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Comme un Béréen

Le Sacrifice d'Abraham / Le sacrifice de Saul

14 Mai 2017 , Rédigé par Comme un Béréen Publié dans #religion-religiosité ?, #vie chrétienne

Le Sacrifice d'Abraham comparé au sacrifice de Saül  -  Ro 12:2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Le Sacrifice d'Abraham comparé au sacrifice de Saül - Ro 12:2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

 

Le Sacrifice d'Abraham / Le Sacrifice de Saul

La Connaissance Profonde de Dieu et la Religiosité sont opposées.
Suite de la fiche " La Religion Humaine = Le Péché qui poursuit l'Homme depuis la Création ! "

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Ro 12:2   Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

I /    La différence entre Abraham et le roi Saül

         1)    Le sacrifice d'Abraham

Ge 22:1-18
Après ces choses, Dieu mit Abraham à l'épreuve, et lui dit: Abraham! Et il répondit: Me voici! Dieu dit: Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac; va-t'en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac. Il fendit du bois pour l'holocauste, et partit pour aller au lieu que Dieu lui avait dit. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. Et Abraham dit à ses serviteurs: Restez ici avec l'âne; moi et le jeune homme, nous irons jusque-là pour adorer, et nous reviendrons auprès de vous. Abraham prit le bois pour l'holocauste, le chargea sur son fils Isaac, et porta dans sa main le feu et le couteau. Et ils marchèrent tous deux ensemble. Alors Isaac, parlant à Abraham, son père, dit: Mon père! Et il répondit: Me voici, mon fils! Isaac reprit: Voici le feu et le bois; mais où est l'agneau pour l'holocauste? Abraham répondit: Mon fils, Dieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste. Et ils marchèrent tous deux ensemble.
Lorsqu'ils furent arrivés au lieu que Dieu lui avait dit, Abraham y éleva un autel, et rangea le bois. Il lia son fils Isaac, et le mit sur l'autel, par-dessus le bois. Puis Abraham étendit la main, et prit le couteau, pour égorger son fils.
Alors l'ange de l'Eternel l'appela des cieux, et dit: Abraham! Abraham! Et il répondit: Me voici! L'ange dit: N'avance pas ta main sur l'enfant, et ne lui fais rien; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique. Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes; et Abraham alla prendre le bélier, et l'offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à ce lieu le nom de Jehova-Jiré. C'est pourquoi l'on dit aujourd'hui: A la montagne de l'Eternel il sera pourvu.
L'ange de l'Eternel appela une seconde fois Abraham des cieux, et dit: Je le jure par moi-même, parole de l'Eternel! parce que tu as fait cela, et que tu n'as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix.

 

Obéir à Dieu est différent de faire un sacrifice qui résulterait de nos propres efforts, de nos propres forces. C'est la foi en Dieu, qu'on a reconnu comme le Dieu de la résurrection et de la vie, qui seule peut permettre à un homme d'accepter d'obéir à Dieu (et aussi d'être agréé par Dieu dans cette action lorsque,comme dans cet exemple, Dieu demande la mort de ceux qu'on aime, bien que ce ne soit pas le vrai but de Dieu, puisque Dieu avait déjà prévu le bélier qui prendrait la place de la victime = allusion à l'oeuvre future de Jésus qui meurt à la croix à notre place afin que nous vivions la vie éternelle).

Héb 11:17-19
C'est par la foi qu'Abraham offrit Isaac, lorsqu'il fut mis à l'épreuve, et qu'il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses,et à qui il avait été dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection.

Abraham n'a pas offert son fils en pensant qu'il ne le reverrait pas mais Abraham a offert son fils en pensant que Dieu, de toute façon, allait quand même respecter sa promesse : Ge 21:12 Mais Dieu dit à Abraham: Que cela ne déplaise pas à tes yeux, à cause de l'enfant et de ta servante. Accorde à Sara tout ce qu'elle te demandera; car c'est d'Isaac que sortira une postérité qui te sera propre.(= c'est d'Isaac que devait sortir la postérité d'Abraham.)
Abraham crut que Dieu n'était pas un menteur, un vicieux, un pervers comme les hommes, pour dire une chose et ne pas la faire, pour dire une chose et nous poignarder par derrière ensuite. Abraham croyait que Dieu pouvait tout, que Dieu était la résurrection et la vie.
Héb 11:1-2
Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. Pour l'avoir possédée, les anciens ont obtenu un témoignage favorable.
Abraham a cru d'avance, car il connaissait son Dieu par la foi, à ces paroles du Nouveau Testament dites par Jésus:
Jn 11:25-26   
Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?  (et ces paroles sont donc vraies depuis toujours car Dieu ne change pas)

Non, le geste d'Abraham n'était pas un manque d'amour envers son fils qu'il chérissait mais ce geste  de folie pour la sagesse des hommes, était la marque, la démonstration par les actes, qu'Abraham connaissait et avait entièrement confiance en Dieu => Cette foi s'est donc ainsi exprimée par une oeuvre ( mais attention : par obéissance et non par une oeuvre née de la chair, pas par une oeuvre née de sa propre initiative, de ses propres plans...Nulle part ailleurs, dans la Bible, il est écrit que Dieu demande de répéter ce geste !!! Dieu ne veut pas des fanatiques aveuglés qui fassent n'importe quoi !!!...)
Abraham a obéi à Dieu par la foi et non pas par un sacrifice provenant d'une initiative humaine ( = différence entre le sacrifice d'Abel agréé par Dieu et celui de Cain que Dieu n'a pas agrée. Héb 11:4 
C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn; c'est par elle qu'il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes; et c'est par elle qu'il parle encore, quoique mort.)
C'est pour cela que Dieu n'a pas demandé un tel sacrifice à quelqu'un qui n'avait cette connaissance profonde et intime de la nature de Dieu, ni à quelqu'un qui n'avait pas la foi profonde dans ce que Dieu est réellement .

