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Comme un Béréen

Le deuxième commandement est semblable au premier

15 Mai 2021 , Rédigé par Comme un Béréen Publié dans #Dieu - Jésus, #Venir à Dieu, #religion-religiosité ?, #vie chrétienne

J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre: j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l'Eternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t'attacher à lui: car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours , et c'est ainsi que tu pourras demeurer dans le pays que l'Eternel a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. (Dt 30:19-20)

J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre: j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l'Eternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t'attacher à lui: car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours , et c'est ainsi que tu pourras demeurer dans le pays que l'Eternel a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. (Dt 30:19-20)

Le deuxième commandement est semblable au premier

Le but réel de l’adoration de Dieu, selon la mentalité de Dieu

 

Mt 22:34-40
Les pharisiens, ayant appris qu'il avait réduit au silence les sadducéens, se rassemblèrent, et l'un d'eux, docteur de la loi, lui fit cette question, pour l'éprouver : Maître, quel est le plus grand commandement de la loi?
Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.


 

I / Pourquoi ce rapprochement entre le 1er et le 2e commandement est-il énoncé par Jésus ?

1) Les différences qui semblent pourtant exister entre le 1er et le 2e commandement

Pourquoi « aimer son prochain comme soi-même » est-il déclaré, par Jésus, comme étant semblable à aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa pensée (et de toute sa force) ?
Car si on se réfère aux commandements écrits dans l’Ancien Testament, il n’y a pas un tel rapprochement qui met au même niveau de similitude, le 1er commandement et les commandements suivants qui sont relatifs à l’amour à exercer envers son prochain (et que Jésus résume ici en parlant de 2e commandement).

Le 1er commandement cité par Jésus semble, dans son énoncé, tellement plus "total", tellement plus extrême dans l’implication demandée… Tandis que le 2e commandement se résume à "juste" aimer son prochain comme soi-même et pourrait alors paraître un peu inférieur au 1er commandement, en termes d’exigence de notre part.

Pourtant Jésus, lui, affirme que le 2e commandement est semblable au 1er, ce qui ne saute certainement pas aux yeux, avec notre raisonnement classique, lorsqu’on considère l’énoncé des 2 commandements et l’absolutisme des exigences demandées dans le 1er commandement.

 

Une autre distinction semble aussi apparaître entre ces 2 commandements ; distinction qui joue alors dans l’autre sens :
Le 1er commandement est nettement moins visible extérieurement, alors que le 2e commandement doit être nettement plus visible extérieurement et doit se manifester de façon concrète et "palpable"…

Cela n’implique pas vraiment grand-chose de notre part, de prétendre aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre force. C’est un commandement qui est intérieur à celui qui veut y répondre et on peut très bien tromper les autres et surtout nous-mêmes, en prétendant répondre à ce commandement. Et le problème est alors surtout de se tromper soi-même, car cela peut nous emmener à nous séduire nous-mêmes par de faux raisonnements et à nous égarer loin de Dieu (car si on cherche seulement à tromper les autres, cela n’est vraiment pas très difficile de juste prétendre répondre à ce 1er commandement).
I Jn 4:20-21 Si quelqu'un dit: J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas? Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

 

Jacq 1:22-25 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Car, si quelqu'un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel, et qui, après s'être regardé, s'en va, et oublie aussitôt quel il était. Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'oeuvre, celui-là sera heureux dans son activité.
Mais voilà donc où se rejoignent les 2 commandements qui peuvent sembler plutôt distincts, au premier abord, tant au niveau de l’absolutisme d’engagement, qu’au niveau de la visibilité de l’engagement :
En fait, le 2e commandement doit être la manifestation visible qui émane de notre adhérence au 1er commandement qui, lui, est intérieur et donc invisible et moins concret.

