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Comme un Béréen

Dieu ou Mamon ?

4 Novembre 2021 , Rédigé par Comme un Béréen Publié dans #vie chrétienne

Mt 6:24 Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon.

Mt 6:24 Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon.

Où est notre réel Appui : Mamon ou Dieu ?

Chrétiens, sommes-nous vrais lorsque nous prétendons
que notre seul appui est Dieu

ou avons-nous encore Mamon (= l’Argent) comme source d’appui ?

 

 

Ex 34:14
Tu ne te prosterneras point devant un autre dieu ; car l’Eternel porte le nom de jaloux, il est un Dieu jaloux.

Mt 6:24-34
Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon.
C’est pourquoi  je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ?
Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ?
Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.

 

I / Courir après la vraie vie (=Jésus) permet de ne plus avoir Mamon (=l’argent) comme dirigeant de nos choix
  1. Le vrai but dans le texte de Mt 6:24-34

On lit souvent le passage précédent en séparant le verset 24 (parlant de servir Mamon), de la fin du chapitre qui parle d’un Dieu qui pourvoira à nos besoins. Très souvent, on utilise la fin du texte, qui parle d’un Dieu qui pourvoit, indépendamment du début du texte, qui parle de ne pas avoir Mamon (= l’argent) comme autre dieu dans notre vie, car c’est la fin de ce texte qui exhorte, alors que le début du texte expose une exigence de la part de Dieu, qu’on préfère utiliser séparément.

Mais la fin du texte, parlant d’un Dieu qui pourvoira, intervient après une liaison avec le verset précèdent, qu’on ne peut pas ignorer :  C’est pourquoi  ….

Ainsi, il faut donc bien comprendre que la foi en un Dieu qui pourvoit, a pour véritable but, non pas de répondre à nos besoins mais de pouvoir répondre à l’exigence de Dieu qui veut être notre seul Dieu (qui, lui, a cette exigence pour notre vrai bien) et de supprimer un faux dieu qui pourrait être aussi là dans notre vie = l’argent (Mamon). Il s’agit donc de croire que Dieu pourvoira à nos besoins, parce que notre réel but est que nous ne voulons pas nous appuyer sur l’argent, que nous ne voulons pas nous appuyer sur le fait d’avoir de l’argent comme source de paix, comme appui face à l’avenir.

Le but, c’est d’avoir Dieu seul comme appui et donc comme seigneur de notre vie (lui seul qui guide nos pas, sans que l’argent ne soit aussi notre appui) et le moyen est alors de croire que Dieu pourvoira. La recherche en ce que Dieu pourvoit à nos besoins n’est donc pas le but de ce passage.
Et c’est d’ailleurs ce qui est rappelé à la fin du texte : Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Il s’agit de vouloir faire la volonté de Dieu (être dans le royaume de Dieu, là où règne la seule volonté de Dieu), d’être selon ce que Dieu veut, selon sa justice et de suivre alors le bon chemin que Dieu indique pour éviter d’avoir cet autre dieu dans notre vie, qui influera sur nos décisions (ne plus vouloir s’appuyer sur Mamon, ne plus vouloir s’appuyer le fait d’avoir assez d’argent comme source de confiance face à l’avenir).

D’ailleurs si on regarde un peu avant, en Mt 6:9-11, quand Jésus a enseigné la prière à ses disciples, le sujet abordé dans la prière de Jésus, avant le « donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien », c’est : que le règne de Dieu vienne, que la volonté de Dieu soit faite sur la terre comme elle est faite au ciel !!!

Il ne faut donc pas négliger la vraie raison de l’existence de ce passage qui parle d’un Dieu qui pourvoira à nos besoins, en pensant que le but de ce passage est de seulement nous rassurer face à l’avenir.
NON, le but de ce passage est de nous emmener à nous détacher de l’argent comme source d’appui afin de n’avoir que Dieu comme seigneur de notre vie, et que c’est par la foi en Dieu qui pourvoira, qu’on y parviendra.
Donc la vraie intention que nous devons avoir face à ce passage, c’est de vouloir suivre Dieu seul ! Et si notre but n’est pas de suivre Dieu seul, alors ce passage ne peut pas servir de "formule magique"  pour l’intervention de Dieu dans nos besoins.

En d’autres termes, c’est "dans" le royaume de Dieu que s’opère pleinement la bénédiction de Dieu, c’est "dans" la sphère où c’est la volonté de Dieu qui est recherchée et suivie, que s’opère pleinement l’accomplissement de ce passage : c’est pour ceux qui veulent suivre Dieu seul, qui veulent faire la seule volonté de Dieu, que Dieu agira pleinement selon cette parole, car c'est ceux qui recherchent à n'avoir que Dieu comme seul appui qui vont vouloir rechercher la foi en Dieu qui pouvoira, lui seul. Si on ne recherche pas à avoir Dieu comme seul appui, à obéir à Dieu sans partage, alors on ne sera pas emmené,  par le Saint-Esprit, à purifier notre foi de l'appui en Mamon, en mettant notre foi en Dieu qui pourvoira. C'est le but recherché (obéir à Dieu seul) qui nous fera passer par le chemin tracé par Dieu (la foi en Dieu qui pourvoit) ; alors ne prenons pas le chemin comme but à atteindre, sinon nous manquerons le vrai but, or Dieu veut nous faire atteindre son but à lui !
Le vrai but de ce passage est donc la recherche de Dieu comme seul seigneur sur notre vie, comme seul dirigeant de nos choix dans notre vie et là, dans ce royaume, Dieu agit en nous dirigeant selon sa volonté qui est bonne pour nous.

