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Comme un Béréen

Connaître le nom de Jésus

6 Novembre 2019 , Rédigé par Comme un Béréen Publié dans #religion-religiosité ?, #vie chrétienne, #Dieu - Jésus, #Venir à Dieu

Connaître le nom de Jésus

Es.42:21 « L’Eternel a voulu, pour le bonheur d’Israël, publier une loi grande et magnifique »

 

I/ La loi grande et magnifique

Dans la fiche « Pourquoi venir à Jésus ? », on a vu que pour avoir la vie éternelle, la condition que Jésus exposait, était d’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force, de toute sa pensée (Lc 10:25-28). Or aimer selon le vrai Amour (avec un grand A), est basé et ne peut être vrai et profond que s’il est basé sur la connaissance de celui qu’on veut aimer.

 

Dans cette fiche, nous allons donc nous intéresser de plus près à cette CONNAISSANCE de Dieu.

 

Le prophète Osée, dans l’Ancien Testament, disait au peuple d’Israël qui s’était détourné de leur Dieu : Os. 6:1-3
Venez, retournons à l'Eternel! Car il a déchiré, mais il nous guérira; Il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours; Le troisième jour il nous relèvera, Et nous vivrons devant lui. Connaissons, cherchons à connaître l'Eternel; Sa venue est aussi certaine que celle de l'aurore. Il viendra pour nous comme la pluie, Comme la pluie du printemps qui arrose la terre.

Il y a donc ici, l’idée d’aller vers Dieu pour le connaître et ainsi vivre de la vie de Dieu… (voir la fiche « Pourquoi venir à Jésus ? » )

Et dans ce texte, pour un pays sec comme le pays d’Israël, la pluie du printemps qui arrose la terre est vue comme une réelle bénédiction et non pas comme quelque chose qu’on ne voudrait pas.

Il y a donc une association entre connaître Dieu et la réelle bénédiction, la vraie bénédiction qui fait du bien.

 

Et d’autres passages de la Bible nous disent combien connaître Dieu, aimer Dieu, est une bénédiction pour l’homme :
Ps 36:10 (ou 11 selon la version de la Bible)
Etends ta bonté sur ceux qui te connaissent, Et ta justice sur ceux dont le cœur est droit!

 

Ps 91:14
Puisqu'il m'aime, je le délivrerai; Je le protégerai, puisqu'il connaît mon nom.

Et surtout :
Jn 17:3
Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.

 

Pourtant, malgré la bénédiction attachée à la connaissance de Dieu, la Bible relate une attitude du peuple d’Israël (et aussi bien le royaume du Sud = Juda, que le royaume du Nord = Israël, après le schisme en 2 royaumes) envers la connaissance de Dieu qui ne colle pas vraiment avec ce côté « bénédiction » qui est déclaré dans les citations ci-dessus.

En effet, lisons les passages ci-dessous :
Osée 4:1
Ecoutez la parole de l'Eternel, enfants d'Israël! Car l'Eternel a un procès avec les habitants du pays, Parce qu'il n'y a point de vérité, point de miséricorde, Point de connaissance de Dieu dans le pays.

Osée 4:6
Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J'oublierai aussi tes enfants.

Es. 42:21-24
L'Eternel a voulu, pour le bonheur d'Israël, publier une loi grande et magnifique.
Et c'est un peuple pillé et dépouillé! On les a tous enchaînés dans des cavernes, Plongés dans des cachots; Ils ont été mis au pillage, et personne qui les délivre! Dépouillés, et personne qui dise: Restitue!
Qui parmi vous prêtera l'oreille à ces choses? Qui voudra s'y rendre attentif et écouter à l'avenir?
Qui a livré Jacob au pillage, Et Israël aux pillards? N'est-ce pas l'Eternel? Nous avons péché contre lui. Ils n'ont point voulu marcher dans ses voies, Et ils n'ont point écouté sa loi.

Quelle différence par rapport à la bénédiction qui découle de la connaissance de Dieu !!!

Pourquoi donc la connaissance de Dieu n’était pas parmi le peuple d’Israël, tant dans le royaume du Nord que dans le royaume du Sud ?

Etait-ce parce que cette connaissance  était inaccessible, impossible, trop loin, trop difficile à comprendre ou trop cachée ?
NON, en fait, on a lu dans ces passages la vraie raison de la disparition de la connaissance de Dieu parmi le peuple d’Israël :

Es. 42:24 (b) …Ils n'ont point voulu…. ils n'ont point écouté…
Osée 4:6 …tu as rejeté la connaissance…

Il faut donc comprendre que le peuple hébreu ne voulait pas de cette connaissance. Ils ont rejeté cette connaissance de Dieu, ils l’ont repoussée.
On parle ici de « REJET », de « REFUS », de repousser… Le peuple hébreu ne voulait pas de cette connaissance, il la repoussait loin de lui-même… Comme si on lui apportait cette connaissance (= donc elle est à disposition près d’eux, à leur portée) mais qu’ils la rejetaient loin d’eux, alors qu’elle était bien vers eux !
Ce n’était pas un oubli ou un délai de temps nécessaire pour assimiler cette connaissance… NON, c’était un rejet, jeter loin de soi, renvoyer à distance, retourner à l’expéditeur quelque chose qui est pourtant bien venu vers nous, arrivé jusqu’à nous.
En médecine, par exemple, on emploie le mot « rejet » pour parler de vomissement = on a mangé un aliment, qui était donc bien très près de nous (il était dans notre estomac pour le digérer dans le but qu’il soit assimilé en nous) mais notre corps l’a rejeté hors de lui, n’a pas voulu garder cet aliment pour l’assimiler en lui.