Car là, ce qui était important dans cet acte de foi, c'est cette mise à l'épreuve de cette promesse (Jn 11: 25-26) en obéissant à l’ordre de Dieu et non pas le sacrifice d'un homme (car en fait, Dieu ne veut pas qu'on lui sacrifie des hommes mais qu'on croit en ses promesses, jusqu'à agir par obéissance et selon notre foi, en ce qu'Il est = et ici, ce qui est mis à l'épreuve quant à la nature de Dieu est que Dieu est la vie, la vraie vie, la résurrection ...)
Voir paragraphe II de la fiche : La vie éternelle est en Jésus seul)

 

 

1)    Le sacrifice de Saül qui s'oppose au sacrifice d'Abraham

C'est pour ça que Saul, qui lui voyait le sacrifice comme plus important que l'obéissance, n'a pas été agrée par Dieu lorsqu'il disait qu'il fallait qu'il tue son fils à cause de la promesse irréfléchie qu'il avait faite, soi-disant pour Dieu.  

I Sam 14:24-46
La journée fut fatigante pour les hommes d'Israël. Saül avait fait jurer le peuple, en disant: Maudit soit l'homme qui prendra de la nourriture avant le soir, avant que je me sois vengé de mes ennemis! Et personne n'avait pris de nourriture. Tout le peuple était arrivé dans une forêt, où il y avait du miel à la surface du sol. Lorsque le peuple entra dans la forêt, il vit du miel qui coulait; mais nul ne porta la main à la bouche, car le peuple respectait le serment.
Jonathan ignorait le serment que son père avait fait faire au peuple; il avança le bout du bâton qu'il avait à la main, le plongea dans un rayon de miel, et ramena la main à la bouche; et ses yeux furent éclaircis. Alors quelqu'un du peuple, lui adressant la parole, dit: Ton père a fait jurer le peuple, en disant: Maudit soit l'homme qui prendra de la nourriture aujourd'hui! Or le peuple était épuisé.
Et Jonathan dit: Mon père trouble le peuple; voyez donc comme mes yeux se sont éclaircis, parce que j'ai goûté un peu de ce miel. Certes, si le peuple avait aujourd'hui mangé du butin qu'il a trouvé chez ses ennemis, la défaite des Philistins n'aurait-elle pas été plus grande?
Ils battirent ce jour-là les Philistins depuis Micmasch jusqu'à Ajalon. Le peuple était très fatigué, et il se jeta sur le butin. Il prit des brebis, des boeufs et des veaux, il les égorgea sur la terre, et il en mangea avec le sang. On le rapporta à Saül, et l'on dit: Voici, le peuple pèche contre l'Éternel, en mangeant avec le sang. Saül dit: Vous commettez une infidélité; roulez à l'instant vers moi une grande pierre. Puis il ajouta: Répandez-vous parmi le peuple, et dites à chacun de m'amener son boeuf ou sa brebis, et de l'égorger ici. Vous mangerez ensuite, et vous ne pécherez point contre l'Éternel, en mangeant avec le sang. Et pendant la nuit, chacun parmi le peuple amena son boeuf à la main, afin de l'égorger sur la pierre. Saül bâtit un autel à l'Éternel: ce fut le premier autel qu'il bâtit à l'Éternel.
Saül dit: Descendons cette nuit après les Philistins, pillons-les jusqu'à la lumière du matin, et n'en laissons pas un de reste. Ils dirent: Fais tout ce qui te semblera bon. Alors le sacrificateur dit: Approchons-nous ici de Dieu. Et Saül consulta Dieu: Descendrai-je après les Philistins? Les livreras-tu entre les mains d'Israël? Mais en ce moment il ne lui donna point de réponse.
Saül dit: Approchez ici, vous tous chefs du peuple; recherchez et voyez comment ce péché a été commis aujourd'hui. Car l'Éternel, le libérateur d'Israël, est vivant! lors même que Jonathan, mon fils, en serait l'auteur, il mourrait. Et dans tout le peuple personne ne lui répondit. Il dit à tout Israël: Mettez-vous d'un côté; et moi et Jonathan, mon fils, nous serons de l'autre. Et le peuple dit à Saül: Fais ce qui te semblera bon. Saül dit à l'Éternel: Dieu d'Israël! fais connaître la vérité. Jonathan et Saül furent désignés, et le peuple fut libéré. Saül dit: Jetez le sort entre moi et Jonathan, mon fils. Et Jonathan fut désigné. Saül dit à Jonathan: Déclare-moi ce que tu as fait. Jonathan le lui déclara, et dit: J'ai goûté un peu de miel, avec le bout du bâton que j'avais à la main: me voici, je mourrai. Et Saül dit: Que Dieu me traite dans toute sa rigueur, si tu ne meurs pas, Jonathan!
Le peuple dit à Saül: Quoi! Jonathan mourrait, lui qui a opéré cette grande délivrance en Israël! Loin de là! L'Éternel est vivant! il ne tombera pas à terre un cheveu de sa tête, car c'est avec Dieu qu'il a agi dans cette journée. Ainsi le peuple sauva Jonathan, et il ne mourut point. Saül cessa de poursuivre les Philistins, et les Philistins s'en allèrent chez eux.

