous avons ainsi la capacité de pouvoir obéir à Dieu, car les efforts humains en sont incapables. Mais nous ne développerons pas plus ce point-là dans cette fiche. (voir fiche : La Vie de Résurrection).

Et les personnes qui choisissent alors de se faire guider par l’influx provenant de leur esprit, influx qui à sa source du Saint-Esprit venu habité dans notre esprit ressuscité, porteront alors le fruit de l’Esprit dans leur vie (car ce qu’on est, produit des fruits selon ce que nous sommes, de façon naturelle c’est-à-dire ici selon notre nature ) et ne produiront alors pas les œuvres de la chair, car l’Esprit les guidera forcément dans le chemin de Dieu, donc selon la volonté de Dieu, selon les commandements de Dieu, qui reflètent ce que Dieu est.
Ro 8:5-14
Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s'affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l'esprit s'affectionnent aux choses de l'esprit. Et l'affection de la chair, c'est la mort, tandis que l'affection de l'esprit, c'est la vie et la paix; car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.
Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l'esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l'esprit est vie à cause de la justice. Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.
Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. 


 

L’homme né de nouveau a donc 2 choix possibles de jonction, qui établissent la jonction à ce qu’il décide de prendre pour source de la vie, à ce qu’il perçoit comme étant ce qui donne de la valeur à son existence ; ce sont les 2 jonctions du chrétien né de nouveau :

-la jonction charnelle à la chair pour tirer une pseudo-vie de la chair
= le chrétien charnel est celui qui, bien que né de nouveau et ayant la nouvelle construction de son intérieur, n’a pas encore compris ce qu’est la vraie vie, la vie véritable, celle que Dieu nous offre et qui est la vraie vie et qui n’a pas encore compris que le chemin de la chair est le chemin de la mort, chemin qui ne mène pas à la vraie vie mais à la mort.

La source de la chair est ainsi, en vérité, la source de la mort et le corps où réside cette chair est condamné.
C’est bien ce que la croix a montré : c’est le corps de Jésus qui a pris nos péchés, qui a été crucifié par le jugement de Dieu. Donc si notre âme, c’est-à-dire si nous nous accrochons à la chair et son chemin, chair qui est liée à ce corps pécheur, alors nous sommes condamnés avec la chair.

Mais c'est lorsque l'Esprit nous montre de lâcher nos anciennes jonctions sur différents sujets afin de prendre le chemin qu'il nous montre, que nous pouvons décider de lâcher ces anciennes jonctions : c'est l'Esprit qui va nous mener dans la sanctification (lâcher nos anciennes jonctions charnelles pour que nous prenions la jonction spirituelle et qu'elle se manifeste car c'est celle-là qui est selon notre véritable essence  que Jésus nous a acquise et qui ne demande qu'à se manifester si nous acceptons de mourir à notre ancienne jonction). Nous sommes sous la grâce et sous la direction de l'Esprit, nous n'avons pas à vouloir nous-même nous imposer de répondre à toute la loi : c'est l'Esprit qui nous mènera (mais nous devrons alors lui obéir par la foi). C'est pour ça que Paul ne se jugeait pas lui-même mais laissait à Dieu le soin de le diriger et de le corriger lui-même, au fur et à mesure de la marche de Paul (mais, en revanche, quand l'Esprit demande de lâcher d'anciennes jonctions pour être changé, alors c'est là que nous devons suivre et obéir à l'Esprit)
I Co 4:2-4
Du reste, ce qu'on demande des dispensateurs, c'est que chacun soit trouvé fidèle. Pour moi, il m'importe fort peu d'être jugé par vous, ou par un tribunal humain. Je ne me juge pas non plus moi-même, car je ne me sens coupable de rien; mais ce n'est pas pour cela que je suis justifié. Celui qui me juge, c'est le Seigneur. 

