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Comme un Béréen

La Prière - Que ta volonté soit faite

11 Mars 2020 , Rédigé par Comme un Béréen Publié dans #Dieu - Jésus, #vie chrétienne, #religion-religiosité ?

Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

LA  PRIERE
(Ne pas partir dans tous les sens mais dans la seule direction qui compte)

Alors on va partir d’assez loin mais il serait bon d’avoir en toile de fond que le sujet est la prière…

 

Eccl 9:10
Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le; car il n'y a ni oeuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts, où tu vas.

Je sais qu’on prend souvent ce passage pour dire d’y aller, de ne pas se ménager à la tâche et de ne pas se priver de faire des choses pour Dieu …

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Dans la Bible, il faut faire attention de ne pas prendre un verset hors de son contexte pour pouvoir faire dire à la Bible ce que nous, nous voudrions qu’elle dise.

Car dans la Bible, il n’y a même pas que des versets qui soient les paroles que Jésus ait prononcées mais il y a aussi des versets qui sont des paroles et des raisonnements d’hommes, qui, si on les sort de leur contexte et de l’esprit général de toute la parole, peuvent emmener à poser des enseignements qui ne sont pas de Dieu.

Si, par exemple, je me sers de la fin du livre des Juges pour me forger un enseignement qui dirait qu’on peut trouver des solutions alternatives un peu douteuses, du moment qu’on résolve le problème, avec comme justification : « mais c’est bien écrit dans la Bible », alors l’écart par rapport à l’esprit de l’Evangile sera énorme !
En résumé rapide : Jg 19 à 21
Le peuple d’Israël ayant juré de ne pas donner de ses jeunes filles à marier, à la tribu de Benjamin qui avait commis une abomination en Israël, voyant que la tribu de Benjamin, de ce fait, allait disparaître, a alors pensé trouver la bonne solution. Parce ce qu’ils avaient juré, ils ne pouvaient pas donner leurs filles à marier à Benjamin, alors ils ont pensé : «  ils n’ont qu’à venir nous les voler, comme ça, on ne leur donne pas vraiment … » - Voyez un peu  l’hypocrisie de la solution ….  Mais la Bible dit qu’à cette époque, chacun faisait comme il lui semblait bon ! Ce qu’il ne faudrait pas alors oublier de mentionner pour éviter de penser que ce type de raisonnement est selon Dieu, puisque c’est dans la Bible.

De même, n’oublions pas que dans la Bible, il y a aussi écrit des paroles de Satan lui-même.
En effet, si on isole les paroles de Satan, dans le passage de la tentation de Jésus dans le désert de Mt 4:5-7, sous prétexte que c’est écrit dans la Bible, alors on aura un faux enseignement typique.
Mt 4:5-7 Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple, et lui dit: Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas; car il est écrit: Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.
Or je dis cela précisément, car ce genre d’enseignement qui est issu de la façon dont Satan entrevoit l’utilisation des promesses de Dieu, est déjà là, même dans certains milieux évangéliques :
Se servir des promesses de Dieu, des paroles de Dieu qui engage sa personne, pour essayer de forcer Dieu à agir, comme il se doit d’honorer sa parole !!! (= « comme je veux ceci, si je fais cela, comme Dieu a promis ceci à ceux qui feraient cela, alors Dieu devra me donner ceci car il l’a promis : Dieu me doit de me donner ceci, comme il l’a promis et qu’il ne peut pas revenir sur sa parole… donc je vais faire cela pour obtenir ceci...»)
Or qu’a répondu Jésus face à cette façon de considérer les promesses de Dieu :
Jésus lui dit: Il est aussi écrit: Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. Jésus a répondu selon l’esprit de l’Evangile, selon la mentalité de Dieu et qui est aussi écrit dans la Bible.  « Il est aussi écrit ….»
C’est pour ça qu’il faut comprendre, connaître et discerner  la vraie mentalité de Dieu qui se révèle dans la Bible entière et non pas dans des versets isolés.

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Et c’est exactement le cas de ce passage qu'i il ne faudrait pas mal interpréter : 
Eccl 9:10
Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le; car il n'y a ni oeuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts, où tu vas.

En résumé, le livre de l’Ecclésiaste est un livre qui dépeint, en grande partie, le raisonnement humain face à l’existence ici-bas et ce raisonnement humain l’emmène alors à voir qu’en fait, tout est vanité et poursuite du vent dans l’existence ici-bas, si on ne voit l’existence qu’à travers l’œilleton de la vision humaine. Mais même là, la vraie sagesse pousse alors à se tourner, finalement, vers le seul chemin qui vaille la peine et qui est donné à la fin du livre = suivre Dieu.
Eccl. 12:15 Ecoutons la fin du discours: Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme. 
Mais donc, tous les raisonnements et la façon de voir les choses qui sont écrites dans ce livre de l’Ecclésiaste, ne sont pas des façons de voir qu’il faut prendre pour des enseignements à suivre, car l’Ecclésiaste a voulu montré où pouvait emmener la façon de considérer l’existence ici-bas par un homme qui cherche le « Pourquoi tout ça ? »
Exemples :

Eccl 2:3 (ce n’est pas un commandement de Dieu à suivre !!!)
Je résolus en mon coeur de livrer ma chair au vin, tandis que mon coeur me conduirait avec sagesse, et de m'attacher à la folie jusqu'à ce que je visse ce qu'il est bon pour les fils de l'homme de faire sous les cieux pendant le nombre des jours de leur vie.


Eccl 12:1 (ceci n’est pas un commandement de Dieu à suivre !!!)
Jeune homme, réjouis-toi dans ta jeunesse, livre ton coeur à la joie pendant les jours de ta jeunesse, marche dans les voies de ton coeur et selon les regards de tes yeux;
mais sache que pour tout cela Dieu t'appellera en jugement. 
C’est la compréhension de l’esprit général du livre, de ce que l’Eclessiaste a voulu faire passer comme message général qui permet de ne pas voir ces versets avec une mauvaise façon de les considérer.

Ainsi, c’est
en considérant le livre entier et son message général qu’il faut aussi comprendre ce passage :
Eccl 9:10
Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le; car il n'y a ni oeuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts, où tu vas.
Ne pensons pas qu’il s’agisse d’un enseignement de Dieu à faire tout se qu’on trouve à faire, dans tous les sens car c’est écrit ainsi dans ce verset.

Car on voit déjà dans ce verset à qui s’adresse cet « avertissement » = à ceux qui iront, dans l’au-delà,  là où il n’y aura plus ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse donc à ceux qui iront en enfer ou à ceux qui considèrent qu’il n’y a rien après, donc les inconvertis !
Oui, là, L’Ecclésiaste est en train de lancer un avertissement aux perdus et en déduit donc, avec le raisonnement humain face à cette fin sans espoir : « alors réjouis-toi au maximum puisqu’après, il n’y aura rien… » , «  Mange, Bois, réjouis ton âme au maximum car après c’est fini en enfer, dans l’abîme éternel, dans le néant éternel  ou si tu crois qu’il n’y aura plus rien après la mort …»

Et même l’apôtre Paul dira ce même raisonnement, si on réfléchit d’une façon humaine, qui ne croit pas dans les promesses de Dieu de résurrection pour les croyants :
I Co 15 :32(b) Si les morts ne ressuscitent pas, Mangeons et buvons, car demain nous mourrons.
Ça, ça serait la sagesse humaine à avoir lorsqu’on ne croit pas dans les paroles de Dieu sur la vie éternelle.

Et c’est comme ça qu’il faut aussi prendre le verset suivant :
Apoc 22:11
Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore.

Mais en fait, pour ce raisonnement "Mangeons et buvons car demain nous mourrons", il s’agit d’un désespoir et non pas d’un conseil de vie !

Et d’ailleurs voilà ce que l’Ecclésiaste dit, au final, de ce « faire tout ce que tu trouves à faire » :
Eccl 2:10-11

Tout ce que mes yeux avaient désiré, je ne les en ai point privés; je n'ai refusé à mon coeur aucune joie; car mon coeur prenait plaisir à tout mon travail, et c'est la part qui m'en est revenue.  Puis, j'ai considéré tous les ouvrages que mes mains avaient faits, et la peine que j'avais prise à les exécuter; et voici, tout est vanité et poursuite du vent, et il n'y a aucun avantage à tirer de ce qu'on fait sous le soleil.