En effet Saul allait bien, lui aussi, offrit son fils, soi- disant "pour Dieu" mais à cause de sa promesse à lui et non pas par obéissance à Dieu; Saul aurait offert ce sacrifice à la manière de Cain c'est-à-dire par ses propres efforts, ses propres renoncements, de sa propre initiative (et non pas en obéissant à un ordre de Dieu) .
Et surtout, Saul allait sacrifier son fils parce qu’il considéra Dieu comme un dieu religieux, qui ne regarde qu'aux sacrifices, comme un dieu qui ne prend pas plaisir dans la miséricorde mais juste dans les sacrifices.
Par conséquent, le sacrifice que Saül voulait faire n'aurait pas du tout été un témoin du caractère de Dieu, n'aurait pas du tout été à la gloire de ce que Dieu est véritablement car cela ne provenait pas de Dieu mais des raisonnements d'un homme, de la religiosité d'un homme.

Dieu veut qu'on le connaisse, qu'on le découvre en lui obéissant, en le suivant par la foi donc une oeuvre de sacrifice telle que Saül voulait l'accomplir, n'aurait pas du tout été une révélation de la nature de Dieu puisque faite complètement indépendamment de la volonté de Dieu.
 

Certes l'oeuvre de Saül ressemblait, dans la forme, à l'oeuvre d'Abraham (=offrir son fils en sacrifice pour Dieu) mais Saül allait accomplir cette oeuvre de sa propre initiative et non pas par obéissance et par la foi dans ce que Dieu est (Dieu est la résurrection et la vie).
On peut donc naturellement en déduire que Saül ne pensait même pas 
que Dieu allait ressusciter son fils, contrairement à Abraham qui avait foi en la promesse de Dieu. Donc cette vision négative de Saül envers Dieu, qu'il prenait alors comme un Dieu qui exige qu'on sacrifie son fils juste parce qu'on a fait un voeux absurde et irraisonné, n'aurait pas du tout révélé ce que Dieu est mais aurait été seulement le fruit d'un sacrifice fait par la "religion humaine", ce que Dieu n'agrée pas du tout...

Saul n'allait donc pas offrir ce sacrifice par la foi en Dieu de miséricorde, de résurrection => ce sacrifice n'aurait alors pas glorifier la nature de Dieu (Dieu de la vie, de la résurrection) mais reposait sur des attributs, sur une personnalité que Dieu n'a absolument pas (Dieu n'est pas un Dieu de religion qui ne considère que les sacrifices !) => Saul allait offrir à Dieu un sacrifice en ne se reposant nullement sur ce que Dieu est.

 

(Cf fiche "Les Autels Bâtis" => C'est dans la manière d'offrir son sacrifice (or les pensées dans le coeur de Saul n'étaient pas selon Dieu, contrairement à celles d' Abraham) que réside la différence entre ces deux sacrifices:

Sacrifice Abraham = par obéissance à Dieu car par la foi dans ce que Dieu est et dans les promesses de Dieu

Sacrifice de Saül = ressemble au sacrifice de Cain, fait selon l'homme, par ses propos efforts et ne s’appuyant pas du tout sur ce que Dieu est . Cela aurait été un sacrifice s'appuyant sur ce que l'homme s'imagine de Dieu (=sacrifice oeuvre le l'énergie de la chair, oeuvre de la "religion humaine")

Et on constatera que la vision religieuse que Saül avait de Dieu, se manifestera encore dans la vie de Saül.  Saül prenait Dieu pour un dieu qui ne regarde qu'au rituel, qui ne regarde qu'aux sacrifices plutôt qu'au coeur de l'homme (vision religieuse charnelle du type = "si je fais un sacrifice, Dieu me bénit. Si je ne fais pas de sacrifice, Dieu ne me bénira pas... Qu'importe comment mon coeur est devant Dieu, qu'importe si je suis dans la désobéissance ou non, du moment que Dieu ait son sacrifice ....")

I Sam 13:8-14
Il
(Saül) attendit sept jours, selon le terme fixé par Samuel. Mais Samuel n'arrivait pas à Guilgal, et le peuple se dispersait loin de Saül. Alors Saül dit: Amenez-moi l'holocauste et les sacrifices d'actions de grâces. Et il offrit l'holocauste. Comme il achevait d'offrir l'holocauste, voici, Samuel arriva, et Saül sortit au-devant de lui pour le saluer. Samuel dit: Qu'as-tu fait? Saül répondit: Lorsque j'ai vu que le peuple se dispersait loin de moi, que tu n'arrivais pas au terme fixé, et que les Philistins étaient assemblés à Micmasch, je me suis dit: Les Philistins vont descendre contre moi à Guilgal, et je n'ai pas imploré l'Éternel! C'est alors que je me suis fait violence et que j'ai offert l'holocauste.
Samuel dit à Saül: Tu as agi en insensé, tu n'as pas observé le commandement que l'Éternel, ton Dieu, t'avait donné. L'Éternel aurait affermi pour toujours ton règne sur Israël; et maintenant ton règne ne durera point. L'Éternel s'est choisi un homme selon son coeur, et l'Éternel l'a destiné à être le chef de son peuple, parce que tu n'as pas observé ce que l'Éternel t'avait commandé.

