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Comme un Béréen

Foi, Obéissance et Responsabilité

20 Février 2022 , Rédigé par Comme un Béréen Publié dans #Confusion, #religion-religiosité ?, #COVID

La responsabilité face à nos actes d'obéissance  -  Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. Ro 14.12

La responsabilité face à nos actes d'obéissance - Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. Ro 14.12

Foi, Obéissance et Responsabilité

Mettre en action sa foi pour obéir, ne nous dédouane pas de toute responsabilité.

 

Est-ce que si j’obéis par la foi, cela me déresponsabilise-t-il alors des actes d’obéissance que je pose ?
(= « Mais ce n’est pas moi qui aies voulu ça; moi je n’ai fait qu’obéir ! »)

 

I / Le problème de l’obéissance aveugle
 

Pour expliquer où peut se trouver le problème d’une obéissance aveugle, je vais utiliser le début d’un article de Wikipédia :
La banalité du mal   ( visible dans son intégralité à l’adresse :   https://fr.wikipedia.org/wiki/Banalit%C3%A9_du_mal   )

La « banalité du mal » est un concept philosophique développé par Hannah Arendt en 1963, dans son ouvrage Eichmann à Jérusalem : Rapport sur la banalité du mal.

Hannah Arendt, philosophe juive d'origine allemande réfugiée aux États-Unis et auteure d'un livre sur Les Origines du totalitarisme, offre au magazine The New Yorker d'agir comme envoyée spéciale pour couvrir le procès d'Adolf Eichmann, criminel de guerre nazi, auquel elle assiste à Jérusalem en 1961 et 1962.

Lors de son procès, Eichmann, qu’on pense être une bête furieuse et qui devrait laisser une forte impression, montre plutôt l’image d’un petit fonctionnaire médiocre, ce qui fait dire à Arendt que le mal ne réside pas dans l’extraordinaire mais dans les petites choses, une quotidienneté à commettre les crimes les plus graves.

L'accusé n'est pas comme elle s'y attendait ; c'est un homme « insignifiant ». Le procès fait une large place aux « isme », nazisme et antisémitisme, mais elle veut comprendre le rapport entre l'homme et ses propres actes. Ainsi, dans une série d'articles, elle soutient qu'Adolf Eichmann a abandonné son « pouvoir de penser » pour n'obéir qu'aux ordres, il a renié cette « qualité humaine caractéristique » qui consiste à distinguer le bien du mal, et, en n'ayant « aucun motif, aucune conviction (personnelle) », aucune « intention (morale) » il est, dit Arendt, devenu incapable de former des jugements moraux. D'un point de vue philosophique, ce qui est en cause dans les actes affreux qu'il a commis n'est donc pas tant sa méchanceté que sa « médiocrité » - d'où l'expression « banalité du mal ».

Toutefois, pour Arendt, la banalité du mal n'est pas de l'ordre de la théorie ou du concept, mais du fait. Elle la propose comme une constatation. Il ne s'agit pas d'un phénomène ordinaire ; pour autant, il s'observe dans le comportement de gens ordinaires. La banalité du mal est, tel que le décrit par Arendt, d'abord une leçon du procès, leçon pour laquelle elle n'a que des explications partielles.

Cette notion a donné lieu à d'importantes polémiques, certaines personnes considérant qu'elle revient à déresponsabiliser les dirigeants nazis de leurs crimes, bien qu'Hannah Arendt se soit toujours opposée à cette interprétation.


 Selon Arendt, Eichmann a complètement abandonné sa capacité à penser ses actes à partir de la conférence de Wannsee, en 1942 ….


En phase avec les remarques de Victor Klemperer sur le développement des stéréotypes en milieu nazi, Hannah Arendt montre que l'usage des clichés de langage diminue la conscience des actes. Ces expressions toutes faites, utilisées mécaniquement ( exemple biblique = "Blasphémateur" ou "Samaritain", exemple actuel = "Complotiste" ou "Antivax"), empêchent l'imagination ; elles entrainent une incapacité à être affecté par ce que l'on fait et, la personne se drapant dans un aspect banal, entretiennent l'absence de pensée.

Aujourd'hui l'imprégnation idéologique des exécuteurs est considérée comme plus importante que ce qu'en pensait Hannah Arendt dans les années 1960. Les SS étaient persuadés que « le juif » était l'ennemi de l'Allemagne et que si on ne le détruisait pas, c'est l'Allemagne qui serait anéantie.