 

Or Jésus, lui, a montré un autre chemin que de « faire tout ce que notre main trouve à faire car après il n’y aura rien » et il l’a énoncé notamment en
Jn 5:19 Jésus reprit donc la parole, et leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait
que ce qu'il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.

Ce petit « que » est donc à l’opposé du raisonnement humain mais Jésus le dit car il veut qu’on comprenne que seule la volonté de Dieu vaut la peine d’être faite. Le reste est de trop, est vain, donc pourquoi s’y attarder et perdre du temps dans des choses futiles…
Exemple : (Et là je parle aux croyants …)
quand j’étais petit, au CP, je jouais aux billes et je voulais être le meilleur joueur de billes pour gagner pleins de billes, car c’était ce qui était important pour nous, les garçons du CP de l’école Jacques Prévert de Talant !
Mais si on considère maintenant ce centre d’intérêt au niveau de toute la vie d’un homme, est-ce que ça ne serait pas un peu vain que d’avoir ce but pour ma vie ? L’école élémentaire, les billes, ça passe… Tout comme notre existence ici-bas va s’arrêter et tous les centres d’intérêt, tous les buts, tous ce après quoi on courait, qu’on se fixait pour l’existence ici-bas, n’auront plus du tout d’importance, d’utilité car on ne jouera plus aux billes dans l’au-delà, ce sera la vie éternelle qui tourne autour de Dieu (Jn17:3 Or la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ)…
C'est vrai que jouer aux billes, à la récréation, pour un petit gars de l'école élémentaire, c'est normal, vu son âge mais il ne faudrait pas que ça reste à ce stade et qu'il n'y ait plus de progression de notre façon de voir les choses. Si à 46 ans j'en suis toujours à cette façon de voir la vie (=devenir le meilleur joueur de billes pour avoir pleins de billes), alors ce n'est plus normal, il y a un problème dans ma "maturation", je n'aurai pas grandi mentalement. Et c'est pareil au niveau spirituel : nous devons grandir, nous ne devons pas rester à l'état d'enfant spirituel qui reste avec ses raisonnements charnels d'enfant spirituel.
Voilà pourquoi Dieu ne veut pas qu’on passe notre temps ici-bas à vouloir gagner pleins de billes (ou autres choses quand on est adulte), à vouloir devenir le meilleur joueur de billes, à se réjouir du plaisir que donne le fait de jouer aux billes

Et c’est pour ça que Dieu voudrait qu’on s’intéresse dès maintenant à ce qui sera notre vie dans l’au-delà = le servir, vouloir faire sa volonté en comprenant quelle est sa volonté afin de faire sa volonté de plein cœur, pas parce qu’on sera forcé mais parce que notre volonté sera justement de vouloir faire sa volonté, comprenant que c’est le seul chemin qui vaille la peine d’être suivi..

 

Quelle était le but des tentations que Satan a présentées à Jésus dans le désert, si ce n’est que Jésus agisse d’après une  autre volonté que la volonté du Père, que Jésus agisse de part sa propre volonté mais qui serait indépendante du Père,  afin que la volonté du Fils et la volonté du Père ne soit pas une  ?
(Mt 4:5-7)

NON, Jésus ne faisait pas tout ce qu’il trouvait à faire mais seulement ce que le Père voulait qu’il fasse !
Il faisait
tout ce que le Père voulait qu’il fasse et il ne faisait que ce que le Père voulait qu’ils fassent = Jésus et le Père étaient 1 en volonté = toute la volonté du Père et rien que la volonté du Père = la volonté parfaite du Père (ni plus, ni moins) !

Vouloir faire seulement la volonté du Père, de Dieu, ce n’est pas du tout synonyme de faire tout se qu’on peut et souhaiter que, dans le tas, au moins une des choses soit selon ce que Dieu voulait que je fasse à ce moment.
Si Jésus nous invite à porter notre croix chaque jour, c’est qu’il y a une volonté de Dieu chaque jour pour nous, qui se renouvelle, sinon on aurait juste à porter une croix générale, annuelle ou quinquennale…

Comme une journée ne comporte que 24h, pour racheter le temps, il faut éviter de perdre du temps dans ce qui est vain et ne sert à rien, dans ce qui n’est pas la volonté de Dieu. (Car pour faire perdre du temps à quelqu'un, le mieux, c'est de l'emmener à faire des choses inutiles qui gaspillent son temps qui est compté car notre temps de vie a une fin)
Eph 5:16-17
rachetez le temps, car les jours sont mauvais. C'est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur.

 

Ce n’est pas parce que je fais des trucs chrétiens, des actions qui sont selon l’idée générale de la chrétienneté, que je fais forcément la volonté de Dieu.

Est-ce que vous connaissez le péché d’évangélisation ?  c’est-à-dire le péché d’évangéliser les gens ?
alors considérons le passage suivant :
Actes 16:6-10
Ayant été empêchés par le Saint-Esprit d'annoncer la parole dans l'Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie.  Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie; mais l'Esprit de Jésus ne le leur permit pas. Ils franchirent alors la Mysie, et descendirent à Troas. Pendant la nuit, Paul eut une vision: un Macédonien lui apparut, et lui fit cette prière: Passe en Macédoine, secours-nous!  Après cette vision de Paul, nous cherchâmes aussitôt à nous rendre en Macédoine, concluant que le Seigneur nous appelait à y annoncer la bonne nouvelle.
Et si Paul, au lieu d’aller à droite selon la volonté de Dieu (aller en Macédoine), était quand-même allé à gauche pour évangéliser (aller en Bithynie) ?
Ça aurait été une évangélisation des inconvertis, mais est-ce que ça aurait été la volonté de Dieu ?
= NON
(C'est sûr que tant que Dieu n'avait donné sa direction, Paul aurait pu décidé et cela n'aurait pas été condamnable mais lorsque la direction de Dieu est révélée, persister sur un chemin qui n'est pas celui de Dieu, combien-même ce chemin semble avoir toutes les apparences extérieures de la chrétienneté (ici = l'évangélisation), cela est alors de la désobéissance, de la rébellion = le péché.)  


Or agir en dehors de la volonté de Dieu, qu’est-ce que c’est ?
"Demandons à Adam et Eve" : Manger un fruit, cela ne semble pas grand-chose en soi, cela ne ressemble pas un péché tel que nous pourrions le comprendre avec notre vision charnel du péché… mais manger un fruit alors que ce n’est pas la volonté de Dieu car Dieu ne veut pas de ça pour nous, car Dieu ne veut pas que nous empruntions ce chemin, qu’est-ce que c’est ?

Voilà la vraie racine du péché, ce n’est pas dans l’extérieur de l’acte, dans la forme extérieure de l’acte mais c’est :
est-ce qu’on veut faire la volonté de Dieu
ou est-ce qu’on veut juste faire quelque chose, indépendamment de la volonté de Dieu ?
Juste manger un fruit, juste évangéliser, juste chanter dans la chorale, juste prier, juste louer,  juste offrir un sacrifice d’adoration du moment que ça soit un truc chrétien …
Rappelons-nous ce que Samuel a dit au roi Saül qui venait pourtant, quand-même, d’offrir des sacrifices à Dieu (mais pas en obéissant à Dieu mais en faisant comme Saül, lui, le trouvait bon de le faire = par lui-même… = « Du moment que Dieu ait un sacrifice…. Du moment que Dieu ait un holocauste…. »
ou de nos jours, à l’époques chrétienne : « Du moment qu’on loue Dieu….Du moment qu’il y ait l’adoration et la louange …. » car spirituellement, c’est quand-même l’acte haut de gamme, comme à l’époque du roi Saül, l’holocauste était le sacrifice haut de gamme…
Mais le prophète Samuel a répondu à Saül :
I Sam 15:22
Samuel dit: L'Eternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l'obéissance à la voix de l'Eternel? Voici, l'obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l'observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers.
C’est sûr que les sacrifices, les holocaustes étaient des actes que Dieu avait institués pour le culte à lui rendre, mais cela devait être selon sa volonté, selon son esprit (en esprit et en vérité) .

Héb 10:5-7
C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m'as formé un corps;
Tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché.
Alors j'ai dit: Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté.

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Tout ça pour en venir à l’application pratique :
Quand Jésus était sur terre, il a utilisé son corps pour faire toute la volonté du Père mais rien que la volonté du Père.
Et maintenant que Jésus est retourné au Père et qu’il n’est plus en chair sur terre, maintenant, le corps de Christ qui est là pour faire la volonté de Dieu : c’est l’Eglise qui est le corps de Christ et Christ est la tête.

