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Comme un Béréen

Le Cantique des Cantiques

11 Février 2018 , Rédigé par Comme un Béréen Publié dans #vie chrétienne, #religion-religiosité ?

Apoc 3:20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

Apoc 3:20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

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La Parole Prophétique du Cantique des Cantiques

S'intéresser à la personne qui nous donne la bénédiction
 et non pas seulement à la bénédiction que nous donne cette personne ...

 

1)    Introduction

Le Cantique des Cantiques de Salomon est un poème inspiré, écrit pour décrire l'amour du bien-aimé et de sa fiancée, la Sulamithe.

Comme je ne suis pas un docteur en théologie, avec les textes originaux en hébreux devant les yeux, je ne me hasarderai pas à essayer d'expliquer tous les symboles que ce poème renferme mais je peux quand-même dire, sans trop de risque, que ce poème est une allégorie de l'amour entre Jésus et celle qui est décrite dans la Bible comme la fiancée de Jésus  = l'Eglise avec un grand E, c'est-à-dire l'ensemble des rachetés qui, nés de nouveau, nés de l'Esprit par une résurrection de leur esprit, cette partie de l'homme qui est morte tant que Dieu ne la pas refait vivre, c'est-à-dire remis en communion avec Lui (car le sens profond de la mort pour Dieu est la mort spirituelle = être coupé de Dieu.  - j'espère qu'à force cette notion devient un peu un acquis ????-   ) 

En effet, que dit la Bible ?
II Cor 11:2 (C'est l'apôtre Paul qui parle à l'église de Corinthe) 
Car je suis jaloux de vous d'une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure.

Eph 5:25-33  Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Eglise, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l'Eglise. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari.
Ici, dans ce passage, il faut comprendre que l'apôtre essaie d'expliquer qu'il y a des choses profondes et spirituelles à comprendre dans la comparaison entre l'amour d'un mari pour sa femme (si cet amour est vécu selon la direction du Saint Esprit, en suivant le chemin que Dieu aura prévu pour le couple qui veut être en obéissance à Dieu) et l'amour entre Jésus et l'Eglise. C'est-à-dire que si un couple veut suivre la direction de Dieu et que ce couple, guidé par le Saint Esprit, suit le chemin que Dieu a prévu pour eux, alors leur vie de couple-même leur sera une source de révélation de ce qu'est ce mystère de la relation de Christ et de son Eglise au niveau spirituel. Or pour le chrétien qui a compris que le vrai sens de la vie éternelle c'est de connaître Dieu, de connaître Christ (Jn17:3  Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.), on comprendra alors que le mariage est à prendre au sérieux devant Dieu afin de pouvoir entrer encore davantage dans la connaissance de Dieu. (Veut-on comprendre ce que la fidélité de Dieu à sa parole lui coûte, sans nous-même vivre ce que la fidélité à notre parole peut nous coûter déjà ici-bas ? Pour acquérir l'Eglise, Christ a été fidèle, jusqu'à la croix, à la Parole donnée par Dieu (car Jésus est la Parole faite chair donc il ne pouvait pas être infidèle à lui-même) depuis l'épisode du péché d'Adam et Eve : Gen 3:15 Je mettrai inimitié entre toi (le serpent = Satan) et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. (ce verset parle déjà de l'oeuvre de Jésus crucifié à la croix sur le mont Golgotha car "Golgotha" signifie "Crâne" : c'est sur le mont du "crâne" que Jésus a été crucifié (la postérité de la femme = Jésus qui a connu la condition d'homme ici-bas car né d'une femme, Marie) et qu'il a écrasé la puissance de l'ennemi en étant fidèle jusqu'à la mort au plan de Dieu pour le rachat de tous ceux qui croient en son oeuvre. 

Ainsi on peut donc comprendre que le Cantique des Cantiques est une allégorie inspirée par Dieu pour figurer l'amour entre Jésus et l'Eglise. 
Jésus peut ainsi être symbolisé dans le bien-aimé et l'Eglise dans la Sulamithe.

Pour essayer de comprendre ce que le Cantique des Cantiques peut nous enseigner, comme je suis bien loin d'être un lettré, un expert en explications de texte (bizarrement le français était la matière dans laquelle j'avais le plus de mal au lycée, surtout les explications de textes et plus particulièrement encore en ce qui concerne les explications de poèmes), je vais donc me contenter d'expliquer ce que j'ai reçu concernant ce livre de la Bible : une espèce d'aperçu global, plus qu'une analyse détaillée.
Pour cela, il faudra donc lire le texte en entier que j'ai mis ci-dessous en incluant parfois des annotations issues de la Bible Scofield (annotations que je mettrais en couleur marron), Scofield étant un théologien dont les annotations sur ce Cantique des Cantiques permettent notamment d'essayer de comprendre quel protagoniste est en train de parler (car ce n'est parfois pas si évident de comprendre qui parle).
Je pense que Scofield a dû aussi essayer de comprendre qui parle dans chaque verset et peut-être certains versets ne sont peut-être pas appropriés au bon protagoniste mais comme nous essayons de voir un plan général du livre, cela peut ne pas être trop préjudiciable.

De plus, pour bien comprendre le schéma général qui se dégage de ce poème, je vais me permettre de rajouter des couleurs de soulignement auxquelles je ferai ensuite référence pour prendre des raccourcis de langage.

 

2 ) Le Cantique des Cantiques
 
 Cantique des cantiques, de Salomon.

(  La Sulamithe :  )
1:2 Qu'il me baise des baisers de sa bouche! Car ton amour vaut mieux que le vin,
1:3 Tes parfums ont une odeur suave; Ton nom est un parfum qui se répand; C'est pourquoi les jeunes filles t'aiment.
1:4 Entraîne-moi après toi! Nous courrons! Le roi m'introduit dans ses appartements... Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi; Nous célébrerons ton amour plus que le vin. C'est avec raison que l'on t'aime.
1:5 Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem, Comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon.
1:6 Ne prenez pas garde à mon teint noir: C'est le soleil qui m'a brûlée. Les fils de ma mère se sont irrités contre moi, Ils m'ont faite gardienne des vignes. Ma vigne, à moi, je ne l'ai pas gardée.
1:7 Dis-moi, ô toi que mon coeur aime, Où tu fais paître tes brebis, Où tu les fais reposer à midi; Car pourquoi serais-je comme une égarée Près des troupeaux de tes compagnons? -

(  Salomon :  )
1:8 Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes, Sors sur les traces des brebis, Et fais paître tes chevreaux Près des demeures des bergers.-
1:9 A ma jument qu'on attelle aux chars de Pharaon Je te compare, ô mon amie.
1:10 Tes joues sont belles au milieu des colliers, Ton cou est beau au milieu des rangées de perles.
1:11 Nous te ferons des colliers d'or, Avec des points d'argent. -

 

(  La Sulamithe :  )
1:12 Tandis que le roi est dans son entourage, Mon nard exhale son parfum.
1:13 Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe, Qui repose entre mes seins.
1:14 Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troëne Des vignes d'En Guédi. -

(  Salomon :  )
1:15 Que tu es belle, mon amie, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes. -

(  La Sulamithe :  )
1:16 Que tu es beau, mon bien-aimé, que tu es aimable! Notre lit, c'est la verdure. -
1:17 Les solives de nos maisons sont des cèdres, Nos lambris sont des cyprès. -

(  La Sulamithe :  )
2:1 Je suis un narcisse de Saron, Un lis des vallées. -

(  Salomon :  )
2:2 Comme un lis au milieu des épines, Telle est mon amie parmi les jeunes filles. -