Et en effet, comment Dieu pourrait s’y prendre pour nous mettre dans la situation où nos besoins seront pourvus, si on ne veut pas que Dieu dirige nos pas, si on ne veut pas suivre les directives de Dieu pour nous emmener là où il pourvoira à nos besoins ?
Exemple : dans I R 17:1-6, Elie le prophète de Dieu annonce qu’il y aura une sécheresse dure et longue sur tout le pays. Mais Dieu a prévu de pourvoir son prophète en eau et en nourriture par des corbeaux qui lui apporteront du pain et de la viande. Mais pour cela, il faut qu’Elie se rende là où Dieu va pourvoir à ses besoins : au torrent de Kerith. C’est donc dans l’obéissance à ce que Dieu dit qu’Elie va être pourvu miraculeusement.
C’est dans le "royaume de l’obéissance à la volonté de Dieu", qu’Elie, le prophète de Dieu sera pourvu miraculeusement, tandis que le peuple du pays, qui n’obéissait pas à Dieu, va, lui, subir la sécheresse sans intervention de Dieu, pour la plupart d’entre eux …
Et de même ensuite, lorsque le torrent de Kerith se tarit, c’est toujours en obéissant à la directive de Dieu d’aller à Sarepta, qu’Elie fut pourvu dans ses besoins, par une veuve pour laquelle Dieu interviendra miraculeusement, par l’intermédiaire de son prophète. Elie ne devait pas, une fois arrivé au torrent d’eau, commencer à mettre sa confiance dans le fait qu’il y ait un approvisionnement naturel en eau là où il s’est retrouvé. Mais Elie devait garder sa foi en Dieu lui-même et ne même pas s’inquiéter du tarissement de l’eau que Dieu lui avait indiquée. Ce ne sont même pas les actes, les bénédictions que Dieu nous donne, qui doivent être notre appui face à l’inconnu, face à l’avenir mais ce doit être le fait que Dieu est avec nous et que si on lui obéit, si on suit ses directives, alors Dieu pourvoira. Et Dieu pourra très bien pourvoir autrement, d’une autre façon, afin que nous soyons toujours ancrés sur lui et non pas sur ce qu’il nous avait fourni … Elie devait donc continuer sa marche à toujours suivre Dieu, à toujours obéir à Dieu, en ayant foi en lui, afin d’être toujours dans le royaume de Dieu, là où la volonté de Dieu s’exerce et là où on veut être sous cette volonté, parce qu’on a confiance en lui, afin d’y être pourvu, afin que la bénédiction de Dieu s’y exerce. Si Dieu a placé un torrent pour nous abreuver à tel endroit et nous dit que c’est là qu’il nous abreuvera, alors la place pour être abreuvée par ce torrent, c’est d’aller à cet endroit que Dieu nous indique !!!
(Or cet endroit où on peut être abreuvé, cette source d’eau vive = c’est Jésus, c’est être tel que Jésus est, qui lui, voulait accomplir la seule volonté de Dieu - voir Jn 4:10-15. Jésus est justement celui qui a toujours accompli pleinement la volonté de Dieu, son Père et rien que cette volonté, au-dessus de sa propre volonté à lui. Donc on en revient bien à demeurer dans le royaume de Dieu, à demeurer dans la sphère de la volonté de Dieu, parce qu’on a confiance en Dieu).

 

  1. Le faux dieu Mamon

Mamon, qui signifie "richesse", n’est pas vraiment la représentation symbolique du simple fait d’avoir de l’argent mais c’est la représentation symbolique du fait de placer notre foi dans l’argent, de placer notre confiance par rapport à l’avenir, dans la possession suffisante de richesses et/ou d’argent pour garantir notre avenir. 

Dans l’Ancien Testament, Abraham était très riche mais il n’avait pas pour autant Mamon comme dieu dans sa vie, car Abraham plaçait sa foi, sa confiance en Dieu et non pas dans ses richesses. Donc Abraham suivait les directives de Dieu pour avancer dans sa vie et non pas le chemin dicté pour acquérir suffisamment d’argent pour garantir son lendemain.

La question est pour nous = « Par qui (par quoi) sont guidés nos choix, nos décisions dans notre vie ? »

RAPPEL :
Nous choisissons le chemin que nous dicte le "dieu" en qui (= ce en quoi) nous plaçons notre confiance pour nous garantir ce qu’on reconnaît en nous-mêmes, comme étant une vie digne d’être acquise.

Ainsi, le "dieu" sur notre vie, c’est celui (ou l’ensemble des principes) dont on suit les directives, dont on suit le chemin qu’il nous dicte, parce qu’on place notre confiance en lui, pour être mené vers ce qu’on estime soi-même, être la vraie vie digne d’être vécue.
On ne suivra pas un dieu en qui on n’a pas confiance pour nous acquérir le type de vie qui nous intéresse et on ne suivra pas non plus un dieu qui nous indique un type de vie qui ne nous intéresse pas.
C’est donc déjà le type de vie que nous visons, c’est ce que nous considérons être une vie digne d’être vécue, qui va nous pousser vers un "dieu", vers ce qui a le pouvoir de nous acquérir cette vie que nous visons. Et alors, on va s’appliquer à suivre le chemin que ce dieu va nous tracer, car on accepte comme une "vérité" dans notre cœur, que ce dieu nous donnera le pouvoir d’acquérir cette vie que nous visons, si nous suivons ce que ce dieu exige de nous comme chemin à suivre = c’est la mise en application inéluctable qui résultera de la foi, la confiance que nous plaçons en ce dieu, pour parvenir à la chose essentielle pour nous : la vraie vie, la vie véritable – selon ce que nous-mêmes avons jugé digne d’être considéré comme la vraie vie pleine, car depuis la chute d’Adam et Eve, l’homme non-spirituel selon Dieu, exerce son jugement lui-même pour choisir entre ce qui est bien et ce qui est mal. Donc à plus forte raison, exercerons-nous ce jugement pour la chose essentielle pour nous = c’est quoi la vraie vie qui se distingue d’une existence sans valeur ?
Mais sommes-nous sûrs de notre jugement sur cette chose essentielle ? Avons-nous la même définition que celle que Dieu, celui qui nous a créés, veut nous soumettre ?  = c’est ça la question N°1  !

Exemple : si ce qu’on estime être la vraie vie, c’est d’être comblé matériellement et ne plus avoir de besoin non assouvi, on ne va pas suivre le dieu de la beauté du corps, le dieu des body-builders qui sacrifient toute leur existence à se sculpter un corps parfait et qui acceptent alors les dictats et privations du dieu de la musculation. Mais on va plutôt suivre un faux dieu (un ensemble de principes qu’on accepte de notre plein gré comme étant la "vérité") qui va nous donner le pouvoir de combler nos besoins matériels, afin de ne plus être dans le besoin et notamment un dieu symbolisant cette source de pouvoir :  Mamon (= posséder, amasser de la richesse, de l’argent, car on veut croire que ce dieu nous donne le pouvoir d’acquérir ce qu’on pense être cette vraie vie).