Mais contrairement au vomissement du corps, ce rejet de la connaissance de la part du peuple de Dieu n’était pas un « JE NE PEUX PAS » assimiler ça, mais un « JE NE VEUX PAS » assimiler ça, un « JE NE VEUX PAS » de la connaissance de Dieu.

Or ce « JE NE VEUX PAS » de la connaissance de Dieu a mis le peuple choisi par Dieu dans les afflictions. Malgré cela, le peuple ne voulait quand-même pas essayer ce chemin de la connaissance de Dieu mais il le rejetait et préférait se tourner vers d’autres moyens, d’autres chemins pour s’en sortir, pour tenter de sortir de l’affliction et trouver une vie "potable". En résumé, c'était : " tout sauf la connaissance de Dieu " !

MAIS POURQUOI UN TEL REJET ?
Malachie 1:11-12
Car depuis le lever du soleil jusqu'à son couchant, Mon nom est grand parmi les nations, Et en tout lieu on brûle de l'encens en l'honneur de mon nom Et l'on présente des offrandes pures; Car grand est mon nom parmi les nations, Dit l'Eternel des armées. Mais vous, vous le profanez, En disant: La table de l'Eternel est souillée, Et ce qu'elle rapporte est un aliment méprisable.

C’est là qu’il serait bien de comprendre à quoi peut bien correspondre cette connaissance de Dieu.
Qu’est-ce que cette connaissance de Dieu pour que le peuple d’Israël qui avait pourtant eu un passé glorieux du temps de Moïse, de Josué ou du roi David, ne veuille pas revenir, pourtant, dans la connaissance de Dieu ?

On se doute bien que lorsque Dieu parle de le connaître ou de connaître son nom (voir la fiche « Connaître le nom de Dieu »), il ne s’agit pas d’une connaissance intellectuelle, d’un Quiz, d’un savoir encyclopédique où il faudrait connaître par cœur toutes les caractéristiques de Dieu, tous les noms par lesquels on l’appelle, et de pouvoir les réciter de mémoire , même en argumentant selon les versets de la Bible…

NON, connaître Dieu, c’est le connaître avec son cœur, cela va au-delà de la connaissance intellectuelle, tel que Job a pu le dire : « Mon oreille avait entendu parler de toi mais maintenant mon œil t’a vu ».
C’est de réaliser en vérité, de façon profonde, intime, en nous, dans notre cœur et non pas seulement dans notre intelligence, ce que Dieu est et d’être convaincu, au fond de nous, de façon certaine, de ce que Dieu est (c’est bien le verbe « être » que j’utilise et non pas le verbe « avoir ») et ça, ça ne se passe pas au niveau d’une connaissance intellectuelle comme l’apprentissage d’un cours de maths…. NON, ça se passe dans le vécu, ça se passe dans le "vivre ce que Dieu est ", lors de notre existence ici-bas.

LA CONNAISSANCE DE DIEU, C’EST VIVRE EN NOUS CE QUE DIEU EST (et pas seulement ce que Dieu donne)

On peut essayer de comprendre cette notion de « connaissance vivante » si je prends un exemple terre-à-terre qui nous permette d’approcher (juste approcher car cela va plus loin) ce concept.
On va prendre l’exemple que les livres romantiques essaient de dépeindre : le sentiment amoureux (et là je ne parle que du sentiment amoureux quand on tombe amoureux, je parle juste du sentiment, pas de l’Amour avec un grand A, comme on l’a vu dans la fiche «Pourquoi venir à Jésus ? »). Prenons donc juste en exemple le sentiment amoureux, ce sentiment que les livres romantiques veulent mettre en avant.
On peut donc, en lisant les livres romantiques, avoir une connaissance intellectuelle du sentiment amoureux. Si on n’est jamais tombé amoureux, on pourra donc connaître intellectuellement toute la description de ce sentiment, en redonnant toutes les descriptions qu’on a déjà lues, qu’on nous a déjà décrites par ces livres romantiques (ça, ça serait un peu comparable au stade du « mon oreille avait entendu parler de toi » de Job).
Mais on ne connaîtra réellement le sentiment amoureux tel qu’il est, le connaître en nous, d’une connaissance profonde qui se rapprocherait plus du « maintenant  mon œil t’a vu » de Job, que quand on vivra en nous ce sentiment amoureux.
Le jour où on vit véritablement en nous le sentiment amoureux, on n’a plus besoin qu’on nous explique, qu’on nous décrive le sentiment amoureux. La connaissance ne vient plus de quelqu’un d’extérieur qui nous enseignerait c’est quoi le sentiment amoureux car en le vivant en nous, alors c’est de nous que peut sortir une description, c’est de nous que sortira aussi les signes que les livres romantiques décrivaient sur ce sentiment, etc… Je connaîtrai alors le sentiment amoureux par une connaissance vivante en moi et non pas intellectuellement.
Et c’est un peu le même schéma qui peut être rapproché de la différence entre connaître intellectuellement Dieu et connaître Dieu selon ce que la Bible enseigne (mais cela va encore bien plus loin car cette connaissance va aussi toucher dans la sphère spirituelle, elle ne se cantonnera pas qu’au stade des sentiments).