(  La Sulamithe :  )
2:3 Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt, Tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes. J'ai désiré m'asseoir à son ombre, Et son fruit est doux à mon palais.
2:4 Il m'a fait entrer dans la maison du vin; Et la bannière qu'il déploie sur moi, c'est l'amour.
2:5 Soutenez-moi avec des gâteaux de raisins, Fortifiez-moi avec des pommes; Car je suis malade d'amour.
2:6 Que sa main gauche soit sous ma tête, Et que sa droite m'embrasse! -

(  Salomon :  )
2:7 Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Par les gazelles et les biches des champs, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille. -

(  La Sulamithe :  )
2:8 C'est la voix de mon bien-aimé! Le voici, il vient, Sautant sur les montagnes, Bondissant sur les collines.
2:9 Mon bien-aimé est semblable à la gazelle Ou au faon des biches. Le voici, il est derrière notre mur, Il regarde par la fenêtre, Il regarde par le treillis.
2:10 Mon bien-aimé parle et me dit: Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens!
2:11 Car voici, l'hiver est passé; La pluie a cessé, elle s'en est allée.
2:12 Les fleurs paraissent sur la terre, Le temps de chanter est arrivé, Et la voix de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes.
2:13 Le figuier embaume ses fruits, Et les vignes en fleur exhalent leur parfum. Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens!
2:14 Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher, Qui te caches dans les parois escarpées, Fais-moi voir ta figure, Fais-moi entendre ta voix; Car ta voix est douce, et ta figure est agréable.
2:15 Prenez-nous les renards, Les petits renards qui ravagent les vignes; Car nos vignes sont en fleur.
2:16 Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui; Il fait paître son troupeau parmi les lis.
2:17 Avant que le jour se rafraîchisse, Et que les ombres fuient, Reviens!... sois semblable, mon bien-aimé, A la gazelle ou au faon des biches, Sur les montagnes qui nous séparent.

(  La Sulamithe :  )
3:1 Sur ma couche, pendant les nuits, J'ai cherché celui que mon coeur aime; Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé...
3:2 Je me lèverai, et je ferai le tour de la ville, Dans les rues et sur les places; Je chercherai celui que mon coeur aime... Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé.
3:3 Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée: Avez-vous vu celui que mon coeur aime?
3:4 A peine les avais-je passés, Que j'ai trouvé celui que mon coeur aime; Je l'ai saisi, et je ne l'ai point lâché Jusqu'à ce que je l'aie amené dans la maison de ma mère, Dans la chambre de celle qui m'a conçue. -

(  Salomon :  )
3:5 Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Par les gazelles et les biches des champs, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille. -

(  La Sulamithe :  )
3:6 Qui est celle qui monte du désert, Comme des colonnes de fumée, Au milieu des vapeurs de myrrhe et d'encens Et de tous les aromates des marchands? -

(  Ici, Scofield pense qu'il s'agit d'un autre protagoniste que la Sulamithe ou que le roi qui parle, peut-être un officier des gardes du roi Salomon, ainsi que les filles de Jérusalem pour le verset 3:11  :  )
3:7 Voici la litière de Salomon, Et autour d'elle soixante vaillants hommes, Des plus vaillants d'Israël.
3:8 Tous sont armés de l'épée, Sont exercés au combat; Chacun porte l'épée sur sa hanche, En vue des alarmes nocturnes.
3:9 Le roi Salomon s'est fait une litière De bois du Liban.
3:10 Il en a fait les colonnes d'argent, Le dossier d'or, Le siège de pourpre; Au milieu est une broderie, oeuvre d'amour Des filles de Jérusalem.
3:11 Sortez, filles de Sion, regardez Le roi Salomon, Avec la couronne dont sa mère l'a couronné Le jour de ses fiançailles, Le jour de la joie de son coeur. -

(  Salomon :  )
4:1 Que tu es belle, mon amie, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes, Derrière ton voile. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, Suspendues aux flancs de la montagne de Galaad.
4:2 Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues, Qui remontent de l'abreuvoir; Toutes portent des jumeaux, Aucune d'elles n'est stérile.
4:3 Tes lèvres sont comme un fil cramoisi, Et ta bouche est charmante; Ta joue est comme une moitié de grenade, Derrière ton voile.
4:4 Ton cou est comme la tour de David, Bâtie pour être un arsenal; Mille boucliers y sont suspendus, Tous les boucliers des héros.
4:5 Tes deux seins sont comme deux faons, Comme les jumeaux d'une gazelle, Qui paissent au milieu des lis.
4:6 Avant que le jour se rafraîchisse, Et que les ombres fuient, J'irai à la montagne de la myrrhe Et à la colline de l'encens.
4:7 Tu es toute belle, mon amie, Et il n'y a point en toi de défaut.
4:8 Viens avec moi du Liban, ma fiancée, Viens avec moi du Liban! Regarde du sommet de l'Amana, Du sommet du Senir et de l'Hermon, Des tanières des lions, Des montagnes des léopards.
4:9 Tu me ravis le coeur, ma soeur, ma fiancée, Tu me ravis le coeur par l'un de tes regards, Par l'un des colliers de ton cou.
4:10 Que de charmes dans ton amour, ma soeur, ma fiancée! Comme ton amour vaut mieux que le vin, Et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates!
4:11 Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée; Il y a sous ta langue du miel et du lait, Et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban.
4:12 Tu es un jardin fermé, ma soeur, ma fiancée, Une source fermée, une fontaine scellée.
4:13 Tes jets forment un jardin, où sont des grenadiers, Avec les fruits les plus excellents, Les troënes avec le nard;
4:14 Le nard et le safran, le roseau aromatique et le cinnamome, Avec tous les arbres qui donnent l'encens; La myrrhe et l'aloès, Avec tous les principaux aromates;
4:15 Une fontaine des jardins, Une source d'eaux vives, Des ruisseaux du Liban.
4:16 Lève-toi, aquilon! viens, autan! Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s'en exhalent!

(  La Sulamithe :  )
-Que mon bien-aimé entre dans son jardin, Et qu'il mange de ses fruits excellents! -

(  Salomon :  )
5:1 J'entre dans mon jardin, ma soeur, ma fiancée; Je cueille ma myrrhe avec mes aromates, Je mange mon rayon de miel avec mon miel, Je bois mon vin avec mon lait...

(  La Sulamithe : )
-Mangez, amis, buvez, enivrez-vous d'amour! -

5:2 J'étais endormie, mais mon coeur veillait... C'est la voix de mon bien-aimé, qui frappe:

(  Salomon :  )
-Ouvre-moi, ma soeur, mon amie, Ma colombe, ma parfaite! Car ma tête est couverte de rosée, Mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit. -

(  La Sulamithe : )
5:3 J'ai ôté ma tunique; comment la remettrais-je? J'ai lavé mes pieds; comment les salirais-je?
5:4 Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre, Et mes entrailles se sont émues pour lui.
5:5 Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé; Et de mes mains a dégoutté la myrrhe, De mes doigts, la myrrhe répandue Sur la poignée du verrou.
5:6 J'ai ouvert à mon bien-aimé; Mais mon bien-aimé s'en était allé, il avait disparu. J'étais hors de moi, quand il me parlait. Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé; Je l'ai appelé, et il ne m'a point répondu.
5:7 Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée; Ils m'ont frappée, ils m'ont blessée; Ils m'ont enlevé mon voile, les gardes des murs.
5:8 Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Si vous trouvez mon bien-aimé, Que lui direz-vous?... Que je suis malade d'amour. -