C’est ainsi dans ce faux dieu qui représente une mentalité, une façon de penser que nous acceptons en nous, dans notre cœur (= volontairement), comme "vérité" pour nous construire, que nous placerons notre confiance, si on croit qu’il a le pouvoir de nous acquérir ce que nous considérons comme étant la vie véritable. Et nous suivrons alors le chemin que ce dieu indiquera (l’ensemble des principes, des préceptes, etc qui dicteront nos prises de décisions …), car nous choisissons de lui obéir, comme nous avons confiance en lui. Et pour le dieu Mamon, cela va donc être le chemin d’acquérir plus de richesses, au détriment de tout autre principe qui s’y opposerait, comme peut-être l’intégrité ou l’équité ou la libéralité dont la Bible nous parle comme un don de l’Esprit de Dieu, etc… = le chemin qu’on suivra sera donc celui de la cupidité (amasser de la richesse), avant tout autre chemin qui ne conduira pas à acquérir des richesses, car la Bible dit que ce faux dieu (Col 3:5 = la cupidité est une idolâtrie) va devenir, tôt ou tard, le dominateur de notre vie. (n'oublions pas, non plus, qu'il y a des puissances spirituelles démoniaques derrière ces faux dieux, cela n'est pas que de l'intellectuel !)
Jn 8:34 En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché.

Cupidité = Recherche immodérée du gain et des richesses ; désir immodéré d’argent, d’enrichissement.

Mais ne pensons pas que le point de départ de la cupidité repose dans le seul fait de vouloir acquérir des richesses, avec une motivation de départ qui soit de viser tout de suite le grand luxe .
Non, au départ, la recherche des richesses apparaîtra certainement comme un moyen pour juste nous garantir ce qu’on pense être la vraie vie (= être dans l’état de ne plus avoir de besoin non-assouvi ; et donc cela semblera même normal comme mode de pensée). Mais ce moyen va très vite devenir, ensuite, le but de notre vie et l’asservisseur de notre vie. Ce qu’on pensait n’être qu’un moyen, au départ, va devenir, ensuite le seul but. Le faux dieu qu’on a voulu suivre, au début, pour nous emmener vers ce qu’on visait comme vie véritable, va devenir ensuite le maître despotique sur notre existence et l’idée de vie véritable qu’on avait au départ, ne sera jamais atteinte ou sera restée loin derrière, car cette 1ère idée de vraie vie, une fois atteinte, a révélé sa vraie nature = c’était un mirage, un mensonge, elle ne comblait pas notre soif de vraie vie, de vie véritable (voir la fiche Alors la Samaritaine ayant laissé sa cruche …). Alors restera seulement la course forcée sur le chemin de ce faux dieu, chemin qui ne nous mène pourtant pas à la véritable vie qui comble notre soif qui est là dans notre coeur, mais chemin qu’on suivra quand-même car on ne verra pas d’autre chemin et qu’on sera, de toute façon, asservi à ce faux dieu qui sera le maître sur notre vie (on sera esclave de ce qui nous a vaincu !).
Et c’était le cas de cette samaritaine de Jn 4:4-42, qui suivait encore son chemin initial de fausse croyance en une vraie vie accessible via un homme qui la lui apporterait (5 mariages et sa vie actuelle avec un 6e homme qui n’était pas son mari), alors qu’elle vivait justement dans la honte, pour son époque, par la cause-même de ce chemin suivi. (voir la fiche Alors la Samaritaine ayant laissé sa cruche …). Cette samaritaine suivait encore son faux chemin, tout en constatant que ce chemin ne menait pas à la vraie vie, car elle ne voyait pas d’autre chemin possible : elle était prisonnière de sa fausse croyance, car elle pensait : à quel autre chemin irait-elle, de toute façon ? Mais Jésus est venu lui montrer un autre chemin, le chemin de la véritable vie qui comble les cœurs assoiffés de vie. Et ce chemin, c’est justement Jésus lui-même, c’est-à-dire être tel que Jésus qui, lui, suivait la volonté de Dieu !

Bien-sûr si un des attraits du faux dieu Mamon est de faire miroiter un mode de vie sans besoin, sans manque et même d’aller jusqu’à un mode de vie dans le luxe, le prestige, etc … son réel attrait est pourtant bien plus basique et peut même séduire des personnes ne visant pas forcément les sommets dans toutes les réjouissances que le monde propose. Et cet attrait si puissant réside dans la peur qui peut nous pousser à aller vers lui = la peur du lendemain, la peur de l’avenir.
C’est cette peur qui est le plus puissant outil de séduction de ce faux dieu : avoir peur du lendemain va nous emmener à chercher ce qui peut nous garantir le lendemain, or on a tendance à croire que d’amasser des richesses, d’accumuler de l’argent est un appui pour garantir notre lendemain. Mais Dieu veut nous prévenir que ce faux dieu est mensonger et que lui seul qui est le seul vrai Dieu, peut nous garantir notre vie jusque dans la vie éternelle. Dieu est bon et pense à notre vrai bien, il n’est pas comme les faux dieux qui emmènent les gens à manquer la vraie vie, la seule vie véritable et éternelle (=Jésus, être tel que Jésus qui suivait la seule volonté de Dieu).
Lc 12:16-21
Et il leur dit cette parabole :
Les terres d’un homme riche avaient beaucoup rapporté. Et il raisonnait en lui-même, disant : Que ferais-je ? car je n’ai pas de place pour serrer ma récolte.
Voici, dit-il, ce que je ferai : j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens; et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois, et te réjouis.
Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ?
Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche pour Dieu.