Or à quelle notion biblique cette « connaissance vivante de ce que Dieu est », ce « vivre en nous » la connaissance de ce que Dieu est, nous emmène ?
= LA VIE DE L’ESPRIT
Es 11 :2 L'Esprit de l'Eternel reposera sur lui: Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Eternel.


I Co 2 :7-14
nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire, sagesse qu'aucun des chefs de ce siècle n'a connue, car, s'ils l'eussent connue, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de gloire.
Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l'oeil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont point montées au coeur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment.
Dieu nous les a révélées par l'Esprit. Car l'Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l'homme, si ce n'est l'esprit de l'homme qui est en lui? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n'est l'Esprit de Dieu. Or nous, nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles.
Mais l'homme animal ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge.

La connaissance vivante de ce que Dieu est, n’est ni plus ni moins que la vie de l’Esprit.
C’est par la vie de l’Esprit, du Saint Esprit en nous, qu’on connaît Dieu de façon vécue car ce qui rend vivant la Parole écrite, la Lettre, c’est le Saint-Esprit. C’est l’Esprit qui fait que la Parole deviendra vivante en nous et qu’on parlera alors de cette connaissance vivante de Dieu, selon Dieu.

Donc dans le Jn17:3  Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. ,  ou dans la Nouvelle Alliance de Héb. 8 :10-12, il faut comprendre où est le mystère qui se révèle par la vie de l’Esprit = c’est quand on parle de connaître Dieu ! Là, il faut comprendre = vie de l’Esprit.

Héb 8:10-12 (La Nouvelle Alliance)
Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, Après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple. Aucun n'enseignera plus son concitoyen, Ni aucun son frère, en disant: Connais le Seigneur! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu'au plus grand d'entre eux; Parce que je pardonnerai leurs iniquités, Et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés.

La connaissance de Dieu, la connaissance de Jésus, ça se vit en nous, ça ne s’apprend pas par l’extérieur. Ça se vit en nous et ça jaillit de ce qu’on est alors par la puissance de l’Esprit de vie qui veut nous conduire dans le vivre ce que Jésus est.
C’est pourquoi Jésus qui est La Vie, ça se vit et ça ne doit pas juste rester une connaissance intellectuelle de la Bible.
Jn 5:39-40  Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie! 

Jn 7:37-39  Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s'écria: Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Ecriture. Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l'Esprit n'était pas encore, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié.

Mais il faut bien comprendre que cette connaissance c’est vivre non pas simplement ce que Dieu donne car ça, ce n’est pas la vraie chose qu’il nous faille connaître, ce n’est pas l’entièreté de la connaissance de Dieu, c’est juste la cerise sur le gâteau alors que la vraie chose à connaître est le gâteau sous la cerise (voir fiches « La cerise sur le gâteau », « Pourquoi venir à Jésus ? », « Le Cantique des Cantiques »). Certes, connaître ce que Dieu nous donne c’est le début de la connaissance tout comme Jacob a connu Béthel (la maison de Dieu) avant de connaître El-Béthel (le Dieu de la maison de Dieu). Mais ce qui est le vrai but, là où il faut arriver, c’est de connaître Dieu lui-même car si on reste à la connaissance de ce que Dieu nous donne et qu’on ne veuille pas aller jusqu’à la vraie connaissance à avoir (= Dieu lui-même), cela peut même devenir un point de chute car on se contentera alors des bénédictions que Dieu nous donne, sans aller jusqu’à la connaissance de Dieu lui-même, celui qui est la source. = se contenter des dons de Dieu mais manquer l’essentiel, à savoir : Dieu Lui-même.

Bien-sûr, la connaissance de Dieu, la connaissance de ce que Dieu est, ne peut commencer que par la connaissance de ce que Dieu donne. Par exemple, pour adorer Dieu qui est Amour, il faut déjà commencer par connaître quel est cet Amour que Dieu donne. Puis, ensuite, on tournera les regards vers celui qui donne un tel Amour et on comprendra combien ce Dieu-là est Amour. Avant de pouvoir adorer El-Béthel, il faut déjà passer par Béthel. Mais Béthel ne doit être qu'une étape vers El-Béthel. L'adoration de Dieu parce qu'il nous bénit ne doit être qu'une étape vers l'adoration de ce Dieu qui se plaît à nous bénir, de ce Dieu qui est ainsi, qui a cette "personnalité", ce coeur !

