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Comme un Béréen

Le symbolisme du Jeûne

20 Janvier 2022 , Rédigé par Comme un Béréen Publié dans #vie chrétienne

Jésus répondit: Il est écrit: L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Mt 4:4

Jésus répondit: Il est écrit: L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Mt 4:4

Le symbolisme du Jeûne

La relation symbolique entre le jeûne
et la signification spirituelle de cet acte

 

I / Le besoin de comprendre le jeûne comme un symbole

Je sais qu’il est parlé de jeûner dans la Bible et même dans le Nouveau Testament (Jésus a jeûné dans le désert) mais cette pratique me posait un petit souci, car autant la lecture de la Bible et la prière étaient compréhensibles, pour moi, quant à leur but et leur signification, autant le jeûne ne voulait pas dire grand-chose pour moi quant à ce que cela signifiait réellement.
Je lisais ma Bible afin de comprendre, de saisir la pensée, la volonté de Dieu, par le Saint-Esprit qui nous éclaire sur la compréhension spirituelle des textes. Je priais Dieu afin de communiquer avec lui en direct (demander à Dieu et recevoir les réponses de Dieu, par le Saint-Esprit, remercier Dieu et le louer…). Mais même si je savais que cela est demandé comme acte spirituel  devant Dieu, j’avais du mal à me mettre à jeûner, non pas du fait qu’il fallut s’abstenir de manger mais parce que je ne saisissais pas trop la raison de le faire, pourquoi le faire, puisque je ne savais pas précisément ce que le jeûne est. Je ne voulais donc pas poser un acte sans conviction, parce que non-compris dans sa signification véritable, comme un acte fait de façon purement religieuse (religieux = il faut pratiquer ça mais je ne sais même pas exactement pourquoi je le pratique).

Alors on m’avait bien dit que le jeûne est une façon de s’humilier devant Dieu, de marquer un arrêt quant à l’écoute des besoins de la chair, des besoins physiques pour se tourner vers le besoin spirituel = arrêter de considérer la faim de pain physique pour nourrir notre corps, pour se tourner vers la considération de la faim de l’âme qui demande la nourriture venant de Dieu.
Mt 4:1-4
Alors Jésus fut emmené par l'Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur, s'étant approché, lui dit: Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. Jésus répondit: Il est écrit: L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Pourtant, tout en sachant tout ça, je ne percevais pas encore forcément la nécessité de jeûner, car il me manquait la chose qui permettrait que je ne jeûne pas juste parce qu’il faut jeûner. Il me manquait la chose qui ferait sortir le jeûne d’une obligation purement religieuse (il faut jeûner), afin de devenir un acte qui ait un sens en lui-même.
Et cette chose qu’il me manquait était la relation dont j’ai déjà parlée dans la fiche La nécessité d’enseigner et qu’on aborde dans la définition d’un symbole ou d’un signe.

Le symbole est l'association d'un symbolant et d'un symbolé
(ou en d'autres termes : le signe est l'association d'un signifiant et d'un signifié).

SIGNE = Signifiant + Signifié
(ou encore SYMBOLE = Symbôlant + Symbôlé)

En prenant comme exemple le dessin d’un  coeur ♥ qui est le symbole de l’amour : quand on voit un dessin d'un cœur , pour nous, européens vivant à notre époque, cela veut presque tout de suite dire "l’amour" dans notre tête.
Donc ce dessin d’un cœur 
 (le symbolant ou le signifiant) va au-delà du simple dessin, car il matérialise le grand concept abstrait de "l’amour" (le symbolé ou le signifié).
On a donc un symbole (ou un signe) où le concept abstrait de l’amour est représenté, exprimé (succinctement, certes) dans une représentation concrète en dessin de cœur.
Tout le concept abstrait de l’amour et qui est long à définir dans son entièreté, est donc comme enfermé dans cette représentation courte et calligraphique en forme de cœur ♥.

Mais un bon enseignant qui veut symboliser un concept abstrait (le symbolé), va choisir un symbolant qui ait un minimum de cohérence avec ce qu’il est sensé représenter.
Ainsi,
si un enseignant veut symboliser la rotation de la Terre autour du Soleil, pour que ses élèves comprennent ce principe d’astronomie, l’enseignant va certainement prendre un ballon pour représenter le Soleil et une petite bille pour représenter la Terre, afin que les objets (les symbolants) qui sont sensés représenter les symbolés, aient un minimum de cohérence de forme et de grandeur par rapport à ce qu’ils sont sensés représenter. Il ne viendrait jamais en tête, à un enseignant, de prendre un balai pour représenter la Terre et un stylo pour représenter le Soleil, car pour que les élèves aient une bonne compréhension, l’enseignant va essayer de prendre des symbolants ayant un minimum de représentativité quant aux symbolés.