(  Les filles de Jérusalem : )
5:9 Qu'a ton bien-aimé de plus qu'un autre, O la plus belle des femmes? Qu'a ton bien-aimé de plus qu'un autre, Pour que tu nous conjures ainsi? -

(  La Sulamithe : )
5:10 Mon bien-aimé est blanc et vermeil; Il se distingue entre dix mille.
5:11 Sa tête est de l'or pur; Ses boucles sont flottantes, Noires comme le corbeau.
5:12 Ses yeux sont comme des colombes au bord des ruisseaux, Se baignant dans le lait, Reposant au sein de l'abondance.
5:13 Ses joues sont comme un parterre d'aromates, Une couche de plantes odorantes; Ses lèvres sont des lis, D'où découle la myrrhe.
5:14 Ses mains sont des anneaux d'or, Garnis de chrysolithes; Son corps est de l'ivoire poli, Couvert de saphirs;
5:15 Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc, Posées sur des bases d'or pur. Son aspect est comme le Liban, Distingué comme les cèdres.
5:16 Son palais n'est que douceur, Et toute sa personne est pleine de charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, Filles de Jérusalem! -

(  Les filles de Jérusalem : )
6:1 Où est allé ton bien-aimé, O la plus belle des femmes? De quel côté ton bien-aimé s'est-il dirigé? Nous le chercherons avec toi.

(  La Sulamithe : )
6:2 Mon bien-aimé est descendu à son jardin, Au parterre d'aromates, Pour faire paître son troupeau dans les jardins, Et pour cueillir des lis.
6:3 Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi; Il fait paître son troupeau parmi les lis. -

(  Salomon :  )
6:4 Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa, Agréable comme Jérusalem, Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières.
6:5 Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, Suspendues aux flancs de Galaad.
6:6 Tes dents sont comme un troupeau de brebis, Qui remontent de l'abreuvoir; Toutes portent des jumeaux, Aucune d'elles n'est stérile.
6:7 Ta joue est comme une moitié de grenade, Derrière ton voile...
6:8 Il y a soixante reines, quatre-vingts concubines, Et des jeunes filles sans nombre.
6:9 Une seule est ma colombe, ma parfaite; Elle est l'unique de sa mère, La préférée de celle qui lui donna le jour. Les jeunes filles la voient, et la disent heureuse; Les reines et les concubines aussi, et elles la louent. -

6:10 Qui est celle qui apparaît comme l'aurore, Belle comme la lune, pure comme le soleil, Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières? -

(  La Sulamithe : )
6:11 Je suis descendue au jardin des noyers, Pour voir la verdure de la vallée, Pour voir si la vigne pousse, Si les grenadiers fleurissent.
6:12 Je ne sais, mais mon désir m'a rendue semblable Aux chars de mon noble peuple. -

(  Les filles de Jérusalem : )
7:1 Reviens, reviens, Sulamithe! Reviens, reviens, afin que nous te regardions.

(  La Sulamithe  -  ou  peut-être Salomon ????)
-Qu'avez-vous à regarder la Sulamithe Comme une danse de deux choeurs?
 

(  Les filles de Jérusalem : )
7:2 Que tes pieds sont beaux dans ta chaussure, fille de prince! Les contours de ta hanche sont comme des colliers, Oeuvre des mains d'un artiste.
7:3 Ton sein est une coupe arrondie, Où le vin parfumé ne manque pas; Ton corps est un tas de froment, Entouré de lis.
7:4 Tes deux seins sont comme deux faons, Comme les jumeaux d'une gazelle.
7:5 Ton cou est comme une tour d'ivoire; Tes yeux sont comme les étangs de Hesbon, Près de la porte de Bath Rabbim; Ton nez est comme la tour du Liban, Qui regarde du côté de Damas.
7:6 Ta tête est élevée comme le Carmel, Et les cheveux de ta tête sont comme la pourpre; Un roi est enchaîné par des boucles!...

(  Salomon :  )
7:7 Que tu es belle, que tu es agréable, O mon amour, au milieu des délices!
7:8 Ta taille ressemble au palmier, Et tes seins à des grappes.
7:9 Je me dis: Je monterai sur le palmier, J'en saisirai les rameaux! Que tes seins soient comme les grappes de la vigne, Le parfum de ton souffle comme celui des pommes,
7:10 Et ta bouche comme un vin excellent,...

(  La Sulamithe : )
-Qui coule aisément pour mon bien-aimé, Et glisse sur les lèvres de ceux qui s'endorment!
7:11 Je suis à mon bien-aimé, Et ses désirs se portent vers moi.
7:12 Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs, Demeurons dans les villages!
7:13 Dès le matin nous irons aux vignes, Nous verrons si la vigne pousse, si la fleur s'ouvre, Si les grenadiers fleurissent. Là je te donnerai mon amour.
7:14 Les mandragores répandent leur parfum, Et nous avons à nos portes tous les meilleurs fruits, Nouveaux et anciens: Mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi.

(  La Sulamithe : )
8:1 Oh! Que n'es-tu mon frère, Allaité des mamelles de ma mère! Je te rencontrerais dehors, je t'embrasserais, Et l'on ne me mépriserait pas.
8:2 Je veux te conduire, t'amener à la maison de ma mère; Tu me donneras tes instructions, Et je te ferai boire du vin parfumé, Du moût de mes grenades.
8:3 Que sa main gauche soit sous ma tête, Et que sa droite m'embrasse! -

(  Salomon :  )
8:4 Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille. -

(  Les frères de la Sulamithe  ou tout du moins, un protagoniste autre : )
8:5 Qui est celle qui monte du désert, Appuyée sur son bien-aimé? -

(  Salomon :  )
Je t'ai réveillée sous le pommier; Là ta mère t'a enfantée, C'est là qu'elle t'a enfantée, qu'elle t'a donné le jour. -
8:6 Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, Comme un sceau sur ton bras; Car l'amour est fort comme la mort, La jalousie est inflexible comme le séjour des morts; Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, Une flamme de l'Éternel.
8:7 Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour, Et les fleuves ne le submergeraient pas; Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l'amour, Il ne s'attirerait que le mépris.

(  Les frères de la Sulamithe  : )
8:8 Nous avons une petite soeur, Qui n'a point encore de mamelles; Que ferons-nous de notre soeur, Le jour où on la recherchera?
8:9 Si elle est un mur, Nous bâtirons sur elle des créneaux d'argent; Si elle est une porte, Nous la fermerons avec une planche de cèdre. -

​​​​​​​(  La Sulamithe : )
8:10 Je suis un mur, Et mes seins sont comme des tours; J'ai été à ses yeux comme celle qui trouve la paix.
8:11 Salomon avait une vigne à Baal Hamon; Il remit la vigne à des gardiens; Chacun apportait pour son fruit mille sicles d'argent.
8:12 Ma vigne, qui est à moi, je la garde. A toi, Salomon, les mille sicles, Et deux cents à ceux qui gardent le fruit! -

(  Les frères de la Sulamithe  ou tout du moins, un protagoniste autre que la Sulamithe: )
8:13 Habitante des jardins! Des amis prêtent l'oreille à ta voix.

(  Salomon : )
Daigne me la faire entendre! -

​​​​​​​(  La Sulamithe : )
8:14 Fuis, mon bien-aimé! Sois semblable à la gazelle ou au faon des biches, Sur les montagnes des aromates!

