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Comme un Béréen

Qu'est-ce qu'une Tradition ? (La valeur d'un symbole)

29 Décembre 2016 Publié dans #religion-religiosité ?, #Sainte Cène

Il ne faudrait pas confondre une « tradition » dans le sens de quelque chose de purement religieux (= la religiosité) et un acte ancien, voir même très ancien, que l'on perpétue mais qui est fondé en Dieu.

Il ne faudrait pas confondre une « tradition » dans le sens de quelque chose de purement religieux (= la religiosité) et un acte ancien, voir même très ancien, que l'on perpétue mais qui est fondé en Dieu.

Fiche N°4  (Suite de la fiche Les Holocaustes de Job)

Fiche 3 <--- Précédent

QU'EST-CE QU'UNE TRADITION ?

La valeur d'un symbole

Il ne faudrait pas confondre une « tradition » dans le sens de quelque chose de purement religieux (= la religiosité) et un acte ancien, voir même très ancien, que l'on perpétue mais étant fondé en Dieu.

En effet, certaines habitudes très vieilles ne sont pas forcément une « tradition » seulement.

Exemple : lire la Bible et prier : ce sont des choses très anciennes, que l'on fait vraisemblablement depuis très longtemps mais qui ne sont pas des choses « religieuses », si toutefois cela est fait selon l'Esprit, selon de bonnes dispositions de cœur, selon ce que Dieu désire. Car on peut, au contraire, très bien lire la Parole de Dieu ou prier de façon religieuse, sans l'Esprit.

Exemple : les pharisiens, du temps de Jésus, qui appliquaient la loi de façon religieuse => Jésus leur reprochera leur façon de considérer le Sabbat, par exemple.

Exemple : les prières récitées par cœur, sans que notre cœur ne s'ouvre pour autant à Dieu. 

 

Dictionnaire Hachette : « tradition : opinion, manière de faire transmise par les générations antérieures »

Pour nous chrétiens évangéliques, lorsqu'on parle de «tradition» (purement religieuse), de «religiosité», nous entendons : quelque chose qui n'est fondée que sur « ce qui se faisait avant » et non sur ce que Dieu, Lui, a dit, non sur ce que l'Esprit nous enseigne au travers de la Parole de Dieu.

Voir fiche : « Les Hauts Lieux » :
Après la construction du Temple, les autels bâtis n'étaient plus selon la Parole de Dieu mais seulement selon la « tradition », selon ce qui se faisait auparavant ».
 Ainsi, des actes pourtant écrits dans la Parole de Dieu peuvent devenir des agissements purement religieux lorsqu'ils ne reposent plus que sur l'habitude, sur ce qui se faisait avant et non plus sur l’Esprit, non plus selon le cœur de Dieu.

 

Exemple : le Sabbat est devenu «religieux» sous la direction des pharisiens (Matt 12:1–14)
En ce temps-là, Jésus traversa des champs de blé un jour de sabbat. Ses disciples, qui avaient faim, se mirent à arracher des épis et à manger.
Les pharisiens, voyant cela, lui dirent: Voici, tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire pendant le sabbat. 
Mais Jésus leur répondit: N'avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui; comment il entra dans la maison de Dieu, et mangea les pains de proposition, qu'il ne lui était pas permis de manger, non plus qu'à ceux qui étaient avec lui, et qui étaient réservés aux sacrificateurs seuls? Ou, n'avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de sabbat, les sacrificateurs violent le sabbat dans le temple, sans se rendre coupables? Or, je vous le dis, il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n'auriez pas condamné des innocents. Car le Fils de l'homme est maître du sabbat.
Étant parti de là, Jésus entra dans la synagogue. Et voici, il s'y trouvait un homme qui avait la main sèche. Ils demandèrent à Jésus: Est-il permis de faire une guérison les jours de sabbat? C'était afin de pouvoir l'accuser. Il leur répondit: Lequel d'entre vous, s'il n'a qu'une brebis et qu'elle tombe dans une fosse le jour du sabbat, ne la saisira pour l'en retirer? Combien un homme ne vaut-il pas plus qu'une brebis! Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat.
Alors il dit à l'homme: Étends ta main. Il l'étendit, et elle devint saine comme l'autre.
Les pharisiens sortirent, et ils se consultèrent sur les moyens de le faire périr.