Et je me suis rendu compte que c’est exactement cette représentativité, cette cohérence, cette relation entre le jeûne et ce qu’il est sensé signifier au niveau spirituel, qui m’échappait en partie.

Dieu ne choisit pas au hasard des choses ou des actes pour représenter (être les symbolants) d’une chose spirituelle qui existe dans le domaine du spirituel.
En effet, c’est Dieu qui a créé ce qui nous entoure, et ne pensons pas qu’il ait créé les choses au hasard, surtout s’il prévoyait d’utiliser ces choses pour nous servir de symbolant dans sa Parole. Si Dieu a voulu choisir l’agneau comme un symbolant de Jésus, ne croyons pas que Dieu ait alors créé cet animal au hasard. Non, Dieu a créé cet animal, avec toutes les caractéristiques qui le distinguent d’un autre, expressément pour que l’agneau soit un symbolant cohérent avec ce que Dieu veut qu’on comprenne de Jésus (sous le rapport de l’agneau). Et de même pour la lumière, l’eau, l’huile, le lion, le sang, la vigne, la semence, etc, etc….

Donc pour le jeûne, Dieu n’a pas choisi cet acte et ce que cet acte induit dans notre corps, par pur hasard, pour représenter quelque chose qui se passe au niveau du spirituel, au niveau du monde spirituel où Dieu se situe. Et c’est cette relation entre ce que le jeûne induit physiquement et ce qui se passe au niveau spirituel (et qui est invisible pour nous) qui permettra peut-être à certains, comme à moi, de pratiquer le jeûne avec conviction car cela signifiera, symbolisera, représentera effectivement ce qu’ils veulent exprimer (et ce ne sera plus seulement un acte de "il faut" mais deviendra un "je veux" ; différenciation qui sépare la pratique religieuse de la pratique venant du cœur convaincu).
 



II / Relation entre symbolant et symbolé dans le jeûne

 

1 ) La caractéristique particulière de l’acte du jeûne

Pour bien aborder cette relation entre le symbolant (le fait de jeûner) et le symbolé (ce qui est au niveau spirituel), il faut premièrement considérer la particularité de cet acte de jeûner :

Le jeûne est un acte qui va, physiquement, au-delà d’un simple acte, car le jeûne nous met dans un état.

En effet, cette prise de décision de jeûner, nous plonge physiquement dans un état de faim.

Parler ne nous met pas forcément dans un état spécial (à moins qu’on s’énerve, par exemple) , tandis que jeûner va irrémédiablement être associé à se mettre dans un état de faim. Le corps entier va se mettre dans un mode particulier, le mode de la faim, où beaucoup de processus hormonaux, physiologiques ou autres , vont faire basculer le corps entier dans un mode, dans un état particulier (à voir au niveau de toute la physiologie de la faim, en nutrition ou en médecine…).

Le jeûne est donc une prise de décision (car on parle, ici, du jeûne volontaire) de se mettre dans l'état physiologique de la faim. Cela traduit donc, au niveau spirituel, notre volonté de nous mettre dans un état particulier et de ne pas seulement parler, comme lorsqu’on prie seulement, qui n’est pas un acte qui nous conduise forcément dans un état spécial autre de notre état normal (bien que cela puisse arriver).

Mais là où le jeûne se veut particulièrement différent, c’est que le jeûne ne se veut pas comme un acte ponctuel mais se veut délibérément  comme un état continue, comme un mode d’être qui est continu (qui se maintient dans le temps, tant qu’on n’en sort pas).
 

2 ) Ce que le jeûne exprime

Et la question est donc la suivante : pourquoi vouloir se mettre dans cet état particulier et continu ?

Sachant que cet état physiologique n’est pas le plus agréable par rapport à l’état où on n’a pas faim, car c’est la satiété qui apaise le corps et non pas la faim, pourquoi vouloir intentionnellement se mettre dans cet état qui n’est pas le plus agréable pour le corps et qui se veut un état qui perdure donc en continu ?

= Parce qu’on veut exprimer quelque chose à Dieu et qu’on veut, pour cela, employer un symbole qui colle de façon cohérente à ce qu’on veut faire passer comme message à Dieu.
Et c’est parce qu’on veut mettre un symbolant qui extériorise le plus explicitement possible ce qu’on veut exprimer, qu’on pourra alors se tourner vers ce que Dieu lui-même nous a donné comme symbolant qui y adhèrera le mieux.