Est-ce qu’on aimerait que notre corps fasse ses propres mouvements indépendamment de notre volonté (en médecine, il existe ce genre de phénomènes de mouvements anormaux involontaires du corps : Syndrôme de Chorée, Athétose mais ce sont des pathologies, des maladies neurologiques, ce n’est pas normal et les patients préféreraient se passer de ces mouvements involontaires de leur corps.)

 

LA PRIERE / LA LOUANGE / L’ADORATION, etc…
(c’est-à-dire les moments qu’on passe à venir vers Dieu)

Une des missions principales que Dieu ait données à ses enfants, mission qui est simple et est réalisable par nous tous est :   La Prière (ainsi que dans un sens large : la louange, l’adoration, tous ces moments que l’on passe vers Dieu, devant Dieu, dans l'intimité directe devant Dieu).

Or à quoi servent réellement les missions que Dieu nous donne puisqu’il pourrait très bien les accomplir lui-même ou par les anges … ?
Rappelons-nous,  Dieu aurait très bien pu tuer tous les ennemis du pays promis par le même ange qui avait décimé l’Egypte en 1 nuit, en faisant mourir tous les premiers nés mais Dieu a ensuite voulu que le peuple d’Israël reçoive la mission d’aller conquérir le pays en allant au combat.
Pourquoi avoir voulu donner cette mission au peuple alors que Dieu pouvait très bien la faire ?

C’est ce qu’on voit dans la Fable de La Fontaine, le Laboureur et ses Enfants : (en résumé) 
Un vieux laboureur dit à ses enfants, avant de mourir, qu’il ne faut pas qu’ils vendent leur héritage familial car il y a un trésor caché quelque part, dans le champs. Il suffit juste de retourner avec opiniâtreté le sol, de travailler le sol pour tout retourner et ils trouveront ce trésor.
A la mort du laboureur, les enfants vont donc tellement retourner la terre que le champs va être très fertile et rapporter beaucoup.
Et c’était ça, le trésor caché dans le champs : le travail que les enfants ont fait en travaillant le sol, il n’y avait rien d’autre dans ce champs que ce trésor-là.
Le but de départ était de trouver un trésor et le moyen, pour cela, était de retourner le sol, de travailler le sol.
Et à la fin, on comprend que le but du vieux laboureur était le travail de ses enfants et que le moyen était le trésor à découvrir.

En fait, le vrai but final était le moyen de départ et le moyen pour atteindre le vrai but était ce qu'on prenait pour le but au départ. (Si vous suivez mon raisonnement  ... ?)​​​​

Or, comprenons que dans toutes les missions que Dieu donne, le but recherché par Dieu est qu’on apprenne à le connaître par le chemin qu’il veut qu’on emprunte avec lui.
Au début , tout immature qu’on est, on ne voit que le but de la mission à atteindre (Evangéliser, Faire grandir le royaume de Dieu en gagnant les âmes à Christ …)
Et on se dit qu’on aura besoin de Dieu pour y arriver car ce but est tellement grand.
Alors on va s’évertuer à vouloir répondre à la demande de Dieu et on va essayer tout ce qu’on peut pour y arriver (en rajoutant, bien-sûr : « avec l’aide de Dieu » ….)
A ce moment-là,  le moyen pour atteindre le but de la mission que Dieu nous a donnée, c’est que Dieu nous aide c’est que Dieu soit avec nous.
Puis les échecs nous montrent qu’on ne peut pas du tout par nous-mêmes mais qu’il nous faut diminuer pour laisser Dieu agir. Et quand Dieu se met à agir, cela nous montre alors ce que nous ne pouvions pas voir quand on le faisait par nous-mêmes = on découvre Dieu qui agit et on se met alors à contempler ce qu’il est, quand on accepte de le suivre sur son chemin, avec lui qui dirige et qui nous montre où aller….
Puis au final, avec le cheminement qui se fait à la longue, on se rend compte que le vrai but, en fait, c’était de connaître Dieu en le collant de plus en plus (en acceptant d’être changé selon lui car on voit qu’il est merveilleux et grand)  et que le moyen pour ça, c’était la mission que Dieu nous demandait d’accomplir…

Le vrai but que Dieu a pour nous, c’est de le connaître, en revêtant sur notre âme, ce que Jésus est, en acceptant de tout cœur la volonté de Dieu sur ce que nous sommes (verbe = ETRE), et la mission que Dieu nous donne, ce n’est pas le but mais c’est la moyen pour arriver au vrai but de Dieu pour nous :  qu’on retrouve ce qu’on a perdu au Jardin d'Eden = la communion avec lui, être selon lui, le connaître dans notre être tout entier…

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Et pour la prière, cette mission humble et simple que Dieu nous donne d’accomplir, c’est la même chose :
Par la prière, Dieu veut qu’on arrive à comprendre qui il est.
Pas seulement dans l’exhaussement des prières, pas seulement dans le sujet des prières mais dans comment prier, l’esprit de la prière, dans le cheminement qu’on empruntera dans la prière.

Or, rien que le début de l’enseignement sur la prière par Jésus à ses disciples, peut alors être vu, après tout ce qui a été dit, comme l’orientation que la prière devrait avoir :
Mt 6:9-10
Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié;
que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.


C’est déjà, là, dans la prière, ce petit acte si simple, que devrait se trouver toute l’expression de la croix, toute l’expression de « non pas ce que je veux mais ce que tu veux Seigneur », «  il faut qu’il croisse et que je diminue » , tout comme Jésus lui-même disait « Le Fils ne peut rien faire de lui-même » et tout cela afin que Dieu soit vu et connu comme étant saint, c'est-à-dire "à part", c'est-à-dire bien loin de ce que l'homme charnel est. (= Que ton nom soit sanctifié )


C’est déjà, là, dans la prière, ce petit acte si simple, que devrait se trouver toute l’expression de la croix, toute l’expression de « non pas ce que je veux mais ce que tu veux Seigneur », «  il faut qu’il croisse et que je diminue » car le but est que TON nom soit sanctifié, que ce que tu es soit révélé comme étant complètement hors de nous, hors du camps (= Du temps de Moïse, la Tente d'Assignation où Moïse allait pour rencontrer Dieu, était dressée hors du camps, hors de là où était le peuple, car Dieu n'est pas selon notre façon de penser, Dieu n'est pas selon notre façon de voir les choses ou d'agir face aux situations.)
(Héb 10:5-7 : résumé)
tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, ….. Alors j'ai dit: Voici, je viens …..Pour faire, ô Dieu, ta volonté.

Alors est-ce que la prière ne devrait pas être le lieu spirituel où notre volonté soit à l’écoute de la volonté de Dieu ? Où nous abandonnions notre façon de voir les choses, notre façon de réagir face aux situations... afin de découvrir quelle est la volonté de Dieu, ce que Dieu,  lui, veut dans cette situation, afin de le comprendre lui ?

Et est-ce que le meilleur moyen pour faire exactement la volonté de Dieu et ne pas se perdre dans des chemins vains de nos raisonnements humains, ne serait-il pas de carrément demander à Dieu, de vouloir savoir :
= QU’EST-CE QUE TU VEUX SEIGNEUR ? 

car je veux connaître ta volonté, car je veux venir sur ce chemin-là dans ma séance de prière, dans mon moment avec toi… Dans ce moment-là , je veux te connaître toi et aller là où tu vas, toi car, en fait, c'est toi que je veux connaître !

C’est donc principalement dans la prière que Dieu veut se faire connaître à nous, qu’on arrive à comprendre qui il est et cela passe par connaître sa volonté (donc par vouloir déjà connaître sa volonté) ….