Mais le 2e commandement doit absolument être et rester une émanation de ce que produit notre attachement au 1er commandement, et ne doit surtout pas être un effort de la chair, à vouloir manifester ce 2e commandement, pour prouver aux autres et surtout à nous-même, que nous répondons, intérieurement au 1er commandement.
En effet, la 1ere des choses à avoir en nous, le 1er commandement auquel il nous faut répondre, est bien d’aimer Dieu et c’est alors cet amour pour Dieu, qui nous mènera à manifester visiblement le 2eme commandement.

Donc si nous nous rendons compte que nous ne manifestons pas, extérieurement et visiblement, le 2e commandement, la solution n’est pas de nous forcer à essayer de manifester le 2e commandement pour nous prouver que nous aimons Dieu, mais de venir à Dieu, pour reconnaître que nous devons manquer d’amour envers lui, comme nous nous rendons compte que nous ne manifestons pas le 2e commandement, la manifestation visible qui doit émaner de ce que nous répondons au 1er commandement. Et en venant ainsi repentant devant Dieu, reconnaissant notre manquement au 1er commandement, nous opèrerons alors un retour humble vers Dieu, qui pourra alors s’autoriser à se révéler à nous qui demandons à le connaître davantage, comme l’amour ne peut venir que de la connaissance de l’autre (et si cet autre est digne d’être aimé … ???).

Voilà donc où doit nous mener la reconnaissance de notre manquement au 2e commandement, qui est plus visible et plus palpable : à reconnaître notre manquement au 1er commandement (qui pourrait être plus facilement feint, même à nos propres yeux), ce qui va alors nous pousser à vouloir venir à Dieu, pour le connaître. Or la révélation de ce que Dieu est, et comme Dieu est véritablement digne d’être aimé, est capable de susciter en nous de l’amour pour ce qu’il est.
Voilà ce que Dieu attend réellement de nous, au travers du 2e puis du 1er commandement = qu’on veuille revenir à lui pour le connaître davantage et pour alors éveiller en nous, un véritable amour sincère pour lui et non pas un amour feint qui s’efforcerait de prouver qu’il existe, alors qu’il n’est pas basé sur la connaissance de l’autre et qu’il n’est donc pas vrai (voir la fiche Pourquoi venir à Jésus ?)
Ca des Ca 3:5 Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Par les gazelles et les biches des champs, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille.

 

Rmq :
Attention, lorsque je parle de connaissance de Dieu ,de connaissance de Jésus, je ne parle jamais d'une connaissance intellectuelle, d'un savoir qui reste intellectuel seulement, mais d'une connaissance vivante, c'est-à-dire de vivre Jésus en nous, donc cela rejoint bien la pratique d'être selon Jésus, de pratiquer Jésus, car nous vivons en nous ce que Jésus est, donc nous suivons Jésus, nous obéissons à l'Esprit qui nous révèlera ce que Jésus est, le long du chemin d'obéissance à sa voix. Oui, c'est en suivant Jésus dans l'obéissance à Dieu, car Jésus a montré qu'il est ce chemin d'obéissance volontaire au Père, par la foi que le chemin du Père est le chemin de la vraie vie, qu'on va véritablement se mettre à connaître de façon vivante ce que notre Dieu est vraiment, notamment en voyant combien il est bien plus magnifique que ce que nous sommes en tant que pécheur avec notre mentalité de pécheur.)

 

2) Aimer Dieu, c’est aimer ce que Dieu est, au point de vouloir être tel que lui

Nous avions vu dans la fiche Pourquoi venir à Jésus ?, qu’aimer c’est être attiré par ce que l’autre est, et se donner à cet autre, donner sa vie à cet autre, pour s’unir à lui (or « unir », vient du terme « un », donc cela veut dire faire 1 avec l’autre ) :
Ge 2:24 C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.
Et la "matérialisation" concrète de ces 2 êtres qui deviennent 1 seule chair, est visible dans le fruit de cette union  = l’enfant résultant de l’union des deux ADN des parents.

