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Comme un Béréen

Fuis, mon bien-aimé ...

17 Janvier 2021 , Rédigé par Comme un Béréen Publié dans #Dieu - Jésus, #religion-religiosité ?, #Venir à Dieu

Ce n'est pas que j'aie déjà remporté le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l'avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Phil 3:12-14

Ce n'est pas que j'aie déjà remporté le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l'avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Phil 3:12-14

Fuis, mon bien-aimé ...

Courir après la vraie vie est déjà de la vraie vie !

Ca des Ca 8:14
Fuis, mon bien-aimé! Sois semblable à la gazelle ou au faon des biches, Sur les montagnes des aromates !

 

I / Pourquoi ce dernier verset, à la fin du Cantique des Cantiques, est-il si surprenant ?

Dans le livre du Cantique des Cantiques (cf fiche Le Cantique des Cantiques ), nous avions déjà vu le message prophétique révélé dans le plan général de ce livre : message prophétique pour l’Eglise qui, ayant connu l’amour de Jésus, pourrait pourtant basculer vers le sort de l’Eglise de Laodicée qui n’avait besoin de rien et se sentait riche et comblée en dehors de Jésus. Mais ce message est prophétique dans le sens où il montre pourtant un autre chemin qui ramène à Jésus.

Le message du livre du Cantique des Cantiques montre ainsi une autre issue que la bascule vers l’état de tiédeur de l’Eglise de Laodicée, car la Sulamithe (la fiancée) va vouloir, elle, partir à la recherche de son bien-aimé dont elle se rend compte de l’absence et du fait que c’est son bien-aimé lui-même qui lui manque. Et c’est en se décidant à vouloir retrouver son bien-aimé qui lui manque, que la Sulamithe va croiser ceux qui sont les sentinelles, les gardiens de la muraille, qui font la ronde pour veiller sur la ville. Et ces gardiens sont le symbole du message des prophètes, qui est là pour ramener les cœurs à Dieu (c’est cela l’essence du ministère prophétique, et non pas spécialement d’annoncer l’avenir …); ce message prophétique, qui fait parfois mal à entendre lorsqu’il est reçu par notre côté charnel et religieux, déchire pourtant le voile qui obscurcit notre vision spirituelle, car ce message prophétique est là pour ramener les cœurs qui étaient rassasiés de l’Egypte, qui étaient repus du monde, à la soif de la vraie eau de la vie véritable et éternelle = Jésus.
Alors la Sulamithe, par cette soif pour son bien-aimé, qui l’amène à rechercher et à poursuivre avec "avidité" son bien-aimé, à la place de ne seulement se contenter de ce que son bien-aimé pouvait lui apporter (les bénédictions données par son bien-aimé), va alors se transformer en guerrière, va prendre un caractère en communion avec celui de son bien-aimé et va aussi être le moteur qui donnera aussi envie, aux autres jeunes filles de Jérusalem, de retrouver ce bien-aimé que la Sulamithe n’a plus que comme seul but, comme seul objectif à atteindre.(Et on comprendra que la fiancée est le symbole de l’Eglise et le bien-aimé est le symbole de Jésus).

Pourtant, il y a une phrase, dans ce livre du Cantique des Cantiques, qui m’a posé un problème de compréhension :
Pourquoi le Cantique des Cantiques se finit-il par cette phrase que la Sulamithe lance à son bien-aimé « Fuis, mon bien-aimé! Sois semblable à la gazelle ou au faon des biches, Sur les montagnes des aromates ! » ?
Quelle est la signification de cette phrase, pour nous, à la fin du Cantique des Cantiques ?

Maintenant que la Sulamithe revient sur le chemin du vrai amour pour le bien-aimé lui-même; maintenant que la Sulamithe a abandonné sa façon charnelle de concevoir l’amour, elle qui, au début, ne considérait l’amour que dans le sens de l’amour qu’elle recevait de la part de son bien-aimé et maintenant qu’elle comprend que le vrai sens de l’amour, c’est de se donner à son bien-aimé : Pourquoi, au final, demande-t-elle, alors, à son bien-aimé, de fuir ?

Lorsque la Sulamithe ne comprenait pas encore le vrai sens de l’amour et qu’elle ne considérait que le fait d’être aimée par son bien-aimé et de recevoir de lui son amour, la Sulamithe disait alors cette phrase :
Ca des Ca 2:17
Avant que le jour se rafraîchisse, Et que les ombres fuient, Reviens!... sois semblable, mon bien-aimé, A la gazelle ou au faon des biches, Sur les montagnes qui nous séparent.
On constate que ce verset ressemble fortement au verset 8:14 mais le changement remarquable se trouve dans le sens du chemin que la Sulamithe demande à son bien-aimé.
Quand la Sulamithe était encore dans sa conception charnelle du sens du mot « Amour », la Sulamithe voulait que son bien-aimé revienne à elle (et les montagnes étaient alors vues comme de hauts obstacles qui les séparaient l’un de l’autre).
Tandis que lorsque la Sulamithe s’est ouverte au sens de l’amour et qu’elle devient alors de plus en plus en communion avec son bien-aimé (symbole de = devenir de plus en plus tel que Jésus est, lorsqu’on le recherche lui et non plus seulement les bénédictions physiques ou même spirituelles qu’il nous donne, lorsqu’on veut être tel que lui qui est la vraie vie = donner sa vie à Jésus pour être transformé tel que lui, car c’est ce qu’il est, qui nous a captivés), alors la Sulamithe demande à son bien-aimé de fuir, donc de ne pas prendre le sens de revenir vers elle … Mais alors, les montagnes qui sont  entre eux deux, tandis qu’elle demande à son bien-aimé de fuir, ne sont plus vues comme des montagnes qui les séparent mais comme des montagnes d’aromates, aromates qui donnent du goût, qui parfument les plats pour leur donner de la saveur.

Et c’est là que je pense qu’il y a une révélation qui mérite qu’on s’y attarde…

II / Compréhension spirituelle : « Courir après la vraie vie, c’est déjà de la vraie vie ! »

Phil 3:7-16
Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d'entre les morts.
Ce n'est pas que j'aie déjà remporté le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l'avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d'un même pas.