Le Chrétien charnel qui reste avec son ancien mode de vie charnel, ses anciennes façons de considérer charnellement la vie, est  comme les esclaves libérés des Etats-Unis qui, à la libération, bien qu’étant libres sur le papier, continuèrent leur vie d’esclaves d’avant, car ils ne connaissaient que ça comme mode de vie.
Et c’est malheureusement cet état-là de chrétien charnel, qui est souvent notre état premier de chrétien libéré, né de nouveau, qui fonctionne encore avec ses raisonnements d’avant, ses façons de voir et d’agir héritées de notre vieil homme naturel, non-régénéré et qui veut encore tirer sa source de vie de la satisfaction de la chair et des besoins de la chair (et cette satisfaction de la chair peut même être cachée dans la religion).
Il faut alors que la parole de Dieu détruise nos forteresses de faux raisonnements qui nous empêchent de vivre de la vraie vie qui est dans la jonction spirituelle, vraie vie qui se manifestera alors "naturellement" dès que nous abandonnerons nos anciennes façons de penser charnelles pour prendre le chemin que nous montre le Saint Esprit, car notre véritable nouvelle nature est selon l’esprit nouveau qui est selon Christ. Donc si la jonction charnelle est abandonnée par le foi que c'est de prendre le chemin que nous montre le Saint-Esprit qui est notre vie véritable , alors le fruit de cette jonction spirituelle se manifestera spontanément, car c’est notre nouvelle et véritable nature, celle qui est selon Christ.
II Co 10:3-5 Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ.
Or pour détruire ces forteresses de faux raisonnements humains et charnels, il faut que nous nous mettions à appliquer notre foi sur la vérité de Dieu, sur les paroles de vérité de Dieu, et que nous renoncions à croire encore à ces "fausses vérités" que nous avions acceptées dans notre cœur comme étant dignes d’être acceptées et suivies pour nous diriger. Mais il faut donc que ce soit la vraie vérité de Dieu et non pas un faux évangile qui a la couleur mais qui n’est pas le vrai évangile de Dieu !!! Le vrai évangile avec ses vérités provenant de Dieu, si on y applique notre foi pour l’accepter dans notre cœur, va être soutenu par la puissance de vie du Saint-Esprit en nous (si toutefois nous avons le Saint-Esprit en nous, bien-sûr = Nouvelle Naissance obligée !!!)

 

Il nous faut donc accepter ces vérités par la foi :

- Notre nouvelle nature, c’est celle de Christ et c’est elle qui n’attend qu’à se manifester (par la loi de l’esprit de vie –Ro 8:2) si nous abandonnons notre ancienne jonction à la chair, par la foi en ce que Dieu dit et parce que nous voulons saisir la vraie vie qui vient du chemin que le Saint-Esprit nous montre.

- Nous pourrons nous décider à abandonner notre ancienne jonction à la chair, seulement par la foi en ce que Dieu dit, afin de suivre le chemin de l’Esprit.

- Et quand nous suivrons alors l’Esprit, par la jonction à l’Esprit, avec la puissance de l’Esprit qu’il y a sur ce chemin, alors nous vivrons de la vraie vie, nous vivrons la vie véritable qui comble durablement notre besoin de vraie vie et cette vie de l’Esprit, cette vie par l’Esprit, nous transformera, transformera ce que nous sommes dans l'essence de notre être, et nous fera produire du fruit de l’Esprit, selon cette nature de l’Esprit.

RMQ sur le résultat :
Alors l’unité sera en nous, entre notre esprit, notre âme et notre corps : l’âme va revêtir la nature de l'esprit ressuscité en nous, qui est l'homme nouveau selon le modèle parfait de Jésus et cette nouvelle nature revêtue sur notre âme se manifestera d’elle-même, extérieurement, dans l’expression par notre corps (dont la parole, notamment). Ce qui va poser en nous la paix de l’unité intérieure en Christ, par l’Esprit.
Mais si notre âme n’est pas en accord avec notre esprit qui est selon Christ, alors il n'y aura pas la paix de l’unité en Christ, dans notre homme intérieur. (voir la fiche Le Sabbat dans la vie chrétienne, qui parle du repos du cœur comme étant le chemin de l’obéissance à Dieu). Et au final, notre corps exprimera ce à quoi notre âme est liée, d'où le péché qui se manifestera concrètement par les actions posées via notre corps (actes, paroles, etc...) car la chair se dirige toujours vers le péché car elle ne peut pas aller vers Dieu.