Or pour être véritablement attiré par ce que l’autre est, il faut nécessairement commencer par connaître l’autre et non pas par essayer de s’efforcer à manifester les signes de l’amour pour quelqu’un qu’on ne connaît pas. L’amour et l’union résultant de l’amour (d’ailleurs le terme souvent utilisé dans la Bible, pour l’union sexuelle est aussi l’expression « connaître » voir Ge 4:1 ), ne peuvent donc trouver leur source véritable que dans la connaissance de l’autre et dans le résultat de cette connaissance, si l’autre est digne d’être aimé.

Et c’est là qu’il faut bien comprendre la dimension spirituelle que l’amour humain véritable peut nous montrer par analogie : l’amour va jusqu’à l’union, va jusqu’à vouloir faire un, sinon ce ne sera que de l’appréciation, de l’affection mais cela ne sera pas de l’amour profond. En anglais, on voit mieux cela comme il y a une distinction entre « to like » et « to love ».
Par conséquent, le vrai amour spirituel pour Dieu, ne peut pas s’arrêter à juste apprécier ce que Dieu est, à juste bien "aimer" ce que Dieu est, mais en se contentant que ce qu’il est, reste sur lui et ne vienne pas nous revêtir.
Aimer Dieu profondément et véritablement va jusqu’à vouloir être un avec lui, non pas en voulant que Dieu vienne à ce que nous sommes, mais en voulant être, nous, tels que lui, donc tel que Jésus qui est l’homme parfaitement selon ce que Dieu est.
Voilà donc le fruit en nous (="l’enfant", le Fils de l’homme), devant résulter de notre union avec Dieu = c’est Jésus, car c’est à nous de venir à ce que Dieu est, car cela devrait être ainsi puisque nous aimons ce que Dieu est et nous adorons ce que Dieu est, c’est-à-dire que nous reconnaissons que Dieu est au-dessus de tout, donc au-dessus de ce que l’homme est.
Ainsi l’amour sincère qui vient de la connaissance profonde et intime que nous avons de Dieu et l’adoration sincère que nous aurons pour ce que Dieu est (en réalisant la grandeur de ce qu’il est), ne devrait pouvoir que donner la volonté d’avoir le fruit, "l’enfant" résultat de l’union = Jésus, si nous acceptons de reconnaître que ce que Dieu est, est au-dessus de tout, est au-dessus de tout (=si nous adorons ce que Dieu est). Et c’est pour ça que le Saint-Esprit veut nous révéler Jésus qui est ce que l’homme peut connaître de Dieu, qui est ce que Dieu veut faire connaître de lui à l’homme = son cœur, son essence, sa personnalité.
Ge 33:18-20 Moïse dit: Fais-moi voir ta gloire ! L'Eternel répondit : Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je proclamerai devant toi le nom de l'Eternel ; je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde. L'Eternel dit: Tu ne pourras pas voir ma face, car l'homme ne peut me voir et vivre. (bonté, grâce, miséricorde : c’est de Jésus, de ce que Jésus est, dont il est question ici…)
Jn 14:8-9 Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ?

Oui, c’est un peu délicat comme analogie, car spirituellement, Jésus est alors tout autant celui qui est l’aimé, mais aussi le résultat en nous, sur nous, de l’union que nous voulons faire avec Dieu, avec Jésus. Nous aimons Jésus et nous voulons alors que Jésus soit le fruit sur nous (= revêtir Christ - Ro 13:14), du faire un avec Dieu, avec Jésus. Et le fruit de cette union entre Jésus et nous, sera pourtant réellement une union de nous avec Jésus, tant que nous aurons accepté volontairement de diminuer pour que Jésus croisse en nous : nous ne serons pas annihilés dans ce fruit de l’union, tant que c’est de notre pleine volonté que nous voulons ça (voir la fiche – Ma chair est vraiment une nourriture : le chemin de la croix ne peut être que volontaire, sinon l’union sera manquée !).