Et cette expression qu’on veut extérioriser à Dieu (car c’est vers Dieu que se tourne le jeûne biblique, il ne s’agit pas, ici, du jeûne d’un régime), c’est justement un état dans lequel on est, un état continu dans lequel on est et qui pourrait alors se résumer par :
« Mon Dieu, je suis en mode d’attente, en état d’attente de ce que tu me répondes, car tu es mon Seigneur, mon maître et c’est vers toi que je me tourne, car ma vie est entre tes mains et toi seul es celui d’où me viendra la solution ».

Ps 123 :1-2
Cantique des degrés, Je lève mes yeux vers toi, Qui sièges dans les cieux.
Voici, comme les yeux des serviteurs sont fixés sur la main de leurs maîtres, Et les yeux de la servante sur la main de sa maîtresse, Ainsi nos yeux se tournent vers l'Eternel, notre Dieu, Jusqu'à ce qu'il ait pitié de nous.


C’est donc de l’humilité envers Dieu qui ressort du vrai jeûne et la demande de sa grâce, car il est le Seigneur.
Le jeûne n’est donc pas revendicateur d’une obligation d’exaucement de la part de Dieu, car c’est par pure grâce que Dieu répond, car il est le maître et nous, nous nous plaçons comme le serviteur qui attend que le maître veuille bien agir (mais notre maître est bon !!!).
Il s’agit donc d’attendre que le maître fasse quelque chose pour nous, pour notre situation mais selon sa volonté : qu’il nous réponde selon sa volonté mais qu’il nous voit et nous parle. Voilà ce que le jeûne attend de Dieu = une réponse, une parole de Dieu, selon sa volonté, car sa volonté est la seule bonne. (Ainsi nos yeux se tournent vers l'Eternel, notre Dieu, Jusqu'à ce qu'il ait pitié de nous).
Par le jeûne, nous exprimons donc notre état continu d’attente que Dieu veuille bien considérer notre demande et y réponde selon SA volonté, mais qu’il y réponde (il s’agit donc d’une recherche de sa réponse, de sa parole agissante et pas forcément de l’exaucement tel qu’on le voudrait nous).

Et c’est donc là que se situe la correspondance entre le symbolant et la symbolé, entre le jeûne et la réalité spirituelle : un état continu et maintenu d’être rassasié dans notre âme par une parole de Dieu. Et c’est l’état physiologique de la faim physique qui exprime notre état spirituel de faim de la parole de Dieu, parce qu’on a décidé d’utiliser ce moyen d’expression, car nous faisons passer notre faim spirituelle avant notre faim physique et que nous détournons donc la faim physique pour qu’elle devienne l’expression de notre faim spirituelle de la parole de Dieu sur notre cas (un peu comme on détourne un dessin de coeur pour en faire l'expression de l'amour ou comme on détourne un ballon de son usage premier pour en faire la représentation du soleil car le ballon a des caractéristiques notamment de forme et de taille par rapport à une bille, rappelant le soleil, en tout cas plus qu'un balai ou un stylo).

L’instinct naturel veut que la faim physiologique soit comblé, que nos besoins naturels soient comblés, mais avec le jeûne, on dit à Dieu que ce n’est pas le besoin naturel qu’on veut combler mais le besoin spirituel de sa parole, comme Dieu est un père qui pourvoit à nos besoins, donc à plus forte raison à nos besoins spirituels de lui.
Mt 4:4 Jésus répondit: Il est écrit: L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Lc 12:29-31
Et vous, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez, et ne soyez pas inquiets. Car toutes ces choses, ce sont les païens du monde qui les recherchent. Votre Père sait que vous en avez besoin. Cherchez plutôt le royaume de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne crains point, petit troupeau; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume.
Donc si Jésus nous dit que Dieu pourvoira au niveau de la nourriture physique, afin qu’on ne soucie pas des choses d’en bas mais qu’on recherche les choses d’en haut, les choses spirituelles de Dieu, donc  à combien plus forte raison, Dieu pourvoira pour combler la faim de ses enfants qui ont faim des choses d’en haut et qui manifestent cette faim à leur Père, au-dessus de la faim physique, quitte à détourner la faim physique pour en faire l'expression de notre faim spirituelle (comme on détourne donc l'usage d'un ballon pour représenter le soleil aux élèves à qui ont veut parler d'astronomie).

 

3 ) Jeûne et prière

On comprendra donc que le jeûne qu’on décide de pratiquer pour se mettre dans un état continu d’attente de la réponse, de la parole de Dieu, est donc fortement lié à la prière qui est la demande faite à Dieu.
On ne jeûne pas pour le plaisir de jeûner (bien que la science, aujourd’hui, reconnaisse même des vertus au jeûne), mais parce qu’il y a une demande, une prière sous-jacente au jeûne, par rapport à notre situation ou à un besoin.