I Sam 15:12-35
Il
(Samuel) se leva de bon matin, pour aller au-devant de Saül. Et on vint lui dire: Saül est allé à Carmel, et voici, il s'est érigé un monument; puis il s'en est retourné, et, passant plus loin, il est descendu à Guilgal. Samuel se rendit auprès de Saül, et Saül lui dit: Sois béni de l'Éternel! J'ai observé la parole de l'Éternel. Samuel dit: Qu'est-ce donc que ce bêlement de brebis qui parvient à mes oreilles, et ce mugissement de boeufs que j'entends? Saül répondit: Ils les ont amenés de chez les Amalécites, parce que le peuple a épargné les meilleures brebis et les meilleurs boeufs, afin de les sacrifier à l'Éternel, ton Dieu; et le reste, nous l'avons dévoué par interdit. Samuel dit à Saül: Arrête, et je te déclarerai ce que l'Éternel m'a dit cette nuit. Et Saül lui dit: Parle!
Samuel dit: Lorsque tu étais petit à tes yeux, n'es-tu pas devenu le chef des tribus d'Israël, et l'Éternel ne t'a-t-il pas oint pour que tu sois roi sur Israël? L'Éternel t'avait fait partir, en disant: Va, et dévoue par interdit ces pécheurs, les Amalécites; tu leur feras la guerre jusqu'à ce que tu les aies exterminés. Pourquoi n'as-tu pas écouté la voix de l'Éternel? pourquoi t'es-tu jeté sur le butin, et as-tu fait ce qui est mal aux yeux de l'Éternel?
Saül répondit à Samuel: J'ai bien écouté la voix de l'Éternel, et j'ai suivi le chemin par lequel m'envoyait l'Éternel. J'ai amené Agag, roi d'Amalek, et j'ai dévoué par interdit les Amalécites; mais le peuple a pris sur le butin des brebis et des boeufs, comme prémices de ce qui devait être dévoué, afin de les sacrifier à l'Éternel, ton Dieu, à Guilgal.
Samuel dit: L'Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l'obéissance à la voix de l'Éternel? Voici, l'obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l'observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l'est pas moins que l'idolâtrie et les théraphim. Puisque tu as rejeté la parole de l'Éternel, il te rejette aussi comme roi. Alors Saül dit à Samuel: J'ai péché, car j'ai transgressé l'ordre de l'Éternel, et je n'ai pas obéi à tes paroles; je craignais le peuple, et j'ai écouté sa voix. Maintenant, je te prie, pardonne mon péché, reviens avec moi, et je me prosternerai devant l'Éternel.
Samuel dit à Saül: Je ne retournerai point avec toi; car tu as rejeté la parole de l'Éternel, et l'Éternel te rejette, afin que tu ne sois plus roi sur Israël.
Et comme Samuel se tournait pour s'en aller, Saül le saisit par le pan de son manteau, qui se déchira. Samuel lui dit: L'Éternel déchire aujourd'hui de dessus toi la royauté d'Israël, et il la donne à un autre, qui est meilleur que toi. Celui qui est la force d'Israël ne ment point et ne se repent point, car il n'est pas un homme pour se repentir.
Saül dit encore: J'ai péché! Maintenant, je te prie, honore-moi en présence des anciens de mon peuple et en présence d'Israël; reviens avec moi, et je me prosternerai devant l'Éternel, ton Dieu. Samuel retourna et suivit Saül, et Saül se prosterna devant l'Éternel.
Puis Samuel dit: Amenez-moi Agag, roi d'Amalek. Et Agag s'avança vers lui d'un air joyeux; il disait: Certainement, l'amertume de la mort est passée.
Samuel dit: De même que ton épée a privé des femmes de leurs enfants, ainsi ta mère entre les femmes sera privée d'un fils. Et Samuel mit Agag en pièces devant l'Éternel, à Guilgal.
Samuel partit pour Rama, et Saül monta dans sa maison à Guibea de Saül.
Samuel n'alla plus voir Saül jusqu'au jour de sa mort; car Samuel pleurait sur Saül, parce que l'Éternel se repentait d'avoir établi Saül roi d'Israël.

II /    Le même type de sacrifice dans le Nouveau Testament

Ce sacrifice = oser laisser "mourir" quelqu'un qu'on aime, par obéissance à Dieu et en croyant à la nature de Dieu qui est vie et résurrection, Jésus l'a aussi fait. C'est ce qu'on voit dans le passage de la mort de Lazare et sa résurrection, car Jésus a bien laissé mourir Lazare (Jésus n'est pas venu le jour même pour guérir Lazare).

Jn 11:1-44 
Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa soeur. C'était cette Marie qui oignit de parfum le Seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c'était son frère Lazare qui était malade. Les soeurs envoyèrent dire à Jésus: Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. Après avoir entendu cela, Jésus dit: Cette maladie n'est point à la mort; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. Or, Jésus aimait Marthe, et sa soeur, et Lazare. Lors donc qu'il eut appris que Lazare était malade, il resta deux jours encore dans le lieu où il était, et il dit ensuite aux disciples: Retournons en Judée. Les disciples lui dirent: Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapider, et tu retournes en Judée! Jésus répondit: N'y a-t-il pas douze heures au jour? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu'il voit la lumière de ce monde; mais, si quelqu'un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumière n'est pas en lui. Après ces paroles, il leur dit: Lazare, notre ami, dort; mais je vais le réveiller. Les disciples lui dirent: Seigneur, s'il dort, il sera guéri. Jésus avait parlé de sa mort, mais ils crurent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil. Alors Jésus leur dit ouvertement: Lazare est mort. Et, à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n'étais pas là. Mais allons vers lui. Sur quoi Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples: Allons aussi, afin de mourir avec lui.
Jésus, étant arrivé, trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. Et, comme Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ, beaucoup de Juifs étaient venus vers Marthe et Marie, pour les consoler de la mort de leur frère. Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison. Marthe dit à Jésus: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera. Jésus lui dit: Ton frère ressuscitera. Je sais, lui répondit Marthe, qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela? Elle lui dit: Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde.
Ayant ainsi parlé, elle s'en alla. Puis elle appela secrètement Marie, sa soeur, et lui dit: Le maître est ici, et il te demande. Dès que Marie eut entendu, elle se leva promptement, et alla vers lui.
Car Jésus n'était pas encore entré dans le village, mais il était dans le lieu où Marthe l'avait rencontré. Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, l'ayant vue se lever promptement et sortir, la suivirent, disant: Elle va au sépulcre, pour y pleurer. Lorsque Marie fut arrivée là où était Jésus, et qu'elle le vit, elle tomba à ses pieds, et lui dit: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému. Et il dit: Où l'avez-vous mis? Seigneur, lui répondirent-ils, viens et vois. Jésus pleura. Sur quoi les Juifs dirent: Voyez comme il l'aimait. Et quelques-uns d'entre eux dirent: Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût point?
Jésus frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre. C'était une grotte, et une pierre était placée devant. Jésus dit: Otez la pierre. Marthe, la soeur du mort, lui dit: Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là. Jésus lui dit: Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu? Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m'as exaucé. Pour moi, je savais que tu m'exauces toujours; mais j'ai parlé à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé. Ayant dit cela, il cria d'une voix forte: Lazare, sors! Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandes, et le visage enveloppé d'un linge. Jésus leur dit: Déliez-le, et laissez-le aller.