 

  1. Et pourquoi cette nouvelle jonction spirituelle est-elle possible ?

= C’est quand la jonction première, la jonction naturelle, la jonction charnelle est brisée que Jacob va devenir Israël, c’est ça la vraie bénédiction. La rupture de la jonction charnelle a, certes, fait marcher Jacob de façon moins naturelle mais c’est là qu’il est devenu Israël. Il s’agit donc, par avance, du principe de la croix : la nature charnelle est brisée pour laisser place à la nature en Dieu, c’est ça la vraie bénédiction de Dieu, même s’il y a eu souffrance pour en arriver à cette bénédiction (rupture du tendon de la hanche et boitement).

Et c’est l’œuvre de Jésus à la croix qui nous a ouvert cette entrée dans cette nouvelle alliance, dans laquelle nous entrons par la foi en l’œuvre de Jésus, qui nous permet de répondre à l’exigence de justification aux yeux de Dieu, par le pardon de nos péchés. Car Jésus a ouvert ce chemin pour nous tous, comme Jacob a montré ce même chemin mais pour lui-même.
En effet, de même que la jonction dans le corps de Jacob a été brisée pour établir la nouvelle jonction spirituelle en Dieu, de même Jésus a été brisé pour les péchés du monde, car Jésus a pris nos péchés à la croix et c’est alors lui, le lien, la jonction qui fut brisée pour que le voile du temple qui séparait le lieu très saint (lieu de la manifestation de la présence de Dieu dans le temple) d’avec les hommes pécheurs, soit déchiré par Dieu, de haut en bas.

Jésus était la jonction entre la loi et la nouvelle dispensation de la grâce, la jonction entre l’ancienne alliance et la nouvelle alliance, car il a pleinement respecté toute la loi, toute l’ancienne alliance et est mort pour nous ressuscité dans la nouvelle alliance qui était alors inaugurée. 
Jésus a été rompu à la croix pour mettre fin à l’ancienne alliance, à la loi : le lien plein, entier et parfait avec la loi a donc été rompu pour nous, pour nos péchés qui sont donc tous restés à la croix, lieu de l’accomplissement total de la loi, de l’ancienne alliance par Jésus, pour tous les hommes.
L’oeuvre de la croix de Jésus laisse donc aussi en arrière la loi et l’ancienne alliance, comme le lien parfait et total a été rompu, avec tous nos péchés portés en ce corps cloué à la croix : nous sommes donc libérés de nos péchés, à la croix où ont été gardés toute notre condamnation, tous nos péchés, dans le corps crucifié de Jésus et nous sommes aussi libérés de la loi elle-même qui est restée aussi en arrière (nous ne sommes donc plus sous la loi, sous l’ancienne alliance restée en arrière de la rupture mais sous la nouvelle alliance en l’Esprit, inaugurée à la croix).

Et c’est un Jésus ressuscité dans un corps glorifié, exempt du péché de l’humanité qu’il avait pris sur lui, qui s’est ensuite manifesté aux disciples, montrant alors à ceux qui acceptent de croire que c’est aussi eux qui ont été ainsi crucifiés en le corps de Jésus (car c’était leur péché que Jésus portait en son corps), qu’ils sont alors aussi ressuscités selon cette nouvelle nature glorifiée de Christ, dans leur esprit qui est à l’image parfaite du Christ. Nous ne sommes donc plus redevables à la chair pour lui obéir, maintenant que nous savons qu’elle est le chemin de la mort et que nous savons où se trouve le chemin de la vraie vie !
Et nous ne sommes plus redevables, non-plus, à la loi pour essayer de l'accomplir nous-même, par tous nos efforts, pour la respecter entièrement et en permanence. Non, nous sommes libérés de la loi pour être maintenant serviteurs du Saint-Esprit seul, qui va nous guider et nous emmener, selon son chemin et selon son bon vouloir, à nous sanctifier de plus en plus, à revêtir de plus en plus sur notre âme la nature de Christ (mais il nous faut croire en cela pour accepter d'abandonner la volonté religieuse d'essayer de suivre toute la loi par nous-mêmes et nous mettre à obéir à l'Esprit qui est véritable un guide en nous).