Le jeûne est donc lié à une prière à Dieu et il se place alors comme un désir, une volonté d’insister devant Dieu, de se mettre en état d’attente continue, permanente et de disponibilité aussi à recevoir la réponse de Dieu concernant notre prière (mais toujours selon sa volonté à lui, car c’est sa volonté qui est crue et acceptée comme la seule bonne direction pour nous et pas forcément toujours la notre).
Le jeûne peut donc être perçu comme une forme d’extension et d’insistance à une prière. Insistance en toute humilité devant Dieu, notre Seigneur mais insistance quand-même.
Et c’est là encore que le jeûne est un bon symbolant de ce qu’on veut exprimer par cet acte :
= la faim qu’on ressent en permanence tout au long du jeûne, représentera comme la "ligne continue" qu’on peut ressentir, de notre état continu d’attente de sa réponse, de notre faim de la parole de Dieu pour nous, toujours présente en arrière-plan, même si on ne prie plus de façon audible mais qu’on soit obligé de vaquer à nos occupations de la journée. Cet état continu de faim physique qui est toujours présent en arrière-plan, de façon non visible par les autres, symbolise notre maintient dans l’état spirituel continu d’être rassasié par la parole de Dieu concernant notre prière. Et c’est là qu’on remarquera encore plus la finesse de la relation, de la corrélation entre le choix du symbolant (le jeûne) et du symbolé (ce qui est spirituellement). 

Et Dieu a voulu nous donner ainsi ce symbole pour exprimer une prière continue pour laquelle on se met en mode permanent d’attente de la réponse, de la parole de Dieu, car Dieu veut aussi nous éviter de faire, par exemple, des prières à rallonge ou des prières qui répète toujours la même chose pour montrer notre insistance. Le jeûne sera donc plus expressif envers Dieu et même pour nous-mêmes, pour exprimer l’insistance et le poids qu’on veut mettre sur cette prière. Et le jeûne sera aussi plus discret (car il se passe entre nous et Dieu)  que de répéter une même prière plusieurs fois de suite ou de rallonger la prière pour la rendre comme plus conséquente devant Dieu, pour lui donner du poids , car Jésus a dit qu’on ne devait pas rallonger par des mots les prières en pensant que ce serait la méthode pour souligner sa prière auprès de Dieu.
Mt 6:7-8
En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.
Donc si on veut souligner une prière auprès de Dieu : jeûnons et ne faisons pas de prières à rallonge ou de répétitions de prières à la façon d’un mantra !
Dieu semble donc préférer qu’on se place dans un état continu symbolisant notre état d’attente de sa réponse plutôt que de faire une prièèèèèèrrrrrrrrrrrrrrrrreeeeee à rallonge ou de faire sa prière, faire sa prière, faire sa prière… 10 fois de suite, comme un mantra.

 

Comprenons bien que le jeûne ne nous exempte pas de renouveler notre prière (mais pas à la façon d’un mantra), mais il est là pour insister sur une prière afin, justement, de ne pas se tourner vers les prières mantra ou vers les prières inutilement à rallonge. Donc, spirituellement parlant, si on veut insister envers Dieu, comme la veuve l’a fait envers le juge inique, nous pouvons certes renouveler notre prière sans nous relâcher et y adjoindre le jeûne, en restant dans la foi que Dieu répondra (pas forcément comme nous le voulons nous mais selon sa volonté qui sera acceptée avec foi comme le seul chemin véritablement bon pour nous)
Lc 18:1-8
Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu'il faut toujours prier, et ne point se relâcher. Il dit: Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n'avait d'égard pour personne. Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire: Fais-moi justice de ma partie adverse. Pendant longtemps il refusa. Mais ensuite il dit en lui-même: Quoique je ne craigne point Dieu et que je n'aie d'égard pour personne, néanmoins, parce que cette veuve m'importune, je lui ferai justice, afin qu'elle ne vienne pas sans cesse me rompre la tête. Le Seigneur ajouta: Entendez ce que dit le juge inique. Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard? Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?

 

III / Le jeûne est Christo-centré

 Même le jeûne ramène donc à Jésus, car il exprime l’état continu d’attente de recevoir la Parole de Dieu pour nous, or qu’est-ce que la Parole de Dieu sinon Jésus.