 

3) Comprendre que la nature de Dieu est donc selon le 2e commandement

Alors où nous conduisent toutes ces idées ?
= Si aimer Dieu de plus en plus, c’est être tel que lui de plus en plus et si cela doit alors se manifester, concrètement, de plus en plus, selon le 2e commandement, alors on comprendra que Dieu nous aime comme lui-même…
Manifester le « aime ton prochain comme toi-même », c’est manifester la nature de Dieu.
Tout la Loi de Dieu, tous les commandements de Dieu, sont une expression de sa nature, donc le résumé que Jésus a fait dans le 2e commandement qu’il a énoncé, provient de la nature de Dieu.

Dieu nous aime comme lui-même !

Et c’est très précisément ce que Dieu voudrait nous faire comprendre par le don de son Fils unique, qui est Dieu fait homme, pour nous racheter face à sa propre justice qui nous condamne = Dieu a donné son cœur, Dieu s’est donné, Dieu s’est livré, pour que nous, nous puissions vivre, c’est-à-dire pour que nous puissions être selon ce qu’il est, au niveau de son essence (car c’est ça la vraie vie = être tel que Jésus est, tel que l’essence profonde, la "personnalité" de Dieu), pour que nos péchés soient effacés afin de pouvoir entrer dans son état, dans ce qu’il est. (voir les fiches sur la Nouvelle Alliance)
Jn 3:16  Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.

Et comme le 2eme commandement est donné pour que l’homme comprenne qu’il doit décentrer sa vision qui est, par nature charnelle, tournée vers lui-même, ce 2eme commandement nous aide alors à comprendre la nature de Dieu : Dieu n’est pas centré sur lui-même mais son essence est centré sur les autres, sur nous qui acceptons que Dieu puisse ainsi nous aimer, puisse nous donner son amour sans avoir à nous forcer.
Dieu est un être tourné, par nature, vers les autres mais comme il est autant attentif à l’autre, Dieu ne veut pas forcer l’autre à accepter son amour. Ca des Ca 3:5 Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Par les gazelles et les biches des champs, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille.

Or cette nature de Dieu est difficilement compréhensible, dans son entière profondeur, par des êtres qui, par nature pécheresse, son foncièrement tournés vers eux-mêmes.
Et il y a un domaine particulier qui est alors difficilement interprétable et compréhensible par nous qui avons cette nature tournée vers le MOI, MOI, MOI… : c’est de comprendre la motivation profonde que Dieu a en son cœur, lorsqu’il veut qu’on l’adore et qu’on ne l’adore que lui seul.


 

II / La motivation profonde de Dieu dans l’adoration qu’il attend de nous

Une fois qu’on percute que Dieu est profondément saint, c’est-à-dire « à part » par rapport à ce que nous sommes, que Dieu est un être qui n’est absolument pas centré sur lui-même comme l’homme pécheur l’est (à un degré plus ou moins discret ou visible), on va pouvoir commencer à se dire que les motivations de Dieu par rapport à l’adoration qu’il attend de nous, ne doivent certainement pas être les mêmes que celles de l’homme.

 

1) Rappel sur le pourquoi profond des commandements de Dieu

Rappelons-nous déjà ce qui avait été dit, dans les fiches sur le Sabbat (Le Sabbat a été fait pour l’homme), à propos des commandements que Dieu donne à l’homme et dans quel but profond Dieu les donne aux hommes (voir fiche Job ou le face-à-face : Justice de Dieu / Justice de l’Homme):
Job 35:1-8
Elihu reprit et dit:
Imagines-tu avoir raison, Penses-tu te justifier devant Dieu,
Quand tu dis: Que me sert-il, Que me revient-il de ne pas pécher?
C'est à toi que je vais répondre, Et à tes amis en même temps.
Considère les cieux, et regarde! Vois les nuées, comme elles sont au-dessus de toi!
Si tu pèches, quel tort lui causes-tu? Et quand tes péchés se multiplient, que lui fais-tu?
Si tu es juste, que lui donnes-tu? Que reçoit-il de ta main?
Ta méchanceté ne peut nuire qu'à ton semblable, Ta justice n'est utile qu'au fils de l'homme.


