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Comme un Béréen

Quand la mentalité pécheresse met en échec un envoyé

21 Mai 2021 , Rédigé par Comme un Béréen Publié dans #Dieu - Jésus, #religion-religiosité ?, #Ministères

Le serviteur prit dix chameaux parmi les chameaux de son seigneur, et il partit, ayant à sa disposition tous les biens de son seigneur. Il se leva, et alla en Mésopotamie, à la ville de Nachor. Il fit reposer les chameaux sur leurs genoux hors de la ville, près d'un puits, au temps du soir, au temps où sortent celles qui vont puiser de l'eau. Et il dit : Eternel, Dieu de mon seigneur Abraham, fais-moi, je te prie, rencontrer aujourd'hui ce que je désire, et use de bonté envers mon seigneur Abraham !

Le serviteur prit dix chameaux parmi les chameaux de son seigneur, et il partit, ayant à sa disposition tous les biens de son seigneur. Il se leva, et alla en Mésopotamie, à la ville de Nachor. Il fit reposer les chameaux sur leurs genoux hors de la ville, près d'un puits, au temps du soir, au temps où sortent celles qui vont puiser de l'eau. Et il dit : Eternel, Dieu de mon seigneur Abraham, fais-moi, je te prie, rencontrer aujourd'hui ce que je désire, et use de bonté envers mon seigneur Abraham !

Quand la mentalité pécheresse met en échec un envoyé

Détourner ce que Dieu nous donne, pour notre propre profit

 

Dans le Psaume 51, le psaume de repentance du roi David, après qu’il soit tombé dans l’adultère et le meurtre commandité, il peut être surprenant d’y lire : « J’enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, Et les pécheurs reviendront à toi. »  
- Non mais c’est ce David-là, celui qui a chuté si bas, de toute sa hauteur, qui prétend ainsi venir enseigner les voies de Dieu ? -
Mais si on y réfléchit alors à 2 fois, on comprendra que pour enseigner à ne pas aller sur le mauvais chemin, sur un chemin miné, où des mines sont dissimulées mais qui semblait si attrayant, celui qui revient de ce chemin et qui y a laissé une jambe ou qui y a laissé son enfant, comme David, est peut-être bien placé pour parler du danger de ce chemin !
Et cela pas seulement parce qu’il s’est fait avoir par le piège et en a payé le prix fort mais surtout parce qu’il en est revenu et peut alors nous dire, avec vérité : « N’y allez pas ! C’est un piège mortel ! Regardez ce que ça m’a coûté d’avoir voulu y marcher ! ». C’est cet homme revenu qui peut témoigner de ce qu’il a vu sur ce chemin et nous parler de choses vécues, et nous dire que la mort est caché sur ce chemin, et nous enseigner que la vraie vie n’était pas sur ce chemin-là mais était le chemin où il était avant, quand il marchait avec Dieu, selon Dieu…

 

 I / L’envoyé d’Abraham pour chercher une femme pour son fils Isaac

Ge 24:1-67
Abraham était vieux, avancé en âge; et l'Eternel avait béni Abraham en toute chose. Abraham dit à son serviteur, le plus ancien de sa maison, l'intendant de tous ses biens : Mets, je te prie, ta main sous ma cuisse ; et je te ferai jurer par l'Eternel, le Dieu du ciel et le Dieu de la terre, de ne pas prendre pour mon fils une femme parmi les filles des Cananéens au milieu desquels j'habite, mais d'aller dans mon pays et dans ma patrie prendre une femme pour mon fils Isaac.  Le serviteur lui répondit : Peut-être la femme ne voudra-t-elle pas me suivre dans ce pays-ci ; devrai-je mener ton fils dans le pays d'où tu es sorti ?  Abraham lui dit : Garde-toi d'y mener mon fils !  L'Eternel, le Dieu du ciel, qui m'a fait sortir de la maison de mon père et de ma patrie, qui m'a parlé et qui m'a juré, en disant : Je donnerai ce pays à ta postérité, lui-même enverra son ange devant toi ; et c'est de là que tu prendras une femme pour mon fils. Si la femme ne veut pas te suivre, tu seras dégagé de ce serment que je te fais faire. Seulement, tu n'y mèneras pas mon fils. Le serviteur mit sa main sous la cuisse d'Abraham, son seigneur, et lui jura d'observer ces choses.

Le serviteur prit dix chameaux parmi les chameaux de son seigneur, et il partit, ayant à sa disposition tous les biens de son seigneur. Il se leva, et alla en Mésopotamie, à la ville de Nachor. Il fit reposer les chameaux sur leurs genoux hors de la ville, près d'un puits, au temps du soir, au temps où sortent celles qui vont puiser de l'eau. Et il dit : Eternel, Dieu de mon seigneur Abraham, fais-moi, je te prie, rencontrer aujourd'hui ce que je désire, et use de bonté envers mon seigneur Abraham ! Voici, je me tiens près de la source d'eau, et les filles des gens de la ville vont sortir pour puiser de l'eau. Que la jeune fille à laquelle je dirai : Penche ta cruche, je te prie, pour que je boive, et qui répondra : Bois, et je donnerai aussi à boire à tes chameaux, soit celle que tu as destinée à ton serviteur Isaac ! Et par là je connaîtrai que tu uses de bonté envers mon seigneur.

Il n'avait pas encore fini de parler que sortit, sa cruche sur l'épaule, Rebecca, née de Bethuel, fils de Milca, femme de Nachor, frère d'Abraham. C'était une jeune fille très belle de figure ; elle était vierge, et aucun homme ne l'avait connue. Elle descendit à la source, remplit sa cruche, et remonta. Le serviteur courut au-devant d'elle, et dit : Laisse-moi boire, je te prie, un peu d'eau de ta cruche. Elle répondit : Bois, mon seigneur. Et elle s'empressa d'abaisser sa cruche sur sa main, et de lui donner à boire. Quand elle eut achevé de lui donner à boire, elle dit : Je puiserai aussi pour tes chameaux, jusqu'à ce qu'ils aient assez bu. Et elle s'empressa de vider sa cruche dans l'abreuvoir, et courut encore au puits pour puiser ; et elle puisa pour tous les chameaux. L'homme la regardait avec étonnement et sans rien dire, pour voir si l'Eternel faisait réussir son voyage, ou non.

Quand les chameaux eurent fini de boire, l'homme prit un anneau d'or, du poids d'un demi-sicle, et deux bracelets, du poids de dix sicles d'or. Et il dit : De qui es-tu fille ? dis-le moi, je te prie. Y a-t-il dans la maison de ton père de la place pour passer la nuit ?  Elle répondit : Je suis fille de Bethuel, fils de Milca et de Nachor. Elle lui dit encore : Il y a chez nous de la paille et du fourrage en abondance, et aussi de la place pour passer la nuit. Alors l'homme s'inclina et se prosterna devant l'Eternel, en disant : Béni soit l'Eternel, le Dieu de mon seigneur Abraham, qui n'a pas renoncé à sa miséricorde et à sa fidélité envers mon seigneur ! Moi-même, l'Eternel m'a conduit à la maison des frères de mon seigneur.