 

Exemple : Le jeûne aussi était devenu « religieux »  - Es 58
Crie à plein gosier, ne te retiens pas, Élève ta voix comme une trompette, Et annonce à mon peuple ses iniquités, A la maison de Jacob ses péchés!
Tous les jours ils me cherchent, Ils veulent connaître mes voies; Comme une nation qui aurait pratiqué la justice Et n'aurait pas abandonné la loi de son Dieu, Ils me demandent des arrêts de justice, Ils désirent l'approche de Dieu.
-
 Que nous sert de jeûner, si tu ne le vois pas? De mortifier notre âme, si tu n'y as point égard?
-Voici, le jour de votre jeûne, vous vous livrez à vos penchants, Et vous traitez durement tous vos mercenaires.
 Voici, vous jeûnez pour disputer et vous quereller, Pour frapper méchamment du poing; Vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour, Pour que votre voix soit entendue en haut. Est-ce là le jeûne auquel je prends plaisir, Un jour où l'homme humilie son âme? Courber la tête comme un jonc, Et se coucher sur le sac et la cendre, Est-ce là ce que tu appelleras un jeûne, Un jour agréable à l'Éternel?
Voici le jeûne auquel je prends plaisir: Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l'on rompe toute espèce de joug; Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne pas de ton semblable.
Alors ta lumière poindra comme l'aurore, Et ta guérison germera promptement; Ta justice marchera devant toi, Et la gloire de l'Éternel t'accompagnera. Alors tu appelleras, et l'Éternel répondra; Tu crieras, et il dira: Me voici! Si tu éloignes du milieu de toi le joug, Les gestes menaçants et les discours injurieux,Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, Si tu rassasies l'âme indigente, Ta lumière se lèvera sur l'obscurité, Et tes ténèbres seront comme le midi. L'Éternel sera toujours ton guide, Il rassasiera ton âme dans les lieux arides, Et il redonnera de la vigueur à tes membres; Tu seras comme un jardin arrosé, Comme une source dont les eaux ne tarissent pas. Les tiens rebâtiront sur d'anciennes ruines, Tu relèveras des fondements antiques; On t'appellera réparateur des brèches, Celui qui restaure les chemins, qui rend le pays habitable.
Si tu retiens ton pied pendant le sabbat, Pour ne pas faire ta volonté en mon saint jour, Si tu fais du sabbat tes délices, Pour sanctifier l'Éternel en le glorifiant, Et si tu l'honores en ne suivant point tes voies, En ne te livrant pas à tes penchants et à de vains discours, Alors tu mettras ton plaisir en l'Éternel, Et je te ferai monter sur les hauteurs du pays, Je te ferai jouir de l'héritage de Jacob, ton père; Car la bouche de l'Éternel a parlé.

 

Le Sabbat (tout comme le jeûne aussi) était pourtant une pratique donnée par Dieu, dans sa Parole Ex 31:12–18
L'Éternel parla à Moïse, et dit:
Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur: Vous ne manquerez pas d'observer mes sabbats, car ce sera entre moi et vous, et parmi vos descendants, un signe auquel on connaîtra que je suis l'Éternel qui vous sanctifie. Vous observerez le sabbat, car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera, sera puni de mort; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera retranché du milieu de son peuple.
On travaillera six jours; mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos, consacré à l'Éternel. Celui qui fera quelque ouvrage le jour du sabbat, sera puni de mort.
Les enfants d'Israël observeront le sabbat, en le célébrant, eux et leurs descendants, comme une alliance perpétuelle. Ce sera entre moi et les enfants d'Israël un signe qui devra durer à perpétuité; car en six jours l'Éternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour il a cessé son oeuvre et il s'est reposé.
Lorsque l'Éternel eut achevé de parler à Moïse sur la montagne de Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt de Dieu.)

Mais ce même Sabbat était devenu un acte de religiosité sous la direction des pharisiens, du temps de Jésus. Le Sabbat n'était plus qu'un « il faut… il ne faut pas… » sans qu'il y ait compréhension profonde de ce que Dieu voulait donner à son peuple lorsqu'il a instauré cette pratique ( = Dieu voulait le repos pour ses enfants et non un nouvel esclavage de ses enfants à un acte purement religieux, superficiel et sans profondeur dans le cœur de ceux qui l'appliqueraient. Voir la fiche : « le Sabbat »)

Le Sabbat n'était plus appliqué que de façon « religieuse », selon une religion « humaine », sans l'Esprit de Dieu, sans les sentiments qui animaient le cœur de Dieu et qui doivent aussi animer le coeur de ses enfants.