Est-ce que le faux dieu Mamon a pu garantir l’avenir de cet homme ?
Dieu, lui, est le seul vrai Dieu, car il garantit la vie, la vraie vie (= Jésus) qui restera vraie vie pour l’éternité, même après la mort !!!  Jn 11:25-26 Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais (car il restera dans la vie véritable selon Dieu, même après la mort). Crois-tu cela ? »

 

 

  1. Un réel danger pour la foi

Et ne pensons pas qu’en tant que chrétiens, nous soyons à l’abri de prendre le faux dieu Mamon comme appui ou que cela n’aura pas trop de conséquences que d’avoir la possession d’argent et de richesses comme notre source de soutien de notre vie, face à l’incertitude de l’avenir ou de juste répartir notre confiance entre Dieu et aussi l’amassement de richesses.

On peut croire que cela ne peut pas arriver dans les églises chrétiennes, mais lorsque, comme l’église de Laodicée de l’Apocalypse de Jean, on court après comme but à atteindre, de ne plus avoir de besoins, d’être comblé dans tous ses besoins, alors ne nous étonnons pas de voir une telle église se réjouir d’avoir atteint ce but comme étant l’aboutissement du chemin, et que cet aboutissement soit dû au fait d’être riche, de s’être enrichie.
Apo 3:17 Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu
Le but de cette église, comme vie véritable à atteindre, était donc d’être comblé dans tous ses besoins ici-bas, afin de ne plus manquer de rien (ce dont elle se vantait d’avoir atteint) et cela s’est donc réalisé en suivant le chemin de l’enrichissement, pour être riche afin de pouvoir ainsi contenter tous ses besoins.
Mais le but de cette église et le chemin pour atteindre ce but, ne sont en rien selon Jésus, c’est pour cela que Jésus, lui, est en dehors de cette église et cherche à ce qu’on lui ouvre la porte.
ATTENTION de ne pas mettre à cœur, aux chrétiens, que la vie véritable serait d’être comblé en tout, de ne plus avoir de problème… ou de faire croire que l’essence-même de la vie éternelle sera d’être arrivé à cet état de comblement des besoins (ne plus avoir de problèmes, ne plus avoir de besoins non-assouvis).
NON ! C’est sûr que nous serons bien au paradis, mais l’essence-même de la vie éternelle, de la vie véritable = c’est Jésus, c’est d’être tel que lui, être uni avec lui et en lui. (Jn 17:3 , I Jn 5:20). Si nous courons après le même but que l’église de Laodicée (= juste que tout aille bien pour nous), nous subirons le même jugement, nous serons vomis de la bouche de Jésus, car Dieu ne fait acception de personne. Or être vomis, cela signifie que nous étions en Jésus mais qu’il y a eu un rejet car ça ne passait pas : le corps ne pouvait digérer et assimiler en lui cette portion. Donc il s’agit bien de chrétiens qui étaient dans le corps de Christ mais qui n’ont pas été "assimilés" au corps de Christ pour y rester, y demeurer .
Jn 15:2(a) et 4 et 6 Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il (Dieu) le retranche. ….. Demeurez en moi, et je demeurerai en vous (car il ne s’agit pas seulement de commencer à suivre Jésus mais de rester en lui sur le chemin, car c’est un cheminement)….. Si quelqu’un ne demeure pas en moi (c’est donc que ces personnes y étaient pourtant avant), il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent.

Jésus, par le Saint-Esprit, va nous aider sur ce chemin qui est de revêtir ce que Jésus est, car sans lui, c’est impossible mais si on ne veut pas continuer avec Jésus, on est libre de sortir, à tout moment, de ce chemin et de choisir le chemin de la désobéissance… mais cela ne permet alors plus d’être en Christ !!! On peut très bien avoir Christ en nous mais sortir de Christ, sortir d’être en Christ… Mais attention alors, car Jn 15 nous prévient que de rester hors de Christ, même si on avait Christ en nous au début, va nous emmener à être jeté dehors si on ne veut pas revenir en Christ !
C’est sûr qu’on pourra revenir à Jésus par la repentance, si on n’endurcit pas son cœur contre Jésus (or il faut savoir qu’il existe quand-même un point d’endurcissement du cœur qui empêchera qu’on veuille revenir) et en revenant dans la foi que seul Jésus est le chemin, mais il faudra se repentir avant notre grand départ pour l’au-delà, car c’est ici-bas qu’on choisit de le suivre entièrement, de plein cœur ou si on préfère une autre solution que d’être tel que Christ. Donc même si Dieu ne rejettera jamais une personne qui revient pleinement et sincère à lui, sortir de Christ ne permet pas de garantir non-plus qu’on pourra y revenir plus tard : ATTENTION, l’endurcissement de notre propre cœur à ne pas vouloir être changé pleinement tel que Jésus-Christ , peut être ce qui nous empêchera de revenir…
La foi en Jésus, ce n’est pas simplement de croire que Jésus a le pouvoir de me sauver de l’enfer mais c’est de croire que ce que Jésus est (donc tout ce qu’il est) est le seul chemin de la vraie vie qui est la vraie vie depuis toute éternité et pour toute l’éternité, et donc, forcément, de vouloir être dans cette vie, donc de vouloir être pleinement dans ce que Jésus est, et donc de vouloir toujours être selon Jésus, à chaque fois. On peut se tromper, on peut chuter et revenir mais si on persiste à ne pas vouloir être tel que Jésus selon ce que l’Esprit de Dieu nous invite à suivre comme chemin, alors attention de ne pas nous faire happer par l’idée qu’un autre chemin que Jésus, que ce que Jésus est, puisse tout aussi bien convenir ! C’est justement ce que Satan a voulu croire : qu’il existerait un autre chemin que d’être selon ce que Jésus est (qui, lui, ne voulait que la volonté du Père et rien d’autre), et qui serait aussi un autre chemin fiable, pérenne, qui n’aboutisse pas à la défaillance.

C’est un grave danger, pour les chrétiens, que de garder en eux cette assurance en la possession d’argent pour se garantir de l’avenir, car ce faux dieu, malgré tout ce qu’on peut penser, n’est pas stable et fidèle et n’a surtout pas le pouvoir de nous donner la vraie vie que Dieu veut nous donner et qui est la seule véritable vie éternelle (= Jésus, être tel que Jésus, être uni avec Jésus).
Non seulement la vie véritable n’est pas le contentement de tous nous besoins (ne plus avoir besoin de rien) mais avoir beaucoup d’argent peut très bien ne même pas garantir ce contentement :
Mt 6:19-21 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
Les voleurs existent et les crashes boursiers aussi : en 1929, certains avaient beaucoup de richesses mais d’un coup, ils ont tout perdu et donc ils ont aussi perdu leur garantie de style de vie que ces gens souhaitaient (et alors, certains se sont même suicidés).
Or beaucoup d’économistes préviennent qu’un crash boursier n’est pas exclu à plus ou moins long terme …
Alors serons-nous toujours dans la paix du cœur, dans l’assurance quant à l’avenir, quand ce point d’appui ne sera plus là ?