 

II/ Connaître Dieu par la connaissance de Jésus-Christ

Mais après tout ce qui vient d’être énoncé, on peut encore se demander : pourquoi est-ce qu’on rejetterait cette connaissance profonde de cœur de ce que Dieu est ?
Pourquoi est-ce qu’on rejetterait de vivre en nous ce que Dieu est, comme le peuple d’Israël rejetait cette connaissance de Dieu ?
Pourquoi est-ce que cette connaissance de Dieu était méprisée, rejetée, pas du tout voulue par le peuple de Dieu ?
Ça n’a pas l’air d’être si méprisable que ça, ça pourrait même sembler un peu attrayant comme expérience à vivre.
Est-ce que nous, par exemple, nous rejetterions  ainsi cette connaissance de Dieu ?

 

La réponse, pourtant, va se dessiner en Jn 17:3
Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.

= Parce que dans ce fameux Jn 17:3 (passage qui revient souvent dans tout ce que je dis…), il n’est pas seulement fait mention de connaître Dieu le seul vrai Dieu, mais cela continue par une précision qui n’est pas là pour rien, qui n’est pas du tout anodine : connaître celui que Dieu a envoyé, Jésus-Christ.

 

Il faudrait commencer par réaliser que connaître Dieu, connaître ce que Dieu est, selon la connaissance spirituelle, profonde, vivante, c’est quelque chose que, sous certains aspects (sous certains aspects seulement), même Satan pourrait vouloir connaître…
Je m’explique :
Même Satan accepterait de connaître ce que Dieu est, de façon vivante, en le vivant en soi (mais sous certains aspects seulement).
Oui, Satan aimerait certainement connaître en lui et vivre en lui :
- la puissance de Dieu (Vivre en soi toute la puissance de Dieu…)
- le pouvoir de Dieu (Comprendre, en le vivant, tout le pouvoir de Dieu…)

- la gloire de Dieu (briller de la gloire de Dieu …)

- l’autorité de Dieu (que tout genou fléchisse devant soi …)

 

Et nous ?
Si on était emmené, comme Moïse, par exemple, à réaliser la puissance de Dieu, en vivant cette puissance, en exerçant cette puissance afin de comprendre que ce n’est pas de la nio-niotterie que la puissance de Dieu…

 

Mais ce que Satan ne veut pas connaître de Dieu, c’est le « côté Jésus » de Dieu. Or il s’avère que le « côté Jésus » de Dieu, c’est justement connaître Dieu en ce qu’il est véritablement au niveau de son « cœur », c’est connaître la « personne » que Dieu est au niveau de son « cœur » (comme on pourrait dire connaître le cœur d’un homme, connaître l'homme sous l'armure).
Car Jésus, c’est l’expression, encore accessible à l’homme ici-bas, de Dieu, au niveau de son « cœur » intime, de sa « personnalité », de son essence de cœur.

 

Et c’est justement ce que Satan ne veut pas connaître du tout, en connaissance profonde et vivante en soi. Satan ne veut pas connaître en lui-même ce que Jésus est, Satan ne veut pas vivre en lui Jésus, Satan ne veut pas expérimenter ce que Jésus est, ce que le cœur de Dieu est, car Jésus est à l’opposé de Satan. Jésus est ce que Satan a voulu rejeter de lui en décidant de se révolter contre Dieu.

Jésus est :

  • Obéissant, soumis et fidèle à son Père, de tout son être
  • Pardon / Compassion / Miséricorde…
  • Amour / Paix / Patience
  • Doux et humble de cœur
  • Vérité
  • Etc…

 

Voilà donc la connaissance que Satan rejette pour lui-même.

Mais c’est aussi cette connaissance-là que le peuple d’Israël rejetait et ne voulait pas connaître.
= le peuple d’Israël ne voulait pas vivre Jésus, ne voulait pas vivre en lui-même ce que Jésus est, ne voulait connaître dans son cœur, en le vivant en lui, ce que Jésus est, ne voulait pas connaître ce que Dieu veut qu’on connaisse de lui = sa personnalité de cœur.

 

Etre tel que Jésus est (la personnalité de Dieu), voilà  ce que le peuple d’Israël ne voulait pas connaître en le vivant en lui-même.
En effet, relisons Osée 4:1  et Osée 4:6, en lisant la suite de ces versets :
Osée 4:1-2
Ecoutez la parole de l'Eternel, enfants d'Israël! Car l'Eternel a un procès avec les habitants du pays, Parce qu'il n'y a point de vérité, point de miséricorde, Point de connaissance de Dieu dans le pays.
Il n'y a que parjures et mensonges, Assassinats, vols et adultères; On use de violence, on commet meurtre sur meurtre.
Osée 4:6-7
Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J'oublierai aussi tes enfants.
Plus ils se sont multipliés, plus ils ont péché contre moi: Je changerai leur gloire en ignominie.