Lorsqu’ayant quitté la façon charnelle de comprendre la relation qui nous lie à Jésus, façon de voir qui se focalisait sur ce que Dieu nous donne comme amour (bénédictions matérielles mais aussi bénédictions spirituelles comme les dons de l’Esprit, comme notre œuvre pour lui ou notre ministère, comme le pardon de nos péchés, comme le fait d’échapper à l’enfer, etc …), on revient ensuite sur le chemin spirituel selon Dieu, à vouloir être tel que Jésus (car c’est ça la vraie vie, la vie véritable et qui reste éternellement stable en mode "vraie vie" = Jn 17:3 Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ ), alors les hauts obstacles (les montagnes) qui se dressent entre nous et notre but ne sont plus vus avec la même perception.

Et d’autre part, ce n’est plus d’avoir atteint notre destination qui est seulement perçu comme la véritable vie, mais c’est même le fait de courir vers cette destination, de courir vers ce but, selon le bon chemin, qui est alors aussi perçu comme mouvement de vie, comme la vraie vie.
Alors, le chemin, le cheminement sur le chemin qui mène au but, est lui-même perçu comme mouvement de vie, car courir après le bien-aimé (Jésus), courir après « être de plus en plus tel que lui, être de plus en plus en communion d’état avec lui » (ce qui est le "faire un" de plus en plus avec lui) , est aussi perçu comme chemin de la vie, tant que ce chemin est en Jésus, tant que ce chemin est d’être de plus en plus tel que Jésus, car c’est sur ce chemin pour aller vers le "être parfaitement tel que Jésus", que se trouve aussi la présence de Jésus !
Remarquons, en effet, que l'apôtre Paul dit 2 choses qui semblent contradictoires, au 1er abord mais qui nous montrent, en fait une compréhension spirituelle à saisir :
- Paul dit qu'il n'a pas atteint la perfection (la perfection de Jésus) mais qu'il court après pour la saisir;
- mais juste après, Paul dit : "
Nous tous donc qui sommes parfaits".
Or "être parfait" et "ne pas avoir atteint la perfection" semblent 2 expressions opposées car pour être parfait, il nous semblerait qu'il faille avoir atteint la perfection, n'est-ce pas ?
Mais c'est là qu'il faut discerner 2 façons de concevoir le "être parfait" :
- si pour certains, "être parfait", c'est avoir atteint la perfection,
- pour Dieu, "être parfait", ce n'est pas d'atteindre le stade de la perfection mais c'est de courir après la perfection selon le bon chemin, d'être sur le chemin pour courir après la perfection.
En résumé, Dieu ne regarde pas à si nous avons atteint le stade de la perfection de Jésus (puisque que ça, ce n'est qu'au ciel qu'on sera tel que lui en perfection) mais Dieu regarde à si nous sommes sur LE chemin pour atteindre cette perfection de Jésus, car ce chemin, ce seul chemin unique, est déjà en Jésus. La vie véritable n'est pas un stade à atteindre mais d'être sur le chemin et regarder dans la direction pour aller vers cette perfection de Jésus.

Jésus n’a pas seulement dit qu’il est la vie éternelle ( I Jn 5:20 ), dans le sens de la vie après la mort, mais Jésus a aussi dit qu’il est le chemin (le chemin vers cette parfaite vie véritable : Jn 14:6 Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.). Ainsi on comprend encore mieux, que la vie éternelle dont Jésus parle n’est pas seulement la vie dans l’au-delà mais c’est aussi la vie, le mouvement qui est la vie, dès ici-bas, car Jésus est aussi le chemin vers le but parfait qu’on atteindra pleinement qu’au ciel : suivre le chemin de la croix dès ici-bas, qui est le chemin de Jésus qui voulait faire la volonté du Père et renonçait ainsi à sa propre volonté, c’est aussi le mouvement de vie en Jésus, le chemin qui est la vie, le chemin où on est en présence de Jésus, le bien-aimé !
Rester sur le "chemin Jésus", à courir après le but de devenir de plus en plus tel que Jésus, pour atteindre notre destination finale, au ciel = être pleinement tel que Jésus ; cheminer sur ce chemin en courant après ce but (= La sanctification), voilà aussi ce qui est mouvement de vie véritable, ce qui est "rester en vie véritable" (voir
Jn 15:1-5) et ce qui est de rester dans la présence de Jésus, le bien-aimé de l’Eglise.
Act 17:27-28 il a voulu qu'ils cherchassent le Seigneur, et qu'ils s'efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu'il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l'être. C'est ce qu'ont dit aussi quelques-uns de vos poètes: De lui nous sommes la race...
Et voilà aussi où rester en présence de Jésus, en présence du bien-aimé, par le Saint-Esprit = sur le chemin "Jésus", à courir après le but de devenir de plus en plus tel que Jésus (par la foi en Jésus qui a tout accompli pour que cette grâce nous soit accordée, par le Saint-Esprit qui nous sanctifie de gloire en gloire).

Jn 14:15-26
Si vous m'aimez, gardez mes commandements.(= rechercher la sanctification, car l’amour pour ce que Jésus est, nous y emmène. Rechercher à être de plus en plus tel que Jésus qui, lui, suivait ce chemin, parce que ce chemin est selon ce qu’il est)
Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous.
Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi
(c’est là qu’est la vraie vie pour nous et on voit, ci-après, comment on pourra "voir Jésus"…). 
En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous (quand je suis en Jésus, sur le chemin de Jésus qui est le chemin de la croix, où on abandonne notre propre volonté pour faire la volonté du Père, non par obligation, mais parce qu’on le veut, car on croit que c’est cette volonté-là qui est le chemin de la vraie vie, est la vraie vie pour nous, alors Jésus est avec moi).
 
Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, je l'aimerai, et je me ferai connaître à lui. Jude, non pas l'Iscariot, lui dit: Seigneur, d'où vient que tu te feras connaître à nous, et non au monde? 
Jésus lui répondit: Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui.
 