Les commandements que Dieu donne, ne sont pas là pour faire directement du bien à Dieu mais ils ont été donnés par Dieu afin que cela nous serve pour nous-même : entre nous mais aussi directement pour nous-même.
Dieu a donné ses commandements à respecter, car ils sont le bon chemin pour nous-mêmes, pour que la vie des hommes soit selon la vraie vie. Et cela fait effectivement du bien à Dieu de voir ses enfants dans une vie qui soit bonne, mais comprenons bien que le respect des commandements de Dieu, par nous-mêmes, trouve sa véritable utilité pour nous-même, pour notre propre vie, afin que cela nous soit directement profitable de vivre selon ses commandements (vivre en tant que société entière et en tant qu’individu aussi : être selon la nature de Dieu-même est la réelle bénédiction en elle-même). Et c’est pour cela que Jésus aurait tellement voulu que les pharisiens comprennent cela, notamment à propos du Sabbat, afin qu’ils parviennent à comprendre la véritable intention qu’avait Dieu lorsqu’il a prescrit le Sabbat, le jour de repos, à son peuple qui avait été esclave sous la main de son ancien maître Pharaon.

Partant de ce constat, on va donc aussi comprendre que le 1er commandement, comme tous les autres commandements, peut ainsi être appréhendé selon le même angle de compréhension et que l’adoration envers lui seul, que Dieu attend de nous, est aussi à comprendre avec cet angle qui sort du point de vu habituel qu’a l’homme, lorsqu’il considère ce qu’est l’adoration.

 

2) L’adoration selon la "mentalité" de Dieu, de Jésus

Mt 4:8-10
Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m'adores.
Jésus lui dit: Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Afin de pouvoir faire la distinction entre la façon charnelle et pécheresse de comprendre l’adoration et la façon de Dieu de comprendre, lui, l’adoration, nous examinerons donc les 2 protagonistes du passage ci-dessus :
- Satan, celui qui est à la source du péché et a donc la mentalité extrême du péché
- Jésus, celui qui est l’image du Dieu vivant et qui a donc la mentalité de Dieu, opposée à la mentalité pécheresse.

L’adoration s’associe souvent à l’acte de se prosterner car lorsqu’on se prosterne, on symbolise l’état dans lequel on se considère par rapport à celui devant qui on se prosterne = on se considère comme inférieur à celui devant qui on se prosterne.
Cela peut être juste un signe de respect de politesse, comme dans les pays orientaux, à l’époque de Jésus.
Mais lorsque la prosternation est associée à l’adoration, elle est là pour symboliser effectivement notre infériorité mais devant celui qu’on considère comme étant le supérieur de tous, comme étant celui qui est au-dessus de tous. L’adoration est donc le fait de reconnaître qui est celui qui est le supérieur, le maître, le Seigneur pour moi-même mais aussi pour tous, et le fait d’extérioriser alors aux yeux du supérieur, mais aussi aux yeux des autres, cette considération qu’on a vis-à-vis de celui qu’on considère comme étant l’être au-dessus des autres.

Or dans le passage ci-dessus, on remarquera que Satan considère le fait de l’adorer, comme un acte qui permettrait à celui qui le fera, d’acquérir quelque chose pour lui-même !
Oui, Satan veut séduire, veut attirer Jésus dans l’adoration à son égard, par une promesse de bénédiction, par une promesse de récompense que Jésus pourrait alors retirer de cette adoration. Satan, selon sa mentalité corrompue par la nature de péché, par la nature en opposition à celle de Dieu, considère donc que l’adoration ne peut être proposée à l’homme, qu’en retour d’une bénédiction, d’une acquisition que celui qui adore pourrait en retirer. Satan veut donc mettre en avant une adoration qui, au final, serait un acte centré sur celui qui adore = « j’adore quelqu’un mais parce que cela me rapporte quelque chose à moi ! ». Il ne s’agit donc nullement d’une adoration qui est véritablement tournée vers celui qu’on adore mais d’une adoration intéressée, car elle permet de rapporter quelque chose à celui qui adore. C’est l’adoration souillée par la mentalité du péché.
Mais Jésus, lui, va bien remettre les points sur les i, va bien restituer l’état d’esprit de la vraie adoration, car il va rajouter, après avoir dit que « seul Dieu doit être adoré », qu’on servira Dieu seul. Oui, dans la mentalité de Jésus, ce n’est pas d’obtenir quelque chose qui est associé à l’adoration mais c’est de servir Dieu qui est associé à l’adoration de Dieu.
Dans la mentalité de Jésus, l’adoration est associée à « servir celui qu’on adore » et non pas à obtenir une bénédiction pour nous-même, de la part de celui qu’on adore. L’adoration de Jésus est donc tournée vers celui qu’on adore et il n’existe pas un vieux relents de nature pécheresse, de recentrage sur soi-même (un "MOI, MOI,MOI" qui trainerait caché au fond de l’adoration). L’adoration de Jésus est donc centrée véritablement en direction de Dieu et non pas vers soi-même, contrairement à l’adoration pécheresse que Satan voulait que Jésus se mette à pratiquer envers lui.