 

Le peuple ne voulait pas vivre ce que le Père est, au niveau de ce que Dieu est en Jésus, mais voulait vivre un autre chemin. Or il n’y a qu’un seul chemin = Jésus, le chemin Jésus pour avoir la vie, la vie véritable qu’on appelle la vie éternelle (éternelle pour l’au-delà mais aussi qui commence dès ici-bas).

 

 

 

III/ La connaissance de Jésus, aujourd’hui

Alors on peut peut-être critiquer le peuple d’Israël qui rejetait la vraie connaissance de Dieu, mais on peut aussi se demander ce qu’il en est de nous aujourd’hui. Pas pour critiquer mais pour constater que la connaissance de Jésus, de ce que Jésus est, constater que vivre Jésus simplement au niveau du cœur de Jésus, c’est encore bien plus difficile que la puissance de miracles de Jésus (c’est même hors de portée de l’homme, en fait).

 

Mt 9:1-8
Jésus, étant monté dans une barque, traversa la mer, et alla dans sa ville.
Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.  Sur quoi, quelques scribes dirent au dedans d'eux: Cet homme blasphème.  Et Jésus, connaissant leurs pensées, dit: Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs?  Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche?  Or, afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés: Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison.  Et il se leva, et s'en alla dans sa maison.  Quand la foule vit cela, elle fut saisie de crainte, et elle glorifia Dieu, qui a donné aux hommes un tel pouvoir.

 

Considérons la question du verset 5 : Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche?

Imaginons que Dieu nous donne le don de guérison qui nous permette de guérir n’importe quelle maladie. Et imaginons qu’une personne nous fasse la pire crasse, une chose bien bien méchante et vicieuse et qui nous fasse mal au plus profond du cœur. Qu’est-ce qui serait le plus difficile pour nous si Dieu nous le demandait : de le guérir (même peut-être à distance, sans avoir besoin de voir cette personne) ou de lui pardonner de tout notre cœur le mal vicieux qu’il nous a fait, comme Dieu le fait pour nous qui le blessons par nos péchés, comme Jésus nous pardonne le mal que notre péché lui a infligé à la croix si on lui demande pardon ?

 

Veut-on réellement vivre en nous ce que Jésus est ?
Voilà la question à laquelle on aime répondre « oui » dans l’instant, mais voilà le chemin que l’homme charnel ne peut pas suivre et ne réalise pas à quel point seul Jésus qui est Dieu et a la « personnalité » de Dieu, peut suivre ce chemin en étant vrai et sincère en toute profondeur.


C’est comme le peuple d’Israël qui, dans l’Ancienne Alliance, face aux exigences que Dieu a mises devant lui (la Loi, les Commandements) afin de satisfaire Dieu, a répondu = « oui, nous suivrons les exigences de Dieu », en croyant qu’il pourrait réellement suivre, en vérité, les exigences de Dieu par lui-même.
Mais le peuple d’Israël ne réalisait pas que ces « simples » exigences d’amour envers son prochain, ne peuvent être suivies avec fidélité et vérité profonde et parfaite que si notre cœur est selon le cœur de Dieu (= Jésus). Voir la fiche « Les 2 Alliances ».

 

Exemples :
Réalisons donc un peu, à notre échelle à nous, pour commencer, ce que c’est que de connaître Jésus, vivre Jésus mais pas seulement au niveau des actes à accomplir mais en le vivant vraiment selon le cœur de Jésus. Car poser les actes de Jésus, ce n’est pas ça vivre Jésus. Non, vivre Jésus, c’est être dans le même état de cœur que Jésus lorsqu’il accomplissait son acte.
I Cor. 13 :3
Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas l’amour, cela ne me sert de rien.

 