Mt 9:14-15
Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent: Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point? Jésus leur répondit: Les amis de l'époux peuvent-ils s'affliger pendant que l'époux est avec eux? Les jours viendront où l'époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

Et c’est pour cela, en comprenant le jeûne ainsi, que les disciples de Jésus ne jeûnaient pas pendant que Jésus (la Parole de Dieu) était avec eux mais qu’ils allaient jeûner lorsque Jésus serait parti : quand la Parole de Dieu est là pleinement, pourquoi jeûner pour la recevoir ?
Mais maintenant que Jésus a été enlevé, c’est l’état de l’Eglise d’être dans l’état spirituel continu (en arrière-plan), poussé par le Saint-Esprit, d’attendre la réponse à cette prière de l’Eglise et de l’Esprit à Jésus, la Parole de Dieu  :  

Apoc  22:17(a) Et l’Esprit et l’épouse disent : « Viens ».

 

PS : http://sentinellenehemie.free.fr/andrewmarray2.htm


Le jeûne et la prière, le remède à l'incrédulité
(par Andrew Murray)


"Alors les disciples s'approchèrent de Jésus, et lui dirent en particulier: Pourquoi n'avons-nous pu chasser ce démon? C'est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible. Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne." - Matthieu 17:19-21.

… Ils interrogèrent leur Maître au sujet de leur échec.

Lorsque les disciples virent Jésus chasser l’esprit mauvais de l’épileptique qu’ils ne purent pas guérir, ils interrogèrent Jésus au sujet de leur échec. Il leur avait donné toute puissance et toute autorité sur tous les démons, et le pouvoir de guérir toutes maladies. Ils avaient souvent exercé ce pouvoir, et avaient proclamé avec grande joie à quel point les démons leur étaient soumis. Et cependant à l’heure même, alors qu’Il était sur la Montagne, ils avaient essuyé un échec lamentable.

Qu’il n’y eût rien dans la volonté de Dieu ou dans la nature du cas qui puisse rendre la délivrance impossible, avait été prouvé : sur l’ordre de Christ, l’esprit mauvais était parti. A partir de leur expression : " Pourquoi n’avons-nous pas pu le chasser ", il est évident qu’ils avaient souhaité le faire et l’avaient cherché; ils avaient probablement utilisé le nom du Maître, et crié à l’esprit méchant de s’en aller. Leurs efforts avaient été vains, et en présence de la foule, ils avaient été exposés à la honte. Pourquoi n’avons-nous pas pu ?

… la puissance était en Christ, elle devait être reçue, saisie et utilisée
par la foi seule, la foi vivante en Lui.

La réponse de Christ fut directe et claire : " A cause de votre incrédulité. " La cause de Son succès et de leur échec n’était pas due au fait qu’Il possédait une puissance spéciale à laquelle il n’avait pas accès. Non, la raison ne devait pas être recherchée bien loin. Il leur avait si souvent enseigné qu’il y a une seule puissance, celle de la foi, devant laquelle dans le royaume des ténèbres, comme dans le royaume de Dieu, tout doit se courber; dans le monde spirituel, l’échec n’a qu’une seule cause, le manque de foi.

La foi est la condition même sous laquelle toute la puissance Divine peut entrer dans l’homme et opérer à travers lui. C’est la susceptibilité de l’invisible : la volonté de l’homme livrée à la volonté de Dieu et façonnée par elle. La puissance qu’ils avaient reçue de chasser les démons, ils ne la détenaient pas en eux-mêmes comme un don ou une possession permanente; la puissance était en Christ, elle devait être reçue, saisie et utilisée par la foi seule, la foi vivante en Lui.

" Cette sorte de démon ne peut être chassée que par le jeûne et la prière. "

S’ils avaient eu pleinement foi en Lui comme Seigneur et Vainqueur dans le monde spirituel, s’ils avaient eu pleinement foi en Lui comme Celui qui leur donna autorité de chasser les démons en Son nom, cette foi leur aurait donné la victoire. " C’est à cause de votre incrédulité " fut, tout le temps, l’explication du Maître et Sa réprobation de l’impotence et de l’échec dans Son Eglise.

Mais un tel manque de foi doit avoir une cause également. Les disciples auraient très bien pu demander : Et pourquoi n’avons-nous pas pu croire ? Notre foi a chassé des démons avant cela : pourquoi n’avons-nous pas maintenant réussi à croire ? Le Maître se mit à leur dire ce qu’ils avaient demandé : " Cette sorte de démon ne peut être chassée que par le jeûne et la prière. "

… La foi a besoin d’une vie de prière dans laquelle elle peut grandir et se maintenir forte…
La prière a besoin du jeûne pour son plein et parfait développement.