Ro 6:3-14
Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché; car celui qui est mort est libre du péché.
Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n'a plus de pouvoir sur lui. Car il est mort, et c'est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit. Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ.
Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n'obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d'iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

Par conséquent, à la nouvelle naissance, c’est un nouvel homme, avec une construction intérieure nouvelle qui apparaît : son esprit est ressuscité parfait selon Christ (c’est le nouvel homme, sa véritable nouvelle nature) qu’il peut choisir de revêtir sur son âme, au fur et à mesure de sa marche selon le chemin du Saint-Esprit qui lui montre la route à suivre, par la foi.
Il n’y a plus la Loi de Dieu à respecter par des efforts permanents à tout respecter, mais un choix de prendre chaque fois le chemin que le Saint-Esprit lui indique.
Et ce choix, le chrétien qui comprend où est la vraie vie, la vie véritable qui a de la valeur, car il croit que la vraie vie, c’est d’être tel que Jésus, avec Jésus, et qui comprend aussi que la pseudo-vie proposée par la chair est en fait la mort, veut alors le prendre : il décide de suivre le chemin de l’Esprit par la foi (car sans la foi, c’est impossible) et la vie de l’Esprit qui est en lui, va lui permettre de suivre, effectivement ce chemin. 
(voir la fiche Le Sabbat dans la vie chrétienne )

Alors pourquoi, maintenant qu’il comprend où est la vraie vie et que l’Esprit va lui permettre de suivre ce chemin de vie qu’il désire tant, le chrétien spirituel voudrait-il rester sur le vieux chemin de la jonction charnelle sans valeur, qui n’est pas la vraie vie mais la véritable mort ?
(où n’a-t-il pas encore compris en lui tout ça par la révélation que l’Esprit peut lui donner sur l’Evangile ?)

L’homme spirituel peut parfois ne pas y arriver et échouer, mais il reviendra sur le chemin de la vraie vie, guidé et soutenu par l’Esprit (et repris et corrigé par l’Esprit, s’il le faut), car il sait, au fond de lui, que l’autre chemin est sans valeur mais qu’il est la véritable mort et le Saint-Esprit lui fera ressentir le désaccord qui se créera alors, par la perte de l’état de Sabbat.
Et c’est un chemin progressif, sur lequel l’Esprit l’emmène petit à petit, au fur et à mesure de la marche, que de revêtir sur son âme cet homme nouveau, à la mesure parfaite de la stature de Christ.

Phil 3:4-16 (L’apôtre Paul disait :)
Moi aussi, cependant, j'aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage, moi, circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d'Hébreux; quant à la loi, pharisien; quant au zèle, persécuteur de l'Eglise; irréprochable, à l'égard de la justice de la loi.
Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d'entre les morts.
Ce n'est pas que j'aie déjà remporté le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l'avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d'un même pas.

RMQ : Pour qu’un chrétien né de nouveau puisse continuer de façon volontaire et permanente sur le chemin de la chair que l’Esprit lui révèle pourtant comme étant le chemin de la désobéissance emmenant à la mort spirituelle, il faudrait endurcir notre cœur contre l’Esprit, contre ses appels à revenir,  et se couper volontairement de lui, car sinon, il ne serait pas possible de continuer sur le chemin de la désobéissance avec l’Esprit qui nous tire vers l’obéissance : cela provoquerait un tel état impossible à supporter (lorsqu’on va dans le chemin de la désobéissance, on ne recherche pas la tristesse que met l’Esprit en nous), qu’il nous faudra renier l’Esprit et fermer notre cœur contre lui, pour pouvoir continuer sur le chemin de la désobéissance volontaire.

 

  1. La nouvelle jonction avec Dieu agit aussi dans le concret de la vie

Après que Jacob ait été changé par Dieu en Israël ( litt.: celui qui combat avec Dieu ), on voit ensuite, en Ge 33, que la jonction avec Esaü s’établit et qu’elle se passe dans la paix. Ce ne sont pas même tous les stratagèmes que Jacob avait mis au point qui ont permis cela, mais c’est Dieu qui avait changé le cœur d’Esaü qui n’en voulait plus à Jacob.(Dieu avait déjà  fait son œuvre en Esaü). Jacob s’attendait à un jugement mais c’est une réconciliation qui venait à lui, tout comme Dieu est venu à nous, par Jésus, pour la réconciliation et non pas pour le jugement que nous méritions.