Dieu fait très attention à notre volonté et ne veut pas la forcer, car nous forcer à lui obéir est aux antipodes de ce qu’il veut faire avec nous. Dieu attend donc que nous voulions, nous-mêmes, faire sa volonté, que cela émane de nous… Que la proposition vienne de nous : « Que veux-tu Seigneur ? » …
Dieu ne forcera jamais notre volonté pour atteindre ce but mais c’est là qu’il veut nous emmener, car c’est là qu’est la vraie vie, car c’est là , en s’intéressant la volonté de Dieu, qu’on va commencer à comprendre et connaître Dieu…

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Avant la conquête du pays promis, après que le peuple d’Israël ait péché par le veau d’or, Dieu avait dit à Moïse qu’il ne monterait  pas avec eux mais qu’il enverrait un ange devant eux pour chasser les ennemis.
Ex. 33:1-3
L'Eternel dit à Moïse: Va, pars d'ici, toi et le peuple que tu as fait sortir du pays d'Egypte; monte vers le pays que j'ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob, en disant: Je le donnerai à ta postérité. J'enverrai devant toi un ange, et je chasserai les Cananéens, les Amoréens, les Héthiens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens.  Monte vers ce pays où coulent le lait et le miel. Mais je ne monterai point au milieu de toi, de peur que je ne te consume en chemin, car tu es un peuple au cou roide.

Mais Moïse n’a pas voulu accepter cette solution, ce chemin. Pourtant, ils auraient eu le pays promis et aurait donc accompli la mission que Dieu leur avait donnée. Ils auraient été dans l'obéissance à l'ordre de Dieu et auraient eu la bénédiction promise mais sans connaître Dieu davantage !
Mais ce qui intéressait Moïse, ce n’était pas spécifiquement d’avoir le pays promis, d'accomplir la mission, mais que Dieu soit avec eux, sinon ça ne valait même pas la peine de partir pour aller conquérir le pays promis.
La connaissance de Dieu, voilà ce que Moïse avait comme but !

Ex 33:12-17
Moïse dit à l'Eternel: Voici, tu me dis: Fais monter ce peuple! Et tu ne me fais pas connaître qui tu enverras avec moi. Cependant, tu as dit: Je te connais par ton nom, et tu as trouvé grâce à mes yeux.  Maintenant, si j'ai trouvé grâce à tes yeux,
fais-moi connaître tes voies; alors je te connaîtrai, et je trouverai encore grâce à tes yeux. Considère que cette nation est ton peuple.  L'Eternel répondit: Je marcherai moi-même avec toi, et je te donnerai du repos.  Moïse lui dit: Si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais point partir d'ici.  Comment sera-t-il donc certain que j'ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple? Ne sera-ce pas quand tu marcheras avec nous, et quand nous serons distingués, moi et ton peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre?
L'Eternel dit à Moïse: Je ferai ce que tu me demandes, car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par ton nom.
 

Alors qu’est-ce que Dieu cherche à éveiller en nous dans les moments de prières ?
- arriver à conquérir le pays promis ou apprendre à le connaître ?
- chercher à faire aboutir tout ce que nous envisagerions de réaliser comme acte chrétien ou chercher à connaître la volonté de Dieu afin de le comprendre davantage ?

Mais faisons le pas de rechercher activement SA volonté déjà et de mettre ce but comme notre priorité N° 1 et alors, je pense que c’est là qu’on sera surpris dans le bon sens, c’est là qu’on verra le « faire un avec le Père » et qui se manifestera par le « faire un entre nous, par le Saint-Esprit »  car on voudra tous la même chose = la volonté du Père. 

 

Dans le Cantique des Cantiques, il y a une phrase qui revient souvent à la bouche du bien-aimé, concernant sa bien-aimée : «  Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Par les gazelles et les biches des champs, Ne réveillez pas, Ne réveillez pas l’amour, avant qu’elle le veuille » et c’est ce dont parle le Livre du Cantique des cantiques :
 = Ce que Dieu veut, au fond de son cœur, (sans le dire explicitement, afin que cela naisse en nous et ne soit pas extérieur à nous, tout comme il n’a pas dit à Moïse que ce qu’il voulait véritablement, c’était que Moïse s’oppose à la destruction du peuple lorsque Dieu avait dit à Moïse qu’il voulait détruire le peuple rebelle), c’est que ce soit de notre propre volonté, du fond de notre cœur, qu’on tourne nos regards pour le considérer lui, pour le connaître lui, au-delà de tout ce qu’il nous donne comme bénédiction mais plutôt en voyant son cœur ( et ce cœur est infini comme l’amour qu’il a manifesté à la croix = Jésus, son Fils, qu’il a offert en sacrifice pour nous, afin que nous vivions en lui.)

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Après, forcément, que cela ne soit pas un frein à se dire, « je ne connais pas directement la volonté de Dieu donc je ne fais rien » parce que c’est en marchant qu’on apprend le mieux à marcher et Dieu ne nous invite pas à rester sans rien faire (faire toute la volonté que le  Père veut pour moi, ce n'est absolument pas ne rien faire, car Dieu a réellement des oeuvres prévues d'avance pour nous afin que nous les pratiquions...). Et de toute façon , même ne rien faire est une prise de décision de ne rien faire donc autant aller de l'avant car le mouvement, c'est ce qui caractérise la vie mais que nous soyons plutôt tournés vers "vouloir faire la volonté de Dieu" en tout temps, que sa volonté soit clairement révélée ou que nous soyons dans l'attente de cette révélation dans notre avancée.

Que "vouloir faire la volonté de Dieu" soit plutôt LA direction où nous désirons et voulons nous diriger dans ce que nous faisons pour Dieu : « emmène-moi là où tu veux que j’aille, afin que je te trouve toi, que je sois près de toi, et même en toi !», même dans la prière, surtout dans la prière, pendant le cheminement du moment de prière !!!
Il s'agit d'un état d'esprit, d'un mode d'être = être dans l'état "vouloir faire la volonté de Dieu", avant même d'être l'action que nous faisons.

Or on apprend à prier en priant mais ne pensons pas que pour la prière, comme cela paraît facile à faire, cela ne soit pas un acte où on ait besoin que Christ croisse en nous et que nous, nous diminuions.
Oui , même (et surtout) pour la prière, il faut apprendre à ce que le Saint-Esprit nous dirige et non pas notre propre volonté… afin qu’en voyant la volonté de Dieu, nous comprenions et connaissions qui est cet être vivant qui est notre Dieu .

RMQ :
Tant que tout va bien et qu’on est dans des conditions de vie sociétale où l’abondance et les facilités d’existence sont présentes en abondance, on ne se rend peut-être pas bien compte de l’enjeu de vie (vraie vie) qui peut être derrière l’obéissance (ou non) aux directives de Dieu.
Mais en conditions moins propices (temps de guerre, etc…), alors, aller à gauche quand Dieu nous demande d’aller à droite, va très certainement avoir des conséquences plus concrètes et immédiates et malheureusement plus dramatiques qu’en période d’abondance, qu'en période de paix sociale... !
Alors oui, quand les temps sont moins propices, il s’avère de plus en plus clair qu’il faille être en connexion et en obéissance à Dieu car, en plus, nous savons que Dieu ne veut pas notre malheur mais que s’il dit d’aller à droite, mieux vaut aller à droite dans notre propre intérêt et ne pas même se dire "je vais déjà aller à gauche, quand-même, pour voir et j’irai à droite ensuite" car rajouter quelque chose à la volonté de Dieu a aussi son caractère néfaste, qui se manifestera plus ou moins vite, plus ou moins concrètement, selon les circonstances. N'oublions pas que dans l'Apocalypse, en Apo. 22:18-19, il est même déjà envoyé un avertissement envers ceux qui voudront "rajouter quelque chose" aux paroles de la prophétie de ce livre, avant même l'avertissement envers ceux qui voudraient retrancher des paroles à la prophétie de ce livre... 
Alors plus on comprend Dieu, plus on comprend combien Dieu est saint, combien Dieu n'est pas comme nous, plus on comprend que rajouter à ce que Dieu dit, n'est pas le bien !

Rappelons-nous aussi Abraham qui a voulu rajouter son "petit coup de pouce" pour atteindre la bénédiction à venir que Dieu lui avait annoncée. Ça a donné : Ismaël !
Or la descendance d’Ismaël n’a pas été un réel coup de pouce pour la bénédiction que Dieu a donné à Abraham en Isaac, bien au contraire : ça a été la guerre entre la descendance d’Ismaël et celle d’Isaac, entre les arabes et les juifs, tensions qui durent encore de nos jours…
Ne pensons pas que de rajouter à la volonté de Dieu soit mieux, au contraire : tout ajout est aussi coupable que tout retrait. (cf
Apoc 22:18-19 Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre: Si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre; et si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre.)


D'où la nécessité de rechercher la volonté de Dieu , afin de comprendre Dieu et de réaliser que seule la volonté Dieu est parfaite et de vouloir accomplir cette volonté et de ne pas vouloir rajouter sur cette volonté... Et alors on comprendra en vérité et dans tout notre coeur, pourquoi Jésus, lui, disait = Jn 5:19 Jésus reprit donc la parole, et leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu'il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.