  1. Imaginons que je parte bénévolement dans un petit village qui a subi la guerre et où je me donne de tout mon cœur et avec sincérité, où je donne tout mon temps, toute mon énergie pour soigner ceux qui vont mal, pour soulager ceux qui sont en dépression, pour donner même une aide financière aux nécessiteux du village et à la création de structures pour qu’ils parviennent à s’en sortir, pour restaurer les habitants et le village. Je continue ensuite par leur enseigner les règles de sécurité et d’hygiène pour éviter les maladies, les accidents, etc, etc… Mais imaginons qu’un jour, les gens du village, parce qu’ils ont peur des autorités locales qui pensent que je veux prendre leur place dans la direction du village ou parce qu’ils ne veulent juste pas s’attarder sur la considération de ce que je fais et qu’ils n’ont pas de reconnaissance envers mon implication, acceptent de réclamer ma mort, acceptent de se laisser convaincre de réclamer ma mort, ma crucifixion en me traitant de méchant envers le village…
    Est-ce qu’à ce moment-là, après cette crapuleuse trahison, je voudrais accepter de connaître ce qu’est le cœur de Jésus qui, lui, a pu dire « Père, pardonne-leur, parce qu’ils ne savent ce qu’ils font », sans en vouloir aucunement à aucun d’eux dans son cœur et qui a accepté son sort sans se justifier pour essayer de se soustraire à cette condamnation ?
    Ou est-ce que devant une telle trahison, une telle injustice, si j’avais eu le pouvoir de m’échapper, je serais parti en disant « Qu’ils aillent donc tous au diable ces maudits qui n’ont pas compris à quel point je faisais ça pour eux... Non mais attends, je ne vais pas me faire suer pour de tels ingrats ! Alors ciao tout le monde, moi je me casse ! » ?
    Devant cette trahison, est-ce que je serais resté sur ma façon de considérer cette situation, est-ce que je serais resté sur ma façon de gérer la justice et l’injustice, au lieu de demander à Dieu de changer mon cœur à moi pour que je puisse être tel que Jésus l’a été à ce moment ? Est-ce que j’aurai réclamé à Dieu d’être changé moi et non pas l’injustice autour de moi, pour pouvoir être en mon cœur tel que Jésus l’a été face à une telle injustice ?
    Pas évident, à ce moment-là, de demander non pas « Mon Dieu, change cette injustice autour de moi » mais de demander « Mon Dieu, change mon cœur afin qu’il soit tel que le tien qui supporte par amour cette injustice envers toi, toi qui pardonne nos péchés envers toi » ….
    Or voilà un exemple de ce que c’est que le chemin de la croix : ce n’est pas « Mon Dieu, change tout autour de moi afin que tout soit agréable pour moi qui ne suis qu’un humain comme tous les autres humains-mêmes qui ne te connaissent pas » mais c’est « Mon Dieu, change-moi, moi, dans cette situation, afin que je sois tel que toi, et alors je vaincrai à ta façon ! ». Or ne croyons pas que ce chemin soit accessible à l’homme si le Saint-Esprit n’est pas là pour l’y conduire et l’y accompagner.

    Et sans aller jusqu'à ce cas extrême qui ne nous arrivera peut-être pas, imaginons alors, seulement, que quelqu'un à qui on témoignait de la politesse, nous lance, un jour, un regard désobligeant ou ne réponde pas à notre "bonjour" de politesse... Est-ce que je demanderais à Dieu de changer mon coeur afin de ne pas avoir d'amertume envers cette personne qui "ose me mépriser à ce point" ?

 

  1. Et si mon ami le plus proche, qui m’a dit combien il chérissait notre amitié, qui m’a dit combien je serai toujours son meilleur ami, cet ami avec qui j’ai partagé tant de moments précieux, cet ami qui a une telle force de caractère et qui est sincère quand il me dit qu’en cas de coup dur je pourrai toujours compter sur lui… cet ami à qui j’ai tant donné, que j’ai moi-même soutenu à de nombreuses reprises, cet ami à qui j’ai lavé les pieds pour lui témoigner combien il compte pour moi… si cet ami-là, au moment le plus critique de ma vie, au moment où j’ai le plus besoin de quelqu’un à mes côtés pour ne pas me sentir seul dans l’épreuve si dure qui m’arrive, je le voyais s’endormir au lieu de me soutenir et me laisser tomber ensuite au moment le plus crucial… Est-ce qu’à ce moment-là je voudrais accepter de connaître le cœur de Jésus qui n’en a pas voulu à Pierre, qui ne lui a rien reproché mais l’a même exhorté, après tout ça ?

    Et pourtant, qu’est-ce que cela a coûté à Jésus que de pouvoir revenir offrir un repas à Pierre ? Qu’est-ce que le reniement de Pierre a coûté à Jésus ? = la crucifixion de Jésus !!! Car le reniement de Pierre est un péché (Mt 10 :33  quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux). Mais c’est Jésus qui a payé le prix de sa vie pour que Pierre ne soit pas renié devant le Père ! C’est Pierre qui a renié Jésus et l’a abandonné mais c’est Jésus qui, lui, n’a pas renié Pierre, ne l’a pas abandonné et a payé le prix de son rachat.
    Est-ce qu’au lieu de garder en moi un cœur qui dirait plutôt « Il peut toujours se brosser celui-là la prochaine fois… » , je vais demandé à Dieu de me changer moi pour avoir le cœur de Jésus face à ce qu’il a connu lui ? Est-ce qu’à ce moment-là, je vais réclamer à Dieu d’agir sur moi qui n’ai pas la même façon de réagir, sincèrement et en vérité profonde, afin de changer mon coeur comme celui de Jésus lorsqu’il a vaincu ça ? Est-ce que ma prière à Dieu va vraiment être de me changer moi parce que je ne ressemble pas à Jésus, véritablement, dans le secret de mon cœur ?
    = Pas évident que ça, surtout quand on sera réellement dans ce genre de situation. Pourtant c’est à ce moment-là qu’il faudra considérer : est-ce que je veux de la connaissance de Jésus ? Est-ce que je veux connaître, en le vivant dans mon cœur, le cœur de Dieu, ce que Dieu est ?