3)    Comprendre le cheminement de ce texte

Pour comprendre un peu le plan, le cheminement de ce texte, on va se baser sur un événement qui semble marquer une coupure, un événement qui marque un avant et un après pour la Sulamithe. 
En effet, on remarquera un état de la Sulamithe avant cet événement et un état différent de la Sulamithe après cet événement.
Et cet événement est inscrit dans le texte souligné en orange  : les versets de 5:2 à 5:8

(  La Sulamithe : )
J'étais endormie, mais mon coeur veillait... C'est la voix de mon bien-aimé, qui frappe:
(  Salomon :  )
-Ouvre-moi, ma soeur, mon amie, Ma colombe, ma parfaite! Car ma tête est couverte de rosée, Mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit. -
(  La Sulamithe : )
J'ai ôté ma tunique; comment la remettrais-je? J'ai lavé mes pieds; comment les salirais-je?
Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre, Et mes entrailles se sont émues pour lui.
Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé; Et de mes mains a dégoutté la myrrhe, De mes doigts, la myrrhe répandue Sur la poignée du verrou.
J'ai ouvert à mon bien-aimé; Mais mon bien-aimé s'en était allé, il avait disparu. J'étais hors de moi, quand il me parlait. Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé; Je l'ai appelé, et il ne m'a point répondu.
Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée; Ils m'ont frappée, ils m'ont blessée; Ils m'ont enlevé mon voile, les gardes des murs.
Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Si vous trouvez mon bien-aimé, Que lui direz-vous?... Que je suis malade d'amour. -

En effet, on remarquera qu'avant cet événement, ce qui caractérise les paroles de la Sulamithe est surtout marqué par une description de son amour pour son bien-aimé par rapport à elle-même.
La Sulamithe décrit surtout son amour par rapport à ce que le bien-aimé lui donne, par rapport aux bienfaits que le bien-aimé lui donne, par rapport au bien que l'amour du bien-aimé lui procure.
Au début du poème, la Sulamithe se décrit elle-même puis elle dit tout ce que le bien-aimé lui procure, ce que lui donne le  bien-aimé mais elle n'est pas axée, dans son ensemble sur le bien-aimé lui-même mais sur ce que son bien-aimé lui procure.

Qu'il me baise des baisers de sa bouche!
Car pourquoi serais-je comme une égarée Près des troupeaux de tes compagnons?
Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe
Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troëne Des vignes d'En Guédi. -
J'ai désiré m'asseoir à son ombre, Et son fruit est doux à mon palais.
Il m'a fait entrer dans la maison du vin; Et la bannière qu'il déploie sur moi, c'est l'amour.
Que sa main gauche soit sous ma tête, Et que sa droite m'embrasse! -

Et cela est largement visible dans la tournure de cette phrase :
Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui
Où l'on voit que la Sulamithe commence par "Mon bien-aimé est à moi" et finit, ensuite, par "et je suis à lui".
Alors qu'on constatera la progression de cette expression (ainsi que la tournure des descriptions que la Sulamithe dit de son amour) après l'événement en souligné en orange.

C'est sûr que ce n'est pas que du centrage sur elle-même, il y a quand-même des paroles centrées sur le bien-aimé mais si on fait la comparaison avec les paroles du bien-aimé, alors la différence est frappante.
Car on remarquera, à contrario, que le bien-aimé, lui, dans tout le poème, décrit sa bien-aimée avec des propos axés sur la Sulamithe elle-même.

Le bien-aimé dit : "toi, toi, toi, tu es ça, tu es ci... " alors que la Sulamithe dit plutôt assez souvent : "tu m'apportes ça, tu me procures ça ..."
Et dans tout le poème, on sent, par les propos du bien-aimé, que lui ne regarde qu'à sa bien-aimée. Il l'a décrit elle. Les paroles du bien-aimé sont centrées sur sa bien-aimée, ses description parlent d'elle, d'elle, d'elle.... C'est sûr, comme la Sulamithe va peu à peu évoluer dans son amour pour son bien-aimé, celui-ci va avoir des termes différents mais on remarquera bien que les paroles du bien-aimé sont centrées sur elle, elle, elle...

Or on sent bien que le bien-aimé, amoureux de sa bien-aimée parce qu'il l'aime elle, n'est pas ignorant de la qualité de l'amour de la Sulamithe pour lui, car une phrase revient régulièrement aux lèvres du bien-aimé  : Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Par les gazelles et les biches des champs, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille. -
Il semblerait que le bien-aimé soit quand-même en attente du véritable amour de la part de la Sulamithe qui dit pourtant qu'elle est malade d'amour, mais cela ne semble pas être ce que le bien-aimé, lui, attend comme qualité d'amour. Le bien-aimé attend même que ce soit la Sulamithe qui veuille bien désirer le véritable amour comme lui l'entend, donc un amour comme lui l'a = un amour centré sur celui qu'on dit aimer = "toi, toi, toi".

Or on va voir que c'est l'événement en orange qui va être le début d'un changement dans la qualité de l'amour de la Sulamithe.
Mais avant que cet évènement n'intervienne, on remarquera que la Sulamithe semble être prophétiquement avertie de l'événement qui va arriver.
En effet, avant que l'événement en orange ne se passe, la Sulamithe va voir quelque chose pendant qu'elle est sur sa couche, pendant la nuit = un songe prophétique de l'événement à venir. C'est ce qui est en jaune dans les versets 3:1 à 3:6 (et qui inclut peut-être aussi les versets 3:7 à 3:11, si on considère que ces versets décrivent le résultat qui intervient après que la Sulamithe ait retrouvée son bien-aimé dans le songe (???))
Or ce songe dit que la Sulamithe va ne plus voir, ne va plus trouver son bien-aimé et va le rechercher alors avec empressement. Puis la Sulamithe va retrouver son bien-aimé après avoir dépasser les gardes des murailles. Il semble que se soit encore dans son songe que le
bien-aimé dise encore Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille. Ensuite la Sulamithe voit dans son songe une femme qui vient du désert et ne la reconnaît pas (on verra , en fait qu'il s'agit d'elle mais transformée, ce qui fait qu'elle ne se reconnaît pas à l'heure actuelle tellement la transformation l'a changée. Et les versets 3:7 à 3:11 peuvent être une vision des résultats qu'ont provoqué cette transformation : litières avec soldats armés prêts au combat, litières d'amour, roi prêt pour les fiançailles avec la joie dans le coeur...


Quand l'événement en orange intervient réellement en 5:2, on constate que c'est exactement ce qui a été vu dans le songe en jaune sauf que ce qui n'a pas été décrit dans le rêve, c'est que la retrouvaille du bien-aimé se fait bien après avoir dépassé les gardes des murailles mais la manière dont les gardes vont intervenir est plutôt rude : Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée; Ils m'ont frappée, ils m'ont blessée; Ils m'ont enlevé mon voile, les gardes des murs. Ce détail-là n'avait pas été aussi clairement révélé dans le rêve (et on verra la signification de ce détail après).

Et c'est après cet événement en orange , que la Sulamithe va se mettre à rechercher non pas les bienfaits que son bien-aimé lui donnait , mais elle va le rechercher lui. Après cet événement en orange , la Sulamithe qui ne trouve plus son bien-aimé qui est absent, qui n'est plus là, va porter son attention sur son bien-aimé lui-même, pas sur ce que lui apporte son bien-aimé.
Les filles de Jérusalem lui demandent pourquoi elle recherche cet homme-là et alors la Sulamithe va décrire son bien-aimé, va le décrire lui. La Sulamithe va faire le même type de description de son bien-aimé que les descriptions que le bien-aimé faisait de la Sulamithe = description centrée sur celui qu'on aime et non pas sur ce que l'amour de l'autre nous apporte.
Et cette description que la Sulamithe va faire de son bien-aimé, description maintenant centrée sur ce que le bien-aimé est et non plus sur ce que le bien-aimé apporte comme fruit de son amour, va pousser les filles de Jérusalem à vouloir rechercher aussi cet homme avec la Sulamithe pour le trouver, pour le voir...