La jeune fille courut raconter ces choses à la maison de sa mère.  Rebecca avait un frère, nommé Laban. Et Laban courut dehors vers l'homme, près de la source.  Il avait vu l'anneau et les bracelets aux mains de sa soeur, et il avait entendu les paroles de Rebecca, sa soeur, disant : Ainsi m'a parlé l'homme. Il vint donc à cet homme qui se tenait auprès des chameaux, vers la source, et il dit : Viens, béni de l'Eternel ! Pourquoi resterais-tu dehors ? J'ai préparé la maison, et une place pour les chameaux. L'homme arriva à la maison. Laban fit décharger les chameaux, et il donna de la paille et du fourrage aux chameaux, et de l'eau pour laver les pieds de l'homme et les pieds des gens qui étaient avec lui. Puis, il lui servit à manger. Mais il dit : Je ne mangerai point, avant d'avoir dit ce que j'ai à dire. Parle ! dit Laban. Alors il dit : Je suis serviteur d'Abraham. L'Eternel a comblé de bénédictions mon seigneur, qui est devenu puissant. Il lui a donné des brebis et des boeufs, de l'argent et de l'or, des serviteurs et des servantes, des chameaux et des ânes. Sara, la femme de mon seigneur, a enfanté dans sa vieillesse un fils à mon seigneur ; et il lui a donné tout ce qu'il possède. Mon seigneur m'a fait jurer, en disant : Tu ne prendras pas pour mon fils une femme parmi les filles des Cananéens, dans le pays desquels j'habite ; mais tu iras dans la maison de mon père et de ma famille prendre une femme pour mon fils. J'ai dit à mon seigneur : Peut-être la femme ne voudra-t-elle pas me suivre. Et il m'a répondu : L'Eternel, devant qui j'ai marché, enverra son ange avec toi, et fera réussir ton voyage ; et tu prendras pour mon fils une femme de la famille et de la maison de mon père. Tu seras dégagé du serment que tu me fais, quand tu auras été vers ma famille; si on ne te l'accorde pas, tu seras dégagé du serment que tu me fais.

Je suis arrivé aujourd'hui à la source, et j'ai dit: Eternel, Dieu de mon seigneur Abraham, si tu daignes faire réussir le voyage que j'accomplis, voici, je me tiens près de la source d'eau, et que la jeune fille qui sortira pour puiser, à qui je dirai: Laisse-moi boire, je te prie, un peu d'eau de ta cruche, et qui me répondra: Bois toi-même, et je puiserai aussi pour tes chameaux, que cette jeune fille soit la femme que l'Eternel a destinée au fils de mon seigneur !

Avant que j'eusse fini de parler en mon coeur, voici, Rebecca est sortie, sa cruche sur l'épaule; elle est descendue à la source, et a puisé. Je lui ai dit : Donne-moi à boire, je te prie. Elle s'est empressée d'abaisser sa cruche de dessus son épaule, et elle a dit : Bois, et je donnerai aussi à boire à tes chameaux. J'ai bu, et elle a aussi donné à boire à mes chameaux. Je l'ai interrogée, et j'ai dit : De qui es-tu fille ? Elle a répondu : Je suis fille de Bethuel, fils de Nachor et de Milca. J'ai mis l'anneau à son nez, et les bracelets à ses mains. Puis je me suis incliné et prosterné devant l'Eternel, et j'ai béni l'Eternel, le Dieu de mon seigneur Abraham, qui m'a conduit fidèlement, afin que je prisse la fille du frère de mon seigneur pour son fils. Maintenant, si vous voulez user de bienveillance et de fidélité envers mon seigneur, déclarez-le-moi ; sinon, déclarez-le-moi, et je me tournerai à droite ou à gauche.

Laban et Bethuel répondirent, et dirent : C'est de l'Eternel que la chose vient ; nous ne pouvons te parler ni en mal ni en bien. Voici Rebecca devant toi ; prends et va, et qu'elle soit la femme du fils de ton seigneur, comme l'Eternel l'a dit.

Lorsque le serviteur d'Abraham eut entendu leurs paroles, il se prosterna en terre devant l'Eternel. Et le serviteur sortit des objets d'argent, des objets d'or, et des vêtements, qu'il donna à Rebecca ; il fit aussi de riches présents à son frère et à sa mère. Après quoi, ils mangèrent et burent, lui et les gens qui étaient avec lui, et ils passèrent la nuit. Le matin, quand ils furent levés, le serviteur dit : Laissez-moi retourner vers mon seigneur. Le frère et la mère dirent : Que la jeune fille reste avec nous quelque temps encore, une dizaine de jours ; ensuite, tu partiras. Il leur répondit : Ne me retardez pas, puisque l'Eternel a fait réussir mon voyage ; laissez-moi partir, et que j'aille vers mon seigneur. Alors ils répondirent : Appelons la jeune fille et consultons-la.  Ils appelèrent donc Rebecca, et lui dirent : Veux-tu aller avec cet homme ? Elle répondit : J'irai. Et ils laissèrent partir Rebecca, leur soeur, et sa nourrice, avec le serviteur d'Abraham et ses gens.

Ils bénirent Rebecca, et lui dirent : O notre soeur, puisses-tu devenir des milliers de myriades, et que ta postérité possède la porte de ses ennemis !

Rebecca se leva, avec ses servantes ; elles montèrent sur les chameaux, et suivirent l'homme. Et le serviteur emmena Rebecca, et partit.

Cependant Isaac était revenu du puits de Lachaï-roï, et il habitait dans le pays du midi. Un soir qu'Isaac était sorti pour méditer dans les champs, il leva les yeux, et regarda ; et voici, des chameaux arrivaient. Rebecca leva aussi les yeux, vit Isaac, et descendit de son chameau.  Elle dit au serviteur : Qui est cet homme, qui vient dans les champs à notre rencontre ? Et le serviteur répondit : C'est mon seigneur. Alors elle prit son voile, et se couvrit. Le serviteur raconta à Isaac toutes les choses qu'il avait faites. Isaac conduisit Rebecca dans la tente de Sara, sa mère ; il prit Rebecca, qui devint sa femme, et il l'aima. Ainsi fut consolé Isaac, après avoir perdu sa mère.