Tout comme la foi est le plus simple, elle est également le plus élevé exercice de la vie spirituelle, dans lequel notre esprit se rend lui-même dans une parfaite réceptivité à l’Esprit de Dieu et est ainsi fortifié jusqu’à son activité la plus élevée. Cette foi dépend entièrement de l’état de la vie spirituelle; c’est uniquement lorsque celle-ci est forte et en parfaite santé, lorsque l’Esprit de Dieu a une pleine influence dans notre vie, que la puissance de la foi accomplit ses plus puissantes actions. Et par conséquent Jésus ajoute : Cette sorte de démons ne sort que par le jeûne et la prière. "

Le foi qui peut vaincre une telle résistance entêtée telle que vous venez de voir dans cet esprit méchant, Jésus leur dit qu’elle n’est pas possible sinon aux hommes vivant en très étroite communion avec Dieu, et dans une séparation très spéciale d’avec le monde dans la prière et le jeûne. Et ainsi Il nous enseigne deux leçons de première importance touchant à la prière. L’une est que la foi a besoin d’une vie de prière dans laquelle elle peut grandir et se maintenir forte. L’autre, que la prière a besoin du jeûne pour son plein et parfait développement.

Il n’y a rien qui ait autant besoin de grandir que notre foi.

La foi a besoin de la prière pour sa pleine croissance. Dans toutes les différentes parties de la vie spirituelle, il y a une telle union étroite, une telle action et réaction incessantes, que chacune peut être à la fois cause et effet. Ainsi en est-il de la foi. Il ne peut y avoir aucune vraie prière sans la foi; une certaine mesure de foi doit précéder la prière. Et pourtant la prière est aussi le chemin vers davantage de foi; il ne peut y avoir aucun niveau plus élevé de foi sinon à travers beaucoup de prière.

C’est là la leçon que Jésus enseigne ici. Il n’y a rien qui ait autant besoin de grandir que notre foi. Votre foi grandit à l’excès, est-il dit d’une Eglise. Lorsque Jésus prononçait les paroles :  " Qu’il vous soit fait selon votre foi ", Il annonçait la loi du royaume qui nous dit que tous n’ont pas un égal degré, que la même personne n’a pas toujours le même degré, et que la mesure de foi doit toujours déterminer la mesure de puissance et de bénédiction.

C’est quand nous prenons Sa parole du Livre Béni, et que nous la Lui apportons,
Lui demandant de nous la dire de Sa voix d’amour vivante,
que la puissance viendra pleinement
de telle sorte que nous croyons et recevons la parole
comme la propre parole de Dieu qui nous est adressée.

Si nous voulons savoir où et comment notre foi doit grandir, le Maître désigne pour nous le trône de Dieu. C’est dans la prière, dans l’exercice de la foi, en communion avec le Dieu vivant, que la foi augmente. La foi ne peut vivre qu’en se nourrissant de ce qui est divin, de Dieu Lui-même.

C’est dans le culte d’adoration rendu à Dieu, le fait de s’attendre à Lui et de L’attendre, le profond silence de l’âme qui s’abandonne à Dieu afin qu’Il Se révèle, que la capacité de connaître Dieu et de Lui faire confiance se développera. C’est quand nous prenons Sa parole du Livre Béni, et que nous la Lui apportons, Lui demandant de nous la dire de Sa voix d’amour vivante, que la puissance viendra pleinement de telle sorte que nous croyons et recevons la parole comme la propre parole de Dieu qui nous est adressée.

 

Beaucoup de chrétiens ne peuvent pas comprendre ce que cela signifie que prier beaucoup
bien qu’ils en entendent parler : ils ne peuvent aucunement concevoir le fait de passer des heures avec Dieu, ni en sentir le besoin.

C’est dans la prière, dans un contact vivant avec Dieu dans une foi vivante, que la foi, le pouvoir de faire confiance à Dieu, et dans cette confiance, d’accepter tout ce qu’Il dit, d’accepter toutes les possibilités qu’Il offre à notre foi, deviendra forte en nous. Beaucoup de chrétiens ne peuvent pas comprendre ce que cela signifie que prier beaucoup bien qu’ils en entendent parler : ils ne peuvent aucunement concevoir le fait de passer des heures avec Dieu, ni en sentir le besoin. Mais ce que le Seigneur dit, l’expérience de Son peuple l’a confirmé : les hommes possédant une foi forte sont des hommes qui prient beaucoup.

Ceci nous ramène justement à la leçon que nous avons apprise lorsque Jésus, avant de nous dire de croire que nous recevons ce que nous demandons, nous dit en premier lieu : " Ayez foi en Dieu ". C’est en Dieu, le Dieu vivant, que notre foi doit plonger ses racines en profondeur et en étendue; alors elle sera forte au point de déplacer des montagnes et de chasser les démons. Si vous avez foi, rien ne vous sera impossible.