La Sulamithe sait exactement où trouver son bien-aimé = dans son jardin (symbole important qui sera expliqué après) et on retrouve l'expression qui symbolise l'amour de la Sulamithe pour le bien-aimé mais cette expression a alors pris une tournure différente : Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi. Ce qui arrive en premier ce n'est plus "mon bien-aimé est à moi" comme auparavant mais c'est "Je suis à mon bien-aimé". Le sens le plus important, le sens premier que la Sulamithe décrit dans son amour pour le bien-aimé est qu'elle se donne déjà à lui. Le sens primordial de l'amour que la Sulamithe a pour son bien-aimé est "je me donne à toi", ce n'est plus "tu es à moi". Ce sens qui était N°1 avant l'événement en orange , devient secondaire après.
Mais on verra que cela va encore évolué ensuite ....

Ensuite la Sulamithe va trouver son bien-aimé et c'est alors que les filles de Jérusalem vont la regarder et la trouver belle, c'est alors que le 
bien-aimé est troublé par le regard que la Sulamithe porte sur lui (car elle le regarde avec un regard qui le regarde lui). Et c'est alors qu'on retrouve une phrase qui nous rappelle cette femme que la Sulamithe voyait mais qu'elle ne reconnaissait dans son songe :Qui est celle qui apparaît comme l'aurore, Belle comme la lune, pure comme le soleil, Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières? - (avec l'  allusion à une troupe en arme prête au combat) = et c'est bien la Sulamithe transformée dans son être intérieur car avec une qualité d'amour flamboyant...
Et cet amour qui a atteint une autre qualité va alors être remarqué comme étant 
Comme une danse de deux choeurs qu'on constate dans la communion qu'à la Sulamithe avec son bien-aimé : le bien aimé commence une phrase et c'est la Sulamithe qui finit la phrase :
(  Salomon :  )
7:10 Et ta bouche comme un vin excellent,...
(  La Sulamithe : )
-Qui coule aisément pour mon bien-aimé, Et glisse sur les lèvres de ceux qui s'endorment!
(Or que dit la Bible du mariage en Gen 2:25  "ils (les mariés) deviendront une seule chair" = union, unité )

Et là l'expression de l'amour de la Sulamithe pour son bien-aimé prend encore une nouvelle tournure =  Je suis à mon bien-aimé, Et ses désirs se portent vers moi.
Il n' y plus que "je me donne à mon bien-aimé" et "ses désirs à lui se portent vers moi", il n'y a plus de "mon bien-aimé est à moi" : la Sulamithe ne regarde plus qu'à se donner à son bien-aimé et que ses désirs, à lui, se portent sur elle (on dirait que ce que le bien-aimé lui apporte passe sous les considérations de la Sulamithe.)

 

Ensuite dans les versets du chapitre 8, on constatera que bien-aimé dit encore une fois la phrase  Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille , juste après que la Sulamithe dise une phrase qu'elle disait avant l'événement en orange = Que sa main gauche soit sous ma tête, Et que sa droite m'embrasse! , peut-être parce qu'il reste encore quelque réminiscence à la Sulamithe de l'amour d'avant ????
Et la répétition de cette phrase par le
bien-aimé intervient avant que celui-ci ne dise à la Sulamithe Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, Comme un sceau sur ton bras; Car l'amour est fort comme la mort, La jalousie est inflexible comme le séjour des morts; Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, Une flamme de l'Éternel. (=peut-être pour dire :  "qu'Il n'y ait que moi maintenant dans ton coeur et même plus une place pour autre chose, même pour les bienfaits que je t'apporte. Que les bienfaits que je t'apporte ne prennent plus ma place à moi).

Alors, maintenant, la Sulamithe est une habitante des jardins, on veut entendre la voix de la Sulamithe, la Sulamithe est un mur et garde sa vigne tandis qu'au tout début du poème, la Sulamithe disait qu'elle n'avait pas garder sa vigne.... (tout des symbolismes que nous verront après si ça n 'allonge pas trop cette fiche)

4)    La portée prophétique de ce poème pour l'Eglise

Pour comprendre le message du Cantique des Cantiques pour l'Eglise, il faut s'intéresser à cet événement en orange qui a été aussi donné en songe prophétique à la Sulamithe avant qu'il n'arrive.
En effet, si la relation d'amour entre la Sulamithe et le 
bien-aimé est une allégorie de l'amour de Jésus avec l'Eglise, comme nous l'avons dit dans l'introduction, cet événement en orange est une chose qu'il faut considérer très sérieusement car c'est cet événement qui va être le point de départ d'un changement profond de la Sulamithe, de la qualité de l'amour qu'elle a pour le bien-aimé. 
En effet, n'oublions pas que le
bien-aimé dit expressément que ce n'est pas l'amour tel que lui l'appelle "Amour", que lui porte la Sulamithe avant que la Sulamithe ne commence ces changements : Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille

On a vu qu'avant l'événement, la Sulamithe considérait davantage ce que l'amour de son bien-aimé lui rapportait que le bien-aimé lui-même (ce qui est à l'opposé de l'amour du bien-aimé pour la Sulamithe).
Or à quoi va mener cette qualité "moindre" de l'amour de la Sulamithe ?

= à la situation suivante : 
 (  La Sulamithe : )
J'étais endormie, mais mon coeur veillait... C'est la voix de mon bien-aimé, qui frappe:
(  Salomon :  )
-Ouvre-moi, ma soeur, mon amie, Ma colombe, ma parfaite! Car ma tête est couverte de rosée, Mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit. -
(  La Sulamithe : )
 J'ai ôté ma tunique; comment la remettrais-je? J'ai lavé mes pieds; comment les salirais-je?

Comprenons bien ce qui se passe à ce moment-là :
Le 
bien-aimé vient voir sa bien-aimée qui est endormie. On voit qu'il a fait un effort pour venir la voir pendant la nuit comme il est mouillé à cause de la rosée.
Mais la Sulamithe, qui est bien confortablement installée dans son lit douillet, fait sa petite paresseuse qui se demande si ce n'est pas trop d'effort que de remettre sa tunique et de salir ses pieds alors qu'elle les a lavés ... La Sulamithe préfère son confort, sa toilette soigneusement faite et ne daigne pas venir ouvrir à son bien-aimé qui frappe !!!
A ce stade, certains pourraient presque se dire au fond d'eux-même : " l'ingrate, elle ne se bouge même pas pour son bien-aimé et préfère son petit confort douillet, bien pépère au fond du lit, avec ses p'tits pieds bien propres qu'elle ne veut pas salir, la petite princesse à son papa !!!"...
Alors toute personne qui connaît un peu la Bible va faire le rapprochement avec un passage de Apocalypse 3:14-19
Ecris à l'ange de l'Eglise de Laodicée: Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu:
Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises!

L'Eglise de Laodicée dans ce passage est une église qui est nue (elle n'a plus de vêtement), est une église qui n'a besoin de rien car elle a déjà ce qu'il faut car elle considère que son enrichissement (les bénédictions d'ici-bas) est suffisant pour elle. C'est aussi une église pour laquelle Jésus est à l'extérieur, à la porte dehors et frappe pour qu'on lui ouvre...Une église qui n'a pas Jésus à l'intérieur mais Jésus est dehors et frappe pour entrer (lui, il fait encore l'effort de venir) !!!