 

Exemple : Le sacrifice offert par Saül en I Sam 13:8-14
Il attendit sept jours, selon le terme fixé par Samuel. Mais Samuel n'arrivait pas à Guilgal, et le peuple se dispersait loin de Saül.
Alors Saül dit: Amenez-moi l'holocauste et les sacrifices d'actions de grâces. Et il offrit l'holocauste.
Comme il achevait d'offrir l'holocauste, voici, Samuel arriva, et Saül sortit au-devant de lui pour le saluer.
Samuel dit: Qu'as-tu fait? Saül répondit: Lorsque j'ai vu que le peuple se dispersait loin de moi, que tu n'arrivais pas au terme fixé, et que les Philistins étaient assemblés à Micmasch, je me suis dit: Les Philistins vont descendre contre moi à Guilgal, et je n'ai pas imploré l'Éternel! C'est alors que je me suis fait violence et que j'ai offert l'holocauste.
Samuel dit à Saül: Tu as agi en insensé, tu n'as pas observé le commandement que l'Éternel, ton Dieu, t'avait donné. L'Éternel aurait affermi pour toujours ton règne sur Israël; et maintenant ton règne ne durera point. L'Éternel s'est choisi un homme selon son coeur, et l'Éternel l'a destiné à être le chef de son peuple, parce que tu n'as pas observé ce que l'Éternel t'avait commandé.

Saül a offert son sacrifice en considérant Dieu comme un Dieu ne regardant qu’à l’acte religieux, comme un Dieu de religiosité. (Voir la fiche : « Le sacrifice d'Abraham / le sacrifice de Saül »)
Ce même sacrifice n'était, par contre, pas « religieux » pour Samuel car, pour lui, cela avait une signification profonde, spirituelle et divine (d'où son obéissance conforme à la loi de Dieu car cela avait sa signification).

Mais Saül ne considérait juste que le geste, le symbolant du symbole et non ce que le geste représentait, le symbolé.

 

un SYMBOLE   =    le SYMBOLANT  +  le SYMBOLÉ
Exemple : de nos jours, la colombe avec un rameau d'olivier symbolise la Paix.
Le symbolant est la colombe avec le rameau d'olivier et le symbolé est la paix.
Le symbole est alors l'association des 2 : on ne voit pas seulement une colombe avec un rameau d'olivier quand on voit cette colombe sur un drapeau par exemple, mais on associe immédiatement la paix à cette représentation.

C'est-à-dire qu'un symbole est l'association d'une chose, d'un acte (= Le symbolant ) qui représente un concept, une valeur, une idée (= le symbolé ).

Exemple chrétien:  quand on prend le pain, à la sainte-Cène,on considère tout le symbole :
Le symbole du pain =  le pain (le symbolant) qui représente le corps de Christ (= le symbolé)
On ne prend pas le pain (= le symbolant) sans considérer ce qu'il représente c'est-à-dire le corps de Christ (= le symbolé) sinon cela n'aurait aucune profondeur (= on ne mangerait alors que du pain !)

=> Ainsi, dans un symbole, si on ne garde que le symbolant (= l'acte, l'objet, la chose qui représente une chose spirituelle) sans considérer ce qu'il signifie, ce qu'il représente (= le symbolé, l'idée spirituelle représentée par le symbolant), on se retrouve avec un symbole vide de sens, ce n'est plus un symbole dans son entier = c'est juste un acte ou un objet, c'est juste le symbolant.
Et on se retrouve alors avec un symbolant qui ne représente rien = c'est un symbole vide de sens, c'est quelque chose sans signification, c'est du vide !
Et alors on parle d'acte purement religieux sans profondeur, de tradition qui ne garde que des pratiques, que des choses sans signification profonde.
C'est ça la différence entre une « tradition » dans le sens de quelque chose de purement religieux (= la religiosité) et un acte ancien, voir même très ancien, que l'on perpétue mais étant fondé en Dieu car reflétant ce que Dieu a voulu réellement communiquer lorsqu'Il a instauré le symbole.