Le serviteur qu’Abraham a choisi pour cette mission, n’était pas un serviteur pris au hasard ; mais Abraham a tout spécialement choisi ce serviteur-là car il était le serviteur le plus ancien et l’intendant de tous ses biens : c’était donc, on s’en doute un peu, le serviteur en qui Abraham avait le plus confiance, mais on peut même dire que c’était tout simplement un homme en qui Abraham avait confiance, tout court, sans notion d’être juste le moins pire parmi ses serviteurs, car Abraham lui a laissé, à lui seul, la gestion de tous ses biens, sans lui associer d’autres serviteurs qui permettraient une surveillance mutuelle.
Et Abraham a choisi ce serviteur de confiance car il a voulu lui donner LA mission de grande importance : aller chercher une femme pour son fils Isaac, le fils de la bénédiction, et afin que la promesse de Dieu d’alliance avec Abraham, promesse de donner une grande postérité à Abraham, via Isaac, se perpétue. Il y avait donc une portée familiale mais aussi une portée spirituelle, une portée divine dans cette mission.
Or, tout au long du passage de Ge 24, on ne peut que constater les qualités de ce serviteur qui avait été choisi par Abraham. Ce serviteur est obéissant et fidèle à son maître Abraham, fidèle et droit aussi dans ses paroles. On constate aussi l’application de ce serviteur dans sa volonté d’accomplir la volonté de son maître : il veut réussir sa mission pour Abraham qu’il appelle « son Seigneur », car il veut le bien de son maître. Et d’autre part, on constate que ce serviteur connaît le Dieu d’Abraham, puisqu’il n’a pas de difficulté à invoquer Dieu (il a même plutôt un accès direct à Dieu, une aisance dans sa relation avec Dieu, dans la prière), il n'a pas de difficulté à se confier en Dieu et à se laisser guider par Dieu pour l’exhaussement de la volonté d’Abraham. Ce serviteur nous laisse ainsi voir que c’est d’accomplir la volonté de son maître qui prime, car après un long voyage pour lui-même, il ne va pas vouloir s’attarder, mais voudra repartir dès le lendemain, après avoir trouvé la femme pour Isaac. Même Laban qu’on connaîtra pourtant, plus tard, comme un fin négociateur pour arriver à ses fins (ce qu’on constatera ensuite avec la manipulation qu’il opérera envers Jacob lui-même, Jacob le trompeur) n’arrivera pas à manipuler ce serviteur d’Abraham, qui ne se laisse pas attirer par autre chose que l’accomplissement de la volonté de son maître.
Ce serviteur veut donc arriver à l’accomplissement de sa mission mais ce n’est pas le simple accomplissement de la mission qui est sa ligne directrice, mais c’est véritablement d’accomplir la mission selon la pleine volonté d’Abraham, qui est son but. Ce n’est pas de ramener une femme à Isaac qui compte seulement mais c’est de la ramener selon toute la volonté de son maître, afin que ce soit la volonté de son maître qui soit pleinement satisfaite : ce serviteur ne sert pas sa fonction, sa mission, son ministère mais il sert son maître ! En effet, il a accepté de partir en sachant qu’il pourrait revenir sans rien, si la femme ne donnait pas son accord pour venir avec lui, pour se marier avec Isaac dont elle ne pourrait connaître que ce que ce serviteur lui donnerait comme impression. Et le serviteur va ainsi accepter d’attendre que Rebecca donne son accord, alors que Dieu l’avait pourtant conduit et alors que les parents de Rebecca avaient donné leur accord, car eux aussi avaient reconnu la main de Dieu dans tout ça… Mais il fallait que Rebecca donne sa décision et Abraham avait bien dit « 
Si la femme ne veut pas te suivre, tu seras dégagé de ce serment que je te fais faire ».
D’ailleurs, on comprend donc qu’il ne pouvait y avoir qu’une seule femme qui puisse être la femme pour Isaac, car 1 seule était réservée par Dieu pour Isaac et que c’est celle-là qui devait alors donner son accord, sinon le serviteur devrait revenir sans personne : il n’était pas question de demander ensuite à tout un tas de femmes, jusqu’à ce qu’une autre accepte, afin de ne pas revenir comme un looser, mais en ne respectant pas, alors, toute la volonté de son maître. Non, il ne pouvait y en avoir qu’une : une seule que Dieu avait réservée pour accomplir sa promesse au travers de la descendance d’Isaac, le fils de la promesse ! Si le serviteur n’avait pas eu l’acceptation de LA femme, alors il serait démis de sa promesse, c’est-à-dire qu’il n’y aurait pas eu à trouver une autre femme que celle qui lui aurait dit NON = il y avait là encore un acte de foi d’Abraham dont la descendance de la promesse de Dieu, ne devait venir que de la descendance d’Isaac, donc que de la femme qu’Isaac aurait…

Ainsi, même si son voyage avait réussi, même si les parents étaient d’accord pour que Rebecca parte, ce serviteur a accepté de remettre en jeu toute sa mission-même en se soumettant à la décision de Rebecca, car il voulait faire selon ce que son maître lui avait dit.
Un peu comme si Dieu avait envoyé un missionnaire dans un pays éloigné, en y allant à pied ou à dos de chameau, en lui disant : « Et si on ne veut pas t’écouter dans tel lieu, alors tu reviens. Tu ne chercheras même pas à essayer d’établir une église dans le village d’à-côté mais tu reviens illico et personne ne saura même que c’est parce que ta mission doit être selon ce schéma, mais tu feras ainsi juste parce que je te le dis en privé… » : vous voyez comme cela pourrait être vécu aux yeux du monde, aux yeux de l’entourage de ce missionnaire = accepter de passer pour un looser juste pour faire selon la volonté de son maître. Et ce cas-là, c’est d'accepter de mourir à son ministère, au qu’en-dira-t-on par rapport à son appel, pour n’être focalisé que sur la volonté de son maître, ce qui rappelle alors le caractère de Jésus, venu pour "seulement" mourir crucifié, au lieu de paraître dans toute sa gloire (selon notre vision charnelle) de Fils de Dieu, parce que c’était ainsi que Jésus accomplissait la pleine volonté du Père :
Mt 27:39-44
Les passants l'injuriaient, et secouaient la tête, en disant: Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix! Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient: Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! S'il est roi d'Israël, qu'il descende de la croix, et nous croirons en lui. Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime. Car il a dit: Je suis Fils de Dieu.  Les brigands, crucifiés avec lui, l'insultaient de la même manière.

Puis ce serviteur a ramené Rebecca à bonne destination jusqu’à Isaac, ce qui n’était pas non-plus dénué d’une responsabilité certaine pour lui, car les routes d’alors n’étaient pas aussi sûres qu’aujourd’hui, surtout pour un aussi long voyage, à dos de chameau. Et en arrivant, après avoir ainsi accompli tout ça, ce serviteur va présenter Rebecca à Isaac, puis raconter à Isaac tout ce qui s’était passé, car ce serviteur considérait aussi Isaac comme son seigneur, au même titre qu’Abraham (pas de jalousie envers celui à qui revenait effectivement tous les biens que lui, le serviteur dévoué, gérait au mieux en les faisant prospérer).
Et ensuite, ce serviteur s’efface et on n’en entendra plus du tout parler dans toute la Bible qui ne rappellera jamais quoi que ce soit à propos de lui et d’ailleurs, la Bible ne donne même pas son nom ! (On peut penser qu'il s'agirait d'Eliézer de Damas, de Ge 15:3 mais cela rend alors encore plus criant l'abnégation de cet homme qui aurait dû recevoir tout l'héritage d'Abraham si ce dernier n'avait pas eu de fils mais qui va, au contraire, tout faire pour l'héritier Isaac selon la volonté d'Abraham.)