Cependant, Hannah Arendt comprend l'absence de pensée comme étant, non pas une fatalité imposée de l'extérieur par quelque force insurmontable, mais le résultat d'un choix personnel, de l'ordre de la démission. Penser est une faculté humaine, son exercice relève de la responsabilité de chacun. Eichmann, selon elle, a forcément choisi d’arrêter de penser, voilà pourquoi il reste coupable, l'obéissance mécanique n'étant, dans cette situation, pas une excuse.

La banalité : ce terme indique aussi que le mal est partout dans la société. Toute une société se met, de façon commune, à accepter une étiquette morale sans entretenir de réflexion à son sujet. La société adhère à un système normatif et cesse de comprendre son contenu. Puis, sous diverses pressions, ce contenu évolue, pouvant même devenir l'inverse de ce qu'il était : "tu tueras ton prochain" pour le IIIe Reich, ou "tu porteras de faux témoignages contre ton prochain" pour l'URSS sous Staline.
Cette évolution peut se produire très brutalement : en une nuit, dit Hannah Arendt, et il ne reste plus que l'habitude de tenir fermement à quelque chose.
Hannah Arendt a montré pourquoi la pensée humaine était un rempart contre le totalitarisme. Et la comparution devant un tribunal permet de mettre un terme à cette absence de pensée, à cette banalité du mal, car l'accusé n'y apparait plus et ne s'y pense plus comme un rouage d'un État tout puissant, mais comme un individu pensant qui doit répondre de ses propres actes. L’obéissance à des ordres n'est jamais mécanique, car en politique l’obéissance a le même sens que le mot soutien. Voilà pourquoi, chacun est personnellement redevable, possiblement coupable, de ses actes. Il peut y avoir une responsabilité collective, mais la culpabilité s'examine à l'échelle de chaque individu.


Svetlana Aleksievitch, prix Nobel de littérature en 2015, a rassemblé dans l'ensemble de son œuvre des centaines de témoignages, sous forme d'interviews de personnes ayant vécu dans le Goulag ou sous la répression stalinienne en URSS. La perfection du système d'oppression, de torture, de mise à mort mis en place par les agents du pouvoir est également soulignée par les victimes ou encore le renversement complet des valeurs quand le bourreau se présente comme victime du pouvoir dont il est le serviteur.

« Eux aussi [les bourreaux] ils ont fait des choses horribles, et seuls quelques-uns sont devenus fous. Tous les autres avaient une vie normale, ils embrassaient des femmes,... ils achetaient des jouets à leurs enfants ...Et chacun d'eux se disait : ce n'est pas moi qui ai suspendu des hommes au plafond, qui ai fait gicler leur cervelle, ce n'est pas moi qui ai planté des crayons bien taillés dans des mamelons de femmes. Ce n'est pas moi c'est le système. Même Staline l'a dit : Ce n'est pas moi qui décide c'est le Parti....Ah c'était d'une logique géniale ! Des victimes, des bourreaux, et à la fin, les bourreaux deviennent aussi des victimes. On ne dirait pas que cela a été inventé par des hommes ...Une perfection pareille cela n'existe que dans la nature...Ils sont tous des victimes en bout de compte »


Alors certes, toutes ces déductions philosophiques et éthiques ne sont pas issues de la Bible mais si on y regarde de plus près, on y voit quand-même un certain rapprochement avec le péché originel d’Adam et Eve (Ge 3:1-24) et avec le jugement final devant Dieu, où chacun répondra individuellement de chacun de ses actes et de ses paroles (Ecl. 12:16 car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal  / Ro 14:12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. )

En Ge 3:1-24,  Adam et Eve, sous la séduction du diable, ont désobéi à Dieu qui leur avait interdit de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Et lorsque Dieu va demander à Adam s’il a désobéi, que va faire Adam ? = il va se placer en tant que victime de la femme que Dieu a mise à ses côtés (« ce n’est pas ma faute, c’est la femme que toi tu as mise à mes côtés qui m’a dit de le faire… »). Et lorsque Dieu va demander à Eve pourquoi elle a fait ça, que va faire Eve ? = elle va se placer en tant que victime du serpent, du diable, qui l’a séduite ((« ce n’est pas ma faute, c’est le serpent qui m’a dit de le faire… »). Adam et Eve qui ont choisi de suivre un autre chemin que celui de l’obéissance à Dieu (ils ont donc quitté momentanément l’état d’obéissance pour ce choix), vont vouloir persuader Dieu et eux-mêmes qu’ils sont pourtant encore dans un état d’obéissance (car ils sont revenus dans un état d’obéissance) mais que c’est donc celui qui les a entraînés sur un autre chemin qui en porte donc toute la responsabilité, puisqu’eux ont voulu quand-même agir en étant dans l’obéissance (c’est juste celui qu’ils ont suivi qui, lui, n’a pas été un bon guide).