D’autre part, même si l’argent ne venait pas à manquer à ceux qui prendraient pour appui face à l’avenir, de posséder de l’argent et des richesses, il est parlé, dans la Bible, pour les chrétiens, d’un grave danger pouvant égarer loin de la foi, ceux qui se livrent à la cupidité. Et le texte parle expressément d’égarer loin de la foi ceux qui ont eu la foi et non pas seulement ceux qui n’ont jamais eu la foi. Car avoir la foi en l’argent, va forcément, à un moment donner, s’opposer à avoir la foi dans le chemin que Dieu nous montre, car les buts visés par ces 2 chemins ne sont pas les mêmes, donc forcément, à un moment donné, les chemins n’iront pas dans la même direction :  Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon.

Mt 19 :16-22
Et voici, un homme s’approcha, et dit à Jésus : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
Il lui répondit : «  Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. »
« Lesquels ? » lui dit-il.
Et Jésus répondit : «  Tu ne tueras point ; tu ne commettras point d’adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage; honore ton père et ta mère ; et tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Le jeune homme lui dit : « J’ai observé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ? »
Jésus lui dit : «  Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. »
Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s’en alla tout triste ; car il avait de grands biens.

Malgré le fait que ce jeune homme riche ait pu suivre, pendant un certain temps, le chemin que Jésus avait énoncé ; à un moment donné, les chemins ne sont plus compatibles et ils divergent, car les 2 chemins ne vont pas vers la même destination : le chemin de Jésus veut nous emmener à être tel que Jésus est et à être uni à lui ( = la véritable vie qui est éternelle, selon Dieu, Jn 17:3) , tandis que le chemin de Mamon veut atteindre l’aisance la plus complète possible dans ce monde.
Le jeune homme riche ne pouvaient donc pas garder 2 maîtres indéfiniment ;il ne pouvait pas concilier jusqu’au bout les 2 chemins, il ne pouvait avancer toujours dans ces 2 chemins car ils ne vont pas au même endroit ; il ne pouvait obéir à Dieu et à Mamon jusqu’au bout, même s’il avait pu concilier ces 2 chemins sur beaucoup de points, jusqu’à présent.

Or la Bible nous avertit bien, nous chrétiens, que nous devrons, nous aussi choisir où nous plaçons réellement notre foi (et c’est souvent dans l’épreuve, dans la confrontation à cette parole de Jésus = « Et s’il fallait choisir entre amasser de l’argent ou me suivre : quel chemin choisirions-nous ? ». Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon.
Tant qu’on n’a pas eu à faire face à cette divergence de chemin dans le concret, on ne répondra pas forcément avec vérité à cette question mais peut-être en pensant être vrais, alors que le moment venu, on fera peut-être comme Pierre qui disait pouvoir suivre Jésus jusqu’à la mort alors qu’il ne le pouvait pas !
C’est donc devant Dieu qu’il faut se placer pour reconnaître notre réel état et lui demander sa grâce de nous changer et de ne plus nous appuyer que sur lui. C’est le chemin de la croix = mourir à nos appuis charnels, pour ressusciter en Christ, selon le seul chemin de Christ.

Exemple :
juste un exemple très pratique = est-ce que nous préférons être intègres dans nos impôts ou nos question d’argent avec les autres, pour être comme Jésus qui rendait à César ce qui appartient à César et nous montrait ainsi la vraie attitude à avoir ; ou essayons-nous de feinter un peu, pour avoir un peu plus d’argent à la fin ? Ainsi, les chemins peuvent très vite diverger entre suivre Jésus ou suivre Mamon…
Or, sans se voiler la face, on sait tous très bien qu’on peut être faible et qu’on peut avoir des failles sur ce pan de la muraille, c’est pourquoi Dieu veut nous donner un appui dans sa parole face à cette faiblesse qui nous empêcherait de nous décider pour Dieu seul comme appui pour notre vie et face à l’avenir, face à la peur du lendemain :
C’est pourquoi  je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ?
Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ?
Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.

Il s’agit bien, là, d’un saut de foi dans les bras de Dieu qui nous appelle à sortir, un jour, de la conciliation entre les 2 chemins = Dieu et Mamon.
Peut-être que, comme le jeune homme riche, ces 2 chemins n’étaient pas divergents dès le départ, mais à un moment donné, il y aura forcément divergence et c’est là qu’il faudra faire le bon choix de chemin en s’appuyant, avec foi, sur cette parole de Dieu, parce qu’on veut choisir le chemin de Dieu et non pas celui de Mamon, parce qu’on voudra aussi, peut-être reprendre le vrai but à atteindre et qui est la vraie vie = viser Jésus, viser d’être de plus en plus tel que lui car on croit que c’est ça la vie véritable, la vie éternelle.


Le danger à vouloir s’appuyer sur le fait d’avoir de l’argent et des richesses, à s’appuyer sur Mamon, n’est pas des moindres, puisque la Bible nous dit que certains s’étant livrés à l’amour de l’argent, à la cupidité, se sont égarés loin de la foi (sous-entendu, que ces personnes étaient donc dans la foi auparavant…)
I Ti 6:9-10
Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.

Quand on parle, ici, de vouloir s’enrichir, il s’agit bien-sûr, de vouloir s’enrichir plus que le nécessaire, car il est normal de vouloir améliorer son quotidien, si on le peut. Mais l’excès vient quand on va sacrifier l’obéissance à Dieu, pour pouvoir acquérir plus d’argent, plus de richesses… Et cela doit alors surtout être le révélateur que nous plaçons notre foi ailleurs qu’en Dieu, car nous avons certainement un autre but que de devenir de plus en plus tels que Jésus, que d’être de plus en plus unis à Christ en vivant en nous ce que Jésus est. Il s’agit donc d’abandonner nos forteresses de faux raisonnements quant à ce qu’est la vie véritable et donc aussi le chemin pour y parvenir.