​​​

Bien-sûr, pour ceux qui connaissent un peu la Bible et savent que tout est écrit pour nous parler de Jésus, de Dieu, on comprendra que ce passage est une allégorie de Dieu le Père, Jésus le Fils unique qui s’unira à sa promise, L’Eglise glorieuse, préparée sans tâche, ni ride (=Rebecca, une jeune fille très belle de figure ; elle était vierge, et aucun homme ne l'avait connue ), et Dieu le Saint-Esprit, celui qui mène la mission, sans se mettre en avant, de ramener ainsi cette Eglise vers son "Isaac", vers Jésus, en respectant toute la volonté du Père.
Mais cela peut aussi parler des serviteurs de Dieu, de nos jours, qui doivent se laisser guider par le Saint-Esprit et doivent donc être emmenés à être de plus en plus selon le Saint-Esprit, pour accomplir non pas une mission seulement mais pour réaliser la volonté pleine du Père, afin de ramener la véritable Eglise sur le chemin vers Jésus-Christ, c’est-à-dire emmener les chrétiens à être de plus en plus un avec Jésus.
Mt 28 :19-20(a) Allez, faites de toutes les nations des disciples (et pas seulement des adhérents car un disciple est appelé à devenir tel que son maître), les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit.



II / Et si la mentalité du péché avait été celle de l’envoyé d’Abraham ?

On peut penser que tout ce que ce serviteur fidèle d’Abraham a fait, était normal ; que cela allait de soi… que ce serviteur n’allait pas essayer expressément de faire échouer sa mission et que la seule raison pour laquelle il aurait pu échouer, était que Rebecca ne veuille pas venir ou qu’il ne parvienne pas à trouver celle que Dieu avait choisie…

Mais tout n’est pourtant pas aussi évident que ça, lorsqu’on connaît un peu de quoi l’Homme, en général, est fait, de quoi l’Homme Pécheur est fait.  Jér 13:23 Un Ethiopien peut-il changer sa peau, Et un léopard ses taches? De même, pourriez-vous faire le bien, Vous qui êtes accoutumés à faire le mal ?

Pour ma part, je pense que toute cette mission a marché déjà parce que le vieux serviteur d’Abraham était un véritable homme de Dieu, un homme qui avait été travaillé par Dieu, un homme qui connaissait bien Dieu au point d’avoir développé un caractère de serviteur se rapprochant de Jésus, un caractère de serviteur se laissant conduire par l’Esprit de Dieu et voulant obéir à Dieu en respectant alors Abraham et Isaac, les élus de Dieu. Et c’est pour ça qu’Abraham avait laissé l’intendance de tous ses biens à un tel homme ; sinon, Abraham, homme de Dieu, n’aurait pas laissé la gestion entière de toute la bénédiction que Dieu lui avait donnée, entre les mains d’un seul homme en qui il n’aurait pas eu confiance qu’il gèrerait selon la direction de Dieu.

 

Car il existe bien d’autres types de serviteurs qui n’ont pas cette mentalité et Jésus en parle dans la parabole suivante, et la finalité de ces serviteurs n’est pas de garder l’intendance des biens du maître, au contraire.
Mt 21:33-41
Ecoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l'afferma à des vignerons, et quitta le pays. Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne. Les vignerons, s'étant saisis de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il envoya encore d'autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière. Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant: Ils auront du respect pour mon fils. Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux: Voici l'héritier; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage. Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent. Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons? Ils lui répondirent: Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte.
Or ces vignerons , ces serviteurs méchants dont Jésus parlait, n’étaient autres que les pharisiens, les conducteurs religieux de l’époque (Mt 21:45 Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c'était d'eux que Jésus parlait ), ceux qui auraient dû être tels que le vieux serviteur d’Abraham.

Es. 56:11 Et ce sont des chiens voraces, insatiables; Ce sont des bergers qui ne savent rien comprendre; Tous suivent leur propre voie, Chacun selon son intérêt, jusqu'au dernier
Dans ce verset, on voit bien la mentalité qui est derrière le fait de ne pas être tel que le vieux serviteur d’Abraham mais d’être tels que les mauvais vignerons : Tous suivent leur propre voie, Chacun selon son intérêt, jusqu'au dernier.
="Ma propre voie", "mon intérêt à moi", etc … C’est la mentalité du péché qui dit "moi" et non pas Dieu, mentalité qui dit et fait sa propre volonté et non pas la volonté de Dieu, car elle a confiance en elle-même et non pas en Dieu pour se guider.

Et si on considère alors l’ancien serviteur d’Abraham, on notera qu’il avait à sa disposition tous les biens de son Seigneur, lorsqu’il est parti, mandaté par Abraham (Ge 24 :10 … il partit, ayant à sa disposition tous les biens de son seigneur. ), afin de pouvoir faire comprendre à la femme qui serait désignée, que la vie que son maître voulait lui offrir n’était pas rien mais était une vie de valeur (Ge 24:22 / Ge 24:35-36), à tel point que Laban a bien remarqué ces richesses qui étaient comme des promesses de vraie vie que le serviteur mettait en avant (Ge 24:30). Certes cela ne veut pas dire que le serviteur avait tout sur lui, mais il ne devait pas être parti sans rien non plus et il aurait très bien pu partir avec tout ce qu’il voulait, au moment du départ...
Et ce serviteur allait aussi conduire Rebecca pendant un long voyage, avec toute l’aura qui était sur lui, parce qu’il était quand-même l’intendant général de tous les biens d’Abraham. Et qui plus est, Rebecca était une très belle femme …
A cette époque-là, en plus, il était facile de ne plus être retrouvé, quand on était aussi loin, avec toutes ses richesses pour bien vivre, surtout si, en plus, on était un bon gestionnaire…
Alors si on réunit toutes ces caractéristiques et qu’on les couple avec une mentalité de péché, qui n’est pas tournée vers l’accomplissement de la volonté de son maître mais qui se tourne vers soi-même, vers le comblement de soi-même, qu’est-ce que tout cela aurait pu produire ?
Si ce serviteur n’avait pas été un homme fidèle, un homme digne (et je pense que c’est pour ça qu’Abraham avait choisi ce serviteur-là), qu’est-ce qui aurait pu l’empêcher de s’accaparer la très belle Rebecca, de partir avec elle et les richesses de son maître, afin de profiter un peu pour lui-même et de ne pas tout devoir à Abraham et Isaac qui n’étaient même pas de sa famille ?… Peut-être que l’idée lui aurait aussi germé dans la tête que lui aussi, il a le droit d’avoir une "belle vie" de boss, avec tout ce qu’il faisait depuis si longtemps pour faire prospérer et tenir les affaires de son maître … Après tout, pourquoi toujours les autres, pourquoi il faudrait toujours rester un serviteur et ne pas avoir ce que le fils va juste hériter parce qu’il est le fils à papa, alors que c’est quand-même grâce à lui, l’intendant de tous les biens d’Abraham, que le fils à papa voit sa fortune qui grossit… Est-ce que lui, maintenant, le serviteur qui a fait tout ça jusqu’à maintenant, il ne mériterait pas une vraie part du gâteau ? Et en plus, pour couronner le tout, après tout ce qu’il fait, y’a même pas une citation de son nom dans la Bible !!! Non mais quoi !!!
(Oui, là je m’emballe un peu, mais c’est juste pour bien faire comprendre que la mentalité pécheresse va chercher à trouver sa propre justification, afin de pouvoir justifier le fait de se centrer sur soi-même et de sortir du chemin de la droiture).