Mais Dieu n’a pas seulement réparé les choses en Esaü pour changer le jugement en réconciliation, il a aussi réparé la construction en Jacob et c’est ce que l’on voit notamment lors de cet échange avec cet "homme" qui a lutté avec lui.
L’homme demande à Jacob son nom et Jacob répond : « Jacob ».
Cela nous rappelle alors l’échange que Jacob avait eu avec son père Isaac, lorsque Jacob le trompa pour s’accaparer la bénédiction d’Isaac. Isaac qui était vieux et qui voyait mal, avait demandé par 3 fois la confirmation de l’identité de celui qui était venu à lui, et par 3 fois Jacob a dû tromper son père et prétendre être Esaü.
Mais après s’être enfui pour échapper à Esaü qui voulait se venger, Jacob va aller chez Laban et se faire tromper, lui aussi, sur l’identité de la femme qui lui fût donnée le soir de son mariage initial. Voilà qui a dû lui apprendre la leçon !

Donc quand l’homme qui lutta avec lui demanda son nom à Jacob, avant qu’il ne le bénisse, Jacob va répondre, cette fois-ci par son vrai nom, par sa vraie identité, par ce qu’il est. Malgré qu’il fut Jacob le trompeur, maintenant, après son brisement, Jacob ne trompe plus mais exprime clairement ce qu’il est : Jacob, le trompeur. (= reconnaître son état réel de pécheur)

Et quand Jacob va demander le nom de celui qui a lutté avec lui, l’homme va lui répondre par une question qui met court à la discussion de reconnaître qui est qui, de reconnaître en ne s’appuyant que sur ce qu’on dit de soi et non pas sur ce qu’on est.
Autant Jacob pouvait feindre d’être Esaü devant son vieux père Isaac qui y voyait mal, autant ceux qui rencontrent Dieu, reconnaissent celui qu’ils ont rencontré, sans avoir besoin d’un nom confirmant l’identité de cet être, tellement sa personne est reconnaissable dans ce qu’il est (on ne peut pas feindre Dieu lui-même, devant ceux qui ont un cœur avide pour la vérité) Mt 5:8 Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu ! 
Et Jacob va très bien déduire qui était cet homme :  j'ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée.

 D’ailleurs, Jacob lui-même ne sait-il pas que ce n’est pas le nom audible qui est important (on peut très bien mentir sur ça) mais c’est ce qu’on est, qui est important, c’est notre « Je suis » qu’il est important de connaître, or cela, Jacob le sait très bien, en ce qui concerne celui avec qui il a lutté : ce qu’il est, est évident et reconnaissable sans avoir à passer par un nom audible : j'ai vu Dieu face à face
C'est l'essence-même de Dieu, ce qu'il est, qui permet de reconnaître Dieu et non pas le fait qu'on nous dise le mot « Dieu », ou « YHVH », ou « Jésus » : voir les fiches sur la confusion = La confusion fiche 1, La confusion fiche 2.

Jacob a donc été restauré en lui-même et par rapport à ses actions envers son père et envers son frère.

 

Et la nouvelle jonction produira alors aussi son fruit dans le corps de Christ (l’Eglise des disciples de Christ) :
Après avoir vu le changement de jonction dans l’individu, au niveau spirituel et au niveau de sa manifestation extérieure vis-à-vis de son prochain, il est alors automatiquement un autre "endroit" où cette jonction s’exprimera extérieurement, au niveau collectif : c’est dans le corps de Christ, dans l’Eglise, c’est-à-dire au sein des rachetés, des disciples de Christ qui vont tous être ainsi transformés de plus en plus selon ce que Jésus est (par la sanctification par le Saint-Esprit).
En effet, comme l’individu est appelé à changer de jonction interne et que ce changement se manifestera, extérieurement, dans ses relations avec son prochain, alors collectivement, l’ensemble de ceux qui manifestent cette nouvelle jonction, vont avoir des relations entre eux, selon cette nouvelle jonction.

Eph 4:16 (version Ostervald)
De qui (=Christ) tout le corps, bien coordonné et étroitement uni, par le concours de toutes les jointures, tire son accroissement, selon la force assignée à chaque membre, afin qu’il (le corps) soit édifié lui-même dans la charité (l’amour).

Col 2:19
au chef (=Christ), dont tout le corps(=l’Eglise),, assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l'accroissement que Dieu donne.

 


Eph 4:11-16
Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'oeuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. C'est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s'édifie lui-même dans la charité.

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