Pour moi donc, il semblerait que la Sulamithe soit proche de l'Eglise de Laodicée par son état 1er = endormie, avec Jésus dehors et qui frappe, avec une attitude de contentement qui n'a pas besoin de venir ouvrir à Jésus qui frappe car elle est bien dans son confort, avec son attitude religieuse de fausse sainteté (symbolisme des pieds lavés et propres qu'on ne veut pas salir même pour venir ouvrir au bien-aimé qui frappe à la porte) ...
Mais la Sulamithe est aussi l'alternative à l'Eglise de Laodicée car la Sulamithe est celle qui va vouloir retrouver son bien-aimé une fois qu'elle va se rendre compte que c'est son bien-aimé qui lui manque après qu'il soit parti.
Une fois qu'elle se rend compte que son bien-aimé est parti, la Sulamithe va comprendre qu'en fait c'est son bien-aimé qui est important à ses yeux, ce n'est pas le confort, les bienfaits de l'amour de son bien-aimé qu'elle aime en réalité.
Je pense que la Sulamithe correspondrait à une église type Laodicée mais qui revient à Dieu, qui se repent, qui change de direction car :

- elle se rend compte de l'absence de son bien-aimé malgré le confort, malgré la religiosité ...
- et que c'est son bien-aimé qui lui manque bien plus que ce qu'elle a comme confort, comme religiosité
Et pourquoi y a-t-il une différence entre ces 2 églises : parce que malgré qu'elle soit endormie, le coeur de cette église veillait quand-même.
Ce qui rappelle alors la parabole des 10 vierges qui parle de 2 types d'églises à la fin des temps, qui sont endormies toutes les 2 mais avec 1 type d'église qui avait de l'huile en réserve et 1 type d'église qui n'avait pas d'huile en réserve.

Mat 25:1-13 Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'huile avec elles; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases. Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu de la nuit, on cria: Voici l'époux, allez à sa rencontre! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. Les sages répondirent: Non; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure.

Or pour cet église qui se met à la recherche de Jésus qu'elle comprend avoir négligé par rapport à son intérêt pour son propre confort, et qui réalise que Jésus était dehors à frapper, il faut passer par une étape pas très agréable = les gardes sur la muraille.
Et ce qui est symbolisé par ces gardes sur la muraille qui vont enlever le voile de dessus les yeux de la Sulamithe (voile qui obstruait sa vision = vision faussée de son état religieux où Jésus n'était pas le centre d'intérêt) = les prophètes qui révèlent l'état spirituel d'une église endormie qui ne voyait pas ( parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu .....je te conseille d'acheter de moi...un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies)


Esaie 62 :5(b)-7 ....Et comme la fiancée fait la joie de son fiancé, Ainsi tu feras la joie de ton Dieu. Sur tes murs, Jérusalem, j'ai placé des gardes; Ils ne se tairont ni jour ni nuit. Vous qui la rappelez au souvenir de l'Eternel, Point de repos pour vous! Et ne lui laissez aucun relâche, Jusqu'à ce qu'il rétablisse Jérusalem Et la rende glorieuse sur la terre.
Jér 31: 6 
Car le jour vient où les gardes crieront sur la montagne d'Ephraïm: Levez-vous, montons à Sion, vers l'Eternel, notre Dieu!

Or le passage de l'étape des prophètes n'est pas un passage très agréable mais plutôt un passage violent dans l'intensité car il s'agit de révéler l'état pitoyable de l'église qui était endormie...
En effet, les prophètes ne reçoivent pas que des messages de prospérité et de bonheur (comme c'est de plus en plus le cas dans les fausses églises évangéliques) mais une des missions principales du prophète peut être vue dans ce passage (ce qui confirme le caractère "dur" du message des prophètes, mais pour le salut des âmes, pas pour les perdre) :
Ez 3:17-21 
Fils de l'homme, je t'établis comme sentinelle sur la maison d'Israël. Tu écouteras la parole qui sortira de ma bouche, et tu les avertiras de ma part. Quand je dirai au méchant: Tu mourras! si tu ne l'avertis pas, si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa mauvaise voie et pour lui sauver la vie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang. Mais si tu avertis le méchant, et qu'il ne se détourne pas de sa méchanceté et de sa mauvaise voie, il mourra dans son iniquité, et toi, tu sauveras ton âme. Si un juste se détourne de sa justice et fait ce qui est mal, je mettrai un piège devant lui, et il mourra; parce que tu ne l'as pas averti, il mourra dans son péché, on ne parlera plus de la justice qu'il a pratiquée, et je te redemanderai son sang. Mais si tu avertis le juste de ne pas pécher, et qu'il ne pèche pas, il vivra, parce qu'il s'est laissé avertir, et toi, tu sauveras ton âme.

Osée 6:5 C'est pourquoi je les frapperai par les prophètes, Je  les tuerai par les paroles de ma bouche, Et mes jugements éclateront comme la lumière. 

C'est pour ça que le passage auprès des gardes de la muraille est décrits, dans le Cantique des Cantiques comme un moment où la Sulamithe a été frappée par les gardes (car les mots des prophètes sont comme des coups durs) mais qu'après ce passage par les prophètes, la Sulamithe déclare qu'elle veut absolument retrouver son bien-aimé car elle est malade d'amour pour lui car le message des prophètes est pour ramener les cœurs à Dieu.

C'est alors son bien-aimé qu'elle recherche : elle le décrit lui et sait où le retrouver = "dans son jardin" 

Et que signifie cet endroit du jardin du bien-aimé ?
Il y a 2 jardins bien connus dans la Bible :
- le jardin d'Eden où Adam et Eve étaient en communion parfaite avec Dieu mais où ils ont péché en désobéissant à Dieu. C'est là qu'a été rompue, par le péché de l'homme, la communion, l'union avec Dieu.
- le jardin de Gethsémané, où Jésus a, lui, décidé d'obéir jusqu'au bout à Dieu, son Père, par amour pour nous, pour rétablir la communion, l'union de l'Homme avec Dieu, par son sacrifice à la croix qui couvre les péchés de l'Homme.
C'est pour ça que le bien-aimé du Cantique des Cantiques, se trouve dans son jardin = symbole du jardin de la communion avec Dieu, symbole du jardin où la communion avec Dieu est possible grâce au sacrifice de Jésus qui a, lui, obéit jusqu'au bout à Dieu. Symbole du jardin de l’obéissance à Dieu.

L'Eglise retrouvera donc Dieu dans ce jardin-là (obéissance à Dieu, communion avec Dieu, par la foi dans l'oeuvre de Jésus) et elle le sait bien après que les prophètes lui ait enlevé le voile qui obstruait sa vue, elle qui ne considérait, dans son endormissement, que les bénédictions et la religiosité.

Et ce n'est qu' après cet évènement en orange que l'église qui a voulu retrouver Jésus car elle avait compris qu'il n'était plus là, va voir son amour transformé en amour tel que Jésus veut qu'il soit = centré sur lui seul et non plus sur les bénédictions qu'il donne par amour.
Cette église, parce qu'elle recherche Jésus seul, va être un moteur d'évangélisation car au lieu de prêcher les bénédictions de Dieu, ce que Jésus donne, l'église va prêcher comment son Dieu est beau, comment Jésus est beau et c'est cela qui va pousser les autres (les filles de Jérusalem) à rechercher eux aussi Jésus (car c'est lui que l'église visera et non plus ses bénédictions.). Les protagonistes autres du Cantique des Cantiques veulent entendre la voix de la Sulamithe, à la fin = le désir des perdus à entendre le vrai évangile lorsque l'église est venue au vrai amour.