 

Pourtant Jésus aimait Lazare ( Jn 11:3) mais Jésus a obéi à son Père: il a accepté d'obéir au-delà de ses sentiments pour Lazare, car Jésus savait que son Père a pu dire de lui même qu'il est la résurrection et la vie: car Jésus et son Père sont un  ! Jésus n'a donc pas agi de façon irréfléchie comme Saül mais cette folie aux yeux des hommes était la sagesse de Dieu pour la gloire de son nom ( car pour prouver que Dieu ressuscite les morts et pour que les hommes croient en Jésus envoyé par Dieu, il fallait bien un mort). Jésus a fait une oeuvre d'obéissance, par la foi et cette oeuvre n'a pas commencée quand Jésus a dit "Lazare sors !" mais dès l'instant où Jésus, ayant appris que Lazare était mourant, a décidé de prendre la position d'obéissance qu'avait pris Abraham envers Isaac.

Mais Jésus n'a pas seulement accepté que ce soit quelqu'un qu'il aime qui meurent pour que Dieu se glorifie par une oeuvre de résurrection ! Jésus a aussi accepté, par obéissance à son Père et non pas de sa propre initiative, que lui-même meurt mais toujours parce qu’il croyait en son Père, Dieu de la résurrection et de la vie. C'est donc différent d'un suicide de désespoir ou d'un suicide fanatique charnel provenant de l'initiative de l'homme et non de l'obéissance à Dieu ! D'ailleurs seul Jésus a reçu ce pouvoir de Dieu de donner sa vie car seule sa vie a été parfaite!

RMQ:
Mt 16:21-23 

Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu'il fallait qu'il allât à Jérusalem, qu'il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l'ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit: A Dieu ne plaise, Seigneur! Cela ne t'arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre: Arrière de moi, Satan! tu m'es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perdait son âme? ou, que donnerait un homme en échange de son âme? Car le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges; et alors il rendra à chacun selon ses oeuvres. Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, qu'ils n'aient vu le Fils de l'homme venir dans son règne.

Pierre, lui, n'accepta pas que Jésus, qu'il aimait, puisse mourir ainsi, car Pierre ne voyait pas avec les yeux de la foi (: pourtant, Jésus ne disait pas seulement qu'il allait mourir mais aussi qu'il ressusciterait le 3ème jour !)
Pierre, lui, ne semblait que considérer la 1ère partie du plan, sans considérer la résurrection. Pierre aimait Jésus et cet amour humain lui empêchait alors d'obéir au plan de Dieu et l'incitait à réagir par la chair en raisonnant comme les hommes. Cet amour de Pierre, qui l'opposait ainsi aux plans de Dieu, était donc charnel, humain (or tout ce qui est charnel tend à s'opposer à l'Esprit et même l'amour des hommes peut s'opposer à Dieu, aux plans de Dieu, aux plans de Dieu selon l'Amour Divin)

Ro 8:7-8  car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.

Pierre ne pouvait pas comprendre que son amour n'était alors que peu de chose face à l'Amour de Dieu, qui certes allait permettre le sacrifice de Jésus, son Fils bien-aimé, mais par amour des hommes et en sachant d'avance qu'il allait le ressusciter le 3eme jour, pour la gloire de son Nom et pour glorifier son Fils.
Ainsi ces deux choses vont de paire :

*Les plans de Dieu sont au-dessus de nos plans
*L'amour de Dieu est au-dessus de notre amour .

Pierre était, dans cette résistance, opposé aux plans de Dieu, tandis que les pharisiens qui voulaient faire mourir Jésus, étaient eux, en train de réaliser le plan de Dieu .
Jn 11:49-52  
L'un d'eux, Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit: Vous n'y entendez rien; vous ne réfléchissez pas qu'il est dans votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. Or, il ne dit pas cela de lui-même; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation. Et ce n'était pas pour la nation seulement; c'était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés.