Et l’exemple flagrant, dans la Bible, d’une personne qui s’est adonnée à l’amour de l’argent alors qu’il œuvrait pourtant au sein même de l’œuvre terrestre de Christ, est : Judas, l’Iscariot (qui volait dans la bourse de Jésus et des apôtres et qui livra Jésus pour de l’argent)
Judas a été apôtre, a accompli des miracles avec les autres apôtres et disciples, a été proche de Jésus et de son œuvre, mais sa cupidité et le but qu’il visait pour sa vie, n’ont pas été dans le sens de suivre Jésus pour ressembler à Jésus mais il pensait que d’être apôtre lui apporterait un gain, afin d’acquérir le pouvoir d’atteindre ce qu’il visait comme vie véritable, selon lui, et ce n’était pas de ressembler à Jésus !!!

Hab 2:9 Malheur à celui qui amasse pour sa maison des gains iniques, afin de placer son nid dans un lieu élevé, pour se garantir de la main du malheur !

Dieu ne veut pas qu’on finisse par prendre le chemin de Mamon (amasser des richesses), à cause de la peur du lendemain ou pour nous conduire vers le but de l’église de Laodicée (= "je n’ai besoin de rien"), c’est pour ça qu’il nous rassure, dans sa Parole, sur ce qu’il est = un Dieu qui, lui, prend soin de ses enfants, si ces enfants veulent bien se placer en lui, c’est-à-dire suivre, par la foi, le chemin de la volonté de Dieu, car la volonté de Dieu est bonne pour nous…
Ps 23:1 L’Eternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Mais il s’agit donc, premièrement, que l’Eternel soit réellement notre berger, c’est-à-dire celui qu’on suit (lui et non pas nous-mêmes ou un faux dieu), car on se place sous sa direction, car on a confiance en lui pour nous guider vers les verts pâturages.

Ps 84:6-8 Heureux ceux qui placent en toi leur appui ! Ils trouvent dans leur cœur des chemins tout tracés. Lorsqu’ils traversent la vallée de Baca (=lamentations), Ils la transforment en un lieu plein de sources, Et la pluie la couvre aussi de bénédictions. Leur force augmente pendant la marche, Et ils se présentent devant Dieu à Sion.
Mis ce passage commence bien par le fait de placer notre appui en Dieu, pour vivre ce qui suivra ensuite… (Et c’est vrai que souvent, par exemple, le simple chemin de l’intégrité parce qu’on veut être intègre devant Dieu , nous placera devant un tracé évident, dans notre cœur …)

 

II /   Etre éprouvé par rapport à notre véritable source d’appui
  1. Constater où nous en sommes

Dt 8:1-5 Vous observerez et vous mettrez en pratique tous les commandements que je vous prescris aujourd’hui (C’est ça suivre Dieu car on le prend comme notre guide dans la vie, car on a foi en sa direction), afin que vous viviez, que vous multipliiez, et que vous entriez en possession du pays que l’Eternel a juré de donner à vos pères. Souviens-toi de tout le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces 40 années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements. Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel. Ton vêtement ne s’est point usé sur toi, et ton pied ne s’est point enflé, pendant ces quarante années. Reconnais en ton cœur que l’Eternel, ton Dieu, te châtie comme un homme châtie son enfant.

Commentaire la Bible "La Sainte Bible – Esprit et Vie" :
« Le Seigneur a permis que son peuple, quand il était dans le désert, connaisse des problèmes et des difficultés, afin de lui apprendre que la vie ne se réduisait pas aux besoins physiques, mais que son bien-être (tant physique que spirituel) dépendait de sa relation avec Dieu et de son obéissance à sa parole. Le Seigneur Jésus a cité ce passage à l’heure de la tentation (Mt 4.4 ; cf Ge 3.4 note). Le Seigneur permet parfois que nous traversions des épreuves ; c’est une forme de discipline paternelle destinée à nous apprendre à dépendre plus étroitement de lui et à être mieux disposés à recevoir ses paroles (vs. 4-5 ; cf Hé 12.3-13). »

Dieu a fait souffrir de faim son peuple, pour l’éprouver, afin de savoir quelles étaient les dispositions de leurs cœurs !!!

Comme me l’a fait remarquer, un jour, ma femme :
Comment Dieu qui est un père infiniment parfait (donc bien meilleur que nous) a-t-il pu attendre que ses enfants aient soif ou faim au point qu’ils en viennent à se plaindre fortement de ça, avant de leur donner de l’eau et de la nourriture qu’il avait à sa portée ?
Quel père ou quelle mère ne ferait pas attention à ce que ses enfants n’en viennent pas à avoir trop soif ou trop faim, s’ils partent en randonnée et que les parents ont tout le nécessaire dans leur sac-à-dos ?
N’importe quel parent se soucierait très vite de l’hydratation et de l’apport énergétique suffisant pour ses enfants, s’ils faisaient une randonnée en été et qu’ils avaient, en plus, tout le nécessaire dans leur sac-à-dos (« ça va les enfants, vous voulez boire ou manger, car faudrait pas être déshydraté ou manquer d’énergie ? » : voilà ce dont les parents se soucieraient, avant même que les enfants n’y pensent eux-mêmes).

Mais Dieu, lui, va attendre la manifestation évidente et appuyée de la soif ou de la faim de ses enfants (au point qu’ils s’en plaignent), avant de leur donner de l’eau ou de la nourriture, alors que Dieu qui connait tout, savait très bien que ses enfants, pendant leur marche dans le désert, allaient avoir soif et faim, et à quel moment cela allait arriver …
Est-ce que Dieu ne saurait pas anticiper les besoins primaires de ses enfants ?
= Bien-sûr que non….
Dieu savait très bien que ses enfants allaient avoir soif et faim mais comme l’indique Dt 8:1-5, c’était pour savoir quelles étaient les dispositions du cœur de son peuple.