Pense-t-on que tout cela, que cette version qui tourne mal, aurait été impossible ?
Or beaucoup d’histoires, dans la vie et dans la Bible-même, nous prouve malheureusement le contraire.
Combien sont ceux qui, dans la Bible, pour ne citer qu’eux, ont été comblés des richesses de Dieu, ont reçu de Dieu du pouvoir, du prestige, une position sociale, des dons spéciaux (de gestionnaire ou autres capacités) afin qu’ils accomplissent la volonté de Dieu (notamment la volonté de Dieu envers le peuple d’Israël) et qui, au lieu de respecter la volonté bonne du Seigneur qui les avait ainsi élevés, ont pris pour eux la direction du peuple de Dieu, selon leur volonté à eux et en s’appuyant justement sur tout ce que Dieu leur avait fourni, sur tout ce que Dieu leur avait donné comme équipements, dons, qualités, richesses, pouvoirs, pour qu’ils puissent accomplir leur mission ?

Pensons au roi Saül, au roi Salomon, au juge Samson, à un grand nombre de rois d’Israël et de Juda et même, à un moment donné, au roi David qui a utilisé sa prestance de roi, son pouvoir de roi, sa position élevée que Dieu lui avait donnée, pour s’accaparer la bien-aimée de son propre bon et fidèle serviteur Urie.

Oui la nature de péché nous emmène à ce que Satan lui-même a suivi comme voie (les passages suivant étant reconnus comme des allégories de l’histoire de Satan) :
Es. 14:12-14 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l'aurore! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations! Tu disais en ton coeur: Je monterai au ciel, J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; Je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, A l'extrémité du septentrion; Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.
Ez 28:1-2 et Ez 28:11-19
La parole de l'Eternel me fut adressée, en ces mots:
Fils de l'homme, dis au prince de Tyr: Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Ton coeur s'est élevé, et tu as dit: Je suis Dieu, Je suis assis sur le siège de Dieu, au sein des mers! Toi, tu es homme et non Dieu, Et tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu.  …

La parole de l'Eternel me fut adressée, en ces mots:
Fils de l'homme, Prononce une complainte sur le roi de Tyr! Tu lui diras: Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté. Tu étais en Eden, le jardin de Dieu; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, De sardoine, de topaze, de diamant, De chrysolithe, d'onyx, de jaspe, De saphir, d'escarboucle, d'émeraude, et d'or; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, Préparés pour le jour où tu fus créé. Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées; Je t'avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes. Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu'à celui où l'iniquité a été trouvée chez toi. Par la grandeur de ton commerce Tu as été rempli de violence, et tu as péché; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, Du milieu des pierres étincelantes.
Ton coeur s'est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois. Par la multitude de tes iniquités, Par l'injustice de ton commerce, Tu as profané tes sanctuaires; Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, Je te réduis en cendre sur la terre, Aux yeux de tous ceux qui te regardent. Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples Sont dans la stupeur à cause de toi; Tu es réduit au néant, tu ne seras plus à jamais!

Par sa position élevée, son prestige, ses qualités, ses pouvoirs que Dieu lui a donnés et dont il a été revêtu, Satan a conçu en lui-même le péché, la rébellion contre Dieu, contre la volonté de Dieu : il a voulu un autre chemin que celui de Dieu, il a voulu son propre chemin selon ses conceptions (et est donc sorti du chemin de la droiture qui est le chemin de Dieu). Satan qui était un serviteur de Dieu, élevé en dignité, a voulu prendre la place de Seigneur et il a alors détourné des créatures de Dieu, qui étaient pures jusqu’alors; il a "accaparé" des anges qui étaient considérés comme enfants de Dieu, afin que ceux-ci ne regardent plus à la volonté de Dieu mais suivent un autre chemin, un chemin de rébellion contre la volonté de Dieu, contre la façon dont Dieu gérait sa famille pour que tout se passe bien, et suivent donc le chemin de rébellion que lui-même, Satan, avait pris..
(voir fiches : L'Evangile et les Etres Célestes , Paradigme du royaume selon Satan ou selon Dieu)

 

III / Et pour les serviteurs de Dieu, aujourd’hui ?

(Et là je ne parlerai pas en jugement car malheureusement, comme Pierre après le chant du coq qui déchire notre voile d’orgueil et de présomption, on se rend bien compte, un jour ou l’autre, qu’on n’est pas meilleur que les autres… )

Il faut entendre par « serviteurs », non pas seulement ceux qu’on appelle les pasteurs mais bien tous les chrétiens, tous ceux que Dieu équipe, tous ceux à qui Dieu a fait don de son Saint-Esprit, a fait des dons spirituels, matériels, a donné des capacités, a façonné la personnalité afin qu’ils le servent en accomplissant sa volonté. Il s’agit donc , normalement, de tous ceux qui sont nés de nouveaux et sont ainsi appelés à accomplir sa volonté : « que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel  » Mt 6 :10(b).

Mais où en sommes-nous aujourd’hui, par rapport à tous ce que Dieu a mis sur nous, a mis en nous, afin d’accomplir sa volonté à l’égard de son Fils unique, c’est-à-dire à emmener la bien-aimée à la rencontre avec le Fils ?
Eph 4:11-16 Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'oeuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ,  jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ.
C'est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s'édifie lui-même dans la charité.
Mais ici, on voit bien qu’il est écrit que c’est de lui et grâce à tous les liens de son assistance que nous parviendrons, par l’unité du corps à vouloir accomplir la volonté du Seigneur, à mener à bien cette mission, selon la volonté de Dieu, en suivant celui qui est le modèle parfait du serviteur fidèle à la volonté du Père pour son Fils = Le Saint-Esprit.
Ce qui permettra alors le Eph.5:27 = « afin de faire paraître devant lui (=Jésus) cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible », qui est ce qui s’est passé lorsque le serviteur a mené à bien, selon la pleine volonté d’Abraham, la mission qui lui avait confiée, pour son fils Isaac.