Alors quel jugement Dieu va exercer ? Va-t-il ne juger que le serpent et innocenter Adam et Eve qui ne seraient que des victimes du mauvais conducteur ?
= NON. Le serpent sera bien puni (Satan a déjà son jugement contre lui) mais Adam et Eve vont aussi être jugés et corrigés.
En effet, c’est précisément ce qu’Adam et Eve ont fait, que Dieu ne voulait pas qu’ils fassent = écouter et obéir à la voix d’un autre qui leur dit de ne plus écouter et obéir à la voix de Dieu. Donc le « ce n’est pas de ma faute, car un autre m’a dit de faire autrement que ce que tu as dit », c’est précisément ce que Dieu juge en l’homme !

Il y a la forme du péché (par exemple : transgresser l’ordre de ne pas manger tel fruit, ou transgresser l’ordre de ne pas tuer…) mais ce qui est toujours le même fond du péché, c’est d’écouter une autre voix que ce que Dieu dit et de décider d’obéir à cette autre voix, car la décision d’écouter et d’obéir à l’autre voix, cela relève de nous, de notre responsabilité.
C’est pour ça que le péché est conscient. Pour qu’Adam et Eve chutent, il fallait que ce soit de par leur propre décision qu’ils choisissent de désobéir à Dieu et c’est pour ça que Satan n’a donc pas mis de force le fruit dans la bouche d’Eve et d’Adam, mais qu’il les a séduits pour qu’ils prennent d’eux-mêmes la décision d’en manger, pour qu’ils prennent eux-mêmes la décision de ne plus obéir à ce que Dieu a dit, donc qu’ils prennent eux-mêmes la décision de se détacher de Dieu pour suivre une autre voix et un autre chemin que celui que Dieu a donné.

Prendre la décision d’obéir à quelqu’un d’autre plutôt qu’à Dieu, c’était de la responsabilité d’Adam et Eve car ils étaient en Dieu, à l’origine, c’est-à-dire dans l’obéissance à Dieu. Par conséquent, pour ceux qui sont en Dieu, en Jésus (les chrétiens véritables), prendre la décision de se mettre à suivre une autre voix et de sortir du chemin de Dieu où ils se trouvent, c’est de leur responsabilité.
Héb 3:12-15
Prenez garde, frères, que quelqu'un de vous n'ait un coeur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant. Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu'on peut dire: Aujourd'hui! afin qu'aucun de vous ne s'endurcisse par la séduction du péché. Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu'à la fin l'assurance que nous avions au commencement, pendant qu'il est dit : Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, N'endurcissez pas vos coeurs, comme lors de la révolte.

Mais pour ceux qui ne sont pas en Dieu, alors c’est le fait de ne pas prendre la décision de venir à Dieu mais de vouloir rester sur le chemin de la désobéissance, qui est de leur propre décision, car Dieu les appelle à sortir de ce chemin pour venir à lui (Jésus étant mort à la croix pour leur acquérir, par pure grâce, de pouvoir revenir à Dieu, par la foi).
Ro 2:4-9
Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance? Mais, par ton endurcissement et par ton coeur impénitent, tu t'amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses oeuvres; réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent l'honneur, la gloire et l'immortalité; mais l'irritation et la colère à ceux qui, par esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et obéissent à l'injustice. Tribulation et angoisse sur toute âme d'homme qui fait le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec! 

Tant qu’Adam et Eve étaient en Dieu, alors ils pouvaient ne pas se soucier de discerner eux-mêmes entre le bien et le mal, car Dieu est totalement pur du mal, donc si on est en lui, si on lui obéit sans se soucier de discerner par nous-mêmes, alors on est sûr de rester dans le bien. C’est pour ça que Paul pouvait écrire, lui qui était dans l’obéissance au Saint-Esprit  et qui suivait ce que le Saint-Esprit lui disait:
I Co 4:1-4
Ainsi, qu'on nous regarde comme des serviteurs de Christ, et des dispensateurs des mystères de Dieu. Du reste, ce qu'on demande des dispensateurs, c'est que chacun soit trouvé fidèle. Pour moi, il m'importe fort peu d'être jugé par vous, ou par un tribunal humain. Je ne me juge pas non plus moi-même, car je ne me sens coupable de rien; mais ce n'est pas pour cela que je suis justifié. Celui qui me juge, c'est le Seigneur.