 

3) Pourquoi Dieu veut-il être adoré lui seul ?

Satan, selon sa mentalité de péché, désire qu’on l’adore, parce que sa mentalité est effectivement tournée vers lui-même et qu’il veut qu’on l’élève parce que son but est d’être mis au sommet.
Es. 14:12-14
Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l'aurore! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations!
Tu disais en ton coeur: Je monterai au ciel, J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; Je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, A l'extrémité du septentrion;
Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.

Mais Dieu, lui est déjà au sommet, il est déjà celui qui est au-dessus de tous et il n’a pas besoin qu’on le lui confirme, comme il est stable dans ce qu’il est et qu'il sait très bien qui il est.

Alors pourquoi Dieu veut-il qu’on l’adore et qu’il soit le seul à être adoré ?
Quel est alors le but de Dieu lorsqu’il demande notre adoration et que nous ne l’adorions que lui-seul ?

Dt 6:4-6
Ecoute, Israël! l'Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel. Tu aimeras l'Eternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces commandements, que je te donne aujourd'hui, seront dans ton coeur.
A cet « Ecoute » que Dieu donne à son peuple, on pourrait associer cet autre « Ecoute » qui permet de voir ce que Dieu recherche dans le fait qu’on l’aime lui seul, qu’on l’adore lui seul en vérité et non pas par simple formalisme :
Ps 50:7-15
Ecoute, mon peuple! et je parlerai; Israël! et je t'avertirai. Je suis Dieu, ton Dieu.
Ce n'est pas pour tes sacrifices que je te fais des reproches; Tes holocaustes sont constamment devant moi.
Je ne prendrai pas de taureau dans ta maison, Ni de bouc dans tes bergeries.
Car tous les animaux des forêts sont à moi, Toutes les bêtes des montagnes par milliers;
Je connais tous les oiseaux des montagnes, Et tout ce qui se meut dans les champs m'appartient.
Si j'avais faim, je ne te le dirais pas, Car le monde est à moi et tout ce qu'il renferme.
Est-ce que je mange la chair des taureaux? Est-ce que je bois le sang des boucs?
Offre pour sacrifice à Dieu des actions de grâces, Et accomplis tes voeux envers le Très-Haut.
Et invoque-moi au jour de la détresse; Je te délivrerai, et tu me glorifieras.