 

PS :
Je rajouterai juste une petite chose, pour ceux qui penseraient que "ne faire que la volonté de Dieu" sera donc le moyen d'en faire moins, le moyen de penser que comme je ferai moins de choses humaines, cela me laisserait donc penser que c'est le chemin du laisser-aller : cette mentalité est justement de ne pas croire que Dieu ait prévu des plans bien copieux, bien remplis, bien rassasiants pour ceux qui ont justement le coeur de servir Dieu, le coeur d'aimer accomplir la volonté de Dieu = Dieu ne vous laissera justement pas oisif puisque votre coeur aimera servir Dieu :

II Pi 1:3-10
Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ.  
(Si la connaissance de Jésus est en nous, c'est-à-dire si être tel que Jésus est notre vie, notre but - car on voit bien que les vertus mises en avant c'est justement ressembler à Jésus, en étant tel que lui, dans le coeur - alors cela ne va pas nous laisser à ne rien faire, au contraire, regardons à la vie de Jésus et comprenons que faire juste la volonté de Dieu, rien que la volonté de Dieu, ça n'a pas laissé Jésus oisif !!!!).   Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. C'est pourquoi, frères, appliquez-vous d'autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais.
 

Source : www.connaitrechrist.net
http://connaitrechrist.net/Site/WN/ButEvangile.htm  

 

LE BUT DE L'EVANGILE

Par Watchman Nee

Tiré de « La Vie Chrétienne Normale » disponible en anglais
http://www.ccel.org/ccel/nee/normal.html


Pour notre dernier chapitre, nous prendrons comme point de départ un épisode qui a été repris dans l'Evangile et qui se passe à l'ombre même de la Croix - un épisode qui dans ses détails est à la fois historique et prophétique. « Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme entra, pendant qu'il se trouvait à table. Elle tenait un vase d'albâtre, qui renfermait un parfum de nard pur de grand prix; et, ayant rompu le vase, elle répandit le parfum sur la tête de Jésus. Mais Jésus dit: Ne la troublez pas. Pourquoi lui faites-vous de la peine? Elle a fait une bonne action à mon égard; Je vous le dis en vérité, partout où la bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu'elle a fait. » (Marc 14:3,6,9)

Le Seigneur a donc désiré que l'histoire de Marie, L'oignant avec un parfum de grande valeur, accompagne pour toujours la proclamation de l'Evangile; ce que Marie a fait devra toujours être associé à ce que Jésus a fait. Ce sont Ses propres paroles. Que veut-Il nous faire comprendre par là?

Je pense que nous connaissons tous bien le récit de ce qu'a fait Marie... D'après les détails qui nous sont donnés dans le chapitre 12 de Jean, où cet incident suit de prêt le retour à la vie de son frère, nous pouvons en déduire que la famille n'était pas spécialement riche. Les soeurs s'occupaient elles-mêmes des corvées ménagères, car on nous dit que lors de ce souper, « Marthe servait » (Jean 12:2 à comparer avec Luc 10:40(1) ). Il ne fait aucun doute qu'ils comptaient chaque sou. Pourtant, l'une des deux soeurs, Marie, qui possédait un vase d'albâtre contenant du parfum d'une valeur de 300 deniers, le versa entièrement sur le Seigneur. Le raisonnement humain dirait que c'était vraiment exagéré: c'était donner au Seigneur plus que ce qu'on Lui devait. C'est pourquoi Judas, appuyé par les autres disciples, a pris les devants pour manifester sa réprobation, en disant que ce que Marie avait fait était du gaspillage.

GASPILLAGE
« Quelques-uns exprimèrent entre eux leur indignation: A quoi bon perdre ce parfum? On aurait pu le vendre plus de trois cents deniers, et les donner aux pauvres. Et ils s'irritaient contre cette femme » (Marc 14:4,5). Cette parole nous emmène à ce que je crois être la pensée du Seigneur pour conclure notre méditation, c'est-à-dire la signification de ce mot gaspillage.

Qu'est-ce que le gaspillage? Gaspiller signifie, entre autres choses, donner davantage que nécessaire. Si un euro est suffisant et que vous donnez dix euros, c'est du gaspillage. Si deux grammes suffisent et que vous donnez un kilogramme, c'est du gaspillage. Si trois jours suffisent pour terminer une tâche, et que vous y passez cinq jours ou une semaine, c'est du gaspillage. Le gaspillage signifie que vous donnez plus que la valeur de la chose. Si quelqu'un reçoit davantage que ce qu'il mérite, c'est du gaspillage.

Mais rappelez-vous, nous considérons ici une chose, l'acte de Marie, dont le Seigneur a dit qu'il accompagnerait l'Evangile, partout où il serait apporté. Pourquoi? Parce qu'Il veut que la prédication de l'Evangile produise quelque chose de semblable à ce qu'a fait Marie ici, c'est-à-dire, des gens venant à Lui , pour se « gaspiller pour Lui ». C'est le résultat recherché.

Nous devons examiner cette question du « gaspillage pour le Seigneur » sous deux angles: celui de Judas (Jean 12:4-6) et celui des autres disciples (Matthieu 26:8,9); et dans ce but, nous regarderons aussi les récits parallèles.

Tous les douze disciples considéraient l'acte de Marie comme du gaspillage. Pour Judas évidemment, qui n'avait jamais appelé Jésus « Seigneur», tout ce qui était versé sur Jésus était du gaspillage. Non seulement le parfum était du gaspillage, mais l'eau l'aurait été aussi. Judas représente ici le monde. Dans l'esprit du monde, le service pour le Seigneur, et le fait de se donner nous-mêmes à Lui pour Le servir, est du pur gaspillage. Il n'a jamais été aimé, et n'a jamais eu de place dans le coeur du monde, donc chaque don qui Lui est fait est du gaspillage. Nombreux sont ceux qui disent: « Un tel ou un tel pourrait faire de bonnes choses pour le monde, si seulement il n'était pas chrétien! » Lorsqu'un homme a des dons naturels ou des capacités, aux yeux du monde, on considère qu'il est bien dommage qu'il serve le Seigneur. On pense que de telles personnes sont vraiment trop bien pour le Seigneur. Ils disent que « c'est une vie gâchée qui aurait pu être utile ».

Laissez-moi partager avec vous un témoignage personnel. En 1929, je suis revenu de Shanghai dans mon village de Foochow. Un jour que je me promenais dans la rue, appuyé sur ma canne, affaibli et en mauvaise santé, je rencontrai un de mes anciens professeurs d'université. Il m'emmena dans un salon de thé, et nous nous y assîmes ensemble. Il me scruta de la tête aux pieds puis des pieds à la tête et finit par déclarer: « Ecoutez-moi, pendant vos années d'étude, nous pensions beaucoup de bien de vous, et nous espérions que vous alliez réaliser de grandes choses. Allez-vous me dire que c'est ce qui vous est arrivé? » Il me posa cette question en me regardant d'un air perçant. Je dois confesser qu'en entendant cela, mon premier désir fut de m'effondrer en pleurs. Ma carrière, ma santé, tout était parti, et j'étais devant mon ancien professeur, qui m'avait enseigné le droit à l'école, qui me demandait: « Etes-vous encore au même point, sans aucun succès, aucun progrès, sans rien à montrer? »

Mais l'instant d'après - et je dois admettre que ce fut la première fois de ma vie-, j'ai vraiment compris ce que signifiait avoir « l'Esprit de gloire » reposant sur moi - la pensée de pouvoir répandre ma vie pour le Seigneur remplit mon âme de gloire. Ce n'était rien moins que l'Esprit de gloire qui reposait sur moi. Je pus alors relever les yeux et dire sans l'ombre d'un doute, « Seigneur je Te loue! C'est la meilleure chose que j'ai pu faire, j'ai fait le bon choix! » Pour mon professeur, servir le Seigneur semblait être un gâchis, mais c'est bien le but de l'évangile - nous amener une juste appréciation de Sa valeur.