Mais si ce n’est pas le Saint-Esprit, donc Dieu, qui dirige notre vie alors ne pensons pas que nous puissions nous remettre dans l’état d’avant la chute originelle, dans l’état où nous n’aurions pas à nous soucier de penser et de juger ce que nous faisons, dans l’état d’obéissance aveugle à un autre …
Seul Dieu qui est parfaitement pur et saint, peut être suivi en tout confiance, en sachant que nous serons alors forcément sur le chemin saint, le chemin pur.
Mais si ce n’est pas Dieu que nous suivons, alors nous ne pouvons nous prévaloir de n’être qu’un suivant, qu’un obéissant à quelqu’un d’autre (en pensant qu’alors « être obéissant » serait une vertu pure de tout besoin de discernement, de reconnaître si celui que nous suivons nous emmène sur le bon chemin), car c’est précisément cela que Dieu ne veut pas, car tout autre que Dieu, tout autre chemin que celui de Dieu, n’est pas le chemin du bien parfait, donc à un moment donné, il faudra nous rendre compte de notre égarement loin du bien parfait .
Jér 17:5 Ainsi parle l'Eternel: Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme, Qui prend la chair pour son appui, Et qui détourne son coeur de l'Eternel!
Jér 17:7 Béni soit l'homme qui se confie dans l'Eternel, Et dont l'Eternel est l'espérance!

Donc si nous décidons de rester sur le chemin d’égarement, sur le chemin autre que celui de l’obéissance à Dieu, en décidant alors de ne pas voir, de rester intentionnellement aveugle au mal qui se trouve sur ce chemin d’égarement (car inéluctablement, il y aura du mal sur un autre chemin que celui de Dieu), alors c’est de notre responsabilité que nous déciderons, de nous-mêmes, de rester sur ce chemin et de ne pas venir à Dieu.
Ro 1:28-32
Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes, étant remplis de toute espèce d'injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice; pleins d'envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d'intelligence, de loyauté, d'affection naturelle, de miséricorde. Et, bien qu'ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui les font. (car encore pourraient-ils avoir "l’excuse" de ne pas arriver à sortir de ces choses par eux-mêmes, mais ils approuvent ces choses et de par leur propre décision, ils ne veulent donc pas y renoncer)

Ainsi Dieu n’entendra pas le « ce n’est pas de ma faute, c’est l’autre qui m’a dit de le faire », car c’est précisément ce que Dieu ne veut pas : qu’on écoute un autre et qu’on se mette à obéir à cet autre, plutôt qu’à Dieu !
Or c’est précisément ainsi que beaucoup pensent s’en sortir et veulent donc trouver un autre qui serait là pour porter la responsabilité à leur place, tout en leur permettant ainsi de combler leur besoin de ne pas à avoir à se justifier eux-mêmes de leurs actes. Sinon comment comprendre que les gens chercheront des docteurs de la loi (des pasteurs) qui leur diront qu’ils peuvent faire ce que eux-mêmes veulent faire ? Pourquoi, alors, ne pas faire directement ce qu’ils veulent, sans passer par un pasteur qui leur dira qu’ils peuvent faire ce qu’ils désirent au fond d’eux, si ce n’est parce que ces gens chercheront quelqu’un qui portera la responsabilité à leur place et leur permettra ainsi de se positionner comme étant des simples obéissants ?
II Ti 4:3-4
Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l'oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables.
On veut rester dans la position d’obéissants, car on pense que cela nous déresponsabilisera et nous évitera les jugements, comme si le fait d'être obéissant est une vertu en elle-même, indépendante du discernement de ce à quoi nous obéissons; alors on cherche ceux qui justifieront et nous diront de faire ce qu’on a envie de faire au fond de nous ou ceux qui nous allègeront de notre responsabilité à devoir discerner. (voir Fiche :  Suivre celui qui suit ce que je veux !)
Mais Dieu n’est pas dupe !
Ecl 12:13-14
Ecoutons la fin du discours: Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme. Car Dieu amènera toute oeuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal. (Dieu juge selon le cœur et non pas selon les apparences)

 

En conclusion, ce n’est pas seulement l’aptitude d’être obéissant qui est à considérer, car l’obéissance ne peut pas aller sans considérer le « Envers qui sommes-nous obéissants ? », « Quel chemin acceptons-nous comme étant le chemin de la "vraie" vérité à suivre ? », c’est cela la vraie question, c’est là notre responsabilité !