Dieu ne recherche pas le sacrifice d’action de grâce, le sacrifice d’holocauste parce que l’acte en lui-même lui apporterait quelque chose, comme si Dieu aimait juste qu’on tue des bœufs et qu’on les fasse brûler, comme si Dieu ne recherchait que le fait qu’on fasse des sacrifices, comme si Dieu aimait juste le fait qu’on l’encense, qu’on le flatte, qu’on lui dise des paroles flatteuses qui le réhausserait aux yeux des autres… Non, Dieu n’a pas besoin de tout ça, Dieu n’a pas besoin qu’on l’encense juste pour qu’il se sente mieux parce que cela le conforterait dans son statut de celui qui est supérieur à tous… Non, Dieu n’est pas comme Satan qui recherche qu’on proclame sa gloire pour lui-même ; tout simplement car Dieu sait qui il est et sait qu’il est au-dessus de tous, contrairement à Satan qui n’est pas au-dessus de Dieu mais voudrait qu’on le proclame comme étant au-dessus de Dieu…Donc Dieu n’a pas besoin qu’on lui envoie des adorations juste pour qu'il se sente mieux et conforté sur son trône ….
Non, Dieu sait parfaitement qu’il est au-dessus de tous mais il veut que ce soit nous qui comprenions réellement ça, qui comprenions que l'Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel, et qu’alors, parce que la révélation de ce que Dieu est véritablement, sera en nous, en vérité (donc par l’Esprit de Dieu) , nous puissions alors exprimer cela en retour, afin que notre parole, notre expression extérieure soit véritablement un avec ce qu’il y a au-dedans de nous. Il ne s’agit donc pas d’adorer, de louer Dieu en pensant que ce sont les mots d’adoration qui sont importants, tout comme ce n’est pas le fait d’offrir un sacrifice qui soit important, mais c’est que cela exprime véritablement ce qu’il y a au-dedans de nous.
Jn  4:22-24
Vous (les samaritains) adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité.

Et pourquoi Dieu veut que cette adoration vraie soit réellement au fond de nous ?
= Car elle résultera d’une véritable, d’une vraie connaissance de ce que Dieu est.

Or à qui va alors profiter cette vraie connaissance en nous, de ce que Dieu est et qui suscitera alors l’adoration de Dieu ?
Jn 17:3  Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.
= c’est à nous que cela profitera réellement, car la connaissance véritable, en  nous, de ce que Dieu est, c’est la vraie vie éternelle dans laquelle notre Père veut nous voir évoluer, veut nous voir marcher, afin que la vraie vie, l’état dans lequel Dieu se trouve, soit le partage de ses enfants !

Oui, le vrai but que Dieu recherche, lorsqu’il veut qu’on l’aime lui seul, qu’on l’adore lui seul, au point de vouloir lui ressembler, de vouloir ressembler à Jésus, c’est qu’on ait la vraie vie en nous, la vie qui est éternelle, qu’on soit tel que lui qui est dans l’état de vraie vie.
Même dans l’adoration, dans ce qu’on prendrait, nous, avec notre façon charnelle de considérer cela, comme quelque chose qui ne peut être que purement tourné vers nous-même, Dieu est à l’opposé, Dieu est tourné vers nous… Dieu veut qu’on l’adore lui seul, qu’on l’aime lui seul, afin qu’on aspire, nous, à la vraie vie qui est Jésus, qui est ce que Jésus est.

Dans la fiche précédente, j’avais fait remarquer que lorsqu’Adam et Eve n’avaient pas encore chuté, la Bible ne mentionne nullement un commandement de Dieu à leur égard, du type « tu m’aimeras moi seul, tu m’adoreras moi… » mais Dieu avait juste donné des commandements du type « Vis ! Remplis la terre ! Garde ton environnement et cultive-le afin que tu vives !... » et un autre commandement « Reste dans l’état de vie où tu te trouves et ne vas pas prendre ce qui causera ta mort, car je veux que tu sois libre mais choisis de rester dans la vraie vie… ». Dieu avait du bonheur à voir ses enfants dans la vraie vie et Dieu voulait que ses enfants veuillent bien choisir de rester dans cette vraie vie qu’il voulait pour eux, mais on connaît la suite et le choix que l’homme a fait…