I Cor 11 :29  Car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même   ( => d'où l'importance de considérer tout le symbole de la Sainte Cène dans son entier et ne pas juste ce dire qu'on mange un bout de pain et qu'on boit un peu de vin. C'est sûr qu'il ne s'agit que d'un symbole et qu'on ne se dit pas, contrairement aux catholiques, que c'est réellement le corps de Christ...mais il faut quand-même bien ne pas oublier ce que symbolisent le pain et le vin et ne pas se dire que ça n'a pas de signification spirituelle)

 

Or il arrive parfois que l'on puisse en arriver à ce stade :
on peut faire des choses religieuses, soi-disant pour Dieu, mais pas selon Dieu, pas conduit par l'Esprit :  
Exemple: Gen 4:1–11
Adam connut Eve, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit: J'ai formé un homme avec l'aide de l'Éternel. Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur.
Au bout de quelque temps, Caïn fit à l'Éternel une offrande des fruits de la terre; et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L'Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu. Et l'Éternel dit à Caïn: Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu? Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi: mais toi, domine sur lui.
Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua. L'Éternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel? Il répondit: Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère? Et Dieu dit: Qu'as-tu fait? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi. Maintenant, tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère. 

  • Le sacrifice d'Abel a été fait selon l'Esprit et a donc été agréé par Dieu
    Héb 11:4 C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn; c'est par elle qu'il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes; et c'est par elle qu'il parle encore, quoique mort.
  • Le sacrifice de Caïn a été fait selon la chair, selon l'homme et non pas selon l'Esprit et n'a donc pas été agréé par Dieu

Ce qui est important dans le sacrifice d’Abel, inspiré par l'Esprit, c'est qu'il représente, par avance (car inspiré par l'Esprit), le sacrifice de l’agneau de Dieu (= Jésus) alors que les fruits offerts par Caïn ne symbolisent pas le sacrifice de Jésus (car Caïn a offert à Dieu selon son propre raisonnement humain et a offert ce qu'il croyait être quelque chose de bien mais sans avoir été guidé par Dieu lui-même). Or, ce qui est important dans le symbole, c'est que le symbolant soit l'expression, la représentation du symbolé ; c'est que le symbolé soit bien "présent", soit bien "sous-entendu" lorsqu'on figure le symbolant. Sinon, on perd le sens profond et spirituel du symbole (= on perd le symbolé) pour ne garder que la superficialité, le visible du symbole (= on ne garde que le symbolant).

 

Conséquence : 
Lorsqu'on perd le sens profond d'un symbole ( = lorsqu'on oublie le symbolé, l'idée profonde qui est représentée), on n'aura alors moins de mal à transgresser ce symbole , c'est-à-dire qu'on aura moins de mal à changer de symbolant ou à le supprimer, etc... puisque nous n'y voyons alors plus qu'un acte ou un objet, nous n'y voyons alors que le symbolant, qu'un objet ou un acte sans signification profonde et spirituelle.

Exemple: Pour Caïn, qui n'était pas inspiré de l'Esprit et n'avait alors pas "vu "ce que signifiait l'agneau offert dans le sacrifice d’Abel, cela n'avait sûrement pas de réelle importance d'offrir des fruits à la place d'un agneau.

Remarque : peut-être qu'Abel n'a pas réellement vu que l'agneau offert était une représentation de Jésus (Mt 13:17  Je vous le dis en vérité, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.
I P 1:10-12  Les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était réservée, ont fait de ce salut l'objet de leurs recherches et de leurs investigations, voulant sonder l'époque et les circonstances marquées par l'Esprit de Christ qui était en eux, et qui attestait d'avance les souffrances de Christ et la gloire dont elles seraient suivies. Il leur fut révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils étaient les dispensateurs de ces choses, que vous ont annoncées maintenant ceux qui vous ont prêché l'Evangile par le Saint-Esprit envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards)
mais Abel a préféré se conformer strictement à ce que l'Esprit disait, l'obéissance l'emmenant ainsi à montrer tout un symbole révélé bien plus tard, 
tout comme Moïse avait fait et avait choisit de rester fidèle à tout ce que Dieu lui avait montré sur le mont Sinaï et avait ainsi pu conserver toute la portée spirituelle de symboles qui ne seraient révélés que longtemps après, quand Jésus a tout accompli :

Héb 3:5  Pour Moïse, il a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être annoncé;
Héb 8:5  ils célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, comme Moïse en fut divinement averti lorsqu'il allait construire le tabernacle: Aie soin, lui fut-il dit, de tout faire d'après le modèle qui t'a été montré sur la montagne
Ex 40.16  Moïse fit tout ce que l'Éternel lui avait ordonné; il fit ainsi.