Judas pensait que c'était du gâchis. « Nous aurions pu faire mieux avec cette argent en l'utilisant d'une autre façon. Il y a beaucoup de pauvres. Pourquoi ne pas plutôt le donner à une oeuvre de charité, ou au profit d'une oeuvre sociale, pour aider les pauvres d'une façon pratique? Pourquoi fallait-il le répandre aux pieds de Jésus? » (cf. Jean 12:4-6). Le monde raisonne toujours de cette façon. « Ne pouvez-vous pas trouver une meilleure façon d'utiliser votre vie? Ne pouvez-vous pas faire quelque chose de mieux que cela? Tu vas un peu trop loin en te donnant entièrement au Seigneur! »

Mais si le Seigneur en est digne, comment cela pourrait-il être un gâchis? Il est digne d'être servi. Il est digne que je sois Son prisonnier. Il est digne que je vive pour Lui. Il en est digne! Ce que le monde en dit n'est pas important. Le Seigneur dit: « Ne la troublez pas ». Alors ne soyons pas troublés. Les hommes peuvent bien dire ce qu'ils veulent, nous nous appuyons sur la parole du Seigneur, «Elle a fait une bonne action » Toute oeuvre véritable n'est pas faîte pour les pauvres, toute bonne oeuvre est faîte pour Moi. ». Lorsque nos yeux ont été ouverts sur la valeur immense du Seigneur Jésus, rien n'est trop bon pour lui.

Mais je ne veux pas trop m'attarder sur Judas. Considérons aussi l'attitude des autres disciples, parce que leurs réactions nous affectent davantage que celle de Judas. Nous ne prêtons pas vraiment attention à ce que dit le monde; nous pouvons accepter cela, mais nous prêtons une grande attention à ce que les autres chrétiens disent, car ils sont censés nous comprendre. Pourtant nous remarquons qu'ils disent la même chose que Judas; et non seulement ils le disent, mais ils sont vraiment fâchés et indignés. « Les disciples, voyant cela, s'indignèrent, et dirent: A quoi bon cette perte? On aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres » (Matt. 26:8-9).

Nous savons bien sur qu'il y a une attitude de coeur très courante parmi les chrétiens, qui pensent: « Essayons d'obtenir le maximum de résultat avec le minimum de moyen. » Ce n'est pourtant pas ce qui est vue ici, il y a quelque chose de plus profond. Laissez-moi illustrer cela. Est-ce que quelqu'un vous a déjà dit que vous perdez votre temps à rester assis et à ne pas en faire davantage? Ils disent, « Il y a ici des personnes qui pourraient s'engager dans cette oeuvre ou celle-là. Elles pourraient être utiles pour aider ce groupe ou ce groupe. Pourquoi ne sont-elles pas plus actives? » - en disant cela, ils ne pensent qu'à l'utilité. Tout devrait être utilisé à son maximum, dans le sens où ils l'entendent.

Certains chrétiens ont eu cette même pensée envers certains serviteurs du Seigneur, qui apparemment n'en faisaient pas assez. Ils pensaient que ces serviteurs pourraient en faire bien davantage, en occupant une place plus importante dans certains milieux, pour y être plus influents. Ils seraient ainsi bien plus utiles. J'ai déjà parlé d'une soeur, que je connais depuis bien longtemps, et qui, je le pense, est celle qui m'a apporté le plus d'aide. Elle a été utilisée par le Seigneur durant toutes les années où j'ai été en contact avec elle, bien que pour certains d'entre nous, cela n'était pas si évident à l'époque. Voilà ce que je ressentais à son sujet: « Elle n'est pas utilisée! » Je me disais constamment: « Pourquoi ne sort-elle pas faire des réunions, pourquoi ne va-t-elle pas quelque part, pourquoi ne fait-elle pas quelque chose? Elle gâche son temps à vivre dans ce petit village où rien ne se passe! » Parfois lorsque j'allais la voir, je criais presque: « Personne ne connaît le Seigneur comme vous. Vous connaissez la Parole d'une façon vivante. Ne voyez-vous pas les besoins autour de vous? Pourquoi ne faîtes-vous rien? C'est une perte de temps, c'est de l'énergie gâchée, c'est une perte d'argent, tout est gâché, vous êtes juste assis ici à ne rien faire! »

Mais non, frères, ce n'est pas la chose primordiale pour le Seigneur. Il veut certainement vous utiliser vous et moi. Que Dieu me garde de prêcher l'inactivité, ou de chercher à justifier une attitude d'indifférence à l'égard des besoins du monde. Comme Jésus L'a dit Lui-même, « l'évangile sera prêché dans le monde entier. » Nous cherchons ici à comprendre ce qui est essentiel. En regardant en arrière, je réalise combien le Seigneur a, en fait, puissamment utilisé cette chère soeur pour parler à plusieurs d'entre nous, jeunes hommes, qui étaient à Son école, pour nous préparer à oeuvrer pour l'Evangile. Je ne peux pas assez remercier Dieu pour elle et pour l'influence qu'elle a eue dans ma vie.

Mais alors quel est le secret? C'est que le Seigneur Jésus en approuvant clairement l'action de Marie à Béthanie, a posé le fondement de base de tout service. Et c'est que nous Lui donnions tout ce que nous avons, tout ce que nous sommes; et² si c'est là tout ce qu'Il nous demande, c'est suffisant. La question primordiale n'est donc pas, « les pauvres » ont-ils été aidés ou non. Cela suivra, mais la première question est: le Seigneur a-t-Il été satisfait?

Nous pouvons organiser beaucoup de réunions, participer à bien des conventions, aider à l'organisation de campagnes d'évangélisation. Nous en sommes capables. Nous pourrions oeuvrer et être utilisés au maximum; mais le Seigneur n'est pas préoccupé par nos activités incessantes pour Lui. Ce n'est pas Son but premier. Le service pour le Seigneur ne peut pas être mesuré par des résultats tangibles. Non, mes amis, ce qui préoccupe le Seigneur avant tout, c'est que nous soyons à Ses pieds et que nous versions du parfum sur Sa tête. Quel que soit notre « vase d'albâtre »: la chose la plus précieuse, la chose qui nous est la plus chère dans ce monde, oui, permettez moi de le dire, même la vie qui coule de nous et qui a été produite par la Croix elle-même, nous donnons tout cela au Seigneur. Pour certains, même pour ceux qui devraient le comprendre, cela semble être du gâchis, mais c'est ce que le Seigneur cherche avant tout. Très souvent, ce don de notre personne pour Lui se traduira par un service infatigable, mais Il se réserve le droit de suspendre ce service pour un temps, afin que nous réalisions si nous sommes attachés au service ou à Lui-même.

SERVIR POUR SON PLAISIR
« Je vous le dis en vérité, partout où la bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu'elle a fait. »(Marc 14:9)

Pourquoi le Seigneur dit Il cela? Parce que c'est ce que l'Evangile doit produire. C'est le but de l'Evangile. L'Evangile n'est pas là seulement pour répondre aux besoins des pécheurs. Loué soit le Seigneur, les pécheurs seront satisfaits! Mais nous pouvons dire que leur satisfaction est un sous-produit béni de l'Evangile, et non pas son objectif premier. L'Evangile est prêché, avant tout, pour que le Seigneur soit satisfait.

J'ai peur que nous mettions trop l'accent sur le bien des pécheurs et que nous n'ayons pas assez apprécié l'objectif que le Seigneur a en vue. Nous pensons au sort des pêcheurs s'il n'y avait pas d'Evangile, mais ce n'est pas la considération essentielle. Oui, loué soit Dieu! Le pécheur a sa part. Dieu répond à ses besoins et le comble de bénédictions; mais ce n'est pas la chose la plus importante. En tout premier lieu, tout doit être fait pour la satisfaction du Fils de Dieu. Ce n'est que lorsqu'Il est satisfait que nous aussi serons satisfaits et que le pécheur sera satisfait. Je n'ai jamais rencontré une seule personne qui, ayant décidé de satisfaire le Seigneur, n'ait pas trouvé elle même sa propre satisfaction. C'est impossible. Notre satisfaction est assurée dès lors que nous Lui apportons d'abord Sa satisfaction.