Mais c’est après la chute de l’homme que Dieu a dû alors mettre en commandement, ce qui est le chemin pour la vraie vie pour nous =
« Lorsque tu constateras avec sincérité que le 2e commandement est loin de toi, alors comprends que c’est parce que tu n’es pas dans le 1er commandement, que c’est parce que tu n’aimes pas ce que Dieu est, que tu n’es pas attiré par la nature de Dieu, or c’est le seul état qui soit la vraie vie éternelle, car Dieu est le seul Eternel. »
Car Dieu, lui, avec toute sa sagesse, sait que c’est le seul état qui soit la vraie vie qui permette de traverser l’éternité dans la vraie vie, sans défaillir jamais. Et les autres chemins, ceux que Satan peut faire miroiter comme des bonbons sucrés ou que notre intelligence humaine peut imaginer, ne renferment à l’intérieur, au final, que la mort, que la chute de la vie et ne permettent pas de rester éternellement dans un état de vraie vie, pour toi et pour tout un peuple…. Mais va-t-on vouloir aller jusqu'à croire cette vérité que cet être (Dieu) proclame afin qu'on accepte de vouloir être tel que lui, en acceptant le cadeau inaccessible d'être transformé tel que lui et qu'il veut nous offrir par pure grâce  :  l'Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel (en dehors de lui, en dehors de ce qu'il est, il n'y a pas de vraie état de véritable vie qui résiste éternellement !)


Dt 30:15-20
Vois, je mets aujourd'hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. Car je te prescris aujourd'hui d'aimer l'Eternel, ton Dieu, de marcher dans ses voies, et d'observer ses commandements, ses lois et ses ordonnances, afin que tu vives et que tu multiplies, et que l'Eternel, ton Dieu, te bénisse dans le pays dont tu vas entrer en possession. Mais si ton coeur se détourne, si tu n'obéis point, et si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d'autres dieux et à les servir, je vous déclare aujourd'hui que vous périrez, que vous ne prolongerez point vos jours dans le pays dont vous allez entrer en possession, après avoir passé le Jourdain. J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre: j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l'Eternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t'attacher à lui: car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours (et cela est valable aussi pour dans l’éternité) , et c'est ainsi que tu pourras demeurer dans le pays que l'Eternel a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.

 

 

Le 1er grand combat de Dieu, dans le cœur des hommes (et même dans le cœur des chrétiens, parfois), ce n’est pas de faire croire qu’il puisse exister ou qu'il soit tout-puissant, mais c’est de faire comprendre à l’homme que c’est seulement ce qu’il est (=Jésus), qui est la vraie vie, la vie qui depuis toute éternité est restée le seul chemin de vie véritable qui ne défaillera pas pour toute l'éternité; c’est d’arriver à révéler au cœur de l’homme, que seul Jésus (ce que Jésus est) est la vie éternelle.
I Jn 5:20
Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence pour connaître le Véritable; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C'est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle.

PS :
Voilà pourquoi Dieu sait gérer la gloire, alors que l'homme pécheur, centré sur lui-même, ne peut pas gérer la gloire : car la gloire qu'on reçoit pour soi-même, pour la garder pour soi-même est une gloire qui fait alors systématiquement diminuer la dimension glorieuse de celui qui veut garder la gloire pour lui-même (= être égocentré dans la gloire, ce n'est pas très glorieux !!!).
La nature-même de Dieu est donc la nature qui peut gérer la gloire qu'on lui adresse, car Dieu fait de cette gloire la source de vie pour l'autre, il fait de sa gloire ce qui nous emmènera à vouloir être selon lui, dans son état qui est la vraie vie.

Oui, mon Dieu devient encore plus grand à mes yeux quand je comprends ce qu'il vise véritablement lorsqu'il veut que je l'adore lui seul : il veut que cela me donne le vouloir, que je veuille rentrer dans sa vie, dans son état, afin que je sois là où il est, non pas pour avoir son trône mais pour être avec lui, car que serait la vie si celui qu'on aime de tout son coeur n'est plus là mais que je prenne sa place ?
Et c'est vrai aussi pour Dieu : Dieu ne veut pas nous faire disparaître mais il veut être avec nous qu'il aime, mais afin d'être là où il est, dans l'état où il est au niveau de son essence profonde, c'est-à-dire dans la vraie vie éternelle.

Existerait-il un Dieu meilleur que celui-ci, si on devait imaginer le meilleur Dieu possible ?

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