 

Un exemple montrant l'état d'amour d'une église :

Un exemple, pas si évident que ça à déceler, de bénédiction que l'église vise au lieu de viser Jésus lui-même, au lieu de viser Dieu lui-même, est la façon dont on prêche l'enfer et le paradis dans les églises... La façon dont on prêche le salut aux âmes perdues est caractéristique de ce que l'église vise = Jésus lui-même ou les bénédictions que Jésus peut nous donner....
En effet, si on y réfléchit bien, comment prêche-t-on le salut des âmes ?
Sans parler des églises qui prêchent carrément l'évangile de prospérité ("Viens à Jésus et tu auras le bonheur, tu auras de l'argent, tu auras tout ce que tu veux pour vivre bien ici-bas"), il serait intéressant de considérer comment les églises "normales" prêchent le salut des âmes.

La plupart du temps, on veut apporter le salut des âmes, la vie éternelle, comme le moyen d'échapper à l'enfer, à la perdition éternelle. On peut bien s'offusquer de ça en disant qu'on dit aux gens de venir à Dieu mais, en fait, on dit aux gens de venir à Dieu pour avoir la vie éternelle.
Est-ce qu'on voit se dessiner déjà le piège en disant : "Venez à Dieu et vous aurez la vie éternelle" ou "Venez à Dieu et vous échapperez à la perdition éternelle"  ?
Certes il y a déjà une différence entre ces 2 façons de dire mais elles sont elles 2 quand-même des approches erronées du message biblique.
Il s'agit encore d'une sorte de "venez à Dieu et vous aurez une belle bénédiction". Certes cette bénédiction semble plus spirituelle que de l'argent ou une belle voiture mais c'est encore : "venir à Dieu pour obtenir quelque chose, pour avoir sa bénédiction".
Et alors, avec ce genre de message, on obtiendra peut-être des chrétiens qui peuvent même "se contenter d'avoir une sorte de vie éternelle " qui n'est pas la vie éternelle que Dieu révèle dans la Bible mais une transposition de nos envies et besoins humains en version illimitée.
En effet, si on est vraiment très sincère au fond de soi, dans le secret de notre coeur, et si on nous disait, qu'en fait, la vie éternelle c'est juste vivre éternellement, dans des conditions idéales de bonheur (joie, paix, tout ce qu'on veut, conditions idéales pour être aux petits oignons ...) mais qu'on ne verra malheureusement pas Jésus dans ce paradis .... Est-ce que réellement on va se dire : "ah non je ne veux pas de ce paradis" ou est-ce qu'on va dire "ça va, je m'en contenterais bien, moi, de ce paradis-là" ?
Certes on va d'emblée faire les offusqués, les choqués qui diront "oh non, moi jamais ! Je ne peux pas accepter un paradis sans Jésus..." mais si on regardait bien en profondeur, avouons-le, ça ne nous dérangerait pas de ne pas trop voir Jésus, de ne pas trop voir Dieu, du moment qu'on a une place au paradis, où il fait bon vivre pendant l'éternité.... Allez, soyons honnêtes ...Pour certains d'entre nous, on s'en fiche quand-même un peu, du moment qu'on soit au paradis, aux petits oignons pendant l'éternité et qu'on évite d'être en enfer pour l'éternité ...
Mais si on réalise ça , alors on comprend qu'on ne vaut pas mieux que la Sulamithe sur son lit, qui est bien confortablement installée, au chaud et qui ne veut même pas se dépêcher d'aller ouvrir au bien-aimé qui frappe à la porte pour entrer : son confort passe avant de voir le bien-aimé (à ce moment-là) = Et c'est pour ça que le bien-aimé ne se trompe pas sur la vraie qualité de l'amour de la Sulamithe et qu'il dit "ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour avant qu'elle ne le veuille" (la Sulamithe n' a pas encore le vrai amour comme celui que le bien-aimé a pour la Sulamithe)

Mais que dit Dieu, que dit la Bible sur la vie éternelle (le salut des âmes) ? Qu'est-ce que dit la Bible sur la Nouvelle Alliance ?
Jn 17:3 Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.
Jér 31:31-34 Voici, les jours viennent, dit l'Eternel, Où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle, Non comme l'alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d'Egypte, Alliance qu'ils ont violée, Quoique je fusse leur maître, dit l'Eternel. Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, Après ces jours-là, dit l'Eternel: Je mettrai ma loi au dedans d'eux, Je l'écrirai dans leur coeur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple. Celui-ci n'enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l'Eternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu'au plus grand, dit l'Eternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

C'est très clair, la Bible fait bien référence, en matière de vie éternelle, à connaître Dieu et la vie éternelle commence donc dès ici-bas en connaissant Jésus, Dieu le Fils venu sur Terre.
Or il ne s'agit pas de connaître intellectuellement Dieu (car alors les démons aussi auraient la vie éternelle car ils connaissent bien Dieu de façon "intellectuelle" dirons-nous) mais de connaître en étant. De connaître en vivant Jésus, en étant transformé de plus en plus comme Jésus, par l'action du Saint-Esprit qui nous aidera à suivre ce chemin, si nous le voulons...
Alors on comprendra que les gens qui veulent hériter le salut, la vie éternelle mais ne veulent pas devenir de plus en plus comme Jésus, qui ne veulent pas suivre le chemin qui mène à la sanctification de notre âme pour qu'elle devienne de plus en plus comme Jésus; ces gens-là ne sont pas à la recherche de la vie éternelle que Dieu propose !!! Ces gens-là veulent juste la bénédiction que Dieu peut donner mais ils ne recherchent pas la vraie éternelle puisque la vraie vie éternelle que Dieu propose c'est de le connaître Lui en étant transformé de plus en plus en "être comme Dieu" = "être comme Jésus, Dieu le Fils incarné, la Parole incarnée". Par conséquent, courir après la vie éternelle sans vouloir la sanctification (être transformé de plus en plus comme Jésus), c'est aussi vide de sens que de vouloir gagner la coupe du meilleur sosie d'Elvis sans vouloir ressembler à Elvis ....

4)    La phrase dramatique du bien-aimé

Dans ce Cantique des Cantiques, on peut relever la phrase qui symbolise le "drame" du bien-aimé :

8:7   Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l'amour, Il ne s'attirerait que le mépris.

L'Amour ne peut s'acheter, l'amour ne peut se déclencher chez l'autre par nos efforts.
Le bien-aimé aime la Sulamithe donc son amour pour la Sulamithe le pousse à donner car c'est le sens du véritable amour = donner (le véritable amour va vers l'autre, ce n'est pas dans le sens donne-moi" mais dans le sens "je te donne"). Mais cela ne peut être la raison du véritable amour qui naît dans le coeur de l'autre, combien-même le bien-aimé d
onnerait tout.

Non, on le voit bien dans le Cantique des Cantiques : le bien-aimé donne à la Sulamithe mais ce n'est pas ça qui fait naître le véritable amour.
Mais le véritable amour commence quand la Sulamithe se met à regarder non plus ce que le bien-aimé lui donne mais le bien-aimé qui donne.... Quand la Sulamithe se rend compte que c'est le bien-aimé lui-même, la présence du bien-aimé lui-même, qui était la source de son comblement, de son bien-être, c'est là que commence à naître le véritable amour. Or la Sulamithe s'en rend compte par le manque, par l'absence du bien-aimé. Et c'est alors que le regard du coeur se détourne de ce que le bien-aimé donnait, de la bénédiction pour aller chercher celui qui donnait, pour se porter sur celui qui donnait et considérer la beauté de celui qui donnait.