C’est dans la mort à soi-même ce qu’implique beaucoup de prière, en
étroite communion avec Jésus, que l’esprit de foi viendra puissamment.

Oh ! si seulement nous nous consacrions à l’œuvre que Dieu a pour nous dans le monde, entrant en contact avec les montagnes et les démons qu’il y a à chasser et à faire sortir, nous comprendrions bientôt le besoin qu’il y a de beaucoup de foi et de beaucoup de prière comme étant la seule terre sur laquelle la foi peut être cultivée. Christ Jésus est notre vie, la vie de notre foi également. C’est Sa vie en nous qui nous rend forts et nous rend simples pour croire. C’est dans la mort à soi-même ce qu’implique beaucoup de prière, en étroite communion avec Jésus, que l’esprit de foi viendra puissamment. La foi a besoin de la prière pour sa pleine croissance.

 

Et la prière a besoin du jeûne pour sa pleine croissance : c’est là la seconde leçon. La prière est l’une des mains avec laquelle nous saisissons l’invisible; le jeûne, l’autre, avec laquelle nous relâchons et chassons le visible. L’homme n’est en rien plus étroitement lié au monde des sens que dans son besoin de nourriture, et le fait de s’en réjouir. Ce fut par le fruit, bon à manger, que l’homme fut tenté et chuta lorsqu’il était dans le Paradis. Ce fut par le pain que Satan incita Jésus à changer en pierres, que Jésus, lorsqu’Il eut faim, fut tenté dans le désert, et dans le jeûne qu’Il triompha.

… C’est uniquement dans une vie de modération et de tempérance
et de reniement de soi qu’il y aura le cœur ou la force de prier beaucoup.

Le corps a été racheté pour être un temple du Saint-Esprit; c’est dans le corps ainsi qu’en esprit, c’est tout particulièrement, déclare l’Ecriture, dans le boire et le manger que nous devons glorifier Dieu. Je crains qu’il existe beaucoup de chrétiens pour lesquels cette nourriture à la gloire de Dieu n’est pas encore devenue une réalité spirituelle. Et la première pensée suggérée par les paroles de Jésus concernant le jeûne et la prière est que c’est uniquement dans une vie de modération et de tempérance et de reniement de soi qu’il y aura le cœur ou la force de prier beaucoup.

Mais ensuite il y a aussi son sens plus littéral. Le chagrin et l’anxiété ne peuvent pas manger : la joie célèbre sa fête avec le manger et le boire. Il se peut qu’il vienne des périodes d’intense désir où il est fortement ressenti combien le corps, avec ses appétits, quoi que légitimes, gêne encore l’esprit dans sa bataille contre les puissances des ténèbres, et où il se fait ressentir le besoin de le contrôler.

… le jeûne aide à exprimer, approfondir et confirmer la
résolution que nous sommes prêts à sacrifier n’importe quoi…

Nous sommes des créatures des sens : notre esprit est aidé par ce qui nous vient incarné dans une forme concrète; le jeûne aide à exprimer, approfondir et confirmer la résolution que nous sommes prêts à sacrifier n’importe quoi, à nous sacrifier nous-mêmes, à atteindre ce que nous cherchons pour le royaume de Dieu. Et Celui qui a accepté le jeûne et le sacrifice du Fils, sait accepter et récompenser par la puissance spirituelle l’âme qui est ainsi prête à tout abandonner pour Christ et Son Royaume – Il en reconnaît la valeur.

Et s’ensuit alors une application encore plus large. La prière est le fait de toucher Dieu et l’invisible; le jeûne est le fait de lâcher tout ce qui est du visible et du temporel. Tandis que les chrétiens ordinaires s’imaginent que tout ce qui n’est pas positivement interdit et péché leur est légitime, et cherchent à retenir le plus possible de ce monde, avec ses possessions, sa littérature, ses plaisirs, l’âme véritablement consacrée est comme le soldat qui porte uniquement ce dont il a besoin pour le combat.

N’allons-nous pas tout abandonner pour suivre Jésus
dans la route qu’Il inaugure pour nous ici…

Rejetant tout fardeau, ainsi que le péché qui assaille si facilement, craignant de s’empêtrer dans les affaires de cette vie, il cherche à mener une vie nazaréenne, comme celui qui est spécialement mis à part pour le Seigneur et Son service. Sans une telle séparation volontaire, même d’avec ce qui est légitime, personne n’atteindra la puissance dans la prière : cette sorte de démons ne part que par le jeûne et la prière.