Or Dieu, lui, voit et connaît d’avance les dispositions du cœur des hommes ( Ps 139:1-4, Dt 31:21, I Chr 28:9, Ps 7:10 …). Donc comprenons que celui ou ceux qui devaient savoir quelles étaient les dispositions du cœur du peuple, c’était le peuple lui-même !
C’est le peuple qui devait se rendre compte, lui-même, de la disposition de leur cœur envers Dieu !!!

Et pour nous aussi, aujourd’hui, c’est nous-mêmes qui devons nous rendre compte de la disposition de nos cœurs vis-à-vis de Dieu, lorsque nous sommes éprouvés dans le désert et qu’il semble manquer de source d’eau.
Et si nous avons commencé cette fiche en parlant spécifiquement de Mamon (qui est le faux dieu "Argent"), c’est parce que ce faux dieu peut-être un réel piège pour la foi des chrétiens si on place notre foi, notre confiance dans l’amassement des richesses, d’argent, pour nous garantir le style de vie que nous visons.
Alors, contrairement à ce qui est souvent prêché dans le faux évangile de la prospérité, Dieu peut très bien, sur le chemin de la vraie vie, permettre à ses enfants de connaître la "disette" par rapport à cette ressource, par rapport à cette source, afin que nous nous rendions compte de là où nous plaçons réellement notre foi, notre confiance, notre appui. Et comprenons donc bien qu’il s’agit que nous sachions, nous, où nous en sommes, nous-mêmes, par rapport à la source de notre confiance, à l’appui sur lequel nous nous reposons en prétendant être sur le chemin de Dieu.

Et c’est surtout, non pas par rapport à ceux qui ont peu et ont déjà mis leur appui en Dieu car ils ont trouvé leur véritable appui en Dieu pour leur vie, mais plutôt pour ceux qui ont évolué dans une certaine aisance matérielle pouvant les tromper quant à la réelle pureté de leur foi en Dieu seul !
C’est un peu plus facile de dire « je crois que c’est Dieu qui pourvoit à mes besoins, que c’est Dieu qui me donne la nourriture et le vêtement, etc… », tant qu’on a un compte en banque bien plein ou un bon travail qui nous rapporte de quoi être même dans le superflu. On dit alors volontiers : «  mais c’est Dieu qui me donne ce bon travail, qui me donne tout cet argent, donc c’est bien Dieu qui pourvoit à mes besoins… »
Mais est-ce que cette foi en Dieu seul comme appui face à l’avenir, est profonde et enracinée ?
Ou y aurait-il aussi une bonne portion de foi dans l’argent en stock, dans le travail qui nous rapporte l’argent nécessaire ? Y aurait-il aussi une certaine dose de confiance dans ce qu’il y a sur notre compte bancaire et qui nous permet de penser que nous avons assez de moyens pour combler nos besoins du lendemain ?

Et si le travail venait à manquer ? Et si le stock d’argent en banque ou sous le matelas venait à manquer ?
Est-ce que nous serions toujours dans la même paix, dans la même assurance face à l’avenir, car c’est « Dieu avec Nous » qui est notre réelle et seule source d’assurance face à l’avenir ?
Est-ce que nous nous dirions alors : «  Mais mon assurance, mon appui, est en Dieu seul, donc qu’importe si je n’ai pas de travail, qu’importe si mon compte en banque est chétif… du moment que je sois toujours sur le chemin de Dieu, dans la volonté de Dieu, je reste en paix, car Dieu, lui, ne varie pas… car Dieu, lui, pourvoira à mes besoins selon sa parole, car je sais que je suis sur le chemin que m’indique mon bon berger ! » ???

Peut-être que d’être plongé dans une situation où la source sur laquelle on s’appuyait (l’argent, notre travail…) venait à tarir, nous emmènerait alors à une recherche plus sérieuse quant à savoir si on est véritablement sur le chemin de Dieu, afin d’être sûr que nous sommes réellement derrière le bon berger qui nous guide vers de verts pâturages, au-delà de cette vallée sombre qu’il nous faut traverser en nous appuyant sur la voix du berger ? Peut-être qu’alors nous serions un peu plus sérieux quant à ne pas faire n’importe quoi, avec négligence, mais à nous assurer que c’est bien le chemin de Dieu que nous suivons aujourd’hui ?
Peut-être qu’on se rendrait aussi compte qu’on ne fait pas mieux que peuple d’Israël qui s’est mis à se plaindre envers Dieu ou à murmurer contre Dieu  (murmurer contre Dieu = lancer des critiques à demi-mots, des critiques indirectes et pas franches mais en sourdine, à voix basse, contre Dieu) ?
Peut-être que si on est sincère face à nous-mêmes, on se rendra compte que notre cœur n’avait pas réellement tout son appui en Dieu et n’avait pas non plus tout son vrai trésor en Dieu, dans le simple fait d’être seulement en communion avec Dieu  ?
Dans cette situation,  avons-nous simplement prié Dieu dans la foi qu’il agira et cette foi en Dieu seul, nous a-t-elle gardée dans la paix du cœur ou nous sommes-nous agités et avons-nous commencé à gémir et à nos plaindre plus ou moins directement contre Dieu ? (Phil 4:6-7 Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ

Alors :
Est-ce que notre paix est réellement Christ ou est-ce que notre paix face au lendemain est notre réserve d’argent que nous jugeons plus dignes pour nous assurer la paix du cœur ?

Oui, peut-être que parfois, nous avons besoin de nous rendre compte d’où nous en sommes quant à la réelle source de notre paix, quant à la source de ce que nous estimons être la vraie vie, quant à nous rendre compte de ce qu’est réellement la vie véritable en Dieu … afin de ne pas nous séduire nous-mêmes et nous tromper nous-mêmes, mais afin de revenir sincèrement repentant devant Dieu pour qu’il nous change comme Jésus, qui ,lui, n’a pas défailli dans ce genre d’épreuve.
Et on se dira alors, en voyant juste cet aspect-là de Jésus (lui qui n’avait pas où reposer sa tête, lui qui dépendait de la foi en son Père pour payer l’impôt grâce à une pièce qu’il fallait trouver dans un poisson que Pierre irait pêcher …) et en le comparant à notre faiblesse dans ces situations : « Assurément, cet homme n’était pas comme nous, cet homme était à part (saint), cet homme était Fils de Dieu ». Et alors, en nous tournant sincèrement repentant, devant Dieu, en voyant que ce qu’on est, n’est pas digne comme Jésus, nous pourrons demander sincèrement à Dieu : « change-moi tel que Jésus, car ça c’est ce que je veux être ».