(c’est donc là qu’on est en présence de Jésus = dans le "garder la Parole, suivre la Parole" mais par le Saint-Esprit et non par nos efforts humains, et non pas pour obtenir quelque chose de Dieu mais parce qu’on aime ce que Jésus est et parce que c’est là qu’on est en communion avec Jésus, en communion d’état et donc en communion dans la façon de concevoir les choses).
Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.
Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

Le chemin de la sanctification (= devenir plus de plus en plus tel que Jésus est, en choisissant de rester dans ce que Jésus est, par la foi que c’est le chemin de la vraie vie et que Dieu nous aidera, par le Saint-Esprit en nous, à avancer sur ce chemin que nous avons décidé de prendre,), c’est aussi là qu’on reste en présence de Jésus car il s’agit alors d’une communion d’état, entre Jésus et moi. Et c’est ce qu’on perçoit lorsque la Sulamithe se met carrément à terminer la phrase que le bien-aimé a commencée, en étant dans le même état d’épanchement pour son bien-aimé que l’état du bien-aimé qui exprimait justement son amour, dans ses paroles, pour la Sulamithe : La Sulamithe est en communion de pensée et de parole avec la pensée et la parole de son bien-aimée.
Ca des Ca 7:7-11
(D’après les commentaires de CI-Scofield, c’est le bien-aimé qui parle) :
Ta taille ressemble au palmier, Et tes seins à des grappes.
Je me dis: Je monterai sur le palmier, J'en saisirai les rameaux! Que tes seins soient comme les grappes de la vigne, Le parfum de ton souffle comme celui des pommes,
Et ta bouche comme un vin excellent,
...
(D’après les commentaires de CI-Scofield, c’est la Sulamithe qui parle) :
-Qui coule aisément pour mon bien-aimé, Et glisse sur les lèvres de ceux qui s'endorment!
Je suis à mon bien-aimé, Et ses désirs se portent vers moi.
Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs, Demeurons dans les villages!
 

L’apôtre Paul lui-même, nous décrit donc ce mouvement de vie qui est de courir après Jésus et nous laisse même réellement, dans son style d’écriture, l’impression de vie, dans cette course après Jésus :
Ce n'est pas que j'aie déjà remporté le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l'avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ.
Et cette course, Paul s’y met avec tant d’envie, car Paul a été saisi par le but : Jésus-Christ, atteindre Jésus-Christ. Et cette course vers ce but, Paul ne la fait pas avec ses efforts humains pour être tel que Christ mais il la fait par la foi en ce que c’est Christ qui a tout accompli, par la foi que c’est Dieu qui le sanctifiera (non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi) = voir aussi I Thes 5:23-24
Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c'est lui qui le fera.

Ici-bas, étant toujours dans ce corps où réside la loi de la chair, chair qui ne peut pas obéir à Dieu et ne peut donc pas suivre le chemin Jésus, nous ne pourrons jamais être pleinement tel que Jésus (atteindre la perfection en pensant à "atteindre le stade de la perfection"). Mais ce n’est pas d’atteindre le stade de la perfection que Dieu nous demande pour notre passage ici-bas, mais ce que Dieu nous demande, c’est de toujours courir vers ce but, d’avoir les yeux fixés vers ce but et de choisir de toujours courir après ce but selon LE chemin de Dieu (le "chemin Jésus"), non pas en s’efforçant de l’atteindre par nos efforts humains (car cela est impossible et ne nourrirait que la chair, que l’orgueil religieux), mais en se reposant sur la foi que Dieu nous y mènera, lui-même, de gloire en gloire (= de plus en plus), par le Saint-Esprit qui agit en nous, car Jésus a tout accompli à la croix et cela inclut le pardon de nos péchés mais aussi notre sanctification. Nous avons donc, nous, la responsabilité de choisir, à chaque fois, d’emprunter le chemin que le Saint-Esprit nous indique et ce choix ne pourra être accepté volontairement, que si nous avons aussi la foi que le chemin que Dieu nous montre, par le Saint-Esprit, est le chemin de la vraie vie pour nous et selon ce que Dieu atteste comme étant la vie véritable, et la foi que Dieu nous permettra aussi de cheminer sur ce chemin (car tout choix emmène son lot de conséquences à traverser).

Alors ayant saisi tout ça, on commencera à comprendre pourquoi il est normal de se dire que ce n’est pas d’être déjà au ciel avec Christ qui doit être notre vie ici-bas ; comme cette idée qui est parfois là, en sourdine, en nous = « quand je serai au ciel, alors, là-bas, j’aurai la vraie vie », comme si ce n’était qu’au ciel seulement qu’on goûtera à la vraie vie de Christ, à la vraie vie qui est la vie éternelle. Non pas que la vie au ciel ne serait pas la pleine vie éternelle, au contraire; mais il s’agit de comprendre qu’ici-bas déjà, nous pouvons goûter à la vie éternelle selon ce qu’elle est réellement, si on accepte de changer notre compréhension de ce qu’est la vie véritable, la vie éternelle = être de plus en plus tel que Christ, afin d’être de plus en plus en communion d’état avec lui et d’être ainsi de plus en plus profondément dans sa présence, dans la présence du bien-aimé = Jésus !  (Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui.)
Et si on aime vraiment ce que Jésus est, si on adore ce que Jésus est, alors pourquoi ne voudrions-nous pas être selon lui ? Ne serait-ce pas parce que nous aimons encore des choses du monde qui sont contraires à ce que Jésus est, car nous croyons encore que ces choses nous apporteraient de la vie, c’est-à-dire que nous croyons encore que ces choses nous apportent ce qui donnerait de la valeur à notre existence ici-bas ?
- le problème N°1, c’est de croire que le fruit que Dieu nous dit de ne pas manger, ne nous apportera pas la vraie vie mais nous emmènera à la défaillance de ce qui est la vie véritable, ou de croire que le chemin que Dieu nous dit de prendre nous emmènera vers la vraie vie et non pas vers la mort qui est la faillite par rapport à la vraie vie;
- et le problème N°2 qui vient tout suite après, sera alors aussi de croire que c'est Dieu qui nous donnera de pouvoir traverser le chemin qui s’ouvrira devant nous, si on décide de suivre Dieu. Et pour cela, seule la foi, l’assurance en nous que Jésus qui a vaincu toutes les montagnes qui se dressaient contre le "faire la volonté de Dieu", nous fera donc triompher nous aussi, car il nous donne sa victoire, par pure grâce, et nous permettra de ne pas renoncer face à la conquête du pays promis et des géants (= les hautes montagnes) qui se dressent face à nous, sur le chemin de l’obéissance à Dieu, le chemin de "faire la volonté de Dieu et non plus la mienne, dans ma vie".