C'est le fait de savoir qu'on est responsable de ses actes qui emmène à ne pas se contenter d'une obéissance de conformité, sans chercher à discerner.

 

 

II / La foi, elle aussi, est forcément liée à ce sur quoi on applique notre foi

Une définition intéressante du mot foi :

https://www.universalis.fr/encyclopedie/foi/1-origine-et-sens-du-mot-foi/

Origine et sens du mot « foi »

Les mots latins fides (foi) et foedus (pacte, accord, alliance) proviennent d'une même racine indo-européenne, beidh-, qui a donné aussi en grec pistis et qui suggère d'une manière générale l'idée de confiance (cf. G. Dumézil, Idées romaines ; G. Freyburger, Fides. Étude sémantique et religieuse).
La foi est un engagement durable de la confiance, suivant des formes variables telles que : parole donnée, promesse, profession de foi, serment, contrat, traité, alliance, conventions diverses.

Mais la foi ne se réduit pas à la confiance ; elle l'oriente.
On peut reconnaître l'exigence d'une relation réciproque entre les personnes diversement concernées par les enjeux de la foi. La parole donnée engage une relation réciproque entre la loyauté de l'un et la confiance de l'autre.

Les nombreuses références données par le dictionnaire de Littré montrent qu'à l'âge classique, le mot « foi » pose la base personnelle d'un lien social et sert à exprimer toutes les formes de loyalisme : la foi de l'amitié, la foi en amour, la foi du mariage, la foi promise, la foi jurée, la foi des traités, la foi patriotique, la foi d'honnête homme et la foi de Bohême (celle que les voleurs se gardent entre eux), la foi en autrui, la foi en soi-même...
Dans tous ces cas, la foi est distincte du concept de croyance ; elle est comme un pacte (ou une alliance) que l'on fait avec soi-même ou avec autrui ; elle implique la loyauté dans les conventions et la fidélité aux engagements pris.

 

Et selon la fiche Pour démystifier la foi :
la foi (foi chrétienne) est le simple fait de faire confiance à Dieu, et donc de nous faire adhérer à ce que Dieu dit, puisque nous avons décidé d’appliquer notre confiance sur ce que Dieu dit.

La foi est un acte volontaire de déposer notre confiance en quelqu’un et cela repose forcément sur une connaissance de l’autre qu’on estime digne de l’adhésion de notre confiance en lui. (Cela rappelle donc un peu la démarche volontaire de l’amour véritable envers quelqu‘un : voir fiche Pourquoi venir à Jésus ).

Et on veut être sincère et vrai dans notre acte de faire adhérer notre confiance en Dieu, cela doit donc provenir d’un premier élan de chercher à connaître Dieu, afin de savoir s’il est digne de notre acceptation de déposer notre confiance en lui.

Personne, s’il n’est pas fou, ne va d’emblée faire pleinement confiance à un inconnu : ce serait de la pure folie et ce n’est pas ce que Dieu nous demande que de jouer à la roulette russe, pour décider à qui nous pouvons donner notre confiance.
Au contraire, Dieu veut qu’on garde notre cœur, au niveau spirituel notamment, et qu’on veille à ne pas le donner au premier venu, donc à ne pas accepter dans notre cœur, comme chose digne d’être acceptée comme une valeur sur laquelle poser notre confiance, toute parole du premier inconnu qui passe.
C’est pour ça que Dieu veut se révéler à nous et s’est révélé à nous, en Jésus-Christ, afin qu’on ait déjà une révélation de qui il est, de sa "personnalité" : celui qui voit ce que Jésus est, comprend alors l’essence de ce que Dieu est au niveau de sa "personnalité" (de son cœur) et peut alors prendre la décision (ou pas… ?) de lui confier la direction de sa vie (donc de lui obéir).

Ro 10 :13-14
Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n'ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n'ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s'il n'y a personne qui prêche ? 