 

  1. Pour le vrai but de Dieu pour nous : Que Jésus grandisse en nous !

Si l’épreuve vient à nous et met à nu, à nos propres yeux, où nous en sommes par rapport à notre réelle foi en Dieu seul, et que nous constatons que nous ne sommes pas sur le bon chemin, que nous avions 2 sources d’appui et que la seule foi en Dieu ne nous permet pas de garder notre paix du cœur : alors faisons comme Pierre qui avait renié 3 fois Jésus mais qui revint humblement devant Jésus qui l’appelait. Ne méprisons pas la leçon et acceptons de regarder avec sincérité ce que nous sommes et Jésus nous restaurera. Il est nécessaire que l’épreuve de notre foi nous épure des scories.
Jacq 1:2-4 Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.

En Mt 4:1-11, lorsque Jésus fut tenté par le diable dans le désert, après 40 jours de jeûne, Jésus s’est aussi retrouvé dans la mise à l’épreuve de la foi, comme le peuple d’Israël l’avait été pendant ses 40 ans dans le désert (Dt 8:1-5).
Et lorsqu’après 40 jours de jeûne, il est écrit que Jésus eût faim, Jésus va alors résister à la tentation du diable d’agir lui-même et pour lui-même, en citant exactement la phrase énoncée par Dieu en Dt 8:3, vérité que Dieu voulait faire comprendre au peuple d’Israël et que Jésus, lui, avait en lui, car il est la Parole de Dieu incarnée.
Mt 4:4 Jésus répondit : «  Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement , mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
Jésus a vaincu exactement selon et par la parole que Dieu avait énoncée, car Jésus est selon cette parole en lui, car il est la Parole de Dieu incarnée. C’est parce qu’il est ça, qu’il a franchit la faim sans agir contre Dieu, sans agir en dehors de la volonté de Dieu. Le comblement de Jésus, l’état de vie véritable de Jésus, ne reposait pas sur le comblement de ses besoins mais sur sa communion avec Dieu le Père. = choisir le chemin où je suis encore en communion avec Dieu, afin de ne pas rompre l’union avec Dieu, plutôt que de choisir la satisfaction du comblement immédiat de mes besoins = choisir de rester en Dieu plutôt que de choisir le plat de lentille immédiat d’Esaü !
Et ensuite , après l’épreuve surmontée, Jésus a été nourri miraculeusement  par les anges (Dieu n’a pas laissé Jésus mourir de faim dans le désert mais a même agi miraculeusement pour son fils).

Voilà où Dieu veut nous emmener. Voilà l’état que Dieu veut pour nous et dont il voudrait nous revêtir, par le Saint-Esprit, si nous nous repentons de notre état charnel incapable d’être tel que Jésus et que nous lui demandons alors d’être changé dans cet état tel que Jésus, car nous le voulons, car nous adorons cet état qui est selon ce que Jésus est !  (=Etre beau comme la Parole de Dieu est belle).
Dans « Phil 4:6-7 Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » , est-ce qu’on a remarqué que Dieu nous demande de lui dire nos besoins mais que le but recherché, le résultat mis en avant, est « la paix de Dieu dans nos cœurs et nos pensées gardées en Jésus » et qu’il n’est même pas mis en avant que Dieu nous donnera selon ce qu’on lui a demandé ?
Car Dieu ne cherche pas à combler nos besoins (bien qu’il fera ce qui est bon pour nous et qu’il pourvoit), mais Dieu cherche à ce que nous soyons dans son état de paix de Dieu, dans l’état où lui-même se trouve. C’est ça le vrai but de Dieu = qu’on soit dans l’état de la paix de Dieu dans notre cœur, qu’on soit là où il est, spirituellement parlant ; et cela est bien plus le but que de simplement combler nos besoins immédiats mais sans que nous allions jusqu’à être dans son état…  Combler nos besoins n’est pas le but final que Dieu recherche pour nous (bien que, comme il le dit, il est Dieu qui pourvoit) mais c’est vraiment que nous dépassions ce but charnel (ce but que recherchait l’église de Laodicée) afin de comprendre que le vrai but à atteindre, c’est d’être tel que lui, l’état de paix où il se trouve, son état !!! Dieu nous veut en communion avec lui, en lui, dans l’état où il est (donc ce que Jésus est), car c’est le véritable état de vie, de vie véritable, de vie éternelle.

Dieu veut nous épurer, veut épurer notre foi de toute petite parcelle de foi en autre chose qu’en lui seul, de toute confiance en autre chose qu’en lui, qu’en sa Parole. Et pourquoi vouloir nous épurer ainsi ?
Parce que Dieu veut nous préparer pour le "voyage" qui durera toute l’éternité et pendant lequel, le seul endroit sera celui de sa volonté à lui : son royaume où sa volonté s’exerce pleinement et où seule sa volonté s’exerce, non pas parce qu’on sera obligé par Dieu à suivre sa volonté, mais parce qu’on aura accepté par la foi et par sincère conviction (car tout ce qui n’est pas le produit de conviction est péché - Ro 14:23) que seul ce chemin-là (=suivre la seule volonté de Dieu) est le chemin pour la vie éternelle pour moi, pour mon prochain, pour le peuple entier (voir la fiche – Le Paradis pour un peuple entier) et que nous voulons ce chemin-là. Et ce chemin est exactement le chemin que Jésus est venu nous ouvrir, que Jésus a montré, que Jésus est !
Revêtir Christ sur nous, pleinement, c’est le cadeau que Dieu nous offre, par le prix payé par le sang de Jésus à la croix, afin de pouvoir être tel que lui (dans son essence profonde = Jésus), être dans la vie éternelle qui permet de garantir aussi l’éternité dans cet état de vrai vie, pour tout un peuple et donc dans toutes les interactions que ce peuple aura en son sein.

Jésus, ce que Jésus est :  
Voilà la vraie garantie de vie véritable et éternelle 
à acquérir pour en être revêtu
!

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