Alors comme ce chemin de Christ, ce chemin de "faire la volonté de Dieu et non plus la mienne, dans ma vie", est le chemin qui nous met en communion avec Jésus, car Jésus est aussi ce chemin ; comme ce chemin nous met dans la présence de Jésus et que c’est ça la vie véritable à goûter et à manger lorsqu’on est ici-bas et que c’est réellement de la vraie vie, le mouvement de vie véritable, tout comme Jésus était le chemin et la vie véritable en même temps, on pourra dire, ici-bas : « Sois devant moi, Jésus ! Sois toujours le point de mire devant moi, qui me pousse à courir après toi, car le simple fait de courir après toi sur ton chemin, est déjà la vie véritable ! Et les montagnes qui seront entre toi et moi ne seront que ce qui donnera de la saveur à ma course, car je les franchirai, car c’est toi qui a ouvert le chemin devant moi et tu as déjà tout vaincu ! » :
Ca des Ca 8:14
Fuis, mon bien-aimé! Sois semblable à la gazelle ou au faon des biches, Sur les montagnes des aromates !


Et alors après avoir compris ça, on en viendra même à penser : « Que les géants soient géants, qu'ils soient même très géants et impossibles à vaincre sans toi, mon Dieu; afin que je comprenne que c'est seulement en étant de plus en plus en toi, que je surmonterai ces montagnes et qu'ainsi je me serre de plus en plus en toi ! »

Vous savez pourquoi Dieu a permis qu'il y ait des géants dans le pays promis, des géants impossibles à vaincre, à vue humaine et même impossibles à battre avec toutes les forces humaines que le peuple y aurait employées ?
Pour une raison très simple = afin que ce soit en comptant sur Dieu, en ayant la foi en Dieu seulement et en venant de plus en plus s'appuyer sur Dieu, que cela soit seulement possible !
Et pourquoi Dieu voulait ça ? = Parce que sinon, le peuple n'aurait pas eu besoin de Dieu et ne serait certainement pas venu de plus en plus en Dieu, pour réussir la mission. Or ce que Dieu, lui, visait comme résultat pour cette mission, c'était justement que son peuple vienne de plus en plus prêt de lui, vienne de plus en plus dans la communion avec lui ... Car Dieu est un père qui veut que ses enfants reviennent, de leur propre coeur, au plus prêt de lui !
Oui Dieu aurait très bien pu détruire lui-même tous les géants, mais ce que Dieu visait réellement, par cette conquête du pays promis face à des géants impossibles à vaincre sans lui, c'était que son peuple soit emmené à venir de plus en plus prêt de lui, de plus en plus dans la communion avec lui, pour réussir à conquérir ce pays promis.
Ce que Dieu vise, c'est le coeur de son peuple, c'est que son peuple revienne de tout coeur vers lui, c'est ce qui a été rompu, par le péché, au Jardin d'Eden : Et la Sulamithe savait très bien où était son bien-aimé lorsqu'elle s'est remise à le rechercher = Ca des Ca 6:1-2  Où est allé ton bien-aimé, O la plus belle des femmes? De quel côté ton bien-aimé s'est-il dirigé? Nous le chercherons avec toi.
Mon bien-aimé est descendu à son jardin
(c'est dans le jardin d'Eden que la communion avec Dieu a été perdue et c'est dans le jardin de Gethsémané que Jésus a choisi volontairement de suivre le chemin de la croix pour nous réouvrir la possibilité à l'homme de retrouver la communion avec Dieu), Au parterre d'aromates, Pour faire paître son troupeau dans les jardins, Et pour cueillir des lis.

Dieu vise cela = retrouver la communion de coeur avec ses enfants ! Et Dieu veut conquérir ça, il ne veut pas forcer cela, car on ne force pas l'amour ! Comme le disait le bien-aimé qui attendait que la Sulamithe comprenne le vrai amour, comprenne que c'était le bien-aimé qui était véritablement sa vie : « Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour avant qu'elle le veuille.» et « Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l'amour, Il ne s'attirerait que le mépris
Alors Dieu donne une mission à accomplir, une mission impossible à réaliser sans lui, dans l'espoir que son peuple voulant conquérir ce pays de bénédictions, et comprenant qu'il ne pourrait pas sans lui, soit emmener à venir de plus en plus vers lui, pour accomplir sa mission, et qu'au final, le peuple commence à aimer être de plus en plus en Dieu, en communion avec Dieu, comme la Sulamithe s'est mise à réaliser que c'est son bien-aimé, lui-même, qui était sa vie, la véritable vie !

 

Rappel sur la fiche : La Prière - "Que ta volonté soit faite"
A quoi servent réellement les missions que Dieu nous donne puisqu’il pourrait très bien les accomplir lui-même ou par les anges … ?
Rappelons-nous,  Dieu aurait très bien pu tuer tous les ennemis du pays promis par le même ange qui avait décimé l’Egypte en 1 nuit, en faisant mourir tous les premiers nés mais Dieu a ensuite voulu que le peuple d’Israël reçoive la mission d’aller conquérir le pays en allant au combat.
Pourquoi avoir voulu donner cette mission au peuple alors que Dieu pouvait très bien la faire ?

C’est ce qu’on voit dans la Fable de La Fontaine, le Laboureur et ses Enfants : (en résumé) 
Un vieux laboureur dit à ses enfants, avant de mourir, qu’il ne faut pas qu’ils vendent leur héritage familial car il y a un trésor caché quelque part, dans le champs. Il suffit juste de retourner avec opiniâtreté le sol, de travailler le sol pour tout retourner et ils trouveront ce trésor.
A la mort du laboureur, les enfants vont donc tellement retourner la terre que le champs va être très fertile et rapporter beaucoup.
Et c’était ça, le trésor caché dans le champs : le travail que les enfants ont fait en travaillant le sol, il n’y avait rien d’autre dans ce champs que ce trésor-là.
Le but pour les enfants était de trouver un trésor et le moyen, pour cela, était de retourner le sol, de travailler le sol.
Et à la fin, on comprend que le but du vieux laboureur était le travail de ses enfants et que le moyen était le trésor à découvrir.