Mais nous devons nous rappeler ceci, c'est qu'Il ne sera jamais satisfait s, à moins que nous ne nous « donnions » entièrement à Lui. Avez-vous jamais donné trop au Seigneur? Puis-je vous dire quelque chose? Une des leçons que certains d'entre nous avons apprise, c'est que dans le service, le principe du « gaspillage » est le principe de la puissance. Le principe qui détermine l'utilité est le principe de la dépense superflue. La réelle utilité est mesurée en termes de « gaspillage ». Plus vous pensez à ce que vous pouvez faire, plus vous employez vos dons pour faire quelque chose jusqu'à la dernière limite (et pour certains même au-delà de la limite!), plus vous remarquez que vous appliquez le principe du monde et non celui du Seigneur. Les voies de Dieu pour nous sont toutes prévues pour établir en nous cet autre principe, à savoir que notre service pour Lui découle de notre service envers Lui. Je ne dis pas que nous ne ferons rien; mais la toute première chose pour nous doit être le Seigneur Lui-même, et non Son oeuvre.

Nous devons maintenant en arriver à des questions très pratiques. Vous dites: « J'ai abandonné une position; j'ai abandonné un ministère; j'ai laissé passer certaines possibilités très intéressantes pour le futur; avec pour objectif de marcher sur le chemin du Seigneur. Maintenant j'essaie de Le servir. Parfois il semble que le Seigneur m'entend, mais parfois Il me fait attendre une réponse précise. Parfois Il m'utilise, mais parfois il semble qu'Il m'ait oublié. Quand cela arrive, je me compare à cet autre frère qui s'est engagé dans une grande organisation. Lui aussi il avait un bel avenir, mais il n'y a pas renoncé. Il continue et Il sert le Seigneur. Des âmes sont sauvées et le Seigneur bénit son ministère. Il a du succès - je ne parle pas de succès matériel, mais spirituel - et parfois je pense qu'il ressemble davantage à un chrétien que moi, il semble si heureux, si satisfait. Après tout, qu'est-ce que je reçois de tout cela? Il passe des bons moments; moi je n'ai que des mauvais moments. Il n'a jamais emprunté ce chemin mais pourtant, il a beaucoup de choses que les chrétiens considèrent comme une richesse spirituelle, alors que moi, je suis assailli par toutes sortes de complications. Qu'est-ce cela signifie? Suis-je en train de gâcher ma vie? Ai- je vraiment trop donné? »

Voici donc votre problème. Vous pensez que si vous aviez suivi les traces de cet autre frère, si vous vous étiez consacré assez pour être béni, mais pas assez pour supporter les problèmes, assez pour que le Seigneur vous utilise mais pas assez pour qu'Il puisse vous arrêter - tout serait parfait. En êtes-vous bien sûr? Vous savez bien qu'il n'en serait rien.

Ne regardez pas à cet autre homme! Regardez à votre Seigneur, et demandez-vous à nouveau ce qui a le plus de valeur pour Lui. Il désire que le principe du « gaspillage » soit le principe qui nous gouverne. « Elle a fait cela pour Moi. » Le coeur de Dieu est vraiment satisfait lorsque nous nous répandons sur Lui, ou comme le dit le monde, quand nous nous gaspillons pour Lui. Il semble que nous donnions trop et que nous ne recevions rien - et c'est là le secret pour plaire à Dieu.

Oh, mes amis, que recherchons-nous? Cherchons-nous à « être utiles » comme les disciples. Ils voulaient que chacun des trois cents deniers servent au maximum. Toute la question était centrée sur « l'utilité » pour Dieu, d'une façon qui puisse être mesurée et enregistrée. Le Seigneur s'attend à ce que nous disions: « Seigneur, je ne me préoccupe pas de cela. Si seulement je peux Te plaire, c'est suffisant. »

L'OINDRE A L'AVANCE
« Mais Jésus dit: Ne la troublez pas. Pourquoi lui faites-vous de la peine? Elle a fait une bonne action à mon égard; car vous avez toujours les pauvres avec vous, et vous pouvez leur faire du bien quand vous voulez, mais vous ne m'avez pas toujours. Elle a fait ce qu'elle a pu; elle a d'avance embaumé mon corps pour la sépulture. » (Marc 14:6-8)

Dans ces versets, le Seigneur Jésus introduit un facteur temps avec les mots « à l'avance », et c'est une chose qui peut s'appliquer encore aujourd'hui, parce qu'elle aussi importante pour nous maintenant qu'elle l'a été pour elle. Nous savons tous que dans les âges à venir, nous serons appelés à une oeuvre plus grande - pas à l'inactivité. Nous savons tous que « Son maître lui dit: C'est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître. » (Matthieu 25:21; à comparer avec Matthieu 24:47 et Luke 19:17). Oui il y aura une grande oeuvre, car l'oeuvre de la Maison de Dieu va continuer, tout comme, dans le récit, il fallait toujours prendre soin des pauvres. Les pauvres seront toujours avec eux, mais ils n'auront pas toujours le Seigneur avec eux. Il y a quelque chose qui est représenté par ce parfum répandue, que Marie avait à faire à l'avance car elle n'aurait pas d'autre opportunité. Je crois qu'en ce jour, nous L'aimerons tous comme nous ne l'avons jamais fait ici bas, mais pourtant il y aura une bénédiction plus grande pour ceux qui, dès aujourd'hui, se seront répandus, donnés entièrement pour le Seigneur. Quand nous Le verrons face à face, je crois que nous nous briserons comme le vase d'albâtre et que nous nous répandrons entièrement pour Lui. Mais aujourd'hui, que faisons-nous aujourd'hui?

Plusieurs jours après que Marie ait brisé le vase d'albâtre et répandu son parfum sur la tête de Jésus, quelques femmes vinrent de bon matin oindre le corps du Seigneur. L'ont-elles fait? Y sont elles parvenues, en ce premier jour de la semaine? Non, il n'y en a qu'une qui a pu oindre le Seigneur, et c'est Marie, quand elle l'a oint à l'avance. Les autres n'y sont jamais arrivées, car Il était ressuscité. Je crois que, de la même manière, cette question du temps peut être, pour nous aussi, d'une extrême importance. Et pour nous, la question primordiale est: Qu'est ce que je fais pour le Seigneur aujourd'hui?

Vos yeux ont-ils été ouverts pour voir combien est précieux Celui que nous servons? Avons-nous vu qu'Il ne mérite rien de moins que ce qu'il y a de plus beau, de plus précieux et de plus cher? Avons-nous reconnu qu'oeuvrer pour les pauvres, oeuvrer pour le bénéfice de monde, oeuvrer pour le salut des âmes et le bien éternel des pécheurs - bien que toutes ces choses soient nécessaires et importantes- n'ont de valeur que si elles sont à leur juste place? En elles-mêmes, en tant que choses, elles ne sont rien en comparaison de ce qui est fait au Seigneur, et pour le Seigneur?

Il faut que le Seigneur ouvre nos yeux sur Sa valeur. S'il existe dans le monde une oeuvre d'art de grand prix, et que je paie le prix fort qui en est demandé, que ce soit un millier, dix mille, ou même un million d'euros, est-ce que quelqu'un va me dire que c'est du gâchis? L'idée du gâchis n'apparaît dans notre Christianisme que lorsque nous sous estimons la valeur de notre Seigneur. Toute la question est: A quel point le Seigneur est-Il précieux pour nous? Si nous n'avons pas beaucoup de considération pour Lui, alors bien sûr Lui donner tout, même si c'est peu, nous semblera être du gâchis. Mais lorsqu'Il est vraiment précieux pour nos âmes, rien ne sera trop bon, rien ne sera trop grand pour Lui. Nous donnerons tout ce que nous avons, ce qui nous est le plus cher, notre trésor le plus précieux, et nous n'en éprouverons aucune honte.

Le Seigneur dit de Marie: « Elle a fait ce qu'elle a pu. » Qu'est-ce que cela signifie? Cela signifie qu'elle a tout donné. Elle n'a gardé aucune réserve pour les jours à venir. Elle Lui a abandonné tout ce qu'elle avait; et pourtant le matin de la résurrection, elle n'a eu aucune raison de regretter son extravagance. Et le Seigneur ne sera pas satisfait, à moins que nous n'ayons fait ce qui était en notre pouvoir. En disant cela, je ne parle pas ici d'une débauche d'effort et d'énergie pour essayer de faire quelque chose pour Lui, car il ne s'agit pas de cela. Ce que le Seigneur Jésus recherche, c'est une vie qui est déposée à Ses pieds, et cela en vue de Sa mort, et de Son ensevelissement, et d'un jour à venir. Son ensevelissement était déjà en vue ce jour-là, dans la maison de Béthanie. Aujourd'hui c'est son couronnement qui est en vue, lorsqu'Il sera acclamé dans la gloire comme Celui qui est Oint, le Christ de Dieu. Oui, alors, nous nous répandrons entièrement sur Lui! Mais c'est une chose précieuse - en fait c'est une chose qui Lui est précieux - que nous l'oignions maintenant, pas avec une huile matérielle mais avec quelque chose de grande valeur, quelque chose émanant de nos coeurs.