(précher = proclamer les attributs qui se rapportent au sujet de notre prédication, c'est-à-dire : Jésus-Christ)

 

Vu la définition du mot foi, on pourrait donc utiliser, le plus souvent, comme cela est souvent utilisé dans la Bible Chouraqui, le mot « adhérence » ou le mot « adhérer » pour parler de « mettre sa foi en », car il s’agit de faire adhérer, de faire coller notre confiance sur ce que Dieu dit, sur la parole de Dieu (donc sur Jésus qui est la Parole de Dieu faite chair afin que l’homme saisisse concrètement et sans ambigüité ce que Dieu veut dire. Le message de Dieu lorsque Dieu parle à l’homme = c’est comprendre ce que Jésus est, c’est comprendre ce que Dieu veut réellement dire et révéler à l’homme en ce qui concerne ce que Dieu est véritablement, car n'oublions pas qu'il s’appelle « Je suis » ou autre traduction « Je suis ce que je suis », donc il est bon de savoir ce qu'il est véritable).

Mais attention, la foi, selon la Bible, se veut être l'adhérence sur la parole de Dieu, en s’accrochant sur une crédibilité issue de la prédication et qui repose sur une démonstration d’Esprit et de puissance qui vient confirmer ce que les écritures (la Bible) disent de Dieu, ce qui est différent d’une foi purement issue de l’intellect.
 I Co 2:1-8
Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n'est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n'ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Moi-même j'étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement; et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d'Esprit et de puissance, afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
Cependant, c'est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n'est pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle, qui vont être anéantis; nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire, sagesse qu'aucun des chefs de ce siècle n'a connue, car, s'ils l'eussent connue, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de gloire.

Mais si la foi ne doit pas rester qu’au stade intellectuel, il faut comprendre qu’il y a bien, aussi, une sagesse divine derrière cette foi, qui accréditera alors cette foi au niveau intellectuel mais en second plan, afin que nous ne soyons pas non-plus des adhérents à cette foi, qui ne comprennent pas de façon consciente pourquoi nous pouvons faire adhérer notre confiance en Dieu, c’est-à-dire sur ce que Dieu dit, sur la parole de Dieu (= Jésus).
Dieu veut que ceux qui croient en lui, en sa parole, soient des personnes qui comprennent aussi pourquoi ils peuvent croire en lui. Il ne s’agit pas d’une hypnose indépendante de notre volonté, d'une hypnose qui serait indépendante de notre compréhension.

Dieu nous laisse donc la responsabilité de choisir ce sur quoi nous appliquerons notre foi, celui sur qui nous ferons adhérer notre confiance : nous avons donc la responsabilité de chercher à connaître si celui sur qui nous appliquerons notre foi est véritablement digne de confiance et pour cela, une des caractéristiques essentielle est que cet être soit fidèle à ce qu’il dit , soit fidèle à sa parole (après qu’il nous est proposé un choix qui nous convienne comme tant digne d'être la vie véritable et la vérité). En effet, si un être nous propose le merveilleux mais n’est pas fidèle à sa parole ou n’a pas la puissance d’accomplir ce qu’il dit, est-il digne d’une confiance aveugle pour tout livrer entre ses mains et lui obéir aveuglément ?
Ps 33:4 Car la parole de l'Eternel est droite, Et toutes ses oeuvres s'accomplissent avec fidélité;
I Pi 1:25 Mais la parole du Seigneur demeure éternellement. Et cette parole est celle qui vous a été annoncée par l'Evangile.
Es 55:10-11 Comme la pluie et la neige descendent des cieux, Et n'y retournent pas Sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les plantes, Sans avoir donné de la semence au semeur Et du pain à celui qui mange,
Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté Et accompli mes desseins.

Or quel est le nom donné à Jésus qui est la Parole de Dieu incarnée, pour qualifier ce qu’il est dans son essence même ?
Apo 19:11(b) Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice.
et c’est exactement cette caractéristique de sa personne (la fidélité) que Jésus est venu démontrer en venant sur terre pour accomplir toute la parole du Père, sans jamais s’en être détourné une seule fois, malgré tous les assauts du diable : Jésus est vainqueur sur le monde et sur toute la puissance de l’ennemi, parce qu’il est resté fidèle à toute la volonté du Père, à toute la parole du Père ! Jn 16:33 Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde.


 

 

III / Conclusion


- Nous avions vu, dans la fiche « La confusion – fiche N°2 », que nous avons la responsabilité de garder notre cœur et de ne pas tout accepter comme "vérité" digne d’être suivie; et pour cela nous nous devons d’exercer notre discernement et de nous appliquer à vérifier que ce qui nous est proposé est digne de confiance, conforme à la Parole et la Vérité dans son entièreté (même Satan se déguise en ange de lumière et sait utiliser la Bible pour nous séduire et nous détourner du chemin de Dieu, nous détourner d’être de plus en plus tel que Jésus).