    Ou est-ce que dans de tels moments (et il y aura tout un tas de situations telles que celles-là dans notre vie), je voudrais rester avec la façon toute humaine de considérer la justice, de considérer le bon chemin, de considérer ce qui est le « bien réagir », le « être bien » et rejeter ce que Dieu montre comme chemin en regardant au chemin que Jésus a suivi, le chemin que le Saint-Esprit nous indique pour rester en nous selon ce que Dieu est, et qui n’est pas la voie charnelle centrée sur le MOI (Ma façon de considérer comment la justice et l'injustice envers moi doivent être gérées) ?

NON, c’est là qu’on comprendra que les voies de Dieu ne sont pas nos voies et que suivre Dieu, juste au niveau de l’état de cœur dans lequel il faudrait qu’on soit pour suivre Dieu, suivre le chemin de Jésus, cela n’est pas humain, n’est pas possible à l’homme (si on ne veut pas juste faire semblant mais être vrai), car seul le cœur de Dieu peut réagir comme Dieu. Seul Jésus a pu être fidèle, jusque dans son état d’âme, face aux situations, fidèle à ce que Dieu est car ce Jésus-Christ n’était pas d’ici-bas comme nous les hommes, ce Jésus-Christ était Dieu. Et on reconnaîtra alors juste en considérant l’état de cœur de Jésus dans tout ce qu’il a vécu : « Assurément cet homme était Fils de Dieu, assurément cet homme n'était pas humain charnel comme nous » !!! Car ce n’est pas possible d’être comme il a été dans tout ce qu’il a vécu s’il n’avait pas été Dieu lui-même (et ça, on le reconnaîtra non pas en considérant les miracles surnaturels de puissance mais en considérant la puissance de vie, de pardon, d’amour, de fidélité, d’obéissance au Père qui ne pouvait pas être d’ici-bas, qui ne pouvait pas venir d’un homme, aussi pieux aurait-il pu l’être). NON, Jésus-Christ, dans « comment son cœur était » et qui émanait alors de son être, n’était pas d’ici, n’était pas un homme charnel comme nous mais ne pouvait être que de Dieu… Et certains qui ont vu Jésus à son époque sur la terre, ont compris ça…
Et aujourd’hui, Dieu veut qu’on comprenne ça en le vivant en nous, par la puissance du Saint-Esprit qui nous mènera à vivre ça en nous, non pas par nos efforts mais parce que le Saint-Esprit manifestera ça en nous, si toutefois nous voulons accepter de connaître Jésus en nous à ces moments-là, et que nous acceptions le chemin par la foi en croyant que c’est le vrai chemin, le seul chemin pour accéder à connaître Dieu.

 

Et là, je le dis aussi pour moi-même : ce chemin n’est pas accessible à l’homme charnel, à l'homme naturel sans que ce ne soit Dieu, par le Saint-Esprit, qui nous donne de pouvoir le suivre.
Or Dieu veut nous donner cette connaissance. Jésus est mort à la croix pour nous faire entrer dans cette Nouvelle Alliance qui a été scellée dans ce but. Ce qu’il manque, c’est notre acceptation de suivre et accepter le chemin de la croix chaque jour, par la foi en ce que Jésus a déjà accompli cela en nous et que Dieu attend que nous pratiquions cette vie. Dieu va nous aider à parfaire en nous cette sanctification, car il sait bien que ce n’est pas évident, mais voudrons-nous de cette connaissance chaque jour de notre vie, là est la question ?

 

Certes, nous n'allons pas suivre ce chemin juste parce que nous aimons souffrir ou parce que ça nous fait plaisir de nous faire humilier. Non, la raison qui va nous faire accepter ce chemin c'est parce qu'on croit que c'est le chemin de la vie, la vraie vie (pour les autres mais aussi pour nous). Et ça ne pourra pas être une simple croyance ("je crois que..", "peut-être que...") mais ça ne pourra être qu'une croyance qui est posée, profonde, qui comprend l'espoir et la ferme assurance que cet espoir est déjà exaucé par Dieu. Croyance qui nous dit que ce chemin est le chemin de la vie pour celui qui en est le destinataire mais aussi pour celui qui le suit et l'applique. Jésus n'a pas suivi le chemin de sa croix pour le plaisir ou parce que la souffrance ne lui faisait rien (il a sué des grumeaux de sang en pensant à ce qui allait lui arriver et il a demandé à Dieu le Père si ce chemin pouvait s'éloigner de lui). Mais Jésus a finalement accepté et voulu accomplir le chemin de sa croix parce qu'il a cru que c'était le chemin qui nous donnait la vie, à nous (lui étant déjà la vie, il n'avait pas besoin de la vie pour lui-même mais ne pouvait donc que suivre le chemin de la vie puisqu'il agissait alors en fonction de ce qu'il est, sinon il aurait été infidèle à ce qu'il est, sinon il aurait renié ce qu'il est).