En fait, le vrai but du père était ce que les enfants ne considéraient que comme le moyen pour arriver à leur but à eux, tandis que le but des enfants n'était que le moyen que le père considérait pour atteindre son vrai but (si vous suivez mon raisonnement  ... ?)​​​​

Comprenons que dans toutes les missions que Dieu donne, le but recherché par Dieu est qu’on apprenne à le connaître par le chemin qu’il veut qu’on emprunte avec lui.
Au début , tout immature qu’on est, on ne voit que le but de la mission à atteindre (Evangéliser, Faire grandir le royaume de Dieu en gagnant les âmes à Christ …)
Et on se dit qu’on aura besoin de Dieu pour y arriver car ce but est tellement grand.
Alors on va s’évertuer à vouloir répondre à la demande de Dieu et on va essayer tout ce qu’on peut pour y arriver (en rajoutant, bien-sûr : « avec l’aide de Dieu » ….)
A ce moment-là,  le moyen pour atteindre le but de la mission que Dieu nous a donnée, c’est que Dieu nous aide, c’est que Dieu soit avec nous.
Puis les échecs nous montrent qu’on ne peut pas du tout par nous-mêmes mais qu’il nous faut diminuer pour laisser Dieu agir. Et quand Dieu se met à agir, cela nous montre alors ce que nous ne pouvions pas voir quand on le faisait par nous-mêmes = on découvre Dieu qui agit et on se met alors à contempler ce qu’il est, quand on accepte de le suivre sur son chemin, avec lui qui dirige et qui nous montre où aller….
Puis au final, avec le cheminement qui se fait à la longue, on se rend compte que le vrai but, en fait, c’était de connaître Dieu en le collant de plus en plus (en acceptant d’être changé selon lui, en prenant son chemin à lui, car on voit qu’il est merveilleux et grand)  et que le moyen pour ça, c’était la mission que Dieu nous demandait d’accomplir…

Le vrai but que Dieu a pour nous, c’est de le connaître, en revêtant sur notre âme, ce que Jésus est, en acceptant de tout cœur la volonté de Dieu sur ce que nous sommes (verbe = ETRE), et la mission que Dieu nous donne, ce n’est pas le but mais c’est le moyen pour arriver au vrai but de Dieu pour nous :  qu’on retrouve ce qu’on a perdu au Jardin d'Eden = la communion avec lui, être selon lui, le connaître dans notre être entier…

III / Conclusion  :

Lorsque j’étais plus jeune, j’ai joué au rugby. Mais comme notre club débutait, nous n’étions pas très forts et nous nous prenions même, assez souvent, de bonnes raclées.
Je me rappelle un match que nous avions joué dans une ville en allant sur Paris. C’était le matin, en hiver, il faisait bien froid et l’équipe adverse nous laminait. Et comme j’avais été surclassé, car il manquait des joueurs en cadet et que j’aurai dû être dans la catégorie en-dessous, j’étais vraiment en infériorité de gabarit. Mais j’aimais tellement rentrer dans le tas, j’aimais tellement aller au contact, que je ne reculais pas devant ceux qui me chargeaient. Alors comme les gros du paquet de l’équipe adverse (on dit ainsi pour nommer les 1eres lignes, ceux qui sont les plus lourds pour pousser dans la mêlée) étaient bien plus lourds que moi mais que je ne renonçais jamais à faire un placage, j’ai tenté de plaquer un pilier en pleine charge sur moi : je me suis accroché à son short, il m’a traîné sur plusieurs mètres et lorsque j’ai glissé pour serrer ses jambes, il m’est tombé dessus, m’a écrasé et m’a coupé la respiration. Résultat : Arrêt de jeu pour me sortir du terrain. Mon père qui était là, en spectateur, sur le bord du terrain, est venu me secourir aussi et m’aider à reprendre mes esprits et ma respiration. Et je me souviens ce qu’il m’a dit à ce moment-là : « Mais pourquoi t’en fais autant ? T’aurais pu le laisser passer, il était bien trop fort pour toi ». En plus, c’est vrai que ça n’avait pas changé la tournure du match : on se faisait tout autant laminer… Mais c’est là qu’une réponse a germé dans ma tête, que je n’ai pas dite à mon père, pour ne pas qu’il m’empêche de retourner sur le terrain : « C’est parce que j’aimais ça ! C’est parce que je me sentais en vie quand j’y allais de toutes mes forces et c’est ça qui faisait que j’aimais ce sport : on pouvait "y aller" sur le terrain et se donner à fond pour tenter de gagner ». Recevoir le ballon dans ses bras et courir en raffutant pour atteindre la ligne d’essai, foncer dans le tas de toutes ses forces, s’arracher sur les placages, donner tout ce qu’on a pour franchir la ligne d’essai, c’était vraiment quelque chose de grisant, quelque chose qui me faisait me sentir bien en vie, sportivement parlant, car bien-sûr, il ne s’agissait pas de la vie véritable en Christ mais d’un simple jeu (je ne connaissait pas Dieu à l'époque). Pourtant cette sensation sportive était bien plus grande que de réussir dans mes études, par exemple,et c’est pour ça que je m’en souviens encore aujourd’hui, près de 30 ans plus tard. (Et c’est d’ailleurs cette envie "d’y aller", que j’avais et qui était tellement visible sur le terrain, qui m’avait même valu d’être capitaine de mon équipe, malgré mon petit gabarit 
😎 ! )

Dans la fiche «  Et toi quand tu seras revenu… (Après le K.O) », j’avais parlé de ce film (Sparring), qui parle d'un boxeur nommé Steve, qui n’a jamais atteint le but de devenir le champion et qui en était même loin, contrairement à un autre boxeur du film, nommé Tarek qui, lui, avait atteint le stade de Champion d’Europe. Mais ce qui faisait que le boxeur Steve avait décroché du respect de la part du grand boxeur Tarek, c’est que Steve continuait de "courir" encore après la victoire, malgré toutes ses défaites, malgré tous ses échecs à parvenir à un grand palmarès. Là était le respect envers Steve = Steve courait encore et ne restait pas à terre, à ne plus se relever, contrairement à Tarek qui, lui, n’arrivait pas à se remettre dans l’état de reconquérir le titre de champion qu’il venait de perdre.
Il y a le stade auquel on est arrivé (champion ou, au contraire, loin d’être un champion) mais il y a la direction dans laquelle on regarde et le chemin qu'on suit : on peut très bien être arrivé à un stade très élevé mais ne plus regarder dans la direction de la victoire et renoncer ; on peut très bien être loin d’être un champion mais regarder encore vers les sommets pour continuer à courir.
Et ce que Dieu nous demande, c’est de regarder vers la victoire, de regarder toujours en direction de notre victoire qui est Jésus (car lui a vaincu). Le but à atteindre, c’est Jésus, c’est lui qui doit être notre point de mire, notre but à viser vers lequel on court pour l’atteindre, quelque soit les obstacles et quelque soit même parfois (ou souvent) les échecs rencontrés, car si Jésus, le chemin qui mène à la victoire, est suivi jusqu'au bout, alors où nous mènera ce chemin qui mène inexorablement à la victoire ? (= question à mille points...)
Ce n'est pas que j'aie déjà remporté le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus-Christ.
 Frères, je ne pense pas l'avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ.