- Nous avions vu, dans la fiche « Pourquoi venir à Jésus », que le véritable amour, qui correspond à prendre la décision de se donner à la personne qu’on veut aimer (car aimer est une décision, il ne se résume pas qu’au simple sentiment amoureux), ne peut être vrai que s’il repose sur la connaissance de cette personne : on ne donne pas sa vie entière à quelqu’un (car le vrai amour est forcément fidèle et pour la vie, selon Dieu) au hasard, sans connaître la personne à qui on va se donner pour la vie.

- Alors il en est de même pour notre foi qui sera suivie de notre obéissance par la foi : nous ne pouvons et ne devons pas l’accorder au hasard, sans connaître celui sur qui nous ferons adhérer notre confiance, notre foi :  c'est de notre responsabilité, donc nous nous devons de discerner sur quoi nous appliquons notre foi pour y obéir et ne pas nous contenter de simplement garder une attitude d'obéissance envers quelque chose ou quelqu'un, en pensant que notre attitude d'obéissance nous déresponsabilise alors des actes posés par obéissance.
Et Dieu est totalement d’accord avec le fait que nous cherchions à discerner où est véritablement le bien, quelle est la voix que nous devons suivre (= celle du bon berger) et Dieu cherche à ce que nous voulions le connaître, afin qu’il soit effectivement jugé digne de notre foi et de notre obéissance entière, comme Abraham a cru en Dieu et a suivi Dieu pour mener sa vie.

Jn 10:4-5 Lorsqu'il (le berger = Jésus) a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix. Elles ne suivront point un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers.

I Jn 5:20 Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence pour connaître le Véritable; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C'est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. 
 

 

PS :
Et le contre-exemple biblique, typique, pour illustrer celui qui est obéissant aux autorités de l'époque mais sans discernement, est Saul de Tarse (qui deviendra l'apôtre Paul, après sa conversion).

Saul de Tarse était irréprochable en ce qui concerne l'obéissance à la Loi de Dieu (Phil 3:6 b) et aux autorités religieuses de son peuple, qui, à l'époque, avaient bien plus qu'un simple rôle de guide comme à notre époque, mais avaient aussi le rôle d'autorités civiles pour le peuple, comme elles avaient même le pouvoir de mettre en place un système de persécution contre ceux qui s'opposaient à elles (tant que ça ne dérangeait pas les romains).
Mais Saul de Tarse, bien qu'irréprochable en obéissance, obéissait sans discernement et donc allait contre Dieu qu'il pensait servir par son obéissance mais mal orientée.


Et comme cela avait été remarqué par la philosophe Hannah Arendt par rapport aux nazis, les clichés de langage, les "éléments de langage", ces expressions toutes faites, utilisées mécaniquement, entrainent une incapacité à être affecté par ce que l'on fait, empêchent de se mettre à penser par nous-mêmes à propos des actes qu'on pose.
Or le cliché de langage qui peut être vraiment néfaste quant à l'instauration d'une obéissance aveugle et mal placée, se retrouve dans les expressions qui justifient l'obéissance aveugle : " un bon soldat, ça obéit aux ordres ", "les ordres, c'est les ordres" et pour les chrétiens, le cliché de langage qui peut emmener à nous dédouaner de penser, pourrait être alors : "il faut obéir aux autorités, c'est marqué dans la Bible".
Mais tout comme l'obéissance aveugle à la Loi de Dieu a emmené Saul de Tarse à persécuter l'Eglise, donc Jésus, l'obéissance aveugle à ce commandement écrit dans la Bible peut aussi emmener à aller contre Dieu lui-même, si on n'arrive pas à discerner la volonté profonde de Dieu lorsqu'il a donné cet ordre. (voir la fiche :
Le Sabbat a été fait pour l'homme, Le pourquoi des commandements de Dieu).

Ro 10:1-4
Frères, le voeu de mon coeur et ma prière à Dieu pour eux, c'est qu'ils soient sauvés
(les juifs). Je leur rends le témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence: ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu; car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient.


Et ce sont d'ailleurs des apôtres qui ont désobéi aux autorités qui leur interdisaient de parler de leur foi et qui ont donc transgresser l'ordre biblique donné par un autre apôtre d'obéir aux autorités, d'obéir à nos maîtres même s'ils ne sont pas justes envers nous.
(Act 4:13-22 et Act 5 en entier)

Act 5:29 Pierre et les apôtres répondirent: Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes.