Mais si tout ce que Dieu nous a donné, tout ce dont Dieu nous a équipé, nous l’utilisons pour nous-mêmes, pour notre propre profit, pour voir notre volonté s’accomplir, et donc pour emmener les gens à nous suivre, pour que les regards se tournent sur nous et sur notre chemin afin que la gloire retombe un peu sur nous, alors nous porterons le même "fruit" que Satan a produit lorsqu’il a voulu que les regards se portent sur lui plutôt que sur Dieu = la division au sein de la famille !
Ro 16:17-18 Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l'enseignement que vous avez reçu. Eloignez-vous d'eux. Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les coeurs des simples
Si c’est notre volonté à nous, que nous voulons voir s’accomplir (volonté qui serait alors forcément différente de celle de Dieu, car sinon nous serions justement encore dans la volonté de Dieu), alors nous emmènerons forcément les regards à se détourner de la volonté de Dieu, donc à se détourner du fils Jésus, et nous créerons alors une scission au sein de la famille qui, si elle suivait la volonté de Dieu à l’origine, était unie dans la même volonté jusqu’alors.
= c’est exactement ce qui s’est passé parmi les anges lorsque Satan a voulu avoir sa propre volonté, indépendante de celle de Dieu et qui devait donc être différente de celle de Dieu (car sinon, si sa volonté avait toujours été la même que celle de Dieu, il serait resté sur le chemin de Dieu, en Dieu). Satan a alors voulu que sa volonté soit reconnue par les autres, que son chemin soit reconnu par les autres, pour que de la reconnaissance et une sensation de gloire soit emmenées sur son chemin, car si nous n’avons pas la reconnaissance de Dieu sur notre chemin, nous chercherons alors une reconnaissance dans les autres, car c’est ce qui manquera pour que notre chemin soit confirmé comme digne d’être suivi. Dieu, lui, n’a pas besoin d’un autre pour savoir que son chemin est parfaitement digne, alors que nous, les créatures, nous en avons besoin. C’est pour ça que le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal était un fruit que Dieu ne voulait pas qu’Adam et Eve consomment indépendamment de Dieu, car Dieu sait que ses créatures ne peuvent pas s'en sortir seules avec cette capacité; et même Satan, lui-même, a échoué en voulant son indépendance vis-à-vis de Dieu et cela se voit dans le fait qu’il lui faut que d’autres l’adorent lui, lui disent que son chemin est digne et qu’il fait tout pour être adoré lui (alors qu’on a vu le vrai but de l’adoration de Dieu dans la fiche Le 2e commandement est semblable au 1er)  = c’est parce qu’il ne peut pas se suffire à lui-même, pour reconnaître que son chemin est digne, qu'il lui faut le regard approbateur sur ce qu’il est, sur le chemin qu’il a pris (c'est donc dans ce fait de vouloir être adoré lui, pour lui-même, qu'on voit que Satan n'est pas Dieu qui, lui, est la source de tout et n'a pas besoin d'un quelconque apport de gloire sur lui, pour lui-même, pour être complet, pour être pleinement accompli : voir la fiche Le 2e commandement est semblable au 1er )  .
Tout comme le monde pécheur qui emprunte un chemin de péché a besoin que les autres lui disent que son chemin est bien et ne supporte pas d’entendre un avis contraire, mais veut faire taire les voix contraires. La vérité n’a pas besoin d’une approbation extérieure pour être la vérité, car elle est la vérité. Mais un mensonge qui paraît, doit avoir l’approbation d’autres, pour pouvoir ainsi être appelé une "soi-disant vérité alternative". La vérité n’a pas besoin de faire taire le mensonge pour être la vérité, alors que le mensonge doit faire taire la vérité pour s’imposer comme une soi-disant "nouvelle vérité" : Jésus n’a pas tué les pharisiens mais les pharisiens ont tué Jésus, car sinon le peuple allait se mettre à le suivre (Jn 11:47-48 et Jn 11:53 : Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin, et dirent: Que ferons-nous? Car cet homme fait beaucoup de miracles. Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation. ….. Dès ce jour, ils résolurent de le faire mourir. )

Ainsi voilà les manœuvres qui peuvent nous alerter quant à ce qui est la "vraie" vérité :
Mt 4:8-9 Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m'adores.
Satan a besoin qu’on l’adore lui, pour lui-même, pour reconnaître son chemin comme digne, pour qu’on reconnaisse une gloire sur le chemin qu’il a pris et qui fait de lui ce qu’il est; et pour cela, il manœuvrera, il séduira, il offrira le monde et tout ce qui peut attirer nos appétits, alors que la vérité ne cherchera pas à séduire pour se faire accepter car elle n'a besoin d'aucune approbation pour être la vérité (Jésus ne veut pas nous séduire mais il apporte la vérité, quitte à ce qu’elle ne plaise pas à notre chair).
Ro 16:17-18 Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l'enseignement que vous avez reçu. Eloignez-vous d'eux. Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les coeurs des simples

 

Attention, tomber dans cet égarement, peut vite arriver, même avec les meilleures intentions au départ, dès lors qu’on ne voudra plus être selon ce que Jésus est, mais qu’on ira jusqu’à user de la force physique ou psychologique (comme Pierre qui a voulu utiliser son épée pour défendre Jésus la vérité et a coupé l’oreille du serviteur du souverain sacrificateur : Jn18 :10-11; ce qui n’est pas le chemin de la vérité pour se faire accepter dans les cœurs), jusqu’à utiliser la séduction (= attirer par les attraits qui plaisent à la chair, à nos appétits charnels ou nos appétits de gloire), jusqu’à vouloir accomplir la mission mais en prenant des chemins détournés, sans prendre le chemin de Dieu, sans respecter les directives de Dieu quant à comment bien accomplir sa volonté (= faire attention à la manière dont on construit l’œuvre = Fiches Les autels bâtis / Faire la volonté du maître).