Exo 20:26 Tu ne monteras point à mon autel par des degrés, afin que ta nudité ne soit pas découverte.
Courir après Christ, ce n’est pas d’avoir atteint un stade, d’avoir atteint un pallier, d’avoir atteint un degré (comme chez les franc-maçons) mais c’est de marcher continuellement selon le chemin qui va vers le but = être tel que lui.
Avoir atteint un degré et se contenter du degré atteint ou, au contraire, courir continuellement vers le but sans arrêter, car ce but est même inatteignable parfaitement, tellement il est infiniment loin de nous, voilà toute la différence entre la religion humaine et vouloir suivre Christ, entre l’Eglise de Laodicée qui estimait qu’elle avait atteint un stade suffisant où elle n’avait plus besoin d’aller plus loin, et la Sulamithe qui représente l’Eglise qui dit à son bien-aimé, à Jésus : « Sois toujours devant moi, afin que je cours toujours après toi ! ». Et c’est cette Eglise-là qui goûte réellement à la vraie vie, c’est cette Eglise-là qui est en mouvement continuel de vie, à avancer vers Jésus et à franchir les montagnes qui sont entre elle et Jésus (selon le dicton américain, en anglais : « No Pain, No Gain ! »).
Mich 6:8
On t'a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; Et ce que l'Eternel demande de toi, C'est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu.

Mais il s’agit donc d’avancer sur le chemin de Dieu, qui est le chemin nommé Jésus, qui est le chemin que Jésus est, et qu’il a montré : le chemin de la croix, par la foi en Dieu  = « Non pas ma volonté mais ta volonté Seigneur car c'est ta volonté que je veux voir s'accomplir, car c'est toi que je crois pour cheminer dans la vraie vie et vers la vie éternelle dans sa toute plénitude ». Renoncer volontairement à notre volonté sur notre vie, pour remettre notre vie entre les mains de Dieu, à faire la volonté de Dieu.
Il ne s’agit donc pas de faire tout et n’importe quoi, mais de suivre le chemin de Dieu.
La grâce que Dieu nous a donné, ce n’est pas de pouvoir faire n’importe quoi, maintenant que Dieu nous a sauvé, mais c’est de pouvoir faire la volonté de Dieu (par pure grâce), maintenant que nous sommes sauvés de notre état de ne pas être capables de faire la volonté de Dieu. C’est donc de pouvoir faire ce qui n’a pas pu être fait sous l’Ancienne Alliance (= pouvoir faire la volonté de Dieu), en entrant par pure grâce, dans la Nouvelle Alliance que Jésus a ratifiée par son sang en remportant la victoire d’avoir accompli toute la volonté de Dieu et rien que la volonté de Dieu.
I Co 9:24-27 (Bible Darby)
Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans la lice courent tous, mais un seul reçoit le prix? Courez de telle manière que vous le remportiez.
 Or quiconque combat dans l'arène vit de régime en toutes choses; eux donc, afin de recevoir une couronne corruptible; mais nous, afin d'en recevoir une incorruptible. Moi donc je cours ainsi, non comme ne sachant pas vers quel but; je combats ainsi, non comme battant l'air; mais je mortifie mon corps et je l'asservis, de peur qu'après avoir prêché à d'autres, je ne sois moi-même réprouvé.
Si on veut courir après le but de la vie éternelle (qui est en Jésus seulement, c’est-à-dire dans "être ce qu’il est" ) mais en prenant un chemin qui n’est pas l’obéissance à Dieu, alors ce chemin ne pourra pas nous mener vers le but de la vie éternelle, car il n’y a qu’un seul chemin pour atteindre le but de Dieu qui nous assure dans la vie éternelle = Jésus (Jn 14:6 Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.), or Jésus a montré l’obéissance à Dieu et d’accomplir la volonté de Dieu et rien que la volonté de Dieu.

Héb 12:1-2
Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,
 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu.


 

Une année, en allant en vacances, depuis Dijon jusqu’à Miramas, près de Marseille, j’ai expérimenté un phénomène que j’avais toujours évité jusqu’alors : le chassé-croisé, sur les autoroutes de France, entre les juilletistes et les aoûtiens ! Je n’avais jamais pris, un 31 juillet, l’autoroute du Sud, la voie la plus rapide, normalement, pour descendre dans le Midi … Donc jamais je n’aurais cru qu’une autoroute de 2x3 voies puisse être pleine au point de se croire dans un parking de centre commercial à l’approche de Noël : pare-choc contre pare-choc, à avancer au pas ou à ne pas avancer du tout, avec le soleil qui échauffe les esprits… !
Alors j’ai décidé de sortir de l’autoroute et d’emprunter le réseau routier secondaire des routes nationales et départementales. Ce qui, forcément, par rapport à la durée normale par l’autoroute, rallonge considérablement le temps de trajet, mais comme l’autoroute était bouchée sur de longues sections, je me suis donc résolu à prendre ce chemin qui serait bien plus long …
Mais nous avons alors voyagé sur des petites routes pittoresques, en traversant de jolis villages, des paysages charmants, avec les fenêtres de la voiture toutes ouvertes, comme nous ne roulions pas à grande vitesse comme sur l’autoroute, et le tout sous un ensoleillement qui, du coup, était vraiment le bien venu. Et ce qui me reste de ces vacances, comme souvenir marquant, c’est justement ce voyage-là : le soleil qui baignait les paysages, le vent au travers des fenêtres grandes ouvertes de la voiture, la musique lancinante dans la voiture, les arrêts pour acheter des pâtisseries dans un village… enfin, un vrai voyage au travers de la France qu’on ne voit pas vraiment quand on fait le trajet par l’autoroute !
Vu le temps supplémentaire qu’on a mis, c’est sûr que jamais je ne n’aurais opté de moi-même, pour ce trajet-là, sur les routes secondaires, sans ce désagrément du chassé-croisé; mais au final, d’avoir été pratiquement obligé de prendre ces routes, ça m’a fait apprécier le voyage en lui-même et ce voyage-là, en lui-même, était vraiment, déjà, « être en vacances ! ». 
Et au final, quel est le souvenir qui m'a le plus marqué de ces vacances et qui reste en moi comme le parfum, le goût des bonnes vacances : ce trajet sur les petites routes de France, baignées de soleil, de l'air au travers les fenêtres ouvertes comme nous n'allions pas à 130 km/h comme sur l'autoroute, à prendre aussi notre temps de cheminer sur le chemin bien plus long mais au combien source d'images et de sons gravés encore en moi comme les souvenirs des vacances !