Pierre n'a pas compris cela et il n'a pas pu réagir comme Abraham qui était prêt à donner, à offrir son fils qu'il aimait, par la foi en Dieu de résurrection. Pierre n'a pas réagi selon Dieu car Pierre était encore avec ses raisonnements humains, charnels. Pierre servait encore Jésus par lui-même et non selon l'Esprit. C'est pour cela que Pierre est passé au crible, à l'épreuve, afin qu'il réalise que la chair, les forces, les raisonnements, les actions de l'homme ne peuvent pas permettre de suivre Jésus.
A un moment il faut mourir à la chair (aux raisonnements humains, à l'intelligence issue de l'homme) pour renaître dans l'Esprit et c'est ce que Pierre a vécu :

1- Pierre croit qu'il peut suivre Jésus par lui-même, par ses efforts par la chair 
Mt 16:21-23  
Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu'il fallait qu'il allât à Jérusalem, qu'il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l'ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit: A Dieu ne plaise, Seigneur! Cela ne t'arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre: Arrière de moi, Satan! tu m'es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.

2- La réalité prouve à Pierre qu'il ne peut pas suivre Jésus par la chair par l'homme. (Pierre va renier trois fois Jésus )
Mt 26:69-75 
Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s'approcha de lui, et dit: Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant: Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment: Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s'étant approchés, dirent à Pierre: Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer: Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite: Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement.

3-Pierre, brisé, reconnaît et n'est plus le même mais est prêt, maintenant, à servir Jésus selon l'Esprit car maintenant il ne s'appuiera plus sur lui-même.
Jn 21:15-17 Après qu'ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre: Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu plus que ne m'aiment ceux-ci? Il lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit: Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois: Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu? Pierre lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois: Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu? Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit pour la troisième fois: M'aimes-tu? Et il lui répondit: Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis.
 

RMQ : Et il est à noté que Jésus n'a jamais prié pour que Pierre ne soit pas passé au crible mais pour que la foi de Pierre ne défaille pas dans l’épreuve! Car Jésus savait que Pierre devait être débarrassé de cet confiance charnelle en ses propres capacités humaines (et Jésus savait que Pierre n'allait pas être tenté jusqu'à la limite de défaillance de la foi)
Luc 22:31-34  
Le Seigneur dit: Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères. Seigneur, lui dit Pierre, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. Et Jésus dit: Pierre, je te le dis, le coq ne chantera pas aujourd'hui que tu n'aies nié trois fois de me connaître.
 

Même ce sentiment qu'on croit le plus profond et le plus grand chez l'homme (= l'amour) n'est rien face à l'Amour de Dieu et face aux plans de Dieu établis selon son Amour Divin.
C'est ce à quoi il faut croire pour être capable d'accepter  certains plans de Dieu dont le principal ( la croix = le brisement de la nature charnelle chez l'homme afin que l'Esprit grandisse par l'obéissance dans la foi en ce que Dieu dit, par la foi en la Parole de Dieu )

Il ne faut donc pas non plus croire que l'amour humain échappe à la règle que le charnel s'oppose à l'Esprit et qu'il est incapable de se soumettre à l'Esprit de Dieu. En effet, même l'amour, lorsqu'il est tiré de l'homme et non pas de Dieu, finit par s'opposer aux plans de Dieu.

Et pour "mourir" à cela, le chemin de la croix est encore le même : lâcher, abandonner les forteresses de raisonnements humains en reconnaissant que sans Jésus, on ne peut rien faire et se tourner alors vers lui, afin que lui grandisse en nous ( => par l'obéissance et dans la foi que Jésus fera cela nous )

 

III /    Autres exemples montrant la Religiosité qui s'oppose à la Connaissance de Dieu

        1)    Le geste d'Uzza versus le geste du roi David

II Sam 6:1-11 David rassembla encore toute l'élite d'Israël, au nombre de trente mille hommes. Et David, avec tout le peuple qui était auprès de lui, se mit en marche depuis Baalé-Juda, pour faire monter de là l'arche de Dieu, devant laquelle est invoqué le nom de l'Eternel des armées qui réside entre les chérubins au-dessus de l'arche. Ils mirent sur un char neuf l'arche de Dieu, et l'emportèrent de la maison d'Abinadab sur la colline; Uzza et Achjo, fils d'Abinadab, conduisaient le char neuf. Ils l'emportèrent donc de la maison d'Abinadab sur la colline; Uzza marchait à côté de l'arche de Dieu, et Achjo allait devant l'arche. David et toute la maison d'Israël jouaient devant l'Eternel de toutes sortes d'instruments de bois de cyprès, des harpes, des luths, des tambourins, des sistres et des cymbales. Lorsqu'ils furent arrivés à l'aire de Nacon, Uzza étendit la main vers l'arche de Dieu et la saisit, parce que les boeufs la faisaient pencher. La colère de l'Eternel s'enflamma contre Uzza, et Dieu le frappa sur place à cause de sa faute. Uzza mourut là, près de l'arche de Dieu. David fut irrité de ce que l'Eternel avait frappé Uzza d'un tel châtiment. Et ce lieu a été appelé jusqu'à ce jour Pérets-Uzza. David eut peur de l'Eternel en ce jour-là, et il dit: Comment l'arche de l'Eternel entrerait-elle chez moi? Il ne voulut pas retirer l'arche de l'Eternel chez lui dans la cité de David, et il la fit conduire dans la maison d'Obed-Edom de Gath. L'arche de l'Eternel resta trois mois dans la maison d'Obed-Edom de Gath, et l'Eternel bénit Obed-Edom et toute sa maison.