Tite 3:10-11 Eloigne de toi, après un premier et un second avertissement, celui qui provoque des divisions, sachant qu'un homme de cette espèce est perverti, et qu'il pèche, en se condamnant lui-même.
Il est vrai qu’en éloignant ceux qui provoquent les divisions, on pourrait croire qu’on crée soi-même, alors, une division mais c’est ceux qui enseignent des doctrines sans fondement biblique qui sont véritablement ceux qui peuvent créer les divisons par rapport à la Parole de Dieu, au sein du corps de Christ, de la vraie Eglise. Il ne faudrait pas croire que parce qu’il ne faut pas créer de division, alors il faille accepter tous ceux qui emmènent des faux chemins et veulent, eux, attirer des regards vers eux-mêmes, au lieu de les attirer vers Christ. Tout doit être fait par rapport à la Parole de Dieu et non pas de façon œcuménique, selon une tolérance qui irait jusqu’à tolérer ce qui n’est pas selon la Parole.
Et si on sait qu’on est selon la vérité mais qu’on n’est pas écouté, alors c’est bien le chemin de Jésus que nous devrons suivre : accepter la croix, accepter de ne pas être reconnu et de partir sans considération (et voire même sous la honte) , sans être parvenu à " ce que la femme vienne à Isaac", sans être parvenu à emmener les cœurs au vrai bien-aimé (Jésus), comme le serviteur d’Abraham était prêt à accepter cette éventualité, pour respecter la volonté d’Abraham. Oui, la vérité ne peut pas toucher véritablement les cœurs par la force, la séduction ou les chemins autres que le chemin de Jésus, car alors elle ne ferait alors pas des cœurs convertis véritablement mais seulement des suiveurs qui ne sont pas là pour le bien-aimé mais pour d’autres raisons, ce qui n’est absolument pas ce que Jésus est venu cherché ! Alors à nous de savoir ce que nous recherchons, en tant que serviteur du Seigneur…

Avons-nous, au cours de notre voyage, détourné  ce que Dieu nous a donné, le revêtement dont Dieu nous a oints, dont Dieu avait même revêtu notre personnalité changée de plus en plus à l’image de Jésus, pour capter les regards sur notre chemin à nous, donc sur nous-mêmes, et accaparer de la gloire pour nous-même, au lieu de vouloir que cette gloire revienne à Dieu, revienne au bien-aimé, au Fils ?
Ex. 34:29 Moïse descendit de la montagne de Sinaï, ayant les deux tables du témoignage dans sa main, en descendant de la montagne; et il ne savait pas que la peau de son visage rayonnait, parce qu'il avait parlé avec l'Eternel. 
Ex 34:33-35 Lorsque Moïse eut achevé de leur parler, il mit un voile sur son visage. Quand Moïse entrait devant l'Eternel, pour lui parler, il ôtait le voile, jusqu'à ce qu'il sortît; et quand il sortait, il disait aux enfants d'Israël ce qui lui avait été ordonné. Les enfants d'Israël regardaient le visage de Moïse, et voyaient que la peau de son visage rayonnait; et Moïse remettait le voile sur son visage jusqu'à ce qu'il entrât, pour parler avec l'Eternel.

Moïse, lorsqu’il sortait de sa rencontre avec Dieu, mettait un voile sur son visage qui rayonnait de la gloire de Dieu, telle la lune qui rayonne de la lumière du soleil sur elle, car il ne voulait pas que le peuple d’Israël regarde à lui, mais qu’il regarde à celui qui est véritablement l’auteur de cette gloire (= Dieu).

Avons-nous dévié du seul but que Dieu lui-même cherche lorsqu’il veut qu’on l’adore lui-seul, lorsqu’il veut qu’on le regarde lui seul pour l’admirer, et qui est que celui qui regarde ainsi à Dieu pour l’admirer, puisse alors vouloir de tout son coeur et accepter comme un cadeau, de pouvoir devenir tel que Dieu lui-même dans son essence, devenir tel que Jésus ?
Dieu sait que la vie éternelle pour ses enfants, c’est d’être tel que lui dans son essence la plus magnifique, c’est-à-dire d’être tel que Jésus est (Jn 17:3), donc Dieu voudrait que ses enfants comprennent cela et veuillent de tout leur cœur, ce qu’il veut leur offrir comme le plus magnifique des cadeaux inaccessible à l’homme = être tel que Jésus, avoir son essence-même, ce qui est la vie, la vraie vie qui reste éternellement dans cet état de vraie vie, sans défaillir jamais !
Oui, comme nous l’avons vu dans la fiche Le 2e commandement est semblable au 1er, Dieu, lui, même dans sa volonté qu’on aime ce qu’il est, ne pense qu’à nous, n’est tourné que vers notre véritable bien à nous !!!
(ce qui est à l’opposé du péché, à l’opposé de Satan).

Alors sommes-nous sortis de la mentalité de Dieu, qui vise le bien de l’autre, qui est tourné vers les autres et n’est pas centré sur lui-même, et avons-nous oublié de penser à notre prochain en nous servant nous-même sur le dos de notre prochain, pour obtenir de notre prochain ce qui nous rapporte quelque chose à nous ?
Donc au final, avons-nous détourné "Rebecca" afin qu’elle nous regarde nous et qu’elle n’arrive alors pas à son "Isaac", qui était, lui seul, la vie véritable de Dieu pour Rebecca ?

Peut-être qu’effectivement nous avons ainsi échoué en tant que le serviteur envoyé par le "père Abraham" (=Dieu) qui avait daigné nous charger d’une telle mission pour son fils, parce que cela nous a plu ainsi, parce que cela a nourri notre chair qui apprécie la gloire, la satisfaction et le plaisir pour elle-même, qu’importe ce que cela produira dans le coeur du père, dans le coeur du fils et dans le coeur de Rebecca…
Et si, au loin, on ne voit plus trop ce que cela pourrait produire sur le père et sur le fils, car on ne les voit plus trop, alors regardons à celle qui est devant nos yeux, à notre prochain qui est devant nos yeux : regardons à la "Rebecca" qui, elle, est alors privée de la vraie vie que Dieu voulait pour elle, qui n’a pas été unie au Fils de la promesse, le vrai héritier, celui qui est la vie éternelle (=Jésus) ! Oui que Dieu nous montre la mort causée autour de nous, par notre rébellion et par le détournement que nous avons opéré envers la "Rebecca" promise ; considérons l’enfant qui est mort par la faute de David et la douleur causée alors à Bath-Schéba qui avait quand-même perdu son mari qui l’aimait et un enfant, alors que ce n’était pas ce chemin-là que Dieu, lui, avait prévu pour elle, et revenons alors sincèrement demander pardon à Dieu d’avoir ainsi cru que le chemin que nous avions pris contre ses voies à lui, pouvait aussi être un chemin de vie pour nous et pour ceux que nous avons entraînés derrière nous, comme nous n’avons pas cru dans les paroles de Dieu qui sont, elles seules, la vérité = la vie, la vraie vie n’est que dans 1 seul chemin = Jésus (suivre Jésus et vouloir ainsi être tel que lui, en lui, avec lui), pour nous et pour les autres.