C’est vrai qu’en vacances, lorsqu’on a réservé un logement, là où il fera bon vivre, on aime atteindre le but de notre voyage et arriver à notre destination.
Mais Dieu voudrait aussi qu’on goûte aux vacances (ou plutôt, spirituellement parlant, au sabbat du coeur, sa paix), en savourant aussi le voyage, en appréciant le cheminement vers la destination, en appréciant de découvrir le chemin, de connaître le chemin vers notre destination. Et ce chemin, c’est déjà Jésus et ce chemin nous met déjà dans la vie en Jésus, puisque c’est déjà Jésus, et nous met en communion avec Jésus et dans la présence de Jésus.

Mais ce chemin, c’est le chemin de la croix, car c’est ce chemin-là qui nous révèle Jésus, c’est le chemin où notre chair, notre volonté humaine, doit mourir afin que ce soit la volonté de Dieu qui s’accomplisse dans notre vie. Et ce chemin-là n’est pas facile, n’est pas exempt de souffrance.
Mais c’est là que Dieu veut nous emmener à un changement : changer de façon de voir, changer notre façon de percevoir le chemin, afin que ce soit de plein cœur que nous acceptions ce chemin, en comprenant que ce chemin-là est déjà la vie, car c’est le chemin qui nous révèle déjà la vraie vie = Jésus.
Si nous avons compris et accepté que la vraie vie, la vie véritable, c’est Jésus, c’est d’être ce que Jésus est, alors le chemin qui nous mène à plus de ressemblance avec Jésus, dans ce que nous sommes, devient le chemin de la vraie vie. Et le chemin qui pouvait être perçu comme pénible et que nous n’aurions jamais pris de nous-mêmes, tellement il n’est pas selon notre façon humaine de concevoir ce qu’est la vraie vie, deviendra alors le chemin qui nous restera comme le vrai chemin de la vie.  

Oui, c’est sûr que c’est beau d’écrire ça, comme ça; mais quand on le vit, on n’est pas aussi compréhensif et reconnaissant que ça d’être sur ce chemin de la croix, je l’avoue…C’est d’ailleurs pour ça que je l’écris aujourd’hui, afin que demain, moi-même, quand ça sera un peu plus l’épreuve que le calme, je me souvienne que j’ai pensé ça un jour 😉 !
Mais en y réfléchissant encore un peu, est-ce qu'on pourra savoir à quel point Jésus est stable et victorieux face aux épreuves, lorsqu'on sera au ciel où il n'y aura plus d'épreuves, de montagnes à franchir ?
La seule façon pour nous, de connaître de façon vivante, en nous, combien Jésus est au-delà de notre façon égoïste, orgueilleuse, égocentrée de concevoir les choses, c'est de vivre Jésus, vivre en nous ce que Jésus est, dans les épreuves qui prouvent et révèlent la supériorité infinie de ce que Jésus est, par rapport à ce que l'homme pécheur, l'homme charnel et même l'homme religieux est.
Alors, lorsqu'on est vrai, en acceptant de reconnaître nos échecs quand on fait les choses par nous-mêmes, selon nos conceptions charnelles (et qui finissent toujours par donner de la mort, ou un vieux relent de mort, quelque part, en nous ou souvent chez les autres qu'on aura pas hésité à sacrifier plutôt que d'avoir à se sacrifier soi-même), on pourra se repentir (=reconnaître que notre chemin n'est pas le bon pour être qualifié de vrai chemin de vie pour tous) et vouloir accepter le chemin de Jésus, si on veut mettre notre foi en lui. 
Mais au ciel, il sera trop tard pour vivre cette expérience, cette profondeur de connaissance, en live, en nous, de ce que Jésus est face à tous les obstacles et les montagnes qui se dressent sur cette terre livrée à la loi du péché; car au ciel, il n'y aura plus ces épreuves ! C'est seulement ici-bas qu'on peut vivre, en nous, la confrontation de ce que Jésus est, par rapport à ce que le péché peut mettre comme obstacles; c'est seulement ici-bas qu'on peut vivre un peu Jésus, sous un aspect qu'on ne vivra plus au ciel : la communion de ses souffrances, la puissance de sa résurrection qui fait suite à la mort à nous-mêmes...

Phil 3:10 Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances en devenant conforme à lui dans sa mort 
Je sais que c'est bizarre de le dire et même pour moi qui l'écrit, à l'instant-même : on ne pourra plus vivre tout ça en nous, par rapport à la connaissance de Jésus, lorsqu'on sera au ciel, car tout ça ne pourra plus être vécu en live, comme il n'y aura plus d'épreuves au ciel !
Est-ce qu'il faut alors rechercher les épreuves ? = NON, ce n'est pas ça l'analyse à avoir. Ce qu'il faut, c'est plutôt commencer à porter un regard différent sur le chemin que Dieu a prévu pour nous, chemin pas forcément facile, mais chemin qui est là pour nous emmener de plus en plus près de lui, en lui ...
Est-ce que si Dieu avait tracé un chemin tout rose autour de moi, cela m'aurait emmené à venir de plus en plus vers Dieu, à renoncer de plus en plus à ma volonté pour accepter de suivre la volonté de Dieu ? En tout cas, les conditions du Jardin d'Eden n'ont pas emmenée Adam et Eve à vouloir toujours rester dans la volonté de Dieu; et je pense qu'on connaît tous la réponse pour nous-mêmes...