 

IV/ Conclusion

Sachons bien une chose, c’est que Dieu veut qu’on l’adore lui pour ce qu’il est et non pas seulement pour ce qu’il donne ou pour ce qu’il nous procure parce qu’il est ce qu’il est. Et là je ne parle pas seulement que des choses matérielles mais aussi des choses spirituelles. En effet, Dieu ne veut même pas qu’on arrête notre adoration au stade de toutes les bénédictions qu’il nous donne au niveau spirituel : l’amour qu'il nous donne, le pardon qu'il nous donne, la miséricorde qu'il nous accorde, sa patience envers nous, les dons de l’Esprit, les dons de puissance, de guérison, de miracles, etc… 
Dieu veut qu’on aille jusqu’à adorer ce qu’il est, adorer sa « personnalité » de cœur, au point de trouver cela tellement beau et magnifique, si précieux car inaccessible à l’homme alors que c’est si beau, qu’on veuille être nous-mêmes tel qu’il est (au niveau de ce que Jésus est) tellement c’est beau !!!
Ps 113:1-3
Louez l'Eternel! Serviteurs de l'Eternel, louez, Louez le nom de l'Eternel!
Que le nom de l'Eternel soit béni, Dès maintenant et à jamais!
Du lever du soleil jusqu'à son couchant, Que le nom de l'Eternel soit célébré!

Et quel est le nom de l’Eternel, le nom par lequel il a voulu se faire appeler lorsque Moïse a demandé comment il doit le nommer ? = JE SUIS (JE SUIS CE QUE JE SUIS)
On avait parlé, dans la fiche "Connaître le nom de Dieu"  de ce que signifie le "nom" donné à un être vivant dans la Bible : c’est ce qui symbolise l’essence de la personne, ce que cette personne est dans son intérieur.

C'est cela "Adorer le nom de Dieu", "Adorer le nom de Jésus" : c'est adorer ce que Dieu est au point de vouloir, bien-sûr, être tel que lui car ce qu'il est, est tellement beau et digne !


Je reprends donc un exemple que j’ai dû mettre dans une autre fiche, quelque part :
Lequel de ces 3 enfants interrogés par un journaliste sur ce qu’il voudra faire quand il sera grand, est littéralement en adoration devant son Père ?
- Enfant 1 : « Quand je serai grand, je voudrais être pompier » (cet enfant aime donc le métier de pompier)

- Enfant 2 : « Quand je serai grand, je voudrais être pompier comme mon papa » (cet enfant aime donc le métier que son papa pratique)

- Enfant 3 : « Quand je serai grand, je voudrais être mon papa !» (cet enfant aime donc ce que son papa est, cet enfant-là adore son papa lui-même !)

 

Dieu n’a donc pas pour nous un petit plan.
Dieu ne vise pas pour nous que le monde autour de nous soit changé comme cela conviendrait pour qu’on soit à l’aise et qu’on puisse se dire « ça va, je suis bien, je ne manque plus de rien, tout va bien pour moi puisque tout va pour le mieux autour de moi ». Non, ça c’est le but de l’église de Laodicée dans l’Apocalypse, celle que Jésus, lui, va vomir de sa bouche.
Mais Dieu vise pour nous le trésor suprême, le trésor que Satan a fait gigoter devant les yeux d’Adam et Eve dans le jardin d’Eden pour les pousser à se détacher de ce que Jésus, lui, est, et alors que Dieu a toujours voulu ça pour l’homme : qu’on lui ressemble mais au niveau de ce qui est de loin le plus magnifique en lui = ce qu’il est dans son cœur = Jésus.

 

Eph 4:11-13
Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

 

Mais est-ce que ce cadeau suprême, ce trésor inaccessible à l’homme mais si précieux, est désiré ou est rejeté par nous ?
Est-ce qu’on comprend que c’est ça la vie éternelle = être tel que Jésus, tel que Dieu au niveau de ce qu’il est dans son cœur, dans son essence qui le caractérise face à tout autre faux dieu ?  Jn17:3

 

Ne nous trompons pas nous-mêmes sur le but de notre vie sur terre :
Philippiens 3:7-14
Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d'entre les morts.
Ce n'est pas que j'aie déjà remporté le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l'avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ.

 

Une histoire :
Un chardon vivait dans un coin reculé du jardin, au milieu des autres chardons et mauvaises herbes du jardin.
Un jour, un magnifique lys royal poussa à côté du chardon, dans ce recoin où aucune belle fleur n’avait jamais daigné pousser. Le chardon vit la beauté du lys royal pendant le temps de vie du lys royal. Puis le lys royal ne fut plus parce qu’il fut cueilli.

Depuis ce jour, le chardon voulut devenir lys royal parce qu’il avait vu que le lys royal était beau et digne. Le chardon essaya de toutes ses forces de devenir comme le lys royal mais malgré tous ses efforts, le chardon ne pouvait pas devenir beau comme le lys royal car chardon il était né, chardon il resterait. Alors le chardon invoqua Dieu : « Le lys royal que tu m’as fait voir était si beau et si digne… S’il était ainsi, c’est parce qu’il était lys royal, ce n’était pas par des efforts de sa part. Il était lys royal, donc il manifestait la beauté et la dignité du lys royal. Change-moi car je veux être lys royal car j'ai vu sa beauté et elle m’a fait vouloir être tel que lui. »

 

Jn 1:14
Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.

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