Les pharisiens ne sont pas entrés dans le royaume de Dieu, que Jésus était venu offrir au peuple juif ; ils ont alors manœuvré pour que le peuple ne suive pas Jésus, mais les suive eux, et ont alors privé ce peuple de la vraie vie que Dieu voulait pour le peuple. Jésus a ainsi pleuré sur cette "Rebecca" qui, par les manœuvres de ses conducteurs, par les intrigues des guides religieux de l’époque, a accepté de ne pas être conduite vers la vraie vie, vers le vrai bien-aimé qui devait devenir son époux glorieux (=Jésus). Et ces guides ont agi ainsi afin de s’accaparer celle qu'ils devaient conduire vers Dieu (donc vers Jésus) mais celle qui allait alors subir autre chose que la vie véritable que Dieu avait réservée à son peuple, celles qui allait alors subir de dures tribulations. Et c'est là que ces guides pourraient alors rétorquer, comme Caïn, pour ce justifier : "Mais suis-je le gardien de mon frère ? c'est tant pis pour eux si eux-mêmes n'ont pas veillé sur leur propre voie...". Et c'est vrai dans un sens : chacun est responsable pour lui-même de ses propres décisions, mais c'est aussi faux dans un sens, car si Dieu donne la responsabilité à un serviteur et que ce serviteur se serve de l'autorité donnée avec la responsabilité, pour faire le mal, alors ne pensons que Dieu soit injuste et qu'il n'appliquera pas la vraie justice sur les mauvais vignerons... Les pharisiens avaient, eux-mêmes, très bien perçu où était la vraie justice par rapport aux mauvais vignerons de la parabole de Jésus. 
Mt 23:13-14 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux; vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous dévorez les maisons des veuves, et que vous faites pour l'apparence de longues prières; à cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement.

 


Lc 23:28-31 Jésus se tourna vers elles, et dit: Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi; mais pleurez sur vous et sur vos enfants. Car voici, des jours viendront où l'on dira: Heureuses les stériles, heureuses les entrailles qui n'ont point enfanté, et les mamelles qui n'ont point allaité!  Alors ils se mettront à dire aux montagnes: Tombez sur nous! Et aux collines: Couvrez-nous!  Car, si l'on fait ces choses au bois vert, qu'arrivera-t-il au bois sec?
Le prophète Jérémie a partagé, lui aussi cette expérience de Jésus qui voulait la vie pour son peuple mais a été rejeté par le peuple (la femme n'a pas voulu suivre le chemin de la vie qui était venu jusqu'à elle) :
Jér 8:21 Je suis brisé par la douleur de la fille de mon peuple, Je suis dans la tristesse, l'épouvante me saisit.
Jér 9:1 Oh! si ma tête était remplie d'eau, Si mes yeux étaient une source de larmes, Je pleurerais jour et nuit Les morts de la fille de mon peuple!
Jér 14:17 Dis-leur cette parole: Les larmes coulent de mes yeux nuit et jour, Et elles ne s'arrêtent pas; Car la vierge, fille de mon peuple, a été frappée d'un grand coup, D'une plaie très douloureuse.
Lam. de Jér 2:11 Mes yeux se consument dans les larmes, mes entrailles bouillonnent, Ma bile se répand sur la terre, A cause du désastre de la fille de mon peuple, Des enfants et des nourrissons en défaillance dans les rues de la ville.
Lam. de Jér 4:4-10 La langue du nourrisson s'attache à son palais, Desséchée par la soif; Les enfants demandent du pain, Et personne ne leur en donne. Ceux qui se nourrissaient de mets délicats Périssent dans les rues; Ceux qui étaient élevés dans la pourpre Embrassent les fumiers. Le châtiment de la fille de mon peuple est plus grand Que celui de Sodome, Détruite en un instant, Sans que personne ait porté la main sur elle. Ses princes étaient plus éclatants que la neige, Plus blancs que le lait; Ils avaient le teint plus vermeil que le corail; Leur figure était comme le saphir. Leur aspect est plus sombre que le noir; On ne les reconnaît pas dans les rues; Ils ont la peau collée sur les os, Sèche comme du bois. Ceux qui périssent par l'épée sont plus heureux Que ceux qui périssent par la faim, Qui tombent exténués, Privés du fruit des champs. Les femmes, malgré leur tendresse, Font cuire leurs enfants; Ils leur servent de nourriture, Au milieu du désastre de la fille de mon peuple.

car les conducteurs du peuple ne voulaient pas que la vérité leur reprenne la "Rebecca" qu’ils s’étaient accaparée pour leur propre profit, pour leur propre satisfaction :
Jér 6:13-20
Car depuis le plus petit jusqu'au plus grand, Tous sont avides de gain; Depuis le prophète jusqu'au sacrificateur, Tous usent de tromperie. Ils pansent à la légère la plaie de la fille de mon peuple: Paix! paix! disent-ils; Et il n'y a point de paix; Ils seront confus, car ils commettent des abominations; Ils ne rougissent pas, ils ne connaissent pas la honte; C'est pourquoi ils tomberont avec ceux qui tombent, Ils seront renversés quand je les châtierai, Dit l'Eternel.
Ainsi parle l'Eternel: Placez-vous sur les chemins, regardez, Et demandez quels sont les anciens sentiers, Quelle est la bonne voie; marchez-y, Et vous trouverez le repos de vos âmes! Mais ils répondent: Nous n'y marcherons pas.
J'ai mis près de vous des sentinelles: Soyez attentifs au son de la trompette! Mais ils répondent: Nous n'y serons pas attentifs.
C'est pourquoi écoutez, nations! Sachez ce qui leur arrivera, assemblée des peuples! Ecoute, terre! Voici, je fais venir sur ce peuple le malheur, Fruit de ses pensées; Car ils n'ont point été attentifs à mes paroles, Ils ont méprisé ma loi.
Qu'ai-je besoin de l'encens qui vient de Séba, Du roseau aromatique d'un pays lointain? Vos holocaustes ne me plaisent point, Et vos sacrifices ne me sont point agréables.

 

Comprenons alors ce que David a compris dans le Ps 51, après avoir réalisé ce qu’il avait fait au Père, à Dieu, en détournant ainsi à son profit, ceux (ou celles) qui devaient être guidés par lui vers Dieu : il s’agissait véritablement d’un péché contre le Père que d’avoir ainsi été un tel serviteur à l’opposé du serviteur fidèle qu’avait eu Abraham, qui, lui, avait honoré son Seigneur, avait honoré le Fils et avait honoré la Promise !
Et c’est pour ça que David, après avoir demandé pardon au Père et être revenu non pas seulement de sa faute mais de sa mentalité-même, a compris qu’il fallait réparer l’égarement qu’il avait ainsi créé parmi ceux qui le suivaient comme étant le guide du peuple, le conducteur du peuple, car il était alors le témoin vrai que le chemin qu’il avait suivi, n’était pas le chemin de la vraie vie mais était un mensonge qui renfermait la mort, la non-vie.
Ps 51:15 J'enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, Et les pécheurs reviendront à toi.

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