Héb 12:10-11
Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.

I Pi 1:6-7
C'est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l'épreuve de votre foi, plus précieuse que l'or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra

Jacq 1:2-4
Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.


Et pour en revenir au Cantique des Cantiques, on peut dire que les voilà donc ces montagnes qui nous séparent du but à atteindre mais qui se révèleront, à la fin, comme des montagnes d’aromates qui exhalent des parfums d’agréables odeurs de vie de Dieu.
Et quelle est le parfum d’amour qui s’exhale de la vie de Jésus pour nous, si ce n’est qu’il a accepté, pour nous, le chemin de la croix plutôt que d’être resté confortablement là où tout allait bien pour lui ?

Sur notre chemin de notre croix, qui n’est pas un chemin facile, puisque que c’est seulement par la foi en Dieu et grâce à son assistance que nous pourrons suivre ce chemin, Jésus sera, par le Saint-Esprit, à nos côtés, pour nous conduire et nous mener jusqu’au bout de ce chemin qui est : lui, en pleine perfection.
Alors voilà ce qu’il faut regarder comme étant la bénédiction (Cheminer en présence de Jésus) qui pourrait pourtant passer inaperçue, si on ne veut que l’arrivée et qu’on ne considère pas le chemin, le cheminement vers le but. Oui, il faut bien considérer cela = Jésus est là, avec nous, sur le chemin de la croix car c'est là qu'on goûte la communion avec ce qu'il est face aux montagnes !
Oui, c’est ce qu’il faut savourer pendant le chemin de la croix, le chemin vers notre but qui est Jésus = Jésus est avec nous sur ce chemin-là, dans la communion avec ce qu'il est ! , mais c’est seulement sur ce chemin-là, qu’on peut être avec lui et comprendre en nous ce que nous ne pourrons plus vivre en nous au ciel !

Phil 3:10 
Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances en devenant conforme à lui dans sa mort 
Mt 28 :20(b) Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.

Alors ne soyons pas comme les 2 disciples d’Emmaüs qui parlaient avec Jésus sans comprendre que c’était Jésus, et qui avaient pourtant espéré que Jésus soit réellement le Christ (mais selon leurs conceptions juives de ce que devait être le Christ, le libérateur), mais qui, ayant les yeux aveuglés par leur façon de considérer les choses, ne profitaient alors pas pleinement de ce que Jésus était avec eux, sur ce chemin de d’incompréhension des évènements, pour eux.
Ils n’ont pas savouré pleinement le cheminement aux côtés de Jésus à sa juste valeur, au moment où cela était possible. Et si leurs yeux ne s’étaient pas ouverts lorsqu’ils ont ouvert leur maison à Jésus, pour souper avec lui, comme la voix de cet homme qui leur parlait, disait des choses qui touchaient leur cœur, alors ils n’auraient pas du tout compris qu’ils avaient cheminé avec leur plus grand désir, avec le Christ glorifié, tant attendu par les Juifs. (Lc 24:13-35).
Et tout ceci nous parle alors de l’Eglise de Laodicée (Apoc 3:14-22) qui était aveugle et ne voyait pas son état spirituel mais à qui Jésus veut parler pour que certains, au son de sa voix (et de ce que cette voix dit), acceptent de recevoir Jésus à souper, afin qu’il soit avec eux et que eux soient avec lui, et puisse changer leur vision, leur façon de voir qui se satisfaisait de la religiosité, de la richesse humaine et religieuse plutôt que de rechercher la présence du bien-aimé, ce que la Sulamithe du Cantique des Cantiques a aussi abandonné elle-même, pour partir à la recherche de celui qui lui a manqué, lorsqu’il n’était plus là : son bien-aimé (symbole de Jésus pour l’Eglise). - Voir la Fiche : Le Cantique des Cantiques
Ca des Ca 5:2-8

(D’après les commentaires de CI-Scofield, c’est la Sulamithe qui parle) :
J'étais endormie, mais mon coeur veillait... C'est la voix de mon bien-aimé, qui frappe:
(D’après les commentaires de CI-Scofield, c’est la Sulamithe qui rapporte les propos du bien-aimé) :
-Ouvre-moi, ma soeur, mon amie, Ma colombe, ma parfaite! Car ma tête est couverte de rosée, Mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit.
(D’après les commentaires de CI-Scofield, c’est la Sulamithe qui parle) :
-J'ai ôté ma tunique; comment la remettrais-je? J'ai lavé mes pieds; comment les salirais-je? (Symbole du « je suis bien, je n’ai besoin de rien », symbole de la religiosité qui a fait ses propres efforts pour être propre et ne comprends pas que c’est le bien-aimé qui est la source de vie, et qui rechigne alors à suivre ce que le bien-aimé demande et à quitter le stade d'assouvissement de ses besoins, qu'elle avait atteint)
Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre, Et mes entrailles se sont émues pour lui.

Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé; Et de mes mains a dégoutté la myrrhe, De mes doigts, la myrrhe répandue Sur la poignée du verrou.
J'ai ouvert à mon bien-aimé; Mais mon bien-aimé s'en était allé, il avait disparu.
J'étais hors de moi, quand il me parlait
.(Mais voilà ce que les disciples d’Emmaüs, eux aussi, ont expérimenté dans leur cœur : ils étaient touchés par les paroles de Jésus, dans leur cœur. Ce qui va alors conduire la Sulamithe à rechercher son bien-aimé)
Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé; Je l'ai appelé, et il ne m'a point répondu.

Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée; Ils m'ont frappée, ils m'ont blessée; Ils m'ont enlevé mon voile, les gardes des murs.(Les disciples d'Emmaüs, eux, n'ont pas été frappés pour que leurs yeux voient, mais c'est Jésus qui avait été frappé pour eux et c'est ainsi, lorsque Jésus a rompu le pain, symbole de Jésus brisé en son corps pour nos iniquités, que le voile, qui était sur la vision des 2 disciples, a été enlevé.)
Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Si vous trouvez mon bien-aimé, Que lui direz-vous?...
Que je suis malade d'amour.

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