On voit ici qu'Uzza fut frappé car il osa toucher l'arche de l'alliance alors que seuls les Lévites et les sacrificateurs (qui sont aussi de la tribu de Lévi, tribu choisie par Dieu pour s'occuper du service et des affaires touchant au service sacerdotal). Certes Uzza voulait certainement faire une bonne action en évitant que l'arche ne tombe du char mais, en agissant de lui-même, Uzza désobéissait alors à la loi de Dieu. 
Ne pensons pas que nos bonnes intentions humaines ou que ce qui nous semble émaner d'un principe humain grand et admirable selon les raisonnements humains, doivent forcément être tolérés par Dieu et puissent alors venir s'opposer aux commandements de Dieu. 
Cela rappelle alors que même l'attachement humain que Pierre avait pour Jésus, lorsqu'il ne voulait pas que Jésus soit mis à mort, n'était qu'opposition contre le plan et l' amour de Dieu pour les hommes.

RMQ: Et de ce passage, on peut bien-sûr se dire, de nos jours : Ne croyons pas que Dieu tolère la désobéissance envers ses commandements quand nous pensons que Dieu accepte les mariages allant contre ces commandements, du moment qu'il y a de l'amour (amour humain) entre ceux qui se marient...

 

Cependant, on peut alors se demander pourquoi, dans le passage suivant, David et ses hommes ont pu se permettre, eux, de manger les pains de propositions que seuls les sacrificateurs avaient le droit de manger selon la loi de Dieu (Lév 24:5-9).
I Sam 21:4-6 Le sacrificateur répondit à David: Je n'ai pas de pain ordinaire sous la main, mais il y a du pain consacré; si du moins tes gens se sont abstenus de femmes! David répondit au sacrificateur : Nous nous sommes abstenus de femmes depuis trois jours que je suis parti, et tous mes gens sont purs: d'ailleurs, si c'est là un acte profane, il sera certainement aujourd'hui sanctifié par celui qui en sera l'instrument. Alors le sacrificateur lui donna du pain consacré, car il n'y avait là d'autre pain que du pain de proposition, qu'on avait ôté de devant l'Eternel pour le remplacer par du pain chaud au moment où on l'avait pris.
Et si on se réfère à ce que David dit dans ce passage ("si c'est là un acte profane"), on comprend que David se rendait bien compte qu'il s'agissait d'un acte profane.
Même Jésus a commenté, plus tard, cet acte en le qualifiant bien d'acte profane :  Mt 12:3-4 Mais Jésus leur répondit: N'avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui; comment il entra dans la maison de Dieu, et mangea les pains de proposition, qu'il ne lui était pas permis de manger, non plus qu'à ceux qui étaient avec lui, et qui étaient réservés aux sacrificateurs seuls?

Donc pourquoi Uzza, qui a juste voulu éviter que l'arche de Dieu ne tombe du char, a été frappé de mort car seuls les Lévites avaient le droit de toucher l'arche de Dieu, alors que David et ses hommes ont pu, eux, manger des pains de propositions que seuls les sacrificateurs avaient le droit de manger ?

C'est là que Jésus a apporté la lumière lorsqu'il a parlé de cela et du sabbat lorsque les pharisiens (les religieux de l'époque) reprochaient à Jésus et à ses disciples de violer le sabbat :
Mt 12:1-8  En ce temps-là, Jésus traversa des champs de blé un jour de sabbat. Ses disciples, qui avaient faim, se mirent à arracher des épis et à manger.
Les pharisiens, voyant cela, lui dirent: Voici, tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire pendant le sabbat. Mais Jésus leur répondit: N'avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui; comment il entra dans la maison de Dieu, et mangea les pains de proposition, qu'il ne lui était pas permis de manger, non plus qu'à ceux qui étaient avec lui, et qui étaient réservés aux sacrificateurs seuls? Ou, n'avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de sabbat, les sacrificateurs violent le sabbat dans le temple, sans se rendre coupables? Or, je vous le dis, il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n'auriez pas condamné des innocents. Car le Fils de l'homme est maître du sabbat.

Mc 2:27-28  Puis il leur dit: Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat, de sorte que le Fils de l'homme est maître même du sabbat.

Jésus explique ce que David avait déjà compris sur la vraie nature des lois de Dieu :
le sabbat avait été instauré par Dieu pour le bien de son peuple qui avait été esclave en Egypte (un jour de repos obligatoire dans la semaine, pour ne pas travailler toute la semaine, sans arrêt comme au temps de l'esclavage et pour pouvoir consacrer cette journée à la communion avec leur Dieu) et Dieu n' avait pas prévu que l'homme soit alors assujetti à la loi du sabbat jusqu'à empêcher les hommes de pouvoir même se nourrir le jour du sabbat, comme les pharisiens l'imposaient. Et c'est cela qui fait toute la différence : comprendre le coeur, les intentions profondes de Dieu qui laisse alors voir ce que Dieu est. Dieu avait instauré cette loi pour le bien de son peuple afin que les Israélites ne soient pas de nouveau asservis au travail 7 jours sur 7 jours, afin que son peuple ait du temps pour venir à la rencontre avec leur Dieu pendant ce jour du sabbat (N'oublions pas que c'est ce que Dieu cherche depuis la chute d'Adam et Eve = rétablir la communion perdue avec sa créature à cause du péché, de la rébellion envers Dieu) .
C'est pour ça que, lorsqu'on comprend les intentions de Dieu parce qu'on connaît son Dieu, on comprend la conclusion de Jésus = 
Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n'auriez pas condamné des innocents. 
Mais c'est aussi pour ça qu'on comprendra, au contraire, que Dieu ait pu frappé de mort l'homme qui a violé le sabbat car il voulait quand-même travailler pendant ce jour du sabbat et ne respectait pas le repos que Dieu voulait instaurer parmi son peuple pour le bien de son peuple et pour que son peuple puisse avoir un jour pour venir à sa rencontre : le sabbat était vu par Dieu comme un jour consacré à la rencontre avec son peuple, ce n'était donc pas un jour que Dieu voulait instaurer comme un jour de soumission esclavagiste extrême à cette loi (laisser quelqu'un affamé sous prétexte que c'était le sabbat et qu'on ne devait rien faire...) mais il ne fallait pas non-plus transgresser cette loi avec l'intention de pouvoir en tirer un profit personnel ou pécunier car alors cela était un péché ...
No 15:32-36 Comme les enfants d'Israël étaient dans le désert, on trouva un homme qui ramassait du bois le jour du sabbat. Ceux qui l'avaient trouvé ramassant du bois l'amenèrent à Moïse, à Aaron, et à toute l'assemblée. On le mit en prison, car ce qu'on devait lui faire n'avait pas été déclaré. L'Eternel dit à Moïse: Cet homme sera puni de mort, toute l'assemblée le lapidera hors du camp. Toute l'assemblée le fit sortir du camp et le lapida, et il mourut, comme l'Eternel l'avait ordonné à Moïse. ( Cet homme avait méprisé la loi bienveillante de Dieu pour en tirer un profit personnel...)
 