 

Et c'est ce à quoi l'Eglise doit tendre = porter ses regards sur Dieu, sur Jésus, plutôt que d'avoir les regards sur la bénédiction donnée par Dieu, même les bénédictions qui sont spirituelles comme la vie éternell en tant que vie de bonheur éternelle seulement , comme échapper à l'enfer, quand on ne la considère pas comme Dieu la considère.
Dieu veut qu'on retrouve le seul vrai trésor perdu au jardin d'Eden = Lui, la connexion avec Lui, la communion avec Lui, c'est cela la vie éternelle.
Satan avait dit, pour faire chuter Adam et Eve, que s'ils désobéissaient à Dieu, ils seraient comme des dieux or que veut Dieu = il ne veut rien de moins que de le connaître, justement en étant tel que Lui, en le suivant Lui pour être tel que Lui = donc Satan a trompé l'humanité. Le seul but de Dieu, c'est justement de nous unir à Lui, d'être un avec Lui en Jésus (d'être tel que Jésus), donc de lui ressembler car Jésus ressemble à son Père et est un avec Lui.

Or Dieu qui est généreux, qui nous aime, donne. Mais nous fixons bien trop nos regards sur ce qu'Il donne en oubliant de le regarder Lui, pour constater son amour pour nous, sa beauté (qui se manifeste en Jésus qui est venu mourir pour nous à la croix afin que nous puissions nous reconnecter à Dieu, connaître à nouveau Dieu en esprit et en vérité).

Que l'Eglise ne se trompe pas elle-même, le but, ce n'est pas que les hommes échappent à l'enfer et gagnent le paradis, comme une sorte d'endroit idyllique où ce serait un bien-être éternel.... NON, le but, c'est de connaître en esprit Dieu en commençant cela dès maintenant ici-bas, en étant changé à la ressemblance de Dieu ici-bas = Jésus, Dieu le Fils, la Parole Divine qui a été incarnée ici-bas (et pour cela, le Saint Esprit agit en nous pour nous mener à être aussi de plus en plus la Parole vivante, incarnée ) car c'est ça que Dieu déclare être la vie éternelle.

RMQ : 8:7   Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l'amour, Il ne s'attirerait que le mépris.
même si Dieu nous donnait tout ce que notre coeur désire, ne croyons pas que ce serait alors le moyen de nous faire aimer Dieu d'un amour véritable.

Regardez l'exemple de ces 10 lépreux qui ont reçu un merveilleux cadeau de la part de Jésus, un cadeau miraculeux, un cadeau qu'ils n'auraient même pas pu s'acheter avec tout l'or du monde et qui devait être leur désir le plus cher car en plus d'être malades de la lèpre, les lépreux étaient mis à l'écart de la société à cette époque : 1 seul seulement est revenu pour glorifier Dieu, un seul a voulu porter son regard vers celui qui lui a donné ce merveilleux cadeau, les autres se sont contentés de la bénédiction en elle-même, se fichant éperdument de celui qui a donné cette bénédiction pour le considérer....
Luc 17:11-18 Jésus, se rendant à Jérusalem, passait entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent: Jésus, maître, aie pitié de nous! Dès qu'il les eut vus, il leur dit: Allez vous montrer aux sacrificateurs. Et, pendant qu'ils y allaient, il arriva qu'ils furent guéris. L'un d'eux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix. Il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et lui rendit grâces. C'était un Samaritain. Jésus, prenant la parole, dit: Les dix n'ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils? Ne s'est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu? Puis il lui dit: Lève-toi, va; ta foi t'a sauvé.

Or ce Dieu grand et admirable est méprisé malgré tout ce qu'Il est et malgré tout son amour débordant pour nous ... On n'est pas content quand Il ne donne pas et on ne veut pas le considérer quand Il donne car on ne regarde qu'à nous.
Et c'est là aussi le drame de Dieu : (je me permets de faire un petit exercice de rapprochement, ce n'est pas marqué ainsi dans la Bible mais c'est pour qu'on comprenne le drame de Dieu) :

Quand DIEU offrirait SON PROPRE FILS contre l'amour, Il ne s'attirerait que le mépris.
Car l'amour ne peut se réveiller dans le coeur d'une personne que lorsque cette personne veut bien considérer celui qui lui donne son amour (
Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille)

Ainsi est souvent traîté Dieu par ses propres créatures qu'Il aime et avec lesquelles Il veut avoir une relation d'amour, lui qui a donné son Fils Jésus pour qu'il meurt à la croix justement pour permettre cette reconnexion entre Lui et ses créatures déchues :
le mépris du grand Dieu de l'Univers, de l'Eternel par ses propres créatures

Mal 1:1-14
Oracle, parole de l'Eternel à Israël par Malachie.


Je vous ai aimés, dit l'Eternel. Et vous dites: En quoi nous as-tu aimés? Esaü n'est-il pas frère de Jacob? dit l'Eternel. Cependant j'ai aimé Jacob, Et j'ai eu de la haine pour Esaü, J'ai fait de ses montagnes une solitude, J'ai livré son héritage aux chacals du désert. Si Edom dit: Nous sommes détruits, Nous relèverons les ruines! Ainsi parle l'Eternel des armées: Qu'ils bâtissent, je renverserai, Et on les appellera pays de la méchanceté, Peuple contre lequel l'Eternel est irrité pour toujours. Vos yeux le verront, Et vous direz: Grand est l'Eternel Par delà les frontières d'Israël!

Un fils honore son père, et un serviteur son maître. Si je suis père, où est l'honneur qui m'est dû? Si je suis maître, où est la crainte qu'on a de moi? Dit l'Eternel des armées à vous, sacrificateurs, Qui méprisez mon nom, Et qui dites: En quoi avons-nous méprisé ton nom? Vous offrez sur mon autel des aliments impurs, Et vous dites: En quoi t'avons-nous profané? C'est en disant: La table de l'Eternel est méprisable! Quand vous offrez en sacrifice une bête aveugle, n'est-ce pas mal? Quand vous en offrez une boiteuse ou infirme, n'est-ce pas mal? Offre-la donc à ton gouverneur! Te recevra-t-il bien, te fera-t-il bon accueil? Dit l'Eternel des armées. Priez Dieu maintenant, pour qu'il ait pitié de nous! C'est de vous que cela vient: Vous recevra-t-il favorablement? Dit l'Eternel des armées. Lequel de vous fermera les portes, Pour que vous n'allumiez pas en vain le feu sur mon autel? Je ne prends aucun plaisir en vous, dit l'Eternel des armées, Et les offrandes de votre main ne me sont point agréables. Car depuis le lever du soleil jusqu'à son couchant, Mon nom est grand parmi les nations, Et en tout lieu on brûle de l'encens en l'honneur de mon nom Et l'on présente des offrandes pures; Car grand est mon nom parmi les nations, Dit l'Eternel des armées. Mais vous, vous le profanez, En disant: La table de l'Eternel est souillée, Et ce qu'elle rapporte est un aliment méprisable. Vous dites: Quelle fatigue! et vous le dédaignez, Dit l'Eternel des armées; Et cependant vous amenez ce qui est dérobé, boiteux ou infirme, Et ce sont les offrandes que vous faites! Puis-je les agréer de vos mains? dit l'Eternel.
Maudit soit le trompeur qui a dans son troupeau un mâle, Et qui voue et sacrifie au Seigneur une bête chétive! Car je suis un grand roi, dit l'Eternel des armées, Et mon nom est redoutable parmi les nations.

 

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voir aussi fiche :  " Fuis, mon bien-aimé...

 

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