Disciples de Jésus ! qui avez demandé au Maître de vous apprendre à prier, venez maintenant et acceptez Ses enseignements. Il vous dit que la prière est le chemin pour atteindre la foi, une foi forte qui peut chasser les démons. Il vous dit : " Si vous aviez la foi, rien ne vous serait impossible ". Que cette glorieuse promesse vous encourage à prier beaucoup. La récompense ne vaut-elle pas le prix? N’allons-nous pas tout abandonner pour suivre Jésus dans la route qu’Il inaugure pour nous ici; n’allons-nous pas, en cas de besoin, jeûner? N’allons-nous pas faire quelque chose que ni le corps ni le monde autour de nous n’arrêteront dans la grande œuvre de notre vie, alors que nous partageons la communion avec notre Dieu dans la prière, afin de devenir des hommes de foi, qu’Il peut utiliser dans Son œuvre du salut du monde ?

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SEIGNEUR, ENSEIGNE-NOUS A PRIER.

… enseigne-nous, Seigneur Béni, qu’il y a un endroit où la foi peut être apprise et gagnée,
même dans… la prière et le jeûne…

Ô Seigneur Jésus ! Comme Tu dois continuellement nous reprocher notre incrédulité ! Combien étrange cela doit t’apparaître que cette terrible incapacité de faire confiance à notre Père et à Ses promesses. Seigneur ! Que Tes reproches, avec leur sanction : " C’est à cause de votre incrédulité ", pénètrent au plus profond de nos cœurs et nous révèlent de quelle grande mesure du péché et de la souffrance qui nous entourent nous devons être blâmés. Et alors enseigne-nous, Seigneur Béni, qu’il y a un endroit où la foi peut être apprise et gagnée, même dans… la prière et le jeûne, qui nous emmènent dans une communion vivante et ferme avec Toi et le Père.

Ô Sauveur ! Tu es l’Auteur et le Consommateur de notre foi; enseigne-nous ce que c’est que Te laisser vivre en nous par Ton Saint-Esprit. Seigneur ! Nos efforts et nos prières pour recevoir la grâce de croire ont été si vains.

… enseigne-nous comment, dans le jeûne et la prière, nous pouvons croître
jusqu’à la mesure de foi pour laquelle rien ne sera impossible.

Nous savons pourquoi nous avons échoué : nous avons cherché en nous-mêmes la force qui doit être donnée de Toi. Saint Jésus ! Enseigne-nous longuement le mystère de Ta vie en nous, et comment Toi, par Ton Esprit, Tu entreprends de vivre en nous la vie de la foi, afin de veiller à ce que notre foi ne défaille pas.

Ô fais-nous voir que notre foi sera juste une partie de cette merveilleuse vie de prière que Tu donnes à ceux qui s’attendent à être formés dans le ministère de l’intercession, non pas en paroles et en pensées seulement, mais dans la Sainte Onction que Tu donnes, le souffle de l’Esprit de Ta propre vie. Et enseigne-nous comment, dans le jeûne et la prière, nous pouvons croître jusqu’à la mesure de foi pour laquelle rien ne sera impossible. Amen.

 

Note:

Blumhardt se résolut à se consacrer au jeûne.

A l’époque où Blumhardt traversait son terrible conflit avec les mauvais esprits dans ceux qui étaient possédés, et cherchait à les chasser par la prière, il se demandait souvent ce qui faisait entrave à l’exaucement.

Un jour, un ami, à qui il avait parlé de son problème, attira son attention sur les paroles de notre Seigneur sur le jeûne. Blumhardt se résolut à se consacrer au jeûne, quelquefois pendant plus de trente jours. A partir de ses réflexions et de son expériences il acquit la conviction que le jeûne était bien plus important que ce que l’on pense généralement.

… le jeûne est devant Dieu… et dans la mesure où à un degré élevé
il renforce l’intensité et la puissance de la prière… devient l’expression pratique
incessante de la prière sans paroles…

Il dit : " Dans la mesure où le jeûne est devant Dieu une preuve pratique de ce que la chose que nous demandons est pour nous un objet d’un véritable et pressant intérêt, et dans la mesure où à un haut degré il renforce l’intensité et la puissance de la prière, et devient l’expression pratique incessante de la prière sans paroles, je pouvais croire qu’il ne serait pas sans efficacité, en particulier parce que les paroles du Maître firent mention d’un cas comme celui présent. 

J’essayai ce moyen, sans le dire à personne, et en vérité le précédent conflit en fut extraordinairement éclairé. Je pus parler avec un bien plus grand repos et une bien plus grande fermeté. Il n’était pas nécessaire que je fusse présent aussi longtemps avec le malade; et je sentais que je pouvais avoir une influence sans être présent. "

Source: European Prophetic College


 

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