 

Exemple : Ésau,en Ge 25:29-34, a cédé son droit d'aînesse à Jacob pour un plat de lentilles car il ne considéra pas tout ce que ce titre représentait.

Exemple : Le baptême par immersion
L'immersion peut bien être considérée comme un acte uniquement de tradition pour ceux qui ne comprennent pas toute la profondeur de cette représentation de la mort à l'ancienne nature et de la nouvelle naissance en Dieu. Mais, pour ceux qui comprennent ce sens, selon l'Esprit et non pas seulement comme une chose faite par répétition, par mimétisme, par imitation des choses faites avant, la suppression de ce symbole leur serait un appauvrissement dans l'enseignement que Jésus a laissé dans son Eglise car ce geste (=symbolant) est une représentation de choses qui se passent dans le spirituel comme la nouvelle naissance (naître d'eau et d'Esprit Jn3:4-7)

Le baptême, l'immersion lors du baptême, ne sont pas de simples "traditions“, une cérémonie qui enjolive les réunions et qui ne s'appuierait que sur la répétition de ce qui se faisait avant, mais il s'agit bel et bien d'un enseignement au travers d'un acte (= représentation extérieur d'une chose spirituelle et intérieure).

Ainsi, la compréhension des choses spirituelles, souvent difficilement représentables, trouve un moyen d'être enseignée par quelque chose de concret et simple : l’immersion. (d'autant que le mot baptiser provient du mot immerger)

Et cet enseignement a perduré grâce à la conservation intacte du symbole tout entier c'est-à-dire à la conservation de l'acte l'immersion (=le symbolant) et de sa signification spirituelle profonde et selon Dieu (= le symbolé)

Comprendrions-nous la signification du baptême de la même façon sans l'immersion mais avec seulement quelques gouttes versées sur la tête ?

Ou plutôt : est-ce que le faite de verser quelques gouttes d'eau sur la tête, pour le baptême, ne montrerait-t-il pas que nous n'avons pas saisi le sens profond de l'immersion car nous n'avons pas saisi non plus (ou nous avons oublié) ce qu'il symbolise c'est-à-dire la mort à l'ancienne nature et la nouvelle naissance en Esprit, en Christ ?

 

 

Conclusion :

Lorsqu'on oublie la signification profonde d'un symbole, il ne nous est alors pas difficile de supprimer ou remplacer le symbolant (= l'acte, l'objet représentant la chose spirituelle) car il n'a alors plus de signification profonde pour nous, mais n'est qu'un objet, un acte quelconque.

Mais le réel problème, outre la suppression ou le changement du symbolant , n'est-il pas déjà : « n'avons-nous pas oublié la signification profonde de cet acte, de cet objet » ?

Et l'autre versant du problème est :
Pourquoi  en sommes-nous arrivé là ?
N'est-ce pas parce que nous ne nous appuyons plus que sur « ce qui se faisait avant », « l'habitude » et non plus sur ce que l'Esprit dit au travers de la Parole de Dieu ?  (= Manque de connaissance)

 

Alors peut-on en arriver au point qui, selon moi, demande une réelle et sincère remise en question à propos de ce que nous avons décidé de "toucher" :
Comment peut-on diviser ou distribuer la coupe puisque maintenant nous n'avons que des "coupelles" qui sont individuelles ?

Qu'est-ce qu'une Tradition ? (La valeur d'un symbole)

Luc 22:17   Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit : Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous;
"distribuez"
= en  Grec, διαμερίζω = diamerizó, diviser en parts, partager

Alors tout comme peut-être certains chrétiens, à l'époque où l'acte d'immersion a été supprimée par les cathoiliques, se sont posés la question :
"Est-ce que ce n'est que l'eau qui a de l'importance dans le baptême et donc on peut tout aussi bien verser de l'eau sur la tête ou est-ce que le fait que le mot baptême veuille dire immersion, impliquerait qu'il vaudrait mieux garder la manière de procéder par immersion afin de ne pas passer à côté de quelque chose qui nous a échappé comme sens profond ?"

pourrait-on alors nous-mêmes, à notre époque, nous demander si le fait que διαμερίζω = diamerizó veuille dire "diviser en parts, partager" pourrait avoir une importance peut-être aussi pédagogique que le fait de baptiser par immersion ?
A-t-on alors le droit de mettre sur la table du Seigneur des coupelles INDIVIDUELLES (= mot ô combien contemporain mais très loin des valeurs de Dieu) ?

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