RMQ :
Peut-être serait-il bon de se rappeler qu'avec cette instauration du jour du sabbat pour tout le peuple, cela donnait aussi au peuple tout entier un jour à part pendant lequel le peuple pouvait aussi se réunir ensemble, au repos en même temps, pour venir dans la communion avec leur Dieu. Dieu n'a pas instaurer un jour de repos individuel à prendre de façon individuelle et décalée les uns vis-à-vis des autres.... Dieu aime que son peuple soit en communion avec lui et que son peuple soit aussi réunit ensemble... Dieu aime le lien avec sa créature mais aussi que ses créatures aient un lien entre elles
(Mt 22:36-40 Maître, quel est le plus grand commandement de la loi? Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.)
Il serait donc bon de penser à cela quand on nous demandera si le dimanche chômé pour toute la famille en même temps est une chose vraiment nécessaire ou si, pour gagner plus d'argent, il ne serait pas mieux de ne plus avoir de jour chômé pour tout le monde, mais des jours de repos individuels différents ... car alors comment les familles pourront-elles déjà se réunir ensemble si chacun a un jour de repos différent pendant la semaine ? (est-ce que ça ne serait pas un peu un piège du genre "l'appât de l'argent, peut-être même par nécessité malheureusement, mais qui détruirait le lien de la famille" .... ??? )
 

Et pour en revenir à Uzza et David, on comprend que c'est la même chose qu'avec le sabbat : David connaissait le coeur de Dieu et il n'a pas transgressé la loi juste pour un profit personnel mais pour que lui et ses hommes qui n'avaient pas mangé depuis longtemps, puissent manger et c'est  en s'appuyant sur ce que Dieu est (un Dieu qui prend plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices seulement) que David a fait son action, et c'est pour cela que Jésus l'a cité ensuite pour le cas du sabbat. David savait bien que c'était un acte profane mais connaissant son Dieu, il s'est appuyé sur la miséricorde de Dieu envers des hommes affamés pour oser manger ses pains de propositions car il n'y en avait pas d'autres...
Tandis que Uzza, lui, avait en tête que ses bonnes intentions à lui, étaient acceptables pour toucher aux choses de Dieu, pour transgresser la loi de Dieu. Uzza agit donc avec, dans son coeur, la pensée que les bonnes intentions humaines, qui naissent du coeur humain peuvent être au-dessus de la loi de Dieu et peuvent donc se permettre de transgresser la loi de Dieu.

IV /    Conclusion :

Même les sentiments, les valeurs qu'on croit les plus profondes et admirables chez l'homme ( exemple : l'amour humain) n'est rien face à l'Amour de Dieu et s'opposeront aux plans de Dieu établis par l'Amour divin.
C'est ce à quoi il faut croire pour être capable d'accepter certains plans de Dieu dont le principal : la croix --> le brisement de la nature charnelle chez l'homme avec ses raisonnement humains afin que l'Esprit grandisse en nous, afin que notre âme soit transformée selon Dieu.

Il ne faut donc pas non plus croire que l'amour humain ou tout autres valeurs humaines telles que le mérite ou autres valeurs que l'homme met sur un piédestal, échappent à la règle que le charnel s'oppose à l'Esprit de Dieu et est incapable de se soumettre à l'Esprit. En effet, même l'amour humain, lorsqu'il est tiré de l'homme et non pas de Dieu, finit par s'opposer aux plans de Dieu.

Et pour "mourir" à cette vision que l'homme peut, par lui-même, suivre Dieu, que l'homme peut tirer de ses "meilleures" valeurs humaines une force pour suivre Dieu et être agréé de Dieu, il n'y a que le chemin de la Croix = lâcher, abandonner nos propres raisonnements et principes humains qui s'élèvent comme des forteresses contre la révélation que Dieu veut nous donner de Lui, en reconnaissant que sans Jésus, on ne peut rien faire et se tourner vers Lui, par la foi en sa Parole,  afin que Lui grandisse en nous par l'obéissance dans la foi que Dieu nous conduit justement sur ce chemin de sanctification de l'âme (car ce n'est pas nous qui pouvons même faire mourir notre nature. Notre oeuvre à nous, c'est de rester dans la foi et la confiance en Dieu pour le suivre).

Jn 6:28-29  Ils lui dirent: Que devons-nous faire, pour faire les oeuvres de Dieu? Jésus leur répondit: L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé.(= Jésus) 

 

 

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