Ainsi, face à ce qui semble être une contradiction, il faut discerner quelle est la volonté profonde de Dieu, ce que Dieu veut exactement dire et veut accomplir en nous, lorsqu'il demande à ce qu'on soit soumis aux autorités et lorsqu'il est aussi écrit qu'il faut être soumis à Dieu plutôt qu'aux hommes.

Or ce cas de désobéissance aux autorités n'est pas exceptionnel dans la Bible, puisque tout au long des écritures, on voit des prophètes qui se sont opposés aux autorités humaines de leur époque, car ces autorités ne suivaient pas Dieu et entraînaient le peuple à s'éloigner de Dieu. Or si on se met à obéir aux autorités qui nous disent de nous éloigner de Dieu, nous seront donc en désobéissance à Dieu. Par conséquent, la Bible ne nous parle jamais d'une obéissance aveugle aux autorités, mais d'une obéissance tant que cela ne nous éloigne pas de Dieu et du chemin que Dieu veut que nous empruntions.

Il faut aussi qu'on comprenne qu'on peut très bien ne pas obéir à une directive des autorités, sans pour autant être un révolutionnaire qui veut renverser l'autorité en place, mais en affirmant simplement ce en quoi on croit.
Et c'est ce qu'ont fait Daniel et ses compagnons, face à l'autorité suprême de leur époque : le roi. Ils ont refusé de manger les viandes probablement sacrifiées au préalable à des idoles, ils ont aussi refusé de s'agenouiller devant une statue d'idole ou ils ont désobéi à l'ordre de ne pas prier Dieu, sans pour autant manquer de respect à l'autorité dans un quelque autre domaine ou sans pour autant vouloir renverser l'autorité en place. Et ce sont ces désobéissances à l'autorité mais selon l'Esprit de Dieu, qui ont alors emmené cette même autorité à reconnaître que le Dieu de ses hommes était le vrai Dieu, au-delà des fausses croyances de cette autorité (ce qui est aussi toute l'œuvre d'Elie au Mont Carmel, accomplie selon la direction de Dieu, contre les autorités religieuses et politiques idolâtres de l'époque = voir fiche L'esprit du miracle - qui parle notamment du "miracle juridique").

Quand on nous demande de désobéir à ce que Dieu nous a dit ("être soumis aux autorités"), c'est là qu'intervient le "mieux vaut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes", même si cela porte sur quelque chose d'anodin aux yeux des autres, comme le simple fait de manger ou de ne pas manger dans un endroit, par exemple (voir I R 13 - fiche Suivre celui qui suit ce que je veux ).

Lorsque nous obéissons de manière aveugle, même à un ordre de la Loi de Dieu, sans discerner quelle est la volonté profonde de Dieu, l'intention profonde de Dieu lorsqu'il a donné cet ordre, alors nous risquons de faire comme les pharisiens ont fait à propos du Sabbat (voir la fiche : Le Sabbat a été fait pour l'homme, Le pourquoi des commandements de Dieu).
Or la volonté profonde de Dieu, dans ses commandements, est bien plus belle que de simplement suivre à la lettre une directive, sans en comprendre le sens profond, l'intention profonde de Dieu lorsqu'il donna ce commandement et c'est ce que David avait compris lorsqu'il prit la décision de manger, lui et ses hommes qui étaient dans le besoin, les pains de proposition qui étaient destinés aux seuls sacrificateurs. Comprendre la volonté de Dieu, comprendre Dieu, voilà où Dieu veut nous emmener dans tout ce qu'il nous donne, afin que nous le connaissions véritablement selon ce qu'il est, afin que nous comprenions combien il est légitime de poser notre foi en lui, en sa volonté.

Job 38:1-2 (L'Eternel s'adresse à Job qui est un homme intègre et droit face aux commandements de Dieu) :
L'Eternel répondit à Job du milieu de la tempête et dit: Qui est celui qui obscurcit mes desseins par des discours sans intelligence ?

I R 3:9-10 Accorde donc à ton serviteur un coeur intelligent pour juger ton peuple, pour discerner le bien du mal ! Car qui pourrait juger ton peuple, ce peuple si nombreux ?
Cette demande de Salomon plut au Seigneur. 

Ro 12:2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Héb 5:14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l'usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

 

 

 

 

PS : (pour info car ce n'est pas issu de la Bible mais ça fait quand-même réfléchir et même nous dire que la Bible n'est pas si dénuée d'intérêt que ça, car LA vérité reste la vérité !)

Juste pour se faire une petite idée technique, sans relation avec la chrétienté mais qui est intéressante à connaître...

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