Ce qui est simplement extérieur et superficiel n'a aucune place ici. La Croix s'en est déjà occupé, et nous avons accepté le jugement de Dieu sur cela, et appris à en être détaché. Ce que Dieu nous demande maintenant est représenté par le vase d'albâtre: quelque chose qui vient du coeur, du plus profond de notre être; un trésor qui vient du Seigneur et que nous chérissons comme Marie chérissait son vase, et nous l'apportons au Seigneur, nous le brisons et le répandons et disons: « Seigneur, le voici. Il est tout à toi, parce que Tu en es digne. » - et le Seigneur obtient ce qu'Il désirait. Qu'Il puisse recevoir une telle onction de notre part aujourd'hui.

PARFUM
« Et la maison fut remplie de l'odeur du parfum. » (Jean 12:3).

Le vase d'albâtre ayant été brisé, et le parfum répandu sur le Seigneur Jésus, la maison fut remplie du plus doux des parfums. Chacun pouvait le sentir et tout le monde en était conscient. Quelle en est la signification?

Chaque fois que nous rencontrons un chrétien qui a vraiment souffert - quelqu'un qui est passé par des expériences avec le Seigneur qui ont signifié pour lui limitation, et qui, au lieu de chercher à s'en affranchir afin d'être « utile », a accepté de devenir Son prisonnier, en apprenant ainsi à trouver sa satisfaction dans le Seigneur seul et nulle part ailleurs - nous devenons immédiatement conscients de quelque chose. Nos sens spirituels détectent immédiatement un doux parfum de Christ. Quelque chose l'a brisé, quelque chose dans cette vie été brisé, et nous en sentons l'odeur. Le parfum qui a rempli la maison à Béthanie, continue de remplir l'Eglise de nos jours; le parfum de Marie ne disparaît jamais. Il a suffit d'un seul coup pour briser la vase d'albâtre, mais son action - le don sans réserve et le parfum de cette onction - demeure.

Nous parlons ici de ce que nous sommes; pas de ce que nous faisons ou de ce que nous prêchons. Peut-être avons nous demandé depuis longtemps au Seigneur de bien vouloir nous utiliser, de telle manière que nous puissions apporter aux autres quelque chose de Lui. Nous ne demandions pas dans cette prière des dons pour prêcher ou enseigner. Nous désirions plutôt pouvoir, dans nos contacts avec les autres, transmettre quelque chose de Dieu, la présence de Dieu, le sens de Dieu. Laissez-moi vous dire, chers amis, que nous ne pouvons pas transmettre aux autres une telle impression de Dieu, sans briser toutes choses, même nos possessions les plus chères, aux pieds du Seigneur Jésus.

Une fois que nous en sommes arrivés là, que nous soyons utilisés de façon extérieure ou non, Dieu va commencer à se servir de nous pour créer une faim chez les autres. Les gens sentiront Christ en vous. Même les personnes les plus inattendues le remarqueront. Ils vont sentir qu'il y a là quelqu'un qui a passé du temps avec le Seigneur, quelqu'un qui a souffert, quelqu'un qui n'est plus « libre », plus indépendant, mais qui a appris ce que veut dire Lui soumettre toute chose. Cette sorte de vie crée une impression et une impression crée une faim, et la faim pousse les hommes à chercher, jusqu'à ce qu'ils soient emmenés par une révélation divine dans la plénitude de vie en Christ. Dieu ne nous place pas ici, en premier lieu pour prêcher ou travailler pour Lui. La première chose qu'Il attend de nous, c'est que notre présence crée chez les autres une faim de Lui-même. C'est cela, en somme, qui prépare le terrain pour la prédication.

Si vous placez un délicieux gâteau devant deux personnes qui viennent juste de finir un copieux repas, quelle va être leur réaction? Ils vont en parler, admirer son apparence, discuter de la recette, évaluer son coût - tout sauf le manger! Mais s'ils ont vraiment faim, il ne faudra pas longtemps pour le gâteau ait disparu. Et il en est de même des choses de l'Esprit. Aucun réel travail ne commencera dans une vie sans qu'il ne s'y crée d'abord un besoin. Mais comment cela peut il se faire? Nous ne pouvons pas injecter de force l'appétit spirituel chez les autres; nous ne pouvons pas forcer les gens à avoir faim. Le faim doit être créée, et elle ne peut être créée chez les autres que par ceux qui portent en eux l'empreinte de Dieu.

J'aime me souvenir des paroles de cette « femme riche » de Sunem. En parlant du prophète qu'elle avait observé mais qu'elle ne connaissait pas bien, elle a dit: « Voici, je sais que cet homme qui passe toujours chez nous est un saint homme de Dieu » (2 Roi 4:9). Ce n'est pas ce qu'Elisée avait dit ou fait qui a produit cette impression, mais ce qu'il était. Alors qu'il passait chez elle, elle a senti quelque chose, elle pouvait voir. Qu'est-ce que les autres perçoivent de nous? Nous pouvons laisser toutes sortes d'impressions: nous pouvons laisser l'impression que nous sommes intelligents, que nous sommes doués, que nous sommes ceci ou cela. Mais l'impression laissée par Elisée était une impression de Dieu Lui-même.

L'impact que nous pouvons avoir sur les autres dépend d'une seule chose, de l'oeuvre de la Croix en nous pour la satisfaction du coeur de Dieu. Elle demande que je cherche Son plaisir, que je cherche à Le satisfaire Lui seul, sans s'inquiéter de ce que cela coûtera. La soeur dont je vous ai parlé s'est trouvée un jour dans une situation très difficile pour elle, qui allait lui coûter ce qu'elle avait de plus cher. J'étais avec elle à ce moment là, et ensemble nous nous sommes agenouillés, et avons prié avec des larmes dans les yeux. Regardant en haut, elle a dit: « Seigneur, je suis prête à briser mon coeur pour que Ton coeur soit satisfait! » Pour beaucoup d'entre nous, parler de briser notre coeur peut être un sentiment romantique, mais dans la situation particulière dans laquelle elle était, c'est vraiment cela.

Il doit se passer quelque chose - il faut être prêt à Lui soumettre notre volonté, à nous briser et à répandre toutes choses devant Lui - pour que le parfum de Christ soit libéré et que d'autres vies prennent ainsi conscience de leur besoin de chercher et connaître le Seigneur. C'est ce qui me semble être au coeur de toutes choses. L'Evangile a pour objectif de produire en nous, pécheurs, une disposition qui satisfera le coeur de Dieu. Pour qu'Il puisse obtenir cela, nous venons à Lui avec tout ce que nous avons, tout ce que nous sommes - oui, même les choses que nous chérissons le plus, même dans notre expérience spirituelle- et nous Lui disons: « Seigneur, je suis prêt à laisser toutes ces choses pour Toi: pas seulement pour Ton oeuvre, pas pour Tes enfants, pas pour autre chose, mais seulement et uniquement pour Toi! »

Oh, se gaspiller ainsi pour Lui! C'est une chose bénie que de se gaspiller pour le Seigneur. Tant de personnes éminentes dans le monde chrétien ne connaissent rien de cela. Beaucoup d'entre nous ont été utilisés entièrement - je dirais même trop utilisés - mais nous ne savons pas ce que signifie « se gaspiller » pour Dieu. Nous aimons être toujours « sur la route », mais le Seigneur nous préfère parfois en prison. Nous voyons les choses en termes de voyages apostoliques: mais le Seigneur permet parfois que ses plus grands ambassadeurs soient dans les chaînes.

« Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous en tout lieu l'odeur de sa connaissance! » (2 Cor. 2:14)

« Marie, ayant pris une livre d'un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l'odeur du parfum. » (Jean 12:3)

Que le Seigneur nous fasse la grâce d'apprendre à Lui être agréable. Lorsque, comme Paul, nous ferons de cela notre objectif suprême (2 Cor. 5:9), l'Evangile aura atteint son but.

(1)L'auteur prend ici l'option communément retenue que la « maison de Simon le lépreux » était la maison de Marie,
Marte et Lazare, Simon pouvant avoir été un parent des deux soeurs